Mérinchal

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Mérinchal
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Canton Crocq
Intercommunalité C.C. du Haut Pays Marchois
Maire
Mandat
Marie-Françoise Ventenat
2008-2014
Code postal 23420
Code commune 23131
Démographie
Population
municipale
741 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 03″ N 2° 29′ 21″ E / 45.9175, 2.4891666666667 ()45° 55′ 03″ Nord 2° 29′ 21″ Est / 45.9175, 2.4891666666667 ()  
Altitude Min. 656 m – Max. 784 m
Superficie 45,45 km2
Localisation

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Mérinchal est une commune française, située dans le département de la Creuse en région Limousin.
Les habitants sont les Mérinchalois et les Mérinchaloises, ou Mérinchaux (au pluriel uniquement) selon les gens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mérinchal est considérée historiquement comme la porte des Combrailles. C'est la raison pour laquelle elle est une des rares communes du canton de Crocq à ne pas faire partie du Parc Naturel Régional de Millevaches, bien qu'elle soit une commune château d'eau en ayant sur son territoire la source de la rivière du Cher.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

On trouve une occupation humaine sur la commune de Mérinchal dès l'Antiquité. Cette occupation humaine remonte jusqu'aux temps des Celtes : la toponymie de certains villages rappelle leur présence. Ainsi, le toponyme La Bessaude que l'on retrouve dans des documents datant de 1841 (et qui correspond au village actuel de la Bessède) signifiait "bois de bouleaux" à l'époque gauloise, ce qui laisse à penser par ailleurs que les premières maisons du hameau ont été construites à l'emplacement d'une ancienne boulaie défrichée. On peut aussi penser qu'à l'emplacement du hameau Le Lac, déformation actuelle de l'ancien nom de village Le Luc au Moyen Âge, il y aurait eu un bois sacré à l'époque gauloise, d'après sa traduction littérale, où aurait pu se dérouler des cérémonies animées par les druides. On sait de plus que Maresches (nom apparaissant dans des documents de 1357), ancienne bourgade principale de Mérinchal, datait de l'époque gauloise, tout comme l'ancienne bourgade de Breulh. D'autre part, le site de Chaupeyre (1623) ou Chaupeix (1760) selon les documents, fait référence à une large pierre debout d'après sa signification gauloise. En effet, près de ce lieu se trouvait un dolmen dont la table était portée par 4 pierres en forme de pyramide hautes de 1,50m (ce dolmen a été détruit en 1826). On pense qu'il s'agissait certainement d'un tombeau de chef gaulois. Enfin, en 1865, une hache celtique en pierre fut trouvée dans un champ de Mérinchal et remise au musée de Clermont.

La période gallo-romaine a également laissé son empreinte sur la commune. Ainsi, une ancienne grande voie romaine traversait la commune du nord au sud. La via strata, ou via strada joignait Eygurande à Bourges, et possédait un relais de poste à l'Estrade (terme qui en romain désigne une route empierrée) devenu Létrade depuis au moins 1842. Non loin de là, un colon romain, nommé Marillius ou Marillus, installa sa propriété, qui prit son nom : Marillanicas, devenu entre temps le village Maliangeas au Moyen Âge, puis Marlanges (au moins depuis 1686 d'après un document), son nom actuel. Par ailleurs, des urnes funéraires furent découvertes dans ce village dans le passé. On trouvait également un domaine agricole gallo-romain au-dessus de Pruny, qui a subsisté jusqu'au Moyen Âge, et dont le nom, Le Coudert ou le Couderc, nous informe par ailleurs que l'usage de la propriété y était partagé. Il y avait aussi un village gallo-romain sur l'ancienne route de La Bessède à L'Hérault, aujourd'hui détruit, que l'on retrouve au Moyen Âge en site fortifié sous le nom Commandange (qui signifie "Commandeur"). Pour anecdote, selon la légende, la fontaine de ce hameau avait été empoisonnée mortellement ; seules deux jeunes filles survécurent et se réfugièrent au village de la Bessède. D'un point de vue archéologique, on a découvert en 1883 dans la tranchée de la Croix Marchon trois urnes funéraires en pierres rudes ; et en 1860, on avait trouvé près de là un mur en briques romaines, des vases, et des médailles près du château de la Mothe.

Moyen Âge et Ancien Régime[modifier | modifier le code]

L'histoire de la commune de Mérinchal est très riche au Moyen Âge. Les villages qui existaient déjà vont connaître des évolutions. La Bessède devient un domaine, dont on sait qu'il était devenu un fief appartenant en 1711 à Marguerite de Ségonzat. C'est le cas également pour Le Luc (actuellement Le Lac), qui en 1763 était un fief appartenant à la famille de Bosredont ; pour Marillanicas, devenu entre temps le village Maliangeas au Moyen Âge, puis Marlanges, qui appartenait en 1789 au marquis François de Bosredont, seigneur de ce lieu ; pour Chaupeyre, devenu un fief appartenant en 1623 à un membre de la famille du Plantadis, Antoine du Plantadis ; pour le village romain au Montalonc, qui en 1750 était une dépendance de la terre du Jeauffreix à Henri du Bourg. Commandange ("Commandeur") au Moyen Âge puis Commanderie était devenu un site fortifié. On y a retrouvé une croix cerclée (Ordre de Malte) et une croix pâtée (Ordre des Templiers). Sa destruction en 1620, selon la légende, a faite suite à l'empoisonnement de sa fontaine auquel seulement deux jeunes filles survécurent, se réfugiant ensuite à La Bessède. Non loin de là, Hilarius, devenu Layral en 1357, avait une église paroissiale (la paroisse étant placée sous le vocable de Saint Agnès) et un cimetière selon un document de la même année. C'est dans ce cimetière qu'étaient enterrés les lépreux de Lazareix. Un prieuré y a été construit en 1357 ou en 1392, dépendant de l'abbaye de Chambon, ou faisant partie de l'archipêtré d'Herment, selon les documents.

Le village Cares (actuellement Le Cher depuis au moins 1760) apparaît au VIe siècle, dont le nom correspond a priori au nom de la rivière du Cher près de laquelle elle est située (toponyme qui signifie "cailloux"). Il se situait plus bas au Moyen Âge, au lieu-dit "Les Chardons". On sait qu'il y a eu au Haut Moyen Âge, à Lagorsse (« site fortifié »), un ancien village détruit qui se trouvait au-dessus du village du Parjadis sur la route du Montalon, une motte féodale de 60 m de circuit et de 10 à 12m de hauteur entourée d'un fossé.

Au Moyen Âge, le bourg de Mérinchal commence à se dessiner de manière plus précise. Les deux villages de l'époque gauloise, Maresches (nom qui apparaît dans des documents de 1357 et qui signifie "lieu marécageux"), et Breulh (qui apparaît tel quel en 1157, puis sous la forme "Breul" en 1600 et qui signifie "hameau clos de palissade au milieu d'un bois"), qui ont chacun une église, Maresches ayant en plus un cimetière, deviennent des bourgades de Mérinchal. Jusqu'en 1357, c'est Maresches qui est la bourgade principale de Mérinchal, puis à partir de cette date jusqu'en 1628, Breulh devient le bourg de Mérinchal et s'étend du sommet du Fary vers le Miépeix. Le nom même de Mérinchal commence à apparaître : Mairenchalm en 1150, Mayrenchalm en 1231, Marenchal en 1357, Mérinchalm en 1535, et il signifie "mont rocheux entouré de marais". Il désigne ainsi les fortifications qui bordent les deux bourgades, qui sont composées des deux châteaux féodaux, des fossés, d'un poste de guet et d'enceintes. Le premier des châteaux féodaux, le château de Beauvoir (1249, signifie "belle vue"), se trouvait au sommet du bourg. Il avait un fossé et il était défendu par des tours. Le second château est l'actuel château de la Mothe (ou la Motte, dans un document de 1605, "la mothe" étant en ancien français un tertre surmonté en général d'un fort en bois, mais qui est devenu synonyme de forteresse au Moyen Âge), qui a été construit au XIIe siècle par les Templiers. Le château de la Mothe avait une chapelle et une suite seigneuriale avec pavillon de chasse sur un site où l'on trouve actuellement la pharmacie (cité dans un texte de 1357 comme étant nommé "La Chapelle"). Le poste de guet était situé au-dessus du château de la Mothe, à La Gardeiche (signifie littéralement poste de guet, par la suite, c'est devenu le nom du domaine agricole voisin qui appartenait autrefois au château (apparaît dans un document de 1605).

La terre et seigneurie de Villelume appartenait à Guillaume de VILLELUME, chevalier, seigneur de Villelume, qui participa à la première croisade des barons en 1096 .Il prit d'assaut avec une telle vigueur les remparts de Jérusalem que Godefroi de Bouillon lui donna pour armes, un drapeau pris sur les infidèles. Ses descendants habitèrent Villelume jusqu'à la destruction du château par les anglais.Alors que les anglais s’étaient emparés du château de Sermur à peu de distance de celui de Villelume. D’abord vainqueur, Josselin de VILLELUME, les défit dans la plaine de Mondayraud, près de Mérinchal. Ceux-ci y furent enterrés, les pierres qui couvrent leurs tombes se voyaient encore en 1844 (relation du curé de Mérinchal) et sont appelées “pierres des soldats morts”. Dans un second combat, les Villelume furent défaits, leur château pris et brulé par les anglais avec tout ce qu’il contenait (vers 1337). Josselin se retire alors dans son château de Barmontet à Verneugheol (Puy-de-Dôme). La terre et seigneurie de Villelume restée dans la descendance agnatique passa par mariage du 30 mai 1685 à Jean-François de BOSREDON dont la fille Jeanne de BOSREDON dame de Villelume épouse le 8 novembre 1704 Étienne DOUGNON.Leur fils Maximilien épouse Marguerite Aymée Deneufvy en 1743: de cette union naît Marguerite DOUGNON, dame de Villelume qui épouse le 5 mars 1764 François REYNOUARD et dont la descendance conservera la terre de Villelume jusqu'au 26 janvier 1917. [modifier]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • La Croix de Fer en 1865

Cette croix fut posée à la mémoire de "Augustine Laporte" âgée de 12 ans domiciliée au village de Marnière et assassinée à cet endroit en 1865. C'est devenu depuis le nom d'une rue du bourg de Mérinchal.

  • Construction de la ligne de chemin de fer en 1883, qui traverse la commune.

Deux gares ont existé sur la commune : au bourg même, et à Létrade à la rencontre de la route Nationale. Ce ne sont plus désormais que des arrêts, si les passagers en font la demande, en montant dans le train de la ligne Montluçon-Ussel. Depuis la ligne de chemin de fer a été fermé, et un autobus assure la liaison.

  • Les Martissounes

Au début du XXe siècle au village des Brouges, il y avait une malheureuse femme qui habitait dans une vieille masure, une nommée Joséphine dite "La Martissoune" âgée de plus de 80 ans. La pauvre ne vivait seulement qu'avec deux chèvres et de quelques produits de ferme qu'elle confectionnait elle-même. Ce surnom signifiait "la femme (ou la fille) de Martin (Martí en occitan), ou éventuellement de Martisson, diminutif de Martí". Une rue du bourg porte maintenant son surnom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Merinchal
Blason de Merinchal Blason Écartelé : au 1er d'azur au loup passant d'or, au 2e d'azur à dix besants d'argent ordonnés 4, 3, 2 et 1, au 3e d'argent à la bande de gueules chargée de trois coquilles d'or, au 4e de sable semé d'étoiles d'or et au lion du même armé et lampassé de gueules brochant.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Marie-Françoise Ventenat    Commerçante
mars 2008 en cours Marie-Françoise Ventenat DVD  Commerçante
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 741 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 578 1 311 1 662 1 807 1 945 2 119 2 150 2 212 2 212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 031 1 881 1 917 1 910 1 869 1 989 2 032 2 033 1 980
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 882 1 832 1 806 1 550 1 457 1 417 1 357 1 330 1 256
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 199 1 187 1 159 1 032 907 821 762 745 741
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de la Mothe, XIIe siècle.
  • Source du Cher.
  • Église du bourg

Elle est du XIVe siècle, le clocher ainsi que la toiture ont été refaits en 1755 ; elle a deux chapelles, celle du nord dite de Villelume et celle du midi dite de la Mothe. Les cloches sont de 1748, ayant pour parrain Louis de la Roche Aymon et pour marraine Henriette Françoise de la Roche Aymon, dame de Roussines et de Barmont.

  • Chapelle du Calvaire.

Cette chapelle a été construite au XIXe siècle, sa construction est due au révérend père Xavier Beluze, chevalier du Saint-Sépulcre et missionnaire apostolique ; elle a remplacé un vieil édifice en ruines qui dépendait du château de la Mothe. Ce petit monument religieux était dit « chapelle de la Mothe ». Aujourd'hui, elle est rattachée au village de la Vernède.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Öhningen (Allemagne) depuis 1984

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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