Épineuil-le-Fleuriel

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Épineuil-le-Fleuriel
L’église Saint-Martin
L’église Saint-Martin
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Canton Saulzais-le-Potier
Intercommunalité Communauté de communes du Grès rose
Maire
Mandat
Philippe Amizet
2008-2014
Code postal 18360
Code commune 18089
Démographie
Gentilé Épineuillois
Population
municipale
456 hab. (2008)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 33′ 35″ N 2° 35′ 04″ E / 46.5597222222, 2.5844444444446° 33′ 35″ Nord
       2° 35′ 04″ Est
/ 46.5597222222, 2.58444444444
  
Altitude Min. 163 m — Max. 260 m
Superficie 41,60 km2
Localisation

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Épineuil-le-Fleuriel

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Épineuil-le-Fleuriel

Épineuil-le-Fleuriel est une commune française, située dans le département du Cher et la région Centre.

Le village a été rendu célèbre par l'écrivain français Alain-Fournier, qui y a passé une partie de son enfance et le décrit dans son ouvrage Le Grand Meaulnes sous le nom de Sainte-Agathe.

Sommaire

Géographie [modifier]

Épineuil-le-Fleuriel se trouve dans le Cher entre Montluçon et Saint-Amand-Montrond. Cette commune est traversée par la Queugne et le Cher. Elle se trouve dans le canton de Saulzais-le-Potier et l'arrondissement de Saint-Amand-Montrond. Le bourg le plus proche est celui de Vallon-en-Sully qui se situe dans le département voisin de l'Allier.

Histoire [modifier]

  • 1792-1793 : Jean-Baptiste Petitjean (v. 1740 - ap. 1793), curé d'alors – acquis aux idées nouvelles et "partageux" comme Babeuf – provoque un soi-disant "soulèvement de la population" d'Épineuil, à propos des abus qu'il constate dans l'application de la Révolution française. La garde nationale de Saint-Amand doit intervenir. Le curé et ses partisans sont arrêtés, jugés et condamnés, mais finalement le curé est libéré par le représentant du pouvoir révolutionnaire dans le Cher, le citoyen Laplanche. En fin de compte, Torné – l'évêque constitutionnel de Bourges – déplace ce curé "agitateur" à Saint-Caprais. « Cet incident fit donner par la suite le nom de "prêtre communiste" à ce curé berrichon philanthrope »[1].

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1935 mars 1941  ? Bennezy    
mars 1941 mars 1953 Léon Auclair    
mars 1953 mars 1965 Lucien Billon    
mars 1965 mars 1989 Émile Fayat    
mars 1989 mars 1995 Robert Judet    
mars 1995 mars 2008 Jean Regrain    
mars 2008 en cours Philippe Amizet    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 463 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
812 906 942 980 1 074 1 099 1 001 1 061 1 094
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 067 1 058 1 286 1 360 1 310 1 409 1 376 1 432 1 259
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 287 1 304 1 250 1 066 958 935 878 819 819
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2010
729 681 578 551 478 414 448 456 463
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[2] puis Insee à partir de 1968[3].)

Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine [modifier]

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Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Alain-Fournier (1886-1914), écrivain français, auteur du Grand Meaulnes en 1913, a vécu une partie de son enfance à Épineuil où ses parents étaient instituteurs. La commune est appelée Sainte-Agathe dans le roman.
  • Bernard Stiegler, né en 1952, philosophe, auteur d'une vingtaine d'ouvrages, a créé en septembre 2010 une école de philosophie.[Pourquoi ?]
  • Jean-Michel Aulas[Pourquoi ?]

Notes et références [modifier]

Notes
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références
  1. « Le curé Petitjean, un soulèvement communiste à Épineuil en 1792 » par P. Lassoeur, op. cit.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  4. Notice no PA00096795, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Le Château de Cornançay., base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. L'église Saint-Martin d'Épineuil-le-Fleuriel, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Motte castrale d'Épineuil-le-Fleuriel., base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Edmond Campagnac, « Un prêtre communiste : le curé Petitjean à Épineuil », in La Révolution française, 23e année, n° 5, 1903.
  • Pierre Lassœur, « Le curé Petitjean : un soulèvement communiste à Épineuil en 1792 », in Mémoires de la Société historique, littéraire et scientifique du Cher, 4e série, vol. 31, 1918-1919, p. 241-269.

Lien externe [modifier]