Bonnet (vêtement)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bonnet et La Tuque (homonymie).
Bonnet dans sa forme ancienne.
Bonnet moderne.

Le bonnet ou tuque (au Canada francophone)[1] est un vêtement qui se porte sur la tête. C'est la plus vieille forme de couvre-chef connue.

Il est de forme arrondie comme une sorte de calotte épousant la forme du dessus du crâne. Il se décline ensuite couvrant plus ou moins la tête, les oreilles et la nuque ; il peut être avec ou sans bord. Quand il descend bas sur la tête et qu'il comporte des liens, on parle de capuchon.

Il peut être constitué de différentes matières.

Historique[modifier | modifier le code]

Les premières formes connues de couvre-chefs portés dans l'Antiquité avaient déjà la forme d'un bonnet (en cuir ou en fibres naturelles) qui s'arrêtait aux oreilles et s'appelait pilos. De même, le pétase (chapeau antique) a la forme d'un bonnet avec de larges bords.

En France, à partir du XIe siècle et jusqu'au XVIIe siècle, le bonnet reste réservé aux classes les plus hautes ; les paysans portent le capuchon.

De nos jours, le bonnet désigne le chapeau généralement en laine que l'on porte en hiver pour se protéger du froid. Il peut comporter ou non des bords retroussés et s'orne parfois d'un pompon à son sommet.

Canada francophone[modifier | modifier le code]

Au Canada francophone, c'est le mot « tuque » qui sert à désigner la plupart des bonnets que l'on porte en hiver[2].

La tuque fait d'ailleurs partie du costume traditionnel québécois. L'utilisation de celle-ci provient des marins français et est une simple adaptation terrestre effectuée par les colons. La tuque était toutefois en concurrence dans la colonie avec le casque de fourrure, le tapabord et le camail, d'autres couvre-chefs. Durant le Régime français, la tuque canadienne était rouge. Peu après la conquête anglaise, on note la présence de tuque bleu dans la région de Montréal. Ceci s'explique par la prédominance de la production de lainage de mouton dans cette région du Québec. La laine produite et avec laquelle était fabriqué les tuques étaient de couleur grise, ce qui se prêtait mal à une teinte en rouge. Le bleu fut donc préféré[3].

Le mot tuque dérive vraisemblablement de l'expression « bonnet à la turque », nom porté par les bonnets rouges produits en France et exportés au Moyen-Orient au XVIe siècle et au XVIIe siècle, dont s'équipaient également les marins français[4].

Le terme « tuque » est aussi devenu le mot commun pour ce vêtement dans le Canada anglophone, mais n'est pas connu hors du Canada.

Expression[modifier | modifier le code]

Le mot « tuque » est utilisé depuis longtemps au Canada francophone[5], ce qui explique qu'il se retrouve dans des expressions courantes. Un bon exemple est « attache ta tuque », qui signifie : « tiens-toi bien, ça va secouer » ou encore « attache ta tuque avec de la broche » qui signifie : « accroche-toi, ça va vraiment secouer »[6]. Cette expression est utilisée pour décrire une situation tumultueuse ou pour prévenir quelqu'un qu'il peut y avoir des rebondissements[7].

Exemples de bonnet[modifier | modifier le code]

Le bonnet est utilisé fréquemment par les pêcheurs ou les commandos (en noir). Partisan français montant à bord du destroyer polonais ORP Piorun (G65) en 1944.

Bonnet et héraldique[modifier | modifier le code]

Le bonnet n'est pas un meuble fréquent en héraldique, toutefois en voici quelques-uns :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grand Dictionnaire Terminologique
  2. tuque sur le Grand Dictionnaire Terminologique]
  3. (en) « Le bonnet bleu des patriotes », Cap-aux-Diamants : la revue d'histoire du Québec,‎ 2000 (consulté en 2013-2-13)
  4. (en) « Tuque, teuge, toque ou bonnet à la Turque? », Cap-aux-Diamants : la revue d'histoire du Québec,‎ 1998 (consulté en 2013-2-15)
  5. En 1755, un officier fraîchement arrivé dans la colonie, constate que la population québécoise, tout en parlant «un français pareil au nôtre», a forgé des «mots particuliers». Parmi les exemples cités, ce militaire relève la « tuque » qui désigne un «bonnet de laine rouge».érudit
  6. Accroche-toi, ça va décoiffer. Se préparer à affronter des difficultés, sur TV5MONDE
  7. « T », Dictionnaire Québécois

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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