Casque à pointe

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Un casque à pointe de la police prussienne
Officier Prussien du corps des dragons

Le casque à pointe (en allemand Pickelhaube) est un modèle de casque militaire utilisé par les armées prussiennes, puis allemandes au XIXe et début du XXe siècles. Sa pointe devait protéger les fantassins des coups de sabre de la cavalerie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le casque à pointe est conçu par le roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse en 1842, et se répand lentement dans les autres principautés allemandes. La Bavière est le dernier royaume allemand à l'adopter en 1887. D'autres pays l'ont utilisé, ou avaient un modèle similaire.

Le casque à pointe de base était fait de cuir bouilli avec des renforts et une pointe en métal. Recouvert d'un verni noir, il avait des garnitures en métal blanc ou jaune selon les régiments[1]. Le modèle intégralement métallique était destiné aux cuirassiers, et apparaît souvent sur les portraits de personnalités de haut-rang.

Pendant la Première Guerre mondiale, on s'aperçut qu'il n'offrait qu'une faible protection dans les combats de tranchée. Il fut remplacé en 1916 par le Stahlhelm (littéralement « casque d'acier »), porté par les troupes allemandes jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Aux États-Unis, le corps des Marines l'a un temps adopté, avant de l'abandonner.

Ce casque, du même genre que le Pickelhaube allemand, a été utilisé par le Corps des Marines des États-Unis

Le casque à pointe continua d'être utilisé pour les cérémonies, avant d'être complètement abandonné à la fin de la Première Guerre mondiale, avec la chute de l'Empire allemand.

En France et dans ses pays alliés, il a longtemps servi à caricaturer le militarisme allemand.

En Suède et au Chili, il reste en usage pour la tenue d'apparat de différentes unités.

Éléments constitutifs[modifier | modifier le code]

Ses éléments constitutifs renseignent sur l'arme, le grade, la région d'origine du porteur. Ce sont :

  • la pointe : elle peut être cannelée ou non, c'est une boule pour l'artillerie ;
  • la plaque frontale est différente pour chaque État (Land) (Bavière (lions), Prusse (aigle), Saxe…) ;
  • les cocardes, une de chaque côté au niveau de la fixation de la jugulaire, la droite étant peinte aux couleurs du Reich, la gauche aux couleurs de l'État (Land), sont de formes diverses ;
    • les cocardes indiquent également le grade. Par exemple, pour un sous-officier, par un petit cercle métallique additionnel masquant la couleur blanche de la cocarde du Reich ;
  • la jugulaire est en cuir ou en écailles de métal.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Claude Laparra, Jacques Didier, La machine à vaincre : de l'espoir à la désillusion. Histoire de l'armée allemande 1914-1918, 14-18 éditions,‎ 2006, p. 87