Faluche (coiffe)

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La Reine des étudiants de Paris reçue au palais de l’Élysée le jeudi de la Mi-Carême 11 mars 1920
Le comité de préparation du congrès des étudiants, où sera fondé l'Union nationale des associations générales d'étudiants de France – UNAGEF, à Lille en 1907.
Adolphe Foucart, représentant la Belgique au premier Conseil fédéral de présidence de la Corda Fratres - Fédération internationale des étudiants en 1898, avec sa faluche.

La faluche est la coiffe traditionnelle des étudiants de France. Introduite en France en 1888, elle remplace la toque datant du Moyen Âge[réf. nécessaire]. C'est un béret de velours noir orné de rubans de couleurs et d'insignes.

Elle porte son nom par analogie avec la faluche, pain typique du Nord de la France, dont la forme est très proche[1].

La faluche est portée par plusieurs traditions estudiantines voisines, notamment les bitards et les faluchards. Au fil du temps, la faluche a été associée presque exclusivement aux faluchards, alors que d'autres folklores la portent. Le port de la faluche est fortement tombé en désuétude depuis la fin des années 1960. Lors des mouvements étudiants de mai 1968, la faluche fut désignée, dans certaines facultés, comme symbole du militantisme réactionnaire et de la soumission au mandarinat.

La faluche a été aussi portée en Belgique.

Les faluchards ont leurs équivalents hors de France avec la Goliardia en Italie, les Tunas universitaires dans les pays hispanophones et au Portugal, la Penne ou la Calotte en Belgique et les Studentenverbindung dans les pays germanophones par exemple.

Histoire[modifier | modifier le code]

En tête du cortège des étudiants à la cavalcade de la Mi-Carême au Carnaval de Paris le 9 mars 1893 : les « Éclaireurs vélocipédistes des facultés », montés sur des vélos fleuris, la faluche sur la tête[note 1].
Programme du cortège des étudiants parisiens pour la Mi-Carême 1893.
Un étudiant de Bordeaux vers 1900, avec sa faluche

Les débuts[modifier | modifier le code]

En juin 1888 sont organisées sous l'égide de Giosuè Carducci[2] les grandes fêtes de Bologne pour le huit centième anniversaire de l'Alma Mater Studiorum, l'université de Bologne[note 2], la plus ancienne d'Europe. Connues aujourd'hui comme « fêtes de Bologne », leur nom officiel italien était  : Congresso Nazionale ed Internazionale degli Studenti Universitari (Congrès National et International des Étudiants Universitaires).

Étaient présentes les délégations universitaires de quantité de pays.

Au nombre de celles-ci, il y avait une délégation française, mandatée tout à la fois par l'Association générale des étudiants de Paris appelée aussi l'« A », fondée en 1884, et le président de la République Sadi Carnot. Elle se composait de six étudiants : Chaumeton, Chandebois, Stœber, Bernard, Franck et Demolon[3].

Cette grande rencontre festive entre jeunes allait stimuler le folklore étudiant de deux pays : l'Italie et la France.

Sur la suggestion de Giosué Carducci, les Italiens fondèrent les ordini goliardici (ordres goliardiques), appelés couramment la Goliardia. Les Français fondèrent la Faluche.

Il s'agissait de sociétés festives et carnavalesques. Les Italiens se réclamaient de la tradition des goliards, de Bacchus, du Tabac et Vénus, les Français de François Rabelais.

À la vue des costumes particuliers portés par des délégations étudiantes, capes et larges rubans, chapeaux ornés d'une cuillère, des Tunas universitaires[note 3], casquettes, uniformes et sabres des Burschenschaft, etc. les Français se choisirent comme signe distinctif le béret bolognais en velours noir, qui portera pour eux le nom de faluche et sera également le nom de leur nouvelle organisation.

Les Italiens, pour la Goliardia, adoptèrent une coiffe genre Robin des Bois : la feluca, appelée aussi goliardo, piléo ou berretto universitario (béret universitaire).

Le 25 juin 1888, la délégation étudiante française arrive à Paris de retour de Bologne.

Le nouveau béret étudiant fait sensation dans le milieu universitaire du Quartier latin. Il suscite force débats.

Le béret d'étudiant français avant de devenir la faluche. Extrait du journal La Caricature du 16 février 1889[4]...

On en trouve un écho en 1889 dans la chanson Le Béret au Quartier latin, écrite par le chansonnier Albert Vacher, membre de la célèbre goguette du Caveau.

Sur cette couverture en couleurs de Paul Merwart, pour une revue sortie à l'occasion de la Mi-Carême 1896 à Paris, figure un étudiant portant la faluche.

Finalement la faluche est adoptée par l'ensemble des étudiants de France lors des fêtes organisées à l'occasion du VIe centenaire de l'université de Montpellier, qui ont lieu du 22 au 25 mai 1890.

En 1893, les étudiants parisiens faluche sur la tête rejoignent en masse les grandes fêtes de la Mi-Carême à Paris.

Le Journal illustré, qui décrit le cortège, parle de la faluche :

« En tête, six jeunes gens montés sur bicyclettes et commandés par une jeune fille sur tricycle. Tous sont en tenue ordinaire, maillot et blouse multicolores avec le béret officiel, que les étudiants semblent vouloir faire revivre[5]. »

Par la suite et jusqu'en 1946, la participation des étudiants au Carnaval de Paris est très remarquée.

La faluche est à l'honneur au défilé de la Mi-Carême à Paris le 17 mars 1898. Le fameux cortège du Bœuf Gras, événement marquant du Carnaval de Paris, après avoir disparu depuis 1870, était reparu à grande échelle en 1896 et 1897. Mais n'est pas revenu défiler en 1898. Le jeudi de la Mi-Carême 1898, les étudiants parisiens, en tête de leur cortège, font défiler un char comique évoquant cette disparition du Bœuf Gras. Il comporte un géant carnavalesque doté d'une faluche. C'est le seul géant de Carnaval faluché connu.

Le Petit Journal en parle ainsi[6]  :

Le premier char apparaît aussitôt  : La fin du bœuf gras. L'infortuné a été jeté vivant dans une énorme marmite qui « mijote » sur un gigantesque fourneau. Un Carnaval de carton, énorme, fantastique, coiffé d'un béret d'étudiant, tient à la main un écumoire et contemple le pot-au-feu d'un œil qu'allume la gourmandise.

Pour le Parisien comme pour le provincial, la faluche est devenue « le béret des étudiants ».

Durant plusieurs décennies il va apparaître indissociable de l'étudiant dans toute la France. Sa notoriété dépassant la Faluche comme organisation.

Les faluchards fondent l'UNAGEF en 1907[modifier | modifier le code]

Le premier bureau de l'UNAGEF en 1907.

Le 4 mai 1907, à Lille, les Associations générales d'étudiants de Bordeaux, Dijon, Lille et Lyon rejetant les tutelles italienne de la Corda Fratres comme parisienne de l' AGEP dirigée par César Campinchi, fondent la première organisation indépendante nationale des étudiants de France : l'Union nationale des associations générales d'étudiants de France – UNAGEF.

Sur une photo montrant le comité préparant le congrès, on voit dix-neuf étudiants.

Tous portent la faluche.

Les cinq membres du Bureau national élu au congrès :

  • Lorentz, trésorier, Nancy,
  • Salsedo, Vice-Président, Bordeaux,
  • Debrulle, Président, Lille,
  • Chaumont, Vice-Président, Dijon,
  • Gosselin, Secrétaire, Caen,

posent sur la photo officielle.

Ils portent tous la faluche[7].

Les étudiants de Strasbourg à Paris en 1919[modifier | modifier le code]

Les faluchards servent la soupe populaire aux chômeurs parisiens en 1932.

En 1919, la ville de Strasbourg, allemande depuis 1871, redevient française.

La même année, une délégation d'étudiants strasbourgeois vient à Paris.

C'est l'occasion pour les faluchards parisiens d'organiser à la gare de l'Est une manifestation patriotique solennelle de réception, drapeaux en tête[8].

La soupe populaire de la faluche en 1932[modifier | modifier le code]

Au début des années 1930, la crise économique prive d'emplois quantité de Parisiens et les plonge dans la misère.

Sensibles à cette détresse, des étudiants faluchards créent à Paris un établissement charitable de distribution de soupe populaire pour les chômeurs.

De celui-ci sont conservées trois photos prises par l'agence Mondial en 1932[9].

La « semaine de la faluche » en 1938 et 1939[modifier | modifier le code]

Les étudiants parisiens fêtent les 50 ans de la faluche en 1938[10].
Le monôme commémoratif de 1939 rue Soufflot avec dignitaires et étendard[11].

En 1938, les étudiants parisiens commémorent joyeusement le cinquantième anniversaire du congrès de Bologne de 1888 et la naissance de la faluche[10]. A cette occasion ils organisent une semaine de la faluche.

Leur intention est de lancer une tradition festive. Comme le reflète un article du journal Le Temps, qui annonce le 28 mars 1939 la seconde semaine de la faluche[12] :

La semaine estudiantine de la « faluche ». – Les étudiants commencent aujourd'hui comme ils l'ont fait l'an dernier, la semaine de la « faluche ». La « faluche » est, on le sait, le nom du béret remis en honneur par les étudiants à l'occasion du huitième centenaire de l'université de Bologne en 1889. Il y a donc cinquante ans de cela et les étudiants commémoreront en même temps cet anniversaire.
Le programme de la semaine sera ouvert aujourd'hui à 17 heures par un monôme formé sur la place du Panthéon. Demain, pose de la première pierre du « monument » de la « faluche », place de l'Estrapade. Mercredi, des sports humoristiques auront lieu au quartier latin. Jeudi, inauguration du « monument ». Vendredi et samedi, « tournoi médiéval ».

Les « sports humoristiques » donnent l'occasion d'un concours de pêche dans le bassin de la place Edmond-Rostand devant les grilles du jardin du Luxembourg[13].

Le Matin, décrivant la faluche, mentionne à l'occasion de la fête les titres et insignes des dignitaires parisiens de la faluche[13]. L'article indique à tort 1889 et pas 1888 comme date du congrès de Bologne où fut fondé la Faluche :

Triomphalement ressuscitée l'an dernier, après une trop longue éclipse, la Faluche, le béret de velours des étudiants, va connaître à nouveau la gloire, au cours de la semaine portant son nom qui va s'ouvrir au quartier Latin. De grandes fêtes vont illustrer son cinquantenaire. Car c'est en 1889 que les étudiants parisiens la reçurent de leurs camarades de Bologne, à l'occasion des cérémonies anniversaires de l'antique université italienne. On sait que sur son ruban (qui fait le tour de la faluche), aux couleurs variables selon les facultés, elle arbore les insignes des principales fonctions des dignitaires : la plume du secrétaire, la lyre du maître de chapelle, la feuille de vigne du « préfet des mœurs » et le cochon d'argent du satyre officiel.

Le 2 septembre suivant commence la guerre. La festivité parisienne annuelle de la faluche ne sera pas renouvelée.

La dernière fête avant la guerre : le « congrès flottant » de 1939[modifier | modifier le code]

Le 19 août 1939, les délégués étudiants de différents pays sont accueillis à Paris par les faluchards belges et français. Ils partent ensemble au congrès des étudiants catholiques « Pax Romana » qui doit se tenir aux États-Unis, à Washington du 27 août au 2 septembre, pour se finir à New York du 2 au 9 septembre.

Le Temps écrit[14] :

Grande animation, ce matin, à la gare Saint-Lazare, devant le train transatlantique de 9 h. 45. Une jeunesse nombreuse s'affairait parmi le flot ordinaire des voyageurs. Des étudiants français et belges, coiffés de la « faluche » aux couleurs de leurs universités respectives, accueillaient les camarades, venus de tous les pays d'Europe, espagnols, finlandais, lituaniens, yougoslaves, etc.. pour grossir la délégation d'étudiants catholiques qui se rend en Amérique au congrès de « Pax Romana ». Il y a des étudiantes aussi. L'une d'elles, Hongroise, porte une couronne de fleurs multicolores.

Robert Boudet, président de la Fédération française des étudiants catholiques, parle de la traversée :

Je me réjouis aussi de ce « congrès flottant » que nous allons, avec nos amis européens, organiser sur le De-Grasse[15], durant la traversée. Rien ne peut remplacer, à nos yeux, de loyaux échanges de vues entre les jeunesses des divers pays ; les difficultés d'aujourd'hui les rendent plus que jamais nécessaires.

Puis, c'est le départ :

« En voiture ! » Des bras s'agitent, des bérets flottent, quelques cris de « Vive la France ! » retentissent. Le train emporte les 135 délégués de « Pax Romana » vers le Havre où ils ont pris place à bord du De-Grasse.

La faluche sous l'Occupation allemande[modifier | modifier le code]

Le 11 novembre 1940, pour le 22e anniversaire de l'Armistice de 1918, des centaines d'étudiants parisiens se rendent à l'Arc de Triomphe. Ils veulent honorer la mémoire du soldat inconnu et protester ainsi contre l'occupation militaire allemande de la France.

C'est la première manifestation publique contre l'occupant. Elle est sévèrement réprimée. Les étudiants y sont venus la faluche sur la tête[réf. nécessaire]. Une plaque commémorative apposée en haut des Champs-Élysées, sur le mur de l'ambassade du Qatar, rappelle aujourd'hui le souvenir de la manifestation étudiante du 11 novembre 1940[16].

La faluche, qui n'a pas un caractère politique, réussi à continuer à exister publiquement sous l'Occupation. Le Journal des débats du 22 juin 1941, évacué à Clermont-Ferrand, en donne un exemple. Il annonce une manifestation où les étudiants sont invités à participer coiffés de leur couvre-chef traditionnel[17] :

« Association générale des étudiants et anciens étudiants

Le bureau de l'Association générale des étudiants de Clermont-Ferrand et le bureau de l'Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg, invitent expressément les étudiants à se rendre demain dimanche, à 14 h. 15, au Jardin Lecoq, où les délégations des différents mouvements de Jeunesse Régionaux assisteront au Salut aux Couleurs. Ils espèrent que tous les étudiants, conscients de la place qu'ils occupent au sein de la Jeunesse française, voudront être représentés dignement à cette manifestation, c'est-à-dire qu'ils viendront très nombreux.

Le Salut aux Couleurs aura lieu à 14 heures place de Jaude, et nous nous rendrons au Jardin Lecoq pour assister à la suite de la manifestation. Réunion rue du Théâtre (face au Café du Globe) à 13 heures 30 précises. Le port de la faluche, s'il n'est pas obligatoire, est recommandé. »

La faluche en 1968-1969 et durant les années 1970[modifier | modifier le code]

En 1968-1969 et durant les années 1970, surviendra une forte politisation du milieu étudiant dans différents pays : Allemagne, Italie, Japon, Mexique, Pologne, Tchécoslovaquie et aussi en France.

Le développement d'organisations politiques étudiantes d'extrême gauche en France n'ira pas sans remettre en cause l'exhibition des faluches.

Pour les militants étudiants d'extrême gauche qui se réclament de Lénine, Trotsky, Mao Tsé Toung ou Che Guevara, la Faluche évoquant François Rabelais apparaît dépourvue de sens. Elle se déclare apolitique, ce qui pour eux revient à être de droite mais déguisé. Se présentant comme festive et identitaire, la Faluche admet en son sein des étudiants de toutes opinions ou sans opinions politiques. Cette universalité et cette neutralité politique n'étant pas apprécié par les partisans inconditionnels de la politisation du milieu estudiantin[18].

La Faluche sera victime de l'hostilité de certains militants étudiants d'extrême gauche, mais tout autant d'une majorité d'étudiants se déclarant simplement « progressistes » et considérant que la Faluche amène des débordements autoritaristes, machistes et sexistes « d'une autre époque » et indignes[19]. L'acquisition et le décor d'une faluche représentait aussi une dépense non négligeable pour des étudiants pauvres, « fils d'ouvriers » (équivalant à environ deux mois d'abonnement au bus). Cette hostilité se traduisant en particulier par la pratique du vol des faluches. Depuis cette époque, elles sont reliées par un solide cordon décoratif au vêtement de ceux qui les portent.

Les traditions étudiantes connaîtront un large recul à la fin des années 1960 et durant les années 1970. Ce phénomène n'est pas propre à la France, cette période étant baptisée le sonno (sommeil) par les étudiants de la Goliardia en Italie.

Le centenaire de la faluche en 1988[modifier | modifier le code]

En 1988, à l'occasion de son centenaire, la faluche organise à Reims un congrès qui prend la forme d'une grande rencontre festive nationale.

Depuis cette date, cette manifestation revient chaque année, à chaque fois dans une ville universitaire française différente.

On y voit participer, au côté des faluchards français, des délégations d'organisations sœurs d'autres pays, comme les Tunas universitaires ou la Goliardia[20].

La faluche aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La Faluche est toujours présente dans la plupart des villes universitaires françaises[21].

Elle est une des deux plus anciennes traditions étudiantes de France avec les Fanfares des Beaux-Arts.


Liste des congrès anniversaire[modifier | modifier le code]

Anniversaire Ville Date
100e Reims 25 et 26 juin 1988
101e Dijon 23 au 25 juin 1989
102e Lille 22 au 24 juin 1990
103e Clermont-Ferrand 23 au 25 juin 1991
104e Poitiers 24 au 26 juin 1992
105e Nancy 3 au 5 juillet 1993
106e Toulouse 1 au 3 juillet 1994
107e Paris 30 juin au 2 juillet 1995
108e Orléans 28 au 30 juin 1996
109e Montpellier 27 au 29 juin 1997
110e Reims 3 au 5 juillet 1998
111e Grenoble 25 au 27 juin 1999
112e Lille 30 juin au 2 juillet 2000
113e Poitiers 29 juin au 1er juillet 2001
114e Paris 28 au 30 juin 2002
115e Bordeaux 27 au 29 juin 2003
116e Toulouse 2 au 4 juillet 2004
117e Lyon 8 au 10 juillet 2005
118e Onzain 7 au 9 juillet 2006
119e Montpellier 29 juin au 1er juillet 2007
120e Reims 4 au 6 juillet 2008
121e Strasbourg 3 au 5 juillet 2009
122e Grenoble 2 au 4 juillet 2010
123e Aix-en-Provence 8 au 10 juillet 2011
124e Paris 6 au 8 juillet 2012
125e Nantes du 5 au 7 juillet 2013
126e Toulouse du 4 au 6 juillet 2014

Baptême[modifier | modifier le code]

Afin de devenir faluchard, l'étudiant doit se trouver un ou plusieurs parrains ou marraines, qui l'épauleront lors d'un évènement intitulé « baptême ».

Durant celui-ci, il devra prouver qu'il souhaite porter la faluche en répondant aux questions de faluchards[22] établis.

Si ses réponses sont jugées satisfaisantes par l'assemblée, il pourra porter la coiffe[21],[23].

Faluche d'étudiant en médecine des années 1950


Organisation[modifier | modifier le code]

Carte-postale stéréoscopique vers 1910 figurant des étudiants parisiens en goguette faluche sur la tête.

Nées la même année 1888 aux Fêtes de Bologne, la Goliardia et la Faluche présentent de grandes similitudes[24].

Les échanges entre la Goliardia et la Faluche furent très importants de 1888 à 1914, soit durant 26 ans, ce qui est beaucoup à l'échelle de la vie étudiante, où le cursus le plus long, celui de médecine, dure aujourd'hui 10 ans. En 1904, par exemple, l'Association générale des étudiants de Paris a reçu et fêté une délégation de 284 étudiants italiens à Paris[25]. La Grande Guerre et ses suites politiques, Fascisme et isolement de l'Italie, ont conduit les relations Goliardia-Faluche à pratiquement s'interrompre. Les deux traditions continuent depuis, comme deux rameaux indépendants issus d'un même arbre. Elles ont cependant conservés nombre de caractères communs.

La Goliardia et la Faluche sont organisées par villes et comptent des ordres burlesques de chevalerie créés au fil des années, des titres ronflants et comiques caricaturant de vrais titres officiels existants. La Goliardia a ses Pontifex Maximus (Grands Pontifes), la Faluche possède ses trois Évêques et son Grand Vicaire.

Un titre qu'on rencontre pareillement dans les deux traditions sœurs est celui de Grand Maître. En Italie, cela donne en italien Gran Maestro ou en latin Magnus Magister. Le Grand Maître existe dans la plupart des filières universitaires où la Faluche se produit. Il est garant du respect des traditions. À ses côtés se rencontre parfois un Grand Chambellan.

Ces deux fonctions sont fréquemment désignées par leurs seules initiales : le Grand Maître devient ainsi le GM, le Grand Chambellan le GC.

Le Grand Vicaire est basé à Paris. Les trois évêques de la Faluche sont :

  • à Poitiers : l'évêque du Sud, premier à être institué ;
  • à Amiens : l'évêque du Nord ;
  • à Dijon : l'évêque de l'Est.

Leur rôle consiste à servir de confident, médiateur et célébrer les divers évènements faluchards. Tous ces dignitaires sont élus.

Codes et particularités[modifier | modifier le code]

Le Char des étudiants dans le cortège de la Mi-Carême 1922 à Paris. On distingue sept faluches.

Les codes de fonctionnement de la Faluche, qui étaient transmis oralement dans les différentes villes ont fini par diverger. Afin de les unifier, une réunion se tint à Lille le 8 mars 1976 qui rédigea une synthèse des différents codes existants, inspirée du code de Toulouse[26]. C'est dans cette dernière ville que ce texte fut adopté comme code national en décembre 1986. Il est depuis actualisé tous les ans lors du congrès anniversaire. Trois variantes du code de la Faluche sont effectivement reconnus et légitimes : le code national évoqué ci-dessus, le code Montpelliérain, évoqué dans le code national, et le code Alsacien pour des raisons historiques. Certaines villes ou universités ont cependant leurs propres particularités bien marquées comme l'université Panthéon-Assas et la ville de Lyon qui revendiquent par ailleurs un code spécifique.

Code national[modifier | modifier le code]

Depuis 1986, le code national régit les couleurs et insignes de la faluche. Ceux-ci permettent de connaître le parcours universitaire, les goûts, qualités et défauts de celui qui le porte. La lecture de la faluche permet d'apprendre le cursus et la vie de l’étudiant[27].

Une partie de la faluche est réservée aux insignes officiels, l'autre est à son propriétaire. La manière de coudre sa faluche varie [28].

Le circulaire est recouvert d'une bande de tissu reprenant les couleurs de la discipline étudiée et permettant ainsi de différencier les filières. Ce tissu est en satin, sauf pour les filières ayant trait à la santé, pour lesquelles il est en velours[24].

Il est à relever que sur une photo montrant le monôme commémoratif de la faluche en 1939, les dignitaires de la faluche, en plus de la faluche sont costumés : ils portent des sortes de toges[11].

Tissu Filière Couleur Insigne
Velours[note 4] Médecine Rouge[note 5] Caducée de la médecine (PCEM1 ou PAES : Tête de mort sur fémurs croisés)
Chirurgie Dentaire Violet Molaire
Paramédical Rose Ciseaux, Caducée de Mercure pour les Kinés, Caducée infirmier pour les soins infirmiers
Pharmacie Vert Caducée de la pharmacie(Serpent autour de la coupe d'Hygie)
PACES Marron Tête de mort sur fémurs croisés
Ostéopathie Bleu Sphénoïde
Sage-femme Fuchsia[note 6] Croix d'Ânkh
Vétérinaire Bordeaux Tête de cheval
Satin
Administration Économique et Sociale Vert clair (gris au code Alsacien) Lettres « AES »
Archéologie Jaune Tête de Sphynx
Architecture Bleu Équerre et compas
Arts du spectacle Bleu Masques de comédie
Beaux-arts Bleu Palette et pinceau
BTS Blanc Lettres « BTS »
Cinéma Bleu Clap de cinéma
Classes préparatoires Marron Chouette à deux têtes
Droit Rouge Glaive et Balance de la justice
École de commerce Rouge et vert Caducée mercure (deux serpents autour d'un bâton)
École d'ingénieurs Bleu et noir[note 7] Étoile et foudre
Filière sportive Vert foncé Coq, lettres « STAPS » ou « UFRAPS »[note 8]
Géographie Jaune Globe
Histoire Jaune Casque de Périclès/ Profil d'Athéna coiffée du casque de Périclès
IUP Aux couleurs de la discipline de rattachement Lettres « IUP »
IUT Blanc[note 9] Lettres « IUT » ou Marteau et maillet
Lettres et langues Jaune Livre ouvert avec plume
Musique et Musicologie Argenté Lyre
Œnologie Saumon Grappe de raisin
Psychologie Jaune Lettre « psi »
Sciences Violet Palmes croisées chêne et laurier avec initiales de la discipline
Sciences économiques, Gestion Orange Caducée mercure (deux serpents autour d'un bâton)
Sciences Politiques Rouge et bleu Parapluie
Sociologie Jaune Grenouille
Social Jaune Initiales de la filière
Théâtre Bleu Masque de comédie

Code alsacien[modifier | modifier le code]

Une faluche alsacienne d'étudiant en école de commerce.

La faluche alsacienne date de 1909, alors que les étudiants en pharmacie de Strasbourg la ramènent d'un congrès de Nancy, en signe de ralliement aux idées françaises[29]. En Alsace, le code a très peu évolué, les évolutions étant essentiellement dues à l'arrivée de nouvelles filières.

Outre des différences en termes de couleurs de filières, d'insignes et de disposition des rubans, la faluche alsacienne est reconnaissable à l'existence de passants sur une circonférence souple et l'absence de ruban de ville ou de région, l'écusson de ville se suffisant à lui-même[30]. L'appartenance du faluchard au bureau d'une association de filière se traduit par la présence d'un « V » partant de l'arrière de la faluche et pointant vers son centre, aux couleurs de la filière[30].

Les Grands Maîtres sont remplacés par des TVA (Très Vénérables Anciens) cooptés parmi les faluchards ayant plus de deux ans de faluche[30]. Ils peuvent être issus de toutes filières et ont pour mission d'être les garants des traditions faluchardes[29], particulièrement lors des différentes cérémonies. Les faluchards peuvent porter le ruban du souvenir en mémoire des étudiants alsaciens évacués à Clermont-Ferrand durant la Seconde Guerre mondiale[30].

Code de Montpellier[modifier | modifier le code]

Des étudiants français en visite à Rome en mars 1935[31].

La faluche se distingue par la présence de quatre crevés aux couleurs de la discipline principale étudiée, formant ainsi quatre parties de velours noir égales. Cette tradition rend hommage à Rabelais qui fit ses études à la Faculté de Médecine de Montpellier au XVIe siècle. L'origine exacte en restant inconnue.

Les couleurs de filière peuvent différer du code national -tels les étudiants en psycho avec le satin jaune et violet-, et quand ce n'est pas le cas, les crevés adoptent parfois une couleur différente du circulaire (tel le violet pour les ingénieurs qui portent le circulaire noir et bleu traditionnel). Les circulaires sont en tissu satin et non en velours pour les filières médicales.

Particularités à Paris II - Panthéon Assas[modifier | modifier le code]

Les faluchards de la Corpo Assas (Corporation de l'Université Paris II - Panthéon Assas) portent une faluche dont l'écusson de Paris se situe au centre du velours. Les rubans partant du centre vers l'extérieur, le velours est divisé en quatre parties par les rubans de l'université, de Paris, et de membres ou élus d'Asso.

Le code diffère également au niveau des couleurs de certaines filières (sciences-éco, gestion...), il s'inspire du code de Toulouse de 1966 mais intègre quand même des modifications qui sont survenues ces dernières années.

Le Code utilisé par les faluchards d'Assas est souvent appelé de manière erronée Code de Paris, les faluchards parisiens étant au Code National.

Faluche Corpo Lyon 3.

Particularités à Lyon[modifier | modifier le code]

Les faluchards lyonnais présentent quelques caractères spécifiques.

Tout d'abord, la couture arborée est en forme de « Y » avec l'écusson de Lyon au centre de la faluche (originaire de Paris-Assas), mais il existe plusieurs coutures plus ou moins différentes. Ainsi, il y a les coutures lyonnaises "archaïques" en Médecine de Lyon Sud et en Santé Militaire ; les coutures lyonnaises "adaptées" en Dentaire, en Pharmacie, en Lettres Lyon (pour les membres de l'AE2L Lyon 3) et en Corpo Lyon 3 et enfin les coutures "proches du national" en INSA et en Sciences-Economiques.

Les Grands Maîtres lyonnais ont fondé, dans la deuxième moitié des années 90, un code « unifié et solidaire lyonnais » mais quelques divergences ont repparu en 2009 entre conservateurs du code lyonnais "pur" et partisans du rapprochement avec le national (il y a donc deux codes lyonnais en vigueur dit "code 2001" Texte en ligne - reconnu par toutes les associations, amicales, BdE, corporations et filières ; et ledit "code 2009" Texte en ligne - proche du code national). Il persiste également de nombreuses particularités, voire de codes spécifiques, en Lettres Lyon, en Corpo Lyon 3 (Texte en ligne), en Pharmacie, etc., quelques insignes ont perduré dans la partie personnelle tels que l'écureuil, le « M », la lime et même le lacet de cuir...

L'art et la faluche[modifier | modifier le code]

Plusieurs artistes se sont inspirés de la coiffe étudiante depuis sa création. Ce fut le cas de Picasso, qui peignit deux tableaux intitulés respectivement

  • Étudiant au journal[32]
  • Étudiant à la pipe[33]

Dans l'ouvrage L'Art, effacement et surgissement des figures : hommage à Marc Le Bot[34], sont commentés ainsi ces œuvres :

... la faluche en papier froissé de l’Étudiant prend un relief d'autant plus vif que Picasso le détache, au seuil de l'espace réel, en surplomb d'un visage stylisé par quelques traits de pinceau noirs.

Le peintre montpelliérain Max Leenhardt immortalisa le VIe centenaire de l'université de Montpellier en 1890. On lui doit plusieurs tableaux imposants, dont :

  • Une herborisation d'étudiants dans la garrigue[35]
  • Étudiants fêtant le VIe centenaire[36]
  • Le bureau de l’association des étudiants de Montpellier aux fêtes du VIe centenaire[37]

La faluche et les autres traditions étudiantes sont le thème privilégié de l'artiste peintre et illustrateur contemporain Commandant Roswell.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes

  1. Détail d'un dessin de Georges Redon paru dans la presse parisienne en mars 1893
  2. Il s'agit d'une datation conventionnelle choisie par un comité d'historiens présidé par Giosue Carducci et fondée sur un document de 1088 qui témoigne de l'existence d'une université bolognaise déjà active à cette date.
  3. La tenue et le chapeau des Tunas universitaires représentés dans les années 1870
  4. Satin à Montpellier et gros grain à l'Université catholique de Lille
  5. Bordeaux à Montpellier et amarante à Strasbourg
  6. Bleu roi à Strasbourg et rouge avec dentelles blanche à Rennes
  7. Vert en Alsace
  8. À Lyon et Aix notamment
  9. Rose en Alsace, à Amiens et à Besançon

Références

  1. Manuel Ségura, De l'origine du béret ou les tribulations d'une galette pas comme les autres, Poitiers, 2012 Page 15
  2. Marco Albera, Manlio Collino, Aldo Alessandro Mola, Saecularia sexta album, Studenti dell'università a Torino, Sei secoli di storia (Saecularia sexta album, Étudiants de l'université de Turin, Six siècles d'histoire), Elede Editrice Srl, Turin 2005, page 89.
  3. Article LA DÉLÉGATION DES ÉTUDIANTS, Retour de Bologne, Le Petit Journal, 27 juin 1888, page 2, 4e et 5e colonnes.
  4. La Caricature, 16 février 1889.
  5. Le Journal illustré, 19 mars 1893, page 92.
  6. La promenade dans Paris, Les chars, Le Petit Journal, 18 mars 1898, page 2, 2e colonne.
  7. Voir la photo du premier bureau de l'UNAGEF reproduite sur la base Commons.
  8. Photo de l'arrivée des étudiants strasbourgeois à la gare de l'Est, à Paris, en 1919, deuxième photo.
  9. Photo de la soupe populaire offerte aux chômeurs par les faluchards en 1932, deuxième photo, troisième photo.
  10. a et b L'Ouest-Éclair, 6 avril 1938, page 2, 5e et 6e colonnes.
  11. a et b Le Matin, 28 mars 1939, page 10.
  12. Le Temps, 28 mars 1939, page 4, 4e colonne. Voir l'article reproduit sur la base Commons.
  13. a et b Le cinquantenaire du port de la Faluche sera célébré cette semaine au quartier latin, Le Matin, 27 mars 1939, p. 2, 5e colonne. Voir l'article reproduit sur la base Commons.
  14. Le départ des congressistes de « Pax Romana », Le Temps, 19 août 1939, page 8, 4e colonne. Voir l'article reproduit sur la base Commons.
  15. Le De-Grasse était un paquebot français. Voir une carte postale figurant le paquebot De Grasse.
  16. Le Républicain lorrain, « Faluchards: sous la coiffe, une fote envie d’échanges »,‎ 21 aout 2010 (consulté le 1 octobre 2012)
  17. Journal des débats, 22 juin 1941, page 2, 4e colonne. Voir l'article reproduit sur la base Commons.
  18. En 1995, Brigitte Larguèze, dans Statut des filles et représentations féminines dans les rituels de bizutage, témoigne de cette hostilité à l'apolitisme de la Faluche, qu'elle associe à l'adhésion aux abus du bizutage qu'elle dénonce. Au passage elle souscrit au concept de « syndicat politisé », ce qui n'est pas la position de tous les partisans du syndicalisme  :
    L'Ordre de la Faluche est intimement lié au réseau des associations étudiantes qui cultivent l'apolitisme et s'opposent aux syndicats étudiants politisés. Porter la faluche n'est donc pas un choix sans conséquence puisqu'il implique une prise de position très nette en faveur de la « neutralité » estudiantine. Les faluchards sont des partisans inconditionnels du bizutage et ses acteurs principaux car, pour eux, ce rituel est aussi l'expression et le moyen de transmission de traditions qu'ils revendiquent et souhaitent perpétuer. (note n° 4 de bas de page 78)
  19. « Folklore carabin », sur www.paris-ouest.net,‎ 1 octobre 2012 (consulté le 1 octobre 2012)
  20. Le Républicain lorrain, « Faluchards venus de tout le pays »,‎ 27 avril 2010 (consulté le 1 octobre 2012)
  21. a et b Dernières Nouvelles d'Alsace, « Les faluchards, une minorité qui s’expose »,‎ 13 septembre 2011 (consulté le 1 octobre 2012)
  22. Julia Zimmerlich, « Soirées médecine : « biture express » chez les étudiants », sur L'Etudiant.fr (consulté le 1 octobre 2012)
  23. Dernières Nouvelles d'Alsace, « Tout sur la faluche »,‎ 14 septembre 2011 (consulté le 1 octobre 2012)
  24. a et b Julia Zimmerlich, « Anne, bizutée en 2009 en 2ème année de médecine: “Les bizuteurs ont le pouvoir qu’on leur donne” », sur L'Etudiant.fr,‎ septembre 2010 (consulté le 1 octobre 2012)
  25. Léon Delamarche (président de l'Association générale des étudiants de Paris), Les étudiants italiens à Paris, Revue de la Paix, Organe de la Société française pour l'Arbitrage entre Nations, janvier 1905, 10e année, numéro 1, page 19 :
    Ce sont les délégués de la Corda Fratres, auxquels se sont joints les principaux membres de l'Association Universitaire de Turin, — en tout, deux cent quatre-vingt-quatre étudiants, — que l'Association Générale des Étudiants de Paris vient de recevoir et de fêter.
  26. [PDF] « 50 ans de l'université de Bourgogne »,‎ 20 octobre 2008 (consulté le 30 septembre 2012)
  27. REROLLE RAPHAELLE, « Le retour des " faluches " Le premier congrès des associations locales et corporatives d'étudiants vient de se réunir à Strasbourg. Avec un objectif : être présent au plan national », sur Le Monde.fr,‎ 08 Novembre 1990 (consulté le 1 octobre 2012)
  28. Association des Étudiants en Chirurgie Dentaire de Nancy, « Coudre sa Faluche »,‎ 1 octobre 2012 (consulté le 1 octobre 2012)
  29. a et b Sophie Blitman, « La vie étudiante à la fac de Strasbourg vue par Arielle, arrivée de Nice », sur L'Etudiant.fr,‎ Mars 2011 (consulté le 1 octobre 2012)
  30. a, b, c et d [PDF] « Code Alsacien de la faluche - 2006 », sur aaems.org (consulté le 1 octobre 2012)
  31. L'Intransigeant, 29 mars 1935, page 5.
  32. Pablo Picasso Étudiant au journal - peint durant l'hiver 1913. Huiles et sable sur toile 73 x 59.5 cm appartenant à la galerie Beyeler, Bâle.
  33. Pablo Picasso Étudiant à la pipe - peint durant l'hiver 1913. 73 x 59 cm. Hiver 1913-1914. gesso, sable, papier collé, fusain sur toile 73 x 59 cm appartenant au Museum of Modern Art, New York.
  34. L'Art, effacement et surgissement des figures : hommage à Marc Le Bot - Centre de Recherches en Histoire de l'Art Contemporain, Université de Paris I - Publications de La Sorbonne – Paris 1991.
  35. Max Leenhardt Une herborisation d'étudiants dans la garrigue - Peint en 1890 - Huile sur toile - Appartenant à l'Université de Montpellier I Faculté de Botanique.
  36. Max Leenhardt Étudiants fêtant le VIe centenaire - Peint en 1890 - Huile sur toile - Appartenant à l'Université de Montpellier I.
  37. Max Leenhardt Le bureau de l’association des étudiants de Montpellier aux fêtes du VIe centenaire - Peint en 1890 - Huile sur toile - Appartenant à l'Université de Montpellier Faculté de Médecine.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les délégués de l'AGEP aux fêtes étudiantes de Montpellier en mars 1891.
  • Ernest Lavisse, Études et Étudiants, Armand Collin, 1890
  • Guy Daniel, La Faluche, histoire, décryptage et analyse, thèse pour le doctorat en médecine, Bibliothèque universitaire, Lille, 1990 Texte en ligne
  • K. Vernier, La Symbolique de la faluche, mémoire de maîtrise d'ethnologie, Strasbourg, 1991-1992
  • C. Lambert, La Faluche, naissance et renaissance, thèse pour le doctorat de pharmacie, 1993
  • Manuel Ségura, La Faluche, une forme de sociabilité estudiantine, mémoire de maîtrise d'histoire, Poitiers, 1994
  • Manuel Ségura, De l'origine du béret ou les tribulations d'une galette pas comme les autres, Poitiers, 2012 Lire étude ici
  • N. Romé, La Faluche, béret hérité, béret des héritiers, mémoire de maîtrise de sociologie, Angers, 1994
  • M. Collins, Symbolism and the faluchard movement, Sunderland England, 1999 '
  • J-D. Boussart, Petite histoire des étudiants liégeois, À l’enseigne de l’Aigle à deux-têtes pour l’Union Générale des Étudiants de Liège à l’occasion du 150e anniversaire de l’Université de Liège, 1967
  • Fortunat Strowski, Étudiants et étudiantes, Flammarion, 1931
  • J. Koot, Io Vivat ou Les étudiants de l’Université, Bruxelles, 1983

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]