Landres

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Landres
Place de l'Eglise
Place de l'Eglise
Blason de Landres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Audun-le-Roman
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de Landres
Maire
Mandat
Marc Ceccato
2014-2020
Code postal 54970
Code commune 54295
Démographie
Gentilé Landrus
Population
municipale
905 hab. (2011)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 20″ N 5° 48′ 21″ E / 49.322222, 5.80583349° 19′ 20″ Nord 5° 48′ 21″ Est / 49.322222, 5.805833  
Altitude Min. 280 m – Max. 346 m
Superficie 8,04 km2
Localisation

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Liens
Site web landres.mairie.com

Landres est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Landres est une commune lorraine située au nord du département de Meurthe-et-Moselle, au cœur du Pays Haut Lorrain.

Le Pays Haut lorrain[modifier | modifier le code]

Le Pays Haut est constitué d'un large plateau délimité à l'ouest par la plaine de la Woëvre, à l'est par la vallée de la Moselle qu'il domine, au nord par la Belgique et le Luxembourg, au sud par la vallée du Rupt de Mad.

Loin d'être uniforme, le Pays Haut présente différents types de paysages :

  • Le plateau minier et agricole : bien que l'activité minière (aujourd'hui disparue) s'y soit largement développée depuis la fin du XIXe siècle, le Pays-Haut a conservé une importante activité agricole essentiellement céréalière, qui occupe 80 % de la superficie, avec des paysages de type "open fields".
  • De nombreuses forêts, qui recouvrent encore une partie du territoire, les plus vastes se situant sur les sommets des côtes de Moselle (nombreuses forêts domaniales).
  • Les vallées étroites et boisées, parfois profondes, dont la sidérurgie avait transformé le paysage. Ayant accueilli une très importante population, ces vallées traversent aujourd'hui une crise profonde en raison de la disparition des activités sidérurgiques. Les friches industrielles (usines désaffectées, cités ouvrières) se multiplient tant dans la vallée de l'Orne (Joeuf, Auboué..) que dans celle de la Chiers (Longwy) pour la Meurthe-et-Moselle, la troisième vallée sidérurgique étant située en Moselle, sur la Fensch. Cette rivière, comme l'Orne, est un affluent de la Moselle (la Chiers est un affluent de la Meuse).

Landres[modifier | modifier le code]

Le village de Landres est situé dans une légère cuvette, à un peu plus de 300 m d'altitude. Il est entouré de collines à l'ouest, au sud et à l'est, qui le dominent d'une quarantaine de mètres (altitude max. : 346 m).

C'est sur la commune de Landres que le Woigot (affluent de l'Orne, sous-affluent de la Moselle) prend sa source, dans le bois de Landres, au sud-est du village. Le Woigot s'écoule en direction du sud, forme à Briey le Plan d'eau "de la sangsue", et se jette dans l'Orne à Auboué.

Landres est, à vol d'oiseau, à :

  • 26 km à l'E des côtes de Meuse
  • 20 km à l'O des côtes de Moselle
  • 23 km au S de la frontière Luxembourgeoise

... et à...

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol du bassin de Landres est calcaire, comme la presque totalité du sous-sol en Lorraine, exception faite du massif vosgien. Landres est situé sur le rebord occidental des côtes de Moselle (dernière cuesta à l'Est du bassin parisien).

Ce sous-sol calcaire du Pays Haut date du Jurassique moyen, dit Dogger. Il est le résultat d'une série d'immersions et d'émersions d'une vaste pénéplaine sableuse par des mers plus ou moins chaudes et profondes, déposant des couches alternativement dures (calcaire et grès) et souples (argile et marne). Ce phénomène donnera naissance à l'entité géologique dite « bassin parisien ».

Au cours des ères tertiaires et quaternaire, les changements climatiques, l'érosion et l'influence des mouvements tectoniques du Massif des Vosges voisin, poursuivront le modelage des paysages du pays haut.

La géomorphologie du Pays Haut se caractérise par un plateau incliné d'Est (sommet des côtes de Moselle, partie la plus élevée, dépassant en plusieurs points les 450 m d'altitude) en Ouest (vers la plaine de la Woëvre, marneuse, au pied des côtes de Meuse). Les reliefs sont peu marqués, mais certaines vallées sont relativement encaissées, sous l'action de cours d'eau ayant acquis la puissance suffisante pour « inciser » le plateau. C'est le cas des affluents de la Moselle ou de la Meuse, comme l'Orne à partir de Hatrize, la Chiers au nord, et la Fensch entre les deux, et même des sous-affluents tels le Woigot dès en amont de Briey ou la Crusnes à partir de Serrouville.

Pour Landres plus précisément, la commune étant située à la source du Woigot, à proximité de la limite de partage des eaux, le relief est plus doux et les vallées peu marquées.

Le fer[modifier | modifier le code]

La principale caractéristique du sous-sol du bassin de Landres, et plus généralement du Pays Haut, est le gisement ferrifère qui s'étend sur 94 000 ha d'un seul tenant. Affleurant au niveau des côtes de Moselle, il s'enfonce vers l'ouest, atteignant 267 m de profondeur à Bouligny, mine de fer la plus occidentale du bassin (et la seule située en Meuse).

Ce filon ferrugineux d'origine sédimentaire a environ 175 millions d'années. Il est constitué d'une douzaine de couches sur une trentaine de mètres d'épaisseur en moyenne.

Seules quatre couches sont véritablement exploitables, car mesurant entre 2,4 et 7 m d'épaisseur.

La teneur en fer du minerais exploité est de l'ordre de 32-34 %, taux relativement faible qui a donné comme surnom au minerais, la Minette lorraine et qui a entraîné une interruption de l'exploitation dès lors que des gisements plus riches et plus rentables ont été découverts ailleurs dans le monde. Car très peu de mines ont fermé par épuisement de la ressource (à partir de 1967). Parmi elles, celle de Landres, dont le personnel a heureusement été totalement reclassé au sein de la mine voisine de Mairy-Mainville (31 décembre 1968). Toutes les autres mines ont ensuite cessé leur activité par manque de rentabilité (la dernière en 1997, à Audun-le-Tiche).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aux Ve et VIe siècles, dès le début de l’époque franque, de nombreux villages qui existaient déjà à l’époque gauloise sont débaptisés. Le conquérant impose souvent son nom à son domaine, parfois sa langue. Le nom gaulois, mais aussi le nom germain sont très vite latinisés dans les régions romanes où les Gallo-romains restent majoritaires.

Deux étymologies du nom de Landres ont été trouvées : l'une donne une origine gauloise, l'autre une origine franque :

  • de « landa », nom gaulois désignant une terre aride et inculte ;
  • terre de Landérich (à rapprocher de Landremont près de Dieulouard), ce qui aurait pu aussi donner Landérici villa et Landreville s’il y avait eu une ferme.

Dans les cartulaires des cathédrales ou des monastères, dans les nombreuses archives et les dénombrements existants, on retrouve souvent le nom de Landres, mais parfois avec d’étranges orthographes. Il faut préciser qu’avant le XVIIe siècle, les règles n’étaient pas bien fixées, peu de gens savaient lire et écrire, et chacun orthographiait comme il pouvait. Le chapitre de la cathédrale de Metz possédait à Landres une très ancienne seigneurie foncière connue sous le nom « ban de St Pierre et St Paul ». Les archives départementales nous indiquent les orthographes et déformations successives du nom:

en 1128 : LANDES (Chap. cath. S. l’an)

en 1137 : LENDE ( - id - )

en 1411 : LENDES ( - id - )

en 1413 : LANDREZ (arch. H. de V. A. A. 42)

en 1605 : LANDRE (inv. des titres de Lorraine III p. 305)

en 1618 : LENDRES (Hus. Lesc. cr. de Lorr.)

en 1749 : LANDRES ET MONT (de Maill. Barr.)

Landre ou Landres ?[modifier | modifier le code]

« Le nom ancien de la commune est Landre ou Landres, ce nom s’écrit soit au singulier, soit au pluriel. Ces deux orthographes sont en rapport avec les données anciennes. D’après les archives de Briey, dès le IXe siècle et avant les croisades, les sires de Landres occupaient leur « castellum ad Landria », le château vers Landres, au pluriel parce que Landria précédé de la préposition ad, indique que c’est un accusatif pluriel neutre : on écrit donc Landres.
Mais, datant du milieu du XVIIe siècle, on trouve dans les archives de l’archevêché de Trèves auquel Landres était rattaché jusqu’en 1793, une mention d’une « capella in Landria » : chapelle à Landre. Landria est à l’ablatif singulier féminin à cause de la préposition in ; par conséquence, ici Landre s’écrit au singulier.
Mais quoi qu’il en soit, le nom du village doit s’écrire au pluriel : un monument de 1523 et un arpentage de Landres en 1714 indiquent ce nom au pluriel »[1].
Le « s » ne sera acquis définitivement qu’à la fin du XIXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie, écoles maternelle et primaire.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945   Charles Martin    
1958   Émile Dauphin   par intérim, à la suite du décès de C. Martin
1977   Edouard Mastelli Union de la gauche  
1983   Alphonse Brychcy Union de la gauche  
1989   François Santoro    
mars 2001 mars 2008 Danièle Fregona PCF  
mars 2008 en cours Marc Ceccato PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 905 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
307 303 317 518 556 503 467 433 474
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
460 459 411 371 359 431 1 638 873 482
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
718 750 628 659 824 950 973 1 006 1 008
1990 1999 2006 2008 2011 - - - -
959 930 888 866 905 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Privat.
  • Ancienne demeure des comtes de Mercy, situé 4 rue de Mercy construite au XVIIe siècle, repercée aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles.
  • Possédait trois châteaux tous détruits
  • Église paroissiale Saint-Privat ; ancienne église détruite en 1622, reconstruite ; brûlée en 1743 avec tout le village et reconstruite ; église actuelle reconstruite en 1863.
  • Chapelle, située rue de la Chapelle ; construite en 1763, date portée par le linteau de la porte.
  • Salle du Royaume.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Ouri de Briey, seigneur de Landres, présent au tournoi de Chauvency.

Le blason de la commune de Landres a été composé en 1983, sur demande du conseil municipal, par Jean-Jacques Jouve, historien, et agréé par la direction des archives départementales de Nancy. Il reprend les armes de Catherine de Choiseul, dite d’Aigremont, épouse de Didier de Landres, écuyer, seigneur d’Avillers et de Landres, décédée le 26 octobre 1523 et inhumée dans l’église de Landres où sa pierre tombale est encore conservée : d’azur à la croix d’or cantonnée de vingt billettes du même, cinq dans chaque canton, et chargée en cœur d’une croix ancrée de gueule. et les armes de la famille de Mercy qui acquit au XVIIIe siècle la terre de Landres : d’azur à la croix d’or.. Les armes des deux familles sont brisées d’azur à la croix d’argent pour faciliter la lecture du blason de Landres. Enfin, ce blason est chargé en abîme des armes de la famille de Briey de Landres qui a toujours possédé la seigneurie de Landres et en porte encore le nom : d’or à trois pals alésés et fichés de gueule

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. M. BEUVELOT « Monographie de Landres » 1888 : Archives dép. Meurthe & Moselle
  2. recherches : Denis Perron
  3. René Bastien
  4. Pierre Mangin
  5. Comte Claude De BRIEY « Histoire des Briey - Notices familiales »
  6. Robert DEHLINGER cité par le Comte Claude DE BRIEY
  7. a et b François HELLER : « Briey, 2000 ans d’histoire...» Éditions Serpenoise
  8. Philippe de Vigneulles « Chroniques »
  9. Philippe de Vigneulles « Chroniques »
  10. Archives départementale de Meurthe-et-Moselle : B - I - ff° 326-327
  11. François HELLER citant J. BAUCHEZ
  12. François HELLER
  13. M. CAFFIER
  14. Archives départementales de la Moselle : Pièce B.847. « Notice sur Landres » de M. NAUDIN du 19 mars 1914
  15. Raymond PAGNY : « La maison de MERCY »
  16. M.BEUVELOT. « Monographie de Landres » 1888
  17. G.BAILLON-F.GHINOLFI-B.RAGGIOLI-S.TRUBA : «Piennes : de la chaumine à la minette»
  18. M. BEUVELOT. « Monographie de Landres » 1888
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011