Bulligny

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

48° 34′ 40″ N 5° 51′ 03″ E / 48.5778, 5.8508

Bulligny
Armoiries
Administration
Pays France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Canton de Toul-Sud
Code commune 54105
Code postal 54113
Maire
Mandat en cours
Guy Klein
2008-2014
Intercommunalité Pays de Colombey-les-Belles et du Sud Toulois
Démographie
Population 462 hab. (1999)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 40″ Nord
       5° 51′ 03″ Est
/ 48.5778, 5.8508
Altitudes mini. 249 m — maxi. 425 m
Superficie 10,49 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Bulligny est une commune française, située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Localisation

Rose des vents Blénod-lès-Toul Rose des vents
Vannes-le-Châtel N Crézilles
O    Bulligny    E
S
Allamps Barisey-la-Côte Bagneux

Le village de Bulligny se trouve à proximité du point de rencontre des départements de la Meurthe-et-Moselle, de la Meuse et des Vosges.
Il se trouve aussi à une dizaine de kilomètres de Toul, sous-préfecture, et à une trentaine de kilomètres de Nancy, préfecture du département.

[modifier] Topographie

La topographie de Bulligny, appartenant à la chaîne des Côtes de Meuse, révèle trois niveaux principaux[1] :

  • Une plaine, en aval du village (Est). Le sol y est argileux et lourd. Cet espace est principalement utilisé pour l'élevage bovin et la culture céréalière, et, dans une moindre mesure, pour le maraîchage vivrier et la culture fruitière (mirabelles, quetsches, pommes, noix).
  • Un talus, divisé en deux secteurs, l'un en pente douce avec un sol calcaire et occupé en amont par des vignes, et en aval par le village; l'autre en pente raide avec un même sol mais occupé en amont par des bois, puis en aval par des vergers et des vignes.
  • Un plateau, en amont du village (Ouest). Le sous-sol y est calcaire et le sol composé d'une riche terre noire et d'humus. Cet espace est occupé par des bois de feuillus (3/4 chênes et hêtres). S'y trouvent également d'autres essences : charme, sapin, pin, érable, bouleau, douglas, épicéa, etc.

[modifier] Transports

Le village de Bulligny est traversé par la route D11, reliant Foug à Autreville (par D27).
L'autoroute A31, reliant le Luxembourg à Dijon, passe seulement à une centaine de mètres à l'Est du village. Les échangeurs les plus proches sont ceux de Gye (6,6 Km) et de Colombey-les-Belles (7,5 Km).
La ligne SNCF Nancy-Dijon longe la frontière entre les communes de Bulligny et de Crézilles. L'ancienne gare du village est toujours visible, mais n'est plus en service[2].

[modifier] Histoire

[modifier] Origines, toponymie et étymologie

Les origines de Bulligny demeurent méconnues. Toutefois, les pierres plates sciées, les débris de céramique, les fragments de trusatiles, les cruches, le bronze et les monnaies de César et de Valentinien Ier, retrouvés dans des substructions gallo-romaines, au lieu-dit "Sur le fort" (dir. Allamps), et les sépultures au lieu-dit des "Trépassés", permettent d'attester de la fréquentation de ce secteur dès cette époque[3].

Le Toponyme Bulligny dérive de Bilinius, Romain d'origine germanique, propriétaire du domaine.
Entre temps, il évolue en Biliniacum (Xe siècle), Bulligney (1373), Bullegny (1516), avant de devenir définitivement Bulligny à la fin de l'Ancien Régime[4].

[modifier] Histoire de Bulligny

Avant la Révolution, la commune est décomposée en trois entités territoriales distinctes que sont la seigneurie de Bulligny, celle de Tuméjus (au nord), et celle de La Blaissière (au sud).

Au milieu du XIIIe siècle, Bulligny est possession d'un chevalier nommé Ysembald qui autorise les religieux de Mureau de prendre le bois nécessaire pour faire les paisseaux des ceps de vigne qu'ils possèdent à Toul, et s'engage également à leur donner annuellement 3 mesures de vin de son propre vignoble[5]. Au XIVe siècle, la seigneurie appartient pour moitié au Chapitre cathédral de Toul et pour autre moitié aux comtes de Graux. Les dîmes sont partagée par l'Abbaye Saint-Mansuy de Toul et le curé de Blénod[6].
Au début du XVe siècle, la moitié appartenant à la famille de Graux change de maison, par le mariage de la comtesse avec Ferry Ier de Ligniville, Seigneur de Ligniville, Tantonville et autres lieux, qui en échange la moitié avec le Chapitre de Toul, qui devient ainsi le propriétaire des trois-quarts de la seigneurie de Bulligny.
En 1432, celui-ci fait construire l'église de la Nativité-de-la-Vierge, dans un style gothique flamboyant, sur l'emplacement d'une ancienne chapelle romane du XIIe siècle. Il y fait aménager une chapelle seigneuriale (au nord), dont il fait sa sépulture, et une chapelle dédiée à Sainte-Anne (au sud).
En 1578, à la mort de Christophe de Ligniville, Seigneur de Tuméjus, Baron de Vannes, Bailli de Vôge, Conseiller d'Etat, Chambellan du duc de Lorraine, Capitaine général de son artillerie, Panetier de France, Chevalier de l'Ordre du roi, Gentilhomme ordinaire de sa Chambre, ce quart est divisé en deux huitièmes, l'un revenant au fils aîné Gaspard, et l'autre au fils cadet Philippe-Emmanuel.
En 1647, ce dernier, Conseiller d'Etat, Grand-Prévôt de Remiremont et du Chapitre collégial de Saint-Georges de Nancy, Abbé de Lachalade, Prieur et Seigneur d'Assonval, Évêque de Toul et Abbé de Belchamp, vend son huitième à Claude Jacquot, Contrôleur des Monnaie de Lorraine.
A la mort de ce dernier, le huitième de la seigneurie de Bulligny est divis en deux douzièmes, l'un revenant à son fils Gaspard et l'autre à sa fille Jeanne. Au décès de son frère, celle-ci reconstitue le huitième à nouveau divisé, à sa mort, en deux douzième, l'un revenant à son cousin Claude-Marcel de Rutant, l'autre à sa cousine Louise de Rutant.
Le fils de Louise, parvient à récupérer la part de son oncle et reconstitue de huitième qu'il transmet, en 1751, à son propre fils Pierre, Seigneur de Saulxures et d'autres lieux, Capitaine au régiment des gardes de SAR le duc de Lorraine, qui reconstitue le quart de la seigneurie de Bulligny en ce huitième à celui qu'il a racheté sept ans plus tôt à Pierre-Louis de Ligniville.
Cette même année, Bulligny, qui dépend de la prévôté de Gondreville (appartenant à la France) et du bailliage de Nancy pour l'appel en Justice, est transférée au bailliage de Vézelise (appartenant au duc de Lorraine).
A la mort de Pierre, le quart est de nouveau divisé en deux huitièmes, l'un revenant à son fils aîné Augustin-Pierre et l'autre à son fils cadet Pierre-Louis, qui, au décès de son frère, reconstitue le quart, qu'il vend en 1761 à Jean-Claude Pierron, Seigneur de Bouzanville et à son épouse qui le conserveront jusqu'à la Révolution[7].
En 1789, le quart des Pierron et les trois autres du Chapitre cathédral de Toul sont réunifiés et constituent la partie principale de la commune de Bulligny.

[modifier] Histoire de l'écart de Tuméjus

Au XIVe siècle, la seigneurie appartient aux comtes de Graux, et les dîmes sont prélevées par les religieux de Mureau.
Au début du XVe siècle, elle change de maison, par le mariage de la comtesse avec Ferry Ier de Ligniville, Seigneur de Ligniville, Tantonville et autres lieux.
En 1435, il fait construire une chapelle castrale dédiée à Saint-Nicolas.
En 1527, Didier de Ligniville, l'arrière petit-fils de Ferry Ier, vend la moitié de la maison forte et de la seigneurie de Tuméjus au Chapitre cathédral de Toul[8], que son fils Jacques récupère, à partir des années 1560, par de fines transactions.
A la mort de ce dernier en 1571, le domaine échoit à son fils Christophe, Baron de Vannes, Bailli de Vôge, Conseiller d'État, Chambellan du duc de Lorraine, Capitaine général de son artillerie, Panetier de France, Chevalier de l'Ordre du Roi, Gentilhomme ordinaire de sa Chambre.
Lorsque celui-ci décède en 1578, ses fils, Gaspard et Philippe-Emmanuel, héritent chacun une moitié de la seigneurie et de la maison forte.
En 1647, ce dernier, Conseiller d'État, Grand-Prévôt de Remiremont et du Chapitre collégial de Saint-Georges de Nancy, Abbé de Lachalade, Prieur et Seigneur d'Assonval, Évêque de Toul et Abbé de Belchamp, vend sa part à Claude Jacquot, Contrôleur des Monnaie de Lorraine.
Celui-ci mort, sa moitié de seigneurie est divisé en deux quarts, l'un revenant à son fils Gaspard et l'autre à sa fille Jeanne. Au décès de son frère, Jeanne reconstitue la moitié des Jacquot à nouveau divisée, à sa mort, en deux quarts, l'un revenant à son cousin Claude-Marcel de Rutant et l'autre à sa cousine Louise de Rutant.
Le fils de Louise, parvient à récupérer la part de son oncle et reconstitue la moitié de la seigneurie qu'il transmet, en 1751, à son propre fils Pierre, Seigneur de Saulxures et d'autres lieux, Capitaine au régiment des gardes de SAR le duc de Lorraine, qui reconstitue la seigneurie de Tuméjus, en réunissant la moitié des Jacquot à celle qu'il a racheté sept ans plus tôt à Pierre-Louis de Ligniville.
A la mort de ce dernier, le domaine est de nouveau divisé en deux moitiés, l'une revenant à son fils aîné Augustin-Pierre et l'autre à son fils cadet Pierre-Louis, qui, au décès de son frère, reconstitue la seigneurie, qu'il vend en 1761 à la famille Pierron, qui en sont les seigneurs jusqu'à la Révolution, puis les simples propriétaires fonciers[7].

[modifier] Histoire de l'écart de La Blaissière

Acquise par la famille de Ligniville au début du XVe siècle, La Blaissière est une petite seigneurie, jouissant des trois niveaux de [[Justice seigneuriale[justice seigneuriale]], du droit de chapelle, de chasse, de colombier, et de prélèvements sur 3 hectares de bois, 1 de prés, 2 de terres, 280 ares de vignes produisant un vin blanc de qualité reconnue, et 105 ares de pâquis.
Le seigneur perçoit également des droits sur 1 hectare de pâquis, situé sur le ban d'Allamps, 210 ares sur celui de Bulligny et 140 sur celui de Blénod-lès-Toul, 88 ares de vignes et une maison à Bulligny.
La résidence seigneuriale se compose d'un corps de bâtiments en carré, comprenant maisons de maître, de fermier, et de vigneron, ouvrant sur une cour intérieure, ainsi qu'une tour de refuge.


En 1578, des réparations sont faites aux bâtiments de ferme, et la tour est restaurée en 1625.
Lors de la vente du domaine de Tuméjus en 1744, Pierre-Louis de Ligniville conserve La Blaissire, qu'il cède, en 1757, à Léopold Charles Laurent de Grancy, comte de Grancy, seigneur de Moineville, en dot pour le mariage de sa nièce Marie-Thérèse de Ligniville.
En 1759, la Blaissière est vendue à Philippe Porchaire, Conseiller au bailliage et présidial de Toul, qui la revend l’année suivante aux jésuites du Collège de Nancy.
Ces derniers éxpulsés de Lorraine en 1768, la seigneurie est mise sous séquestre pendant 5 ans, durant laquelle y sont fait d'importants travaux, avant d'être cédée à la Congrégation des chanoines de Notre-Sauveur, qui la conservent jusqu'à la Révolution.
En 1789, ce domaine, celui de Tuméjus, et celui de Bulligny sont unifiés pour constituer la commune de Bulligny.
En 1792, La Blaissière est vendue comme bien national à Dominique-Léopold Claude, de Bulligny.
Lors de l'occupation prussienne de 1814-1815, le lieu est occupé par un détachement ennemi, et son propriétaire qui mène de nombreuses actions contre l'envahisseur est contraint de se rendre : afin de l'en obliger les prussiens font 70 otages et incendient Bulligny, Tuméjus et La Blaissière.
Peu après cet épisode, les héritiers Claude vendent le domaine à un Pernely de Toul, qui le revend à M. de Saint-Cyr, qui le cède à son tour en 1852, aux Lefebvre, propriétaires de la maison forte de Tuméjus[7].

[modifier] Héraldique

Blason Blasonnement
« Losangé d'or et de sable », reprenant les armes de la famille de Ligniville, Comtes de Tuméjus.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Michel Vosgien
1995 2001 Michel Vosgien
2001 2007 Guy Klein    
2008 2014 Guy Klein    

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[9])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
458 461 423 458 459 462 517 sansdoublescomptes

[modifier] Économie

L'économie de la commune repose essentiellement sur l'exploitation forestière, la production du côtes-de-toul (AOC depuis 1998), et d'eau-de-vie de mirabelle, quetsche, cerise ...

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Édifice religieux

  • Église de la Nativité de la Vierge, gothique flamboyant (1432) : tour XVe siècle remaniée, nef et chevet XVe siècle ; orgue XIXe siècle.
  • Chapelle Saint-Florentin (XIXe siècle, Rue du Bois-la-Dame).
  • Monument dédié à Notre-Dame-de-Pitié (Reconnaissance 1939-1945).

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Famille de Graux, Coseigneurs de Bulligny et Seigneurs de Tuméjus (jusqu'au XVe siècle).
  • Famille de Ligniville, Coseigneurs de Bulligny et de Tuméjus, Seigneurs de La Blaissière (XVe siècle- XVIIIe siècle).
  • Famille Jacquot, Coseigneurs de Bulligny et de Tuméjus (1647-1744)
  • Famille de Rutant, Coseigneurs de Bulligny et de Tuméjus (1744-1761).
  • Comte Léopold Charles Laurent de Grancy, Seigneur de Moineville, Seigneur de La Blaissière (1757-1759).
  • Philippe Porchaire, Conseiller au bailliage et présidial de Toul, propriétaire de La Blaissière (1759-1760).
  • Collège jésuite de Nancy, propriétaire de la Blaissière (1760-1768).
  • Famille Pierron, Coseigneurs de Bulligny, Seigneurs de Tuméjus, puis propriétaires de Tuméjus (1761-v.1775).
  • Congrégation de Notre-Sauveur, propriétaire de La Blaissière (1773-1789).
  • Famille Lefebvre de Tuméjus, propriétaires du domaine de Tuméjus (v. 1775-v.1850).
  • Famille de La Chevardière de La Grandville, propriétaires du domaine de Tuméjus (v.1850-1965).

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Bulligny : un finage au trois terroirs complémentaires, in Initiation à la lecture du relief sur une carte topographique", Université Nancy 2, 1999
  2. Carte topographique de Bulligny
  3. Chauvet Jean-Yves, L'inventaire du Toulois, 2e partie : sites archéologiques, Revue Études Touloises n°101, Cercle d'études locales du Toulois, Toul, 2006
  4. Lepage Henri, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Comité des travaux historiques et des sociétés savantes, Imprimerie impériale, Paris, 1862
  5. Archives Départementales des Vosges, 20 H 1" (Cartulaire de l'Abbaye de Mureau)
  6. Marin Saugrin Clément, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle-France, tome 3, Saugrin, Paris, 1726
  7. a, b et c Olry Étienne-Dominique, Notice sur le château de Tumejus et sur la Blaissière, ban de Bulligny, Imprimerie Crépin-Leblond, Nancy, 1874
  8. Archives Départementales de la Meurthe-et-Moselle, G 18
  9. Bulligny sur le site de l'Insee
  10. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/mersri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA54000007

[modifier] Liens externes

Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues