Culture de Michelsberg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

49° 05′ 16″ N 8° 33′ 42″ E / 49.087883, 8.561572

Le site de Michaelsberg (Michelsberg) en Allemagne.
Vase en tulipe typique du Michelsberg.

La culture de Michelsberg (en allemand : Michelsberger Kultur) est une importante culture néolithique dont les manifestations ont été mises au jour dans l'ouest de l'Allemagne, au sud des Pays-Bas, en Belgique et en France dans le Bas-Rhin.

La culture de Michelsberg[modifier | modifier le code]

La culture de Michelsberg date du Néolithique Moyen et dure environ de 4300 à 3700 avant J.C. Elle doit son nom à un important site archéologique qui se trouve sur le Michelsberg (ou Michaelsberg), une colline près de Bruchsal, entre Karlsruhe et Heidelberg dans le Bade-Wurtemberg. Elle a précédé la culture de Wartberg.

L'artisanat au Michelsberg[modifier | modifier le code]

Les poteries typiques de cette culture présentent des formes probablement héritées des traditions céramiques d'Europe septentrionale. Les objets en cuivre sont très rares et le mégalithisme funéraire absent.

Le Michelsberg en Belgique[modifier | modifier le code]

De nombreux sites de la culture de Michelsberg ont été découverts en Belgique dont :

À Spiennes[modifier | modifier le code]

Les populations du Michelsberg sont à l'origine de l'exploitation des mines de silex de Spiennes, en Belgique. Ces minières de Spiennes, situées en Hainaut, sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2000.

À Chaumont-Gistoux[modifier | modifier le code]

À Chaumont-Gistoux, dans le Brabant wallon, un important site du Michelsberg a été découvert en 1965, au lieu-dit « Les Bruyères ». Le site, d'une superficie de quelque 12 ha, est situé sur un promontoire sablonneux en forme de patte d'oie et présente un dispositif d'enceinte établi en arc de cercle dont seule la partie orientale a été préservée. Un fossé de 5 m de large et profond de 2 m entoure une levée de terre d'une hauteur de 2,5 m de haut et large de quelque 12 mètres. Les fouilles du site ont permis la récolte d'un matériel comprenant des silex taillés et de nombreux tessons de céramique.

À proximité immédiate, se dressent encore les restes de deux tombelles à enceinte, sorte de tumuli, datant de l'Âge du bronze ancien et moyen et liées à la culture de Hilversum (2000 à 1200 avant J.C.).

Quelques tombes de forme oblongue datant du Mésolithique (7e et 8e millénaire avant J.C.) sont également visibles à proximité du site.

À Boitsfort[modifier | modifier le code]

Dans la commune bruxelloise de Boitsfort, des restes de fortifications datant du Michelsberg ont été mises au jour dans la forêt de Soignes[1]. Malheureusement le site a été saccagé en 1989 par de lourds engins de débardage[2].

Autres localités[modifier | modifier le code]

en province de Brabant wallon
en province du Brabant flamand
en province de Liège
en province de Hainaut
en province de Namur
  • L'abri des Autours à Dinant

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Le Michelsberg en France[modifier | modifier le code]

Le Michelsberg en Allemagne[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La fortification du Michelsberg de Boisfort François Hubert, Revue archéologique de Picardie, 1984, vol. 1, N° 1-2
  2. Le saccage du site néolithique du Michelsberg de Boisfort Joëlle Meskens, Le Soir, 25 avril 1989
  3. L. Lan, « Le Néolithique Michelsberg de la « ferme Saint-Anne » à Rhode-Saint-Genèse (Brabant, Belgique) : nouveau matériel lithique », in: Notae Praehistoricae, 26(2006), pp. 203-210
  4. Le trou de la Heid à Comblain-au-Pont
  5. Le gué du Plantin à Neufvilles
  6. L'enceinte fortifiée néolithique de Carvin sur le site de l'INRAP

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cauwe, N., Dolukhanav, P., Kozlowski, J. et van Berg, P.-L., Le Néolithique en Europe, Paris : Armand Colin, collection U Histoire, 2007