Michel Ier Cérulaire

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Michel Ier Cérulaire (en grec : Μιχαήλ Α' Κηρουλάριος ; en latin : Michael I Cerularius), né à Constantinople vers 1000, mort le 21 janvier 1059, fut patriarche de Constantinople du 25 mars 1043 au 2 novembre 1058.

Enluminure du Chronikon (« Χρονικόν ») de Jean Skylitzès du XIIe siècle, représentant Michel Cérulaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Patriarche de Constantinople au moment des faits, il est un des protagonistes de la rupture entre l'Église de Rome et les autres Patriarcats de l’Église en 1054 (Schisme de 1054) : c’est lui que les légats du pape romain Léon IX excommunièrent.

En 1056, il refuse de s’allier à Théodose, cousin de l’empereur Constantin IX Monomaque dans sa lutte pour le pouvoir contre Michel VI. On sait pourtant qu’il s’opposait à la faction au pouvoir à Constantinople : c’est donc probablement par droiture qu’il refusa de soutenir Théodose. Il est par conséquent banni par l’empereur. Cérulaire meurt en exil : on fait revenir son corps à Constantinople afin de l’enterrer en grande pompe. Michel Psellos, un de ses plus vifs opposants, écrit une oraison funèbre et un panégyrique. Cérulaire était extraordinairement populaire et le pouvoir en place voulait profiter de la ferveur du peuple à son propos. Sa nièce, Eudocie Makrembolitissa, femme de l'empereur Constantin X, fit de lui le champion de la fidélité spirituelle des Grecs aux dogmes des Sept conciles après la séparation de l'Église de Rome en 1054[1] et Cérulaire fut canonisé (pour l’Église orthodoxe).

Fiction[modifier | modifier le code]

Après le schisme, l’Église de Rome qui l’avait excommunié, présenta Cérulaire comme un personnage négatif, responsable de la rupture, dogmatique et buté : il apparaît sous ces traits dans de nombreux textes de toute époque, qui inspirèrent aussi des auteurs laïcs.[réf. nécessaire] Ainsi, H. P. Lovecraft dépeint un Michel Cérulaire supposé avoir fait brûler, en 1050, les copies grecques du Necronomicon, qui aurait été traduit de l'arabe par un certain Théodore Philetas vers 950... alors qu’en fait, c’est dans l’autre sens que s’est faite la transmission des connaissances, de l’Empire romain d'Orient vers les Arabes[pas clair]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Psellos Chronographie Livre VII, chapitres 1-9, p. 264-267.

Articles connexes[modifier | modifier le code]