Quraish (sourate)

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106e sourate du Coran
Les Quraychites
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Le Coran, livre sacré de l'islam.
Informations sur cette sourate
Titre original قريش, Quraish
Titre français Les Quraychites
Ordre traditionnel 106e sourate
Ordre chronologique 29e sourate
Période de proclamation Période mecquoise
Nombre de versets (ayat) 4
Ordre traditionnel
Précédent Sourate 105 : L’Éléphant (Al-Fil) Sourate 107 : L’Ustensile (Al-Maun) Suivant
Ordre chronologique
Précédent Sourate 95 : Le Figuier (At-Tin) Sourate 101 : Le Fracas (Al-Qaria) Suivant

Quraish (arabe : قريش, français : Les Quraychites) est le nom traditionnellement donné à la 106e sourate du Coran, le livre sacré de l'Islam. Elle comporte 4 versets. Rédigée en arabe comme l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée durant la période médinoise.

La sourate des Qurayh est complémentaire à la Sourate 105 : L’Éléphant (Al-Fil).

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Bien que ne faisant pas partie de la proclamation, la tradition musulmane a donné comme nom à cette sourate Les Quraychites[1], en référence au contenu du premier verset : « L’habitude des Quraïsh ».

Période de proclamation[modifier | modifier le code]

Cette sourate a été proclamée pendant la période mecquoise, c'est-à-dire schématiquement durant la première partie de l'histoire de Mahomet avant de quitter La Mecque. Les sourates de la période mecquoise traitent en général du rapport à Dieu, la foi, spiritualité, croyances islamiques (tawhid en arabe)[2].

Frise chronologique présentant les différentes étapes de la proclamation du Coran.
Frise chronologique présentant les différentes étapes de la proclamation du Coran.

Placement dans le chronologie des proclamations[modifier | modifier le code]

Le Coran est constitué de 114 sourates de longueurs inégales : la plus courte contient 3 versets (ayat) et la plus longue 286. Elles sont présentées dans un ordre de longueur assez sensiblement décroissant, et non dans l'ordre chronologique des révélations. Les savants musulmans s'accordent pour dire que cette sourate occupe la 106e place dans l'ordre chronologique[3],[4].

Résumé[modifier | modifier le code]

Cette sourate demande aux membres de la tribu de Quraysh d'accepter l'islam

Interprétations[modifier | modifier le code]

Les Quraysh (ou Qurayshites) étaient les membres de la tribu qui régnait sur la Mecque. En fait, le nom de la tribu leur vient de leur ancêtre du même nom. La tribu de Quraysh était essentiellement commerçante, ainsi ils voyageaient avec des caravanes de plus de 2 000 chameaux vers des destinations plus ou moins lointaines. Ils transportaient entre autres de la soie chinoise, des dattes du Hijâz, des pierreries des Indes, du blé, des huiles, de l'encens du Yémen. En tant qu'habitants de la Mecque, ils étaient responsables de la Kaaba et du pèlerinage, car même avant l'islam, les Arabes connaissaient Allah qu'ils appelaient par le même nom. En outre ils lui avait attribué des filles et des fils. Le hajj était pratiqué et des gens souvent voyageaient de très loin, contribuant ainsi à la floraison de l'économie mecquoise.

La sourate des quraysh a été révélée pour inciter les Quraysh à intégrer l'islam en leur fournissant des preuves de la véracité de cette religion à travers les bienfaits dont ils ont été dotés.

  • Le premier verset n'est pas très explicite en mentionnant le ""pacte des quraysh"" par conséquent le pacte en question est précisé au deuxième verset. En effet grâce à des pactes signés par Hachim ibn Abd Manaf (l'aïeul de Mahomet) avec les dirigeants de certaines grandes villes, les Quraysh pouvaient circuler un peu partout pour leur commerce. Ainsi ils disposaient de caravanes géantes (2000 ou 3000 chameaux) en destination de la Syrie en hiver et d'autres en destination du Yémen en été.
  • Le troisième verset fait mention de la Kaaba en parlant de ""maison"". Les Quraysh reconnaissaient la Kaaba comme un endroit destiné à Dieu alors puisqu'ils en étaient les gardiens il parait logique qu'ils adorent ""le seigneur de cette maison"".

La Kaaba rapportait de l'argent à la tribu de Quraysh à cause des grandes vagues humaines qui envahissaient leur ville (la Mecque) pendant la période du Hajj alors la Kaaba peut être aussi comptée comme un bienfait.

  • le dernier verset résume le fait que tant de succès dans les affaires pour des gens perdus au milieu des sables du désert est forcément une œuvre divine.

Hadiths liés à cette sourate[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont,‎ , 625 p. (ISBN 2221069641)
  2. Mohammed Jamil Zinou, « Croyance de tout musulman »
  3. Organisation chronologique des sourates
  4. André Chouraqui, Le Coran : L'appel, France, Robert Laffont,‎ , 625 p. (ISBN 2221069641)