Seldjoukides

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Dynastie des Seldjoukides
Description de cette image, également commentée ci-après
Drapeau controversé des Seldjoukides, publié dans Türk Tarihi Takvimi (Calendrier de l'Histoire turque) en 1969.
Type Maison sultanienne
Dénomination Büyük Selçuklu Devledi (tr), سلجوقيان (fa), الدولة السلجوقية (ar)
Pays Empire seldjoukide
Sultanat de Roum
Titres Émir de Damas et d'Alep
Sultan de Roum
Fondation c.1000 (1019 ans)
Seldjouk
Déposition Mas`ûd II (Roum)
Ethnicité Turc

Les Seldjoukides, Seljoukides ou Saljûqides[1] sont les membres d'une tribu turcique qui a émigré du Turkestan vers le Proche-Orient avant de régner sur l'Iran, puis sur un vaste domaine comprenant l'Irak actuel, et l'Asie Mineure, entre le milieu du XIe siècle et la fin du XIIIe siècle. A la fin du XIe siècle, l'Empire seldjoukide comprenait l'Asie mineure, le Levant, le Moyen-Orient, ainsi que la Perse.

Origines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire seldjoukide.

Famille issue de la tribu turque oghouze des Kinik vivant à l'origine au nord de la mer d'Aral, les Seldjoukides, tribus nomades venues d'Asie centrale, régnèrent sur le royaume des Oghouzes (turc Oğuz) à partir de 990. Ils portaient le titre de « Yabgu » et leur territoire s'étendait sur environ un million de kilomètres carrés. Cette famille qui, auparavant, avait possédé le beylik de la tribu Kınık, fournissait le chef héréditaire de cet État, chef qui portait le titre de « subaşı ». Le subaşı Dukak Bey, tué vers 903, avait été remplacé par Selçuk (Seldjouk) Bey, chef éponyme de la dynastie. Les Seldjoukides se convertirent au sunnisme vers 985, au moment où ils migrèrent vers le sud sous la conduite d'un chef nommé Seldjouk, et devinrent une forte puissance militaire. Ils s'emparèrent tout d'abord du Khorassan, une province de l'Est de l'Iran auparavant gouvernée par les Ghaznévides, et poursuivirent leur conquêtes à partir de cette base. En 1038, le petit-fils de Seldjouk, Tuğrul Bey, se proclama sultan de Nichapur, puis s'empara de Bagdad en 1055, libérant le calife abbasside de la pression chiite de la dynastie des Bouyides. Celui-ci confirma son titre de sultan.

Arbre de succession des sultans seldjoukides[modifier | modifier le code]

Arbre généalogique des Seldjoukides.jpg

Première branche : les grands Seldjoukides (1038-1118)[modifier | modifier le code]

Au Khorasan et en Transoxiane (1118-1157)[modifier | modifier le code]

En Irak (1118-1194)[modifier | modifier le code]

Deuxième branche : les Seldjoukides du Kerman (1041-1187)[modifier | modifier le code]

Le Kerman est une province du sud de l'Iran.

Troisième branche : les Seldjoukides de Syrie (1078-1117)[modifier | modifier le code]

À Damas[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des émirs de Damas.

À Alep[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des émirs d'Alep.

Quatrième branche : Les Seldjoukides de Rum ou d'Anatolie (1074-1307)[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Sultanat de Roum et Guerres turco-byzantines.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En persan : سلجوقيان ; en turc : Selçuklu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C.E. Bosworth, Les dynasties musulmanes, trad. Y. Thoraval, Actes Sud, coll. Sinbad, 1996.
  • Fazli Konuş, Selçuklular Bibliyografyası, Konya 2006, (ISBN 978-975-8867-88-2).
  • Dominique Farale, Les turcs face à l'occident : Des origines aux Seldjoukides, Economica, 2008 (ISBN 978-2-7178-5595-1).
  • Giovanni Curatola, L’Art seldjoukide et ottoman, Arles, France, Actes Sud, coll. « Albums », , 288 p. (ISBN 978-2-7427-9279-5).
  • Michel Balivet, Homa Lessan-Pezechki et René Mounier, Les Turcs seldjoukides d'Anatolie XIe-XIVe siècle : Une anthologie des sources premières, vol. 1 : Les sources persanes Ibn Bîbî, Presses universitaires, , 502 p. (ISBN 979-1-0320-0086-1).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]