Histoire de l'islam

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L'islam est apparu en Arabie au VIIe siècle avec l'apparition de son prophète, Mahomet. Comme la plupart des religions du monde, l’évolution historique de l'islam a eu un impact significatif sur l'histoire politique, économique, et militaire dans et au-delà de ses zones géographiques primaires, formant une civilisation islamique.

Vue de la Grande Mosquée de Kairouan, en Tunisie. Édifiée à partir du VIIe siècle, elle est la plus ancienne mosquée de l'Occident musulman.

Un siècle après la mort de Mahomet, un empire islamique s'est étendu de l'océan Atlantique dans l'ouest vers l'Asie centrale dans l'est. Celui-ci n'est pas resté unifié longtemps ; le nouveau régime a rapidement fini en guerre civile, nommée Fitna. Le monde musulman se divisa alors en dynasties rivales réclamant le califat, ou la conduite du monde musulman, et beaucoup d’empires islamiques ont été gouvernés par un calife incapable d'unifier le monde islamique.

Le concept du monde islamique peut être plus ou moins utile en observant les différentes périodes de l'histoire. La culture islamique encourage l'identification avec une communauté quasi-politique des croyants, l'oumma, et ce principe a influencé le comportement d'un certain nombre d'acteurs dans l'histoire. L'histoire de l'islam est étroitement liée à l'histoire politique, économique, et militaire.

L'histoire de l'islam implique donc une histoire de la foi islamique comme religion et de l'institution sociale qui en découle.

Origines de l'islam[modifier | modifier le code]

De nombreuses recherches ont mis à mal la présentation traditionnelle des origines de l'Islam, aussi bien dans ses origines, sa naissance et sa diffusion. Selon Prémare, « Autant dire que toute biographie du prophète n'a de valeur que celle d'un roman que l'on espère historique »[1] D'autres aspects de la naissance sont remis en cause. Ainsi, les recherches récentes de Robert Kerr [2], situent la naissance de l'Islam en Arabie pétrée et non dans les territoires de l’Arabie désertique[3].

Mahomet[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Mahomet et Historicité de Mahomet.

Avant Mahomet, l'Arabie était peuplée de nomades ou bien d'agriculteurs vivant dans les oasis dans le nord, ou dans les secteurs plus fertiles au sud au Yémen, parlant l’arabe et qui suivaient majoritairement des religions polythéistes. Quelques tribus avaient néanmoins pour confession le judaïsme ou le christianisme. La ville de La Mecque était déjà un centre religieux, pour certains des polythéistes arabes.

Selon l'historiographie traditionnelle, Mahomet serait né en 570 à La Mecque. Il devient orphelin dès son jeune âge et fut élevé par son grand-père puis par son oncle. Il entre au service d'une riche veuve Khadija qui organisait des caravanes marchandes. Assurée de l'intégrité de cet homme, ils se marièrent (elle était âgée de 40 ans et lui âgé de 25 ans). C'est en 610 que, pour la première fois, l'archange Gabriel (Jibrîl) lui apparaît dans la grotte « Hirâ' » où il avait coutume de se recueillir et lui transmet la révélation, la parole de Dieu.

Sans tarder, Mahomet fonde un groupe de croyants qui s'appelleront les musulmans : nommés ainsi en référence au prophète Abraham (Ibrāhīm). Musulman, est celui qui se donne, qui se soumet volontairement à Allah, « Dieu ». Mahomet et ses compagnons furent tous persécutés par les Mecquois. L'ordre est donné aux musulmans mecquois d'émigrer à Yathrib (Médine) en 622. En 624, la bataille de Badr éclate. Les Mecquois prendront leur revanche lors de la bataille de Uhud, en 625[4]. Mahomet retournera à Médine, où il décédera en 632 âgé de soixante-trois ans après une courte maladie[5].

Califat Rashidine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rashidun.

À la suite de la disparition de Mahomet, quatre califes appelés les Bien Guidés (voir Rashidun) se succédèrent de 632 à 661 pour administrer le califat de Médine. Les quatre successeurs Bien Guidés sont Abû Bakr (632-634), Omar, (634-644), Uthman, (644-656), Ali (656661). Cette période trentenaire fut une phase importante de l'expansion de l'Islam, mais elle souleva aussi une importante question sur les règles de successions qui fut à l'origine d'une division profonde du monde musulman (voir Sunnisme et Chiisme). Abû Bakr, pendant son très court règne est préoccupé par des guerres contre des faux prophètes (voir Riddah) et la répression des révoltes tribales.

Le califat d'Omar marque des victoires décisives sur l'empire byzantin et sur les Sassanides. De nouveaux territoires sont conquis : Syrie, la Palestine, l'Égypte, Mésopotamie, Anatolie et la Perse[6].

Les premières conquêtes musulmane[modifier | modifier le code]

L'expansion musulmane durant la période du Califat.
Couleur Rouge foncé : Expansion sous Mahomet (622-632) ; Couleur saumon : Expansion de 632 à 661 ; Couleur sable : Expansion de 661 à 750.
Article détaillé : Histoire de la conquête musulmane.

Guerres contre l'empire Byzantin (632-718)[modifier | modifier le code]

Selon Robert Kerr, aucune trace d'une invasion musulmane de l'Arabie pétrée et l'archéologie n'a pas mis au jour de rupture particulière avant le VIIIe siècle[3].

Conquête de la Perse (636-651)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conquête musulmane de la Perse.

La Conquête islamique de l'Iran (637-651) aboutit à la fin de l'empire Sassanide et au déclin de la religion zoroastrienne en Iran (Perse). Au cours des siècles, la plupart des peuples iraniens, y compris les Persans et les Kurdes, se convertirent à l'Islam à partir du zoroastrisme. Cependant, les acquis de la civilisation perse précédente ne furent pas perdus, mais en grande partie absorbés par la nouvelle entité islamique.

Conquête de l'Afghanistan (637-709)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conquête de l'Afghanistan.

Avant l'arrivée des Arabes en 637, le bouddhisme était présent partout en Afghanistan avec le zoroastrisme.

Tamerlan engloba l'Afghanistan dans son empire, dont la capitale était Samarcande. Sous ses successeurs, les Timourides, Hérat fut, avec Samarcande, l'un des phares de la période culturelle et artistique brillante, qui couvre le XVe siècle, appelée Renaissance timouride.

Conquête de l'Afrique du Nord (640-709)[modifier | modifier le code]

La Grande Mosquée de Kairouan fondée en 670
Article détaillé : Conquête musulmane du Maghreb.

En 642, les Arabes sont présents à Barqa et à Tripoli ; l’Égypte est conquise, les coptes chrétiens accueillent les Arabes en libérateurs. Al-Fustât est fondée, qui servira de base arrière à la conquête. Omar ibn al-Khattab refuse d’annexer l’Ifriqiya, qu’il considère mufarriqa (perfide), et s’oppose à toute expédition. Il meurt en 644, et Uthmân, dès 647, autorise les premiers raids.

La genèse de l'islam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Genèse de l'islam.

Contrairement à l'historiographie traditionnelle, les études scientifiques menées sur la naissance de l'islam défendent une mise en place longue de celle-ci. Ainsi, dans L'Islam en débats[7], Françoise Micheau précise qu'« Il faut attendre la fin du VIIe siècle pour trouver le nom de Muhammed ». Bien que critiquées dans ses conclusions, les données de cette thèse ont été réétudiées par Frédéric Imbert pour qui cette apparition tardive témoigne davantage d'une évolution dans l'expression de la foi[8].

Si la prédication d'une nouvelle doctrine se développe du vivant de Mahomet, William Montgomery Watt écrit « on estime en général que le dogme ne s’est développé qu’à partir du califat de ʿAlī »[9], quatrième calife dans la seconde moitié du VIIe siècle.

Califat des Ommeyades (661-750)[modifier | modifier le code]

Histoire du califat[modifier | modifier le code]

Cette dynastie arrive au pouvoir à la suite de l'assasisnat du calife ʿAlī ibn ʾAbī Ṭalib, par la personne du calife Muʿāwiyah. Sa capitale devient Damas. Cette dynastie se caractérise par l'expansion de l'empire de l'Indus jusqu'à la péninsule ibérique.

La poursuite des conquêtes[modifier | modifier le code]

717-718 : second siège de Constantinople.

Conquête de l'Asie du Sud (664-712)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Invasions musulmanes en Inde.

Conquête de la péninsule ibérique (711-718)[modifier | modifier le code]

Les intérieurs de l'Alhambra à Grenade en Espagne, décorés d'arabesques.
Article détaillé : Conquête musulmane de l'Hispanie.

Les Arabes, sous le commandement du général berbère Tarik ibn Ziyad, commencèrent la conquête du Sud de l'Espagne — ou al-Andalus — en 711. Une troupe menée par Tarik intervint pour mener des raids lors d'une guerre civile dans le royaume wisigoth en Hispanie. Après avoir traversé le détroit de Gibraltar (nommé d'après le général), il remporta une victoire décisive le , lors de la bataille de Guadalete, au cours de laquelle le roi wisigoth Rodéric fut vaincu et tué. Le commandant de Tariq, Musa bin Nusair, débarqua alors avec des renforts substantiels, et en 718 les musulmans dominaient la plus grande partie de la péninsule. Selon certaines sources arabes et chrétiennes ultérieures, un autre raid, plus précoce, aurait été conduit par un certain Tarif ibn Malik en 710. D'autre part, dans la recension Ad Sebastianum de la Chronique d'Alphonse III, il est fait référence à une attaque arabe incitée par Ervige pendant le règne de Wamba (672-680). Les deux grandes armées avaient peut-être été dans le Sud de l'Espagne pendant un an avant la bataille décisive de Guadalete[10].

Les dirigeants d'Al-Andalus reçurent le grade d'émir du calife omeyyade Al-Walid Ier de Damas. Après l'arrivée des Abbassides au pouvoir, certains Omeyyades s'enfuirent en Espagne musulmane pour s'y établir. À la fin du Xe siècle, le souverain Abd al-Rahman III reprit le titre de calife de Cordoue (912-961)[11]. Rapidement, les Omeyyades œuvrèrent au développement d'un État, avec Cordoue (Córdoba) comme capitale. Al-Hakam II hérita du califat après la mort de son père, Abd ar-Rahman III, en 961. Il fit la paix avec les royaumes chrétiens du Nord de la péninsule ibérique[12], et profita de la stabilité ainsi obtenue pour développer l'agriculture en faisant construire des ouvrages d'irrigation[13]. Le développement économique fut également encouragé par l'élargissement des rues et la construction de marchés. La période du Califat est reconnu comme l'apogée de la présence musulmane dans la péninsule[14].

Le califat omeyyade s'effondra en 1031 à la suite de divisions politiques et de troubles civils au cours du règne de Hicham II, qui avait été évincé en raison de son indolence[15]Al-Andalus fut ensuite divisé en un certain nombre d'États appelé Taïfas (arabe, Muluk al- ṭawā'if ; « petits royaumes »). Cette décomposition affaiblit les musulmans de la péninsule ibérique par rapport aux royaumes chrétiens du Nord. Certains des Taïfas, comme celui de Séville, furent contraints de conclure des alliances avec les princes chrétiens et de verser de l'argent en témoignage d'hommage à la Castille[16].

Fin des conquêtes (718-750)[modifier | modifier le code]

732 À Poitiers, Charles Martel donne un coup d'arrêt à l'invasion musulmane en Gaule.

740-741 Grande révolte berbère kharidjite au Maghreb.

750 La défaite du calife ommeyade Marwan entraîne le massacre de toute sa famille, à l'exception d'Abd al-Rahman qui réussit à gagner l'Espagne pour y constituer en 756 l'émirat de Cordoue[17].

Ruptures religieuses et mise en place de l'islam[modifier | modifier le code]

Certains historiens, comme William Montgomery Watt ou Alfred-Louis de Prémare, estiment que le Coran fut mis à l'écrit entre 685 et 715[18].

Au VIIe siècle, naissent les trois courants : sunnisme, chiisme et kharidjisme[19] Ces oppositions et divisions ont entraîné «une grande diversité de doctrine» à laquelle les courants ont répondu dans l'énonciation du dogme et par le développement de la réflexion théologique[9].

L'âge d'or de l'Islam[modifier | modifier le code]

Le califat abbasside (750 - 1258)[modifier | modifier le code]

Histoire du califat[modifier | modifier le code]

Le califat abbasside se met en place sous le règne d'Abû al-Abbâs As-Saffah, descendant d'un oncle de Mahomet. Il est proclamé calife en 749 et remporte la victoire sur l'ommeyade Marwan II à la bataille du Grand Zab en 750.

L'apogée de cette dynastie se trouve sous Hâroun ar-Rachîd au IXe siècle avant une perte de puissance politique. À partir du Xe siècle, ils perdent leur rôle politique et, placés sous tutelle, n'exerce plus qu'un rôle religieux.

Le califat fatimide[modifier | modifier le code]

Le califat ayyoubide[modifier | modifier le code]

Révolution intellectuelle[modifier | modifier le code]

La révolution intellectuelle débute très rapidement. À partir du VIIIe siècle les intellectuels du Moyen-Orient confrontent leurs convictions en utilisant les sciences et les philosophies grecques.

Encouragée par le califat abbasside d'Al Ma'mun à partir du IXe siècle par la création de la bayt al hikma  « Maison de la Sagesse », le développement de la philosophie s'accompagne de traductions d'ouvrages grecs par les chrétiens syriaques et nestoriens16. La philosophie islamique n'est pas que la philosophie des musulmans mais aussi d'autres religions, comme les chrétiens et les juifs17.

De grands noms de philosphes sont connus : Al-Kindi, d'Al-Fârâbî, d'Ibn Sina (Avicenne), et d'Ibn Rushd (Averroès). Même si ces derniers étaient critiqués par les juristes musulmans18. Ainsi, Averroès a vu ses livres brûlés et il a été accusé d'hérésie19. L'interdit du doute religieux en islam a limité le développement de la philosophe au détriment des sciences non-théoriques 18

Ce développement s'est accompagné de modifications de la langue arabe afin de pouvoir exprimer les idées philosophiques16.

Réformes religieuses[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Développements de l'islam.

Le califat abbasside voit se mettre en place une canonisation de la religion musulmane. Ainsi, la sîra et les hadiths sont mis par écrit par des écrivains des deuxième, troisième et quatrième siècles de l'ère musulmane (approximativement du IXe au XIe siècle de l'ère commune.)[20],[21]. et qui auraient permis, selon Anne-Marie Delcambre, la fabrication d'une vie exemplaire pour Mahomet et ses compagnons[22]. Pour l'historienne Jacqueline Chabbi : "Parmi les convertis, dans les villes, la masse de la population veut un modèle pratique. La tradition prophétique s’invente à ce moment-là, à travers ce qu’on appelle les hadiths, c’est-à-dire les paroles et les actes prêtés au prophète sur lesquels on veut calquer sa conduite. Mais c’est une figure complètement reconstruite"[23]. Des chaînes de transmission orale sont alors reconstruites tardivement[24]. Les hadiths présentent la vision de Mahomet du IXe siècle et participent donc à la mise en place d'une figure de prophètes avant tout religieux qui s'inscrit dans la continuité de prophètes du judaïsme, comme Moïse[25].

L'écriture pleine (diacritique et vocalique) se généralise à partir du IXe siècle[26] même si pour « au ix e siècle, il n’est pas rare de trouver des [copies du Coran] très incomplètement pourvus de diacritiques ».[27] En 934 et en 935, les condamnations d'Ibn Miqsam et d'Ibn Shannabûdh montre la circulation de variantes du coran ne correspondant pas à la version officielle d'Othman[28],[29]

Pour Sabrina Mervin, « la construction de l'orthodoxie sunnite» s’achève au Xe-XIe siècle[30]. À cette époque, les commentaires sur le Coran sont nombreux. comme ceux de Tabari[31]. C'est le début de l'époque classique du Tafsir[32]. Le Xe siècle est aussi la période durant laquelle naît l’exégèse allégorique du texte coranique. Cette méthode d'exègèse sera importante dans le chiisme et le soufisme[33].

Pourtant, en 1018, le calife abbasside Al-Qadir publie et fait lire une « profession de foi », la « Risâla al-qâdiriya »[34], limitant l'exégése et prônant le hanbalisme en tant que doctrine officielle. Par celle-ci, il condamne le chiisme, le Mutazilisme ainsi que l'Asharisme[35]. Cette interdiction de l'interprétation a fait débat tout au long de l'histoire[36].

La période mongole[modifier | modifier le code]

Trois empires islamiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : période des trois empires.

Plus tard, aux XVIIIe siècle et XIXe siècle, plusieurs régions islamiques sont tombées sous la tutelle de puissances européennes. Après la Première Guerre mondiale, une partie des restes de l'Empire ottoman a été mise sous protectorat des européens.

Empire moghol[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire moghol.

Empire séfévides[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire Séfévide.

Empire ottoman[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire ottoman.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'Islam dans le monde au XXIe siècle. Carte des pays dont la communauté musulmane représente plus de 10 % de la population. En vert les pays à majorité sunnite en violet ceux à majorité chiite.

Le XXe siècle a apporté des changements radicaux, technologiques et organisationnels à l'Europe, les états islamiques se sont retrouvés moins modernes que les nations occidentales.

Bien qu'affectée par diverses idéologies, telles que le communisme, pendant une bonne partie du XXe siècle, l'identité islamique et la prépondérance de l'islam sur des questions politiques s’est accrue au cours de la fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle. La croissance rapide, les intérêts occidentaux dans des régions islamiques, les conflits internationaux et la globalisation ont modifié l'influence de l'islam sur le monde du XXIe siècle.

Une certaine rupture dans l’exégèse apparaît au XXe siècle puisqu'elle sont actuellement des "projections de convictions diverses sur le Livre" et non une recherche historique sur le texte coranique. Elle s'accompagne de la perte de la richesse des sens de compréhension du texte. Celles-ci, dont celle de Sayyid Qutb, ont une influence grande dans le monde musulman50.

Courant doctrinal et juridique : Wahhabisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Wahhabisme.

Le wahhabisme est un courant qui se fonde sur l'enseignement de Mohamed ibn Abd al-Wahhab (1703-1792)[37] ; elle est dérivée du hanbalisme, et se réclame de savants tels qu'Ibn Taymiyyah ou encore Ibn Al Qayyim qui sont eux-mêmes de l'école hanbalite. Cependant ces derniers (ainsi que des savants contemporains) ont fait évoluer, par leur effort d'interprétation, cette école juridique. Le wahhabisme (ou salafiyyah) est à la fois une doctrine et une école méthodologique du fiqh islamique.

Partition des Indes et création du Pakistan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Partition des Indes.

Partition de la Palestine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Plan de partage de la Palestine.

En novembre 1947, alors que l'idée d'un État-refuge en Terre sainte pour les rescapés de la Shoah s'impose dans l'opinion occidentale, le gouvernement britannique remet son mandat aux Nations unies. La résolution 181 sur le partage de la Palestine est présentée par l'ONU comme solution au conflit entre les Juifs et les Arabes, octroyant, au nouvel État juif, 56 % du territoire. Après plusieurs guerres arabo-israéliennes, les courants sionistes n'ayant pas obtenu la totalité de Jérusalem lors du partage souhaitent l'obtenir par le contournement alors qu'il s'agit d'une ville sainte commune aux trois religions monothéistes[38].

Révolutions iraniennes[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Révolution blanche et Révolution iranienne.

Dynasties musulmanes[modifier | modifier le code]

Al-Andalus, Sicile et Maghreb[modifier | modifier le code]

Égypte[modifier | modifier le code]

Afrique subsaharienne[modifier | modifier le code]

Arabie[modifier | modifier le code]

Anatolie[modifier | modifier le code]

Perse et Asie centrale[modifier | modifier le code]

Inde[modifier | modifier le code]

Asie du Sud-Est[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alfred-Louis de Prémare, Les Fondations de l'Islam : entre écriture et histoire, Seuil, Paris, 2002.
  2. Enseignant à l'université de la Sarre, ancien professeur de Proche-Orient Ancien à l'université de Waterloo (Canada)
  3. a et b R. Kerr, "Ist der Qurʾān in Mekka oder Medina entstanden?" in K.-H. Ohlig und M. Gross (Hg.), Die Entstehung einer Weltreligion III, Inârah-Sammelband 7 (Schiler Verlag, Berlin-Tübingen, 2014), S. 39-45 Lire en ligne : https://www.academia.edu/7932579/Ist_der_Qur%CA%BE%C4%81n_in_Mekka_oder_Medina_entstanden
  4. Dalil Boubakeur, Les défis de l'islam, éd. Flammarion, Paris, 2002, p. 45
  5. Abdul-Rahman Arabi, L'Islam et la guerre à l'époque du prophète Mahomet, éd. Les Presses de Savoie, 1954, p. 17
  6. (fr) Tatiana Pignon, « L’islam en formation : le règne du calife ‘Umar (634-644) », Les clefs du Moyen-Orient, 15 octobre 2012.
  7. Françoise Micheau, L'Islam en débats, Téraèdre, 2012.
  8. Frédéric Imbert, « L’Islam des pierres : l’expression de la foi dans les graffiti arabes des premiers siècles, Écriture de l’histoire et processus de canonisation dans les premiers siècles de l'islam » in Revue des études du monde musulman et de la Méditerranée, 129, juillet 2011.
  9. a et b Watt, W. Montgomery, “ʿAḳīda”, in: Encyclopédie de l’Islam
  10. Collins 2004, p. 139
  11. Hourani 2003, p. 41.
  12. John Bagot Glubb, The course of empire: The Arabs and their successors, Prentice-Hall, , 128 p.
  13. Thomas F. Glick, Islamic and Christian Spain in the early Middle Ages, BRILL, , 102 p. (ISBN 90-04-14771-3)
  14. (en) David Edward Luscombe et Jonathan Riley-Smith, The new Cambridge medieval history, Cambridge University Press, , 599 p. (ISBN 0-521-41410-5)
  15. (en) Joseph F. O'Callaghan, A History of Medieval Spain, Cornell University Press, , 133 p. (ISBN 0-8014-9264-5)
  16. (en) Olivia Remie Constable, Medieval Iberia: Readings from Christian, Muslim, and Jewish Sources, University of Pennsylvania Press, , 103 p. (ISBN 0-8122-1569-9), « The Political Dilemma of a Granadan Ruler »
  17. Jean-Luc Brunin, L'islam, Vol. 39 de la Collection Tout simplement, éd. de l'Atelier, 2003, p. 67
  18. ifpo en ligne
  19. Sabrina Mervin, Histoire de l'islam , Flammarion, p. 114 et suiv.
  20. Donner 1998, p. 125.
  21. (en) William Montgomery Watt, Muhammad at Mecca (en), 1953, Oxford University Press, p. xi.
  22. Anne-Marie Delcambre, L'islam des interdits, , p. 100.
  23. « Mahomet, le prophète posthume », sur Libération.fr (consulté le 7 mai 2016)
  24. J. Schacht, A revaluation of Islamic Traditions, dans JRAS, 1949, 143 sqq.
  25. Patricia Crone et Michael Cook, Hagarism: The Making of the Islamic World, 1977, Cambridge University Press.
  26. "Ainsi, l’étude de vieux manuscrits du Coran (Blachère, 1958, 92 sq.) révèle que les mesures de normalisation du texte coranique ne seront adoptées que progressivement : les signes diacritiques se sont généralisés d’abord, puis, plus lentement, les signes vocaliques. C’est seulement à partir du milieu du ixe siècle que la scriptio plena s’impose définitivement dans la notation du Coran." Djamel Eddine Kouloughli, L'arabe, Paris, Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 2007, chap.4.
  27. François Déroche, Le Coran, 4e éd., Paris, Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 2014, chap. 4.
  28. « Aux origines du Coran - Comment est né le texte sacré de l'islam - Herodote.net », sur www.herodote.net (consulté le 20 juin 2016)
  29. Gilliot Claude, « Origines et fixation du texte coranique », Études, 12/2008 (Tome 409), p. 643-652.
  30. Sabrina Mervin, Histoire de l'islam: Fondements et doctrines, chapitre 5 ; l'élaboration de la théologie.
  31. Encyclopædia Universalis, «  Tabari », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 20 juin 2016)
  32. Rippin, A., “Tafsīr”, in: Encyclopédie de l’Islam. Brill Online.
  33. Dictionnaire de l’Islam, religion et civilisation, Les Dictionnaires d'Universalis, Encyclopaedia Universalis, "L’exégèse allégorique et les autres courants"
  34. arabe : risāla, رسالة, message ; lettre épître
  35. Dictionnaire historique de l'islam, Janine et Dominique Sourdel, Éd. PUF, ‘'Al-Qadirp. 681-682
  36. H. Birkeland, Old Muslim opposition against the interpretation of the Koran, Oslo 1955.
  37. (fr) Olivier Da Lage, Géopolitique de l'Arabie Saoudite, éd. Complexe, 2006, p. 35
  38. (fr) Carte de la colonisation à Jérusalem-Est (monde-diplomatique.fr)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]