Mel Gibson

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Mel Gibson
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Nom de naissance Mel Columcille Gerard Gibson
Naissance (61 ans)
Peekskill, État de New York, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession Acteur
Producteur
Réalisateur
Scénariste
Films notables Mad Max (saga)
L'Arme fatale (saga)
Maverick
Braveheart
La Passion du Christ

Mel Gibson est un acteur, réalisateur, scénariste et producteur américain, né le à Peekskill (État de New York).

Après avoir passé une partie de sa jeunesse en Australie, il devient célèbre en tenant le rôle-titre de Mad Max. Il prend ensuite place parmi les acteurs les mieux payés d'Hollywood en tenant la vedette de L'Arme fatale. Grâce à l'énorme succès de ces deux sagas, il fonde sa propre société Icon Productions, qui lui permet de produire et de réaliser ses propres films comme Braveheart (dans lequel il joue et pour lequel il remporte l'Oscar du meilleur réalisateur et celui du meilleur film en 1996) et La Passion du Christ qui lance une vive polémique en 2004. Après plusieurs années difficiles, il renoue avec le succès commercial et critique avec son cinquième long-métrage en tant que réalisateur Tu ne tueras point, qui lui permet d'obtenir plusieurs prix, dont 9 ACCTA Award ainsi que le people Choice Award. Le Director Hollywood Film Award lui est également décerné la même année avant d'être nommé aux Oscars 2017 dans 6 catégories dont Meilleur film et Meilleur réalisateur .

En 1985, Mel Gibson est le premier acteur à être élu l'« homme le plus sexy du monde » par le magazine People. Au total, les films dans lesquels il a joués (ou qu'il a réalisés) ont rapporté 2 milliards de dollars aux États-Unis et 5 milliards de dollars dans le monde, ce qui le place parmi les acteurs les plus rentables de l'histoire du cinéma.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Mel Gibson est le sixième des onze enfants (six filles et cinq garçons) d'Hutton Gibson et d'Anne Reilly Gibson. Sa mère est d'origine irlandaise et sa grand-mère paternelle, Eva Mylott, était une chanteuse d'opéra australienne. Un de ses frères, Donal, est également acteur. En 1968, la famille Gibson s'installe en Australie alors que Mel est âgé de douze ans. Le père vient de gagner son procès pour accident du travail contre son employeur et a reçu 145 000 $ à titre de compensation.

Pour la famille Gibson, l'émigration en Australie est un signe de protestation contre la guerre du Viêt Nam à un moment où l'aîné risque d'être appelé sous les drapeaux. C'est aussi pour Hutton Gibson, catholique fervent, le moyen de protester contre la « décadence morale » qu'il voit dans la transformation des mœurs de la société américaine[1]. À la suite des bouleversements liturgiques et théologiques de Vatican II, Hutton Gibson est en effet devenu traditionaliste. Habitué des offices de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, il en fonde la chapelle à Sydney.

Travaillant d'abord aux côtés de ses frères dans une usine, Mel Gibson trouvera sa vocation d'acteur grâce à sa sœur qui l'incite à se présenter aux auditions de l'Institut national d'art dramatique de Sydney. Il réussit les épreuves et sera formé pendant trois ans aux pratiques du théâtre. C'est durant ces années qu'il commence à se présenter à des castings[2], et se lie d'amitié avec des futurs acteurs célèbres comme Steve Bisley et Geoffrey Rush, avec qui il partage un appartement.

Carrière[modifier | modifier le code]

Années 1980 : débuts et révélation internationale[modifier | modifier le code]

L'acteur à la Mostra de Venise, en 1985.

En 1977, à l'âge de 21 ans, Mel Gibson commence sa carrière d'acteur dans la série télévisée The Sullivans et le film Summer City. Après une bagarre dans un bar, il accompagne un ami au casting d'un film à petit budget, Mad Max de George Miller. Son allure de bad boy lui permet de décrocher le rôle et c'est ainsi qu'il connaîtra le succès en incarnant le héros de ce qui deviendra le film australien le plus rentable de tous les temps. Contre toute attente, Mel Gibson est propulsé au rang de star du cinéma et reprendra le personnage de Max Rockatansky dans les deux suites qui imposeront la saga comme l'une des références de la science-fiction post-apocalyptique (Mad Max 2 : Le Défi et Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre). Son nouveau statut ne l'empêche pas de varier ses rôles, en témoignent ses prestations d'attardé mental dans Tim et de jeune soldat inconscient dans Gallipoli de Peter Weir. Ces deux interprétations lui permettent de gagner ses galons critiques, puisqu'il remporte deux fois le Prix du Meilleur acteur de la part de l'Australian Film Institute. Il retourne ensuite sous la direction de Peter Weir dans L'Année de tous les dangers aux côtés de Sigourney Weaver.

En 1984, Mel Gibson reprend le rôle de Fletcher Christian dans le film britannique Le Bounty, aux côtés d'acteurs réputés comme Anthony Hopkins, Liam Neeson et Daniel Day-Lewis. Devenu une vedette internationale réclamée par le cinéma américain, il revient dans son pays natal où il tourne la même année le film La Rivière.

En 1987, il confirme son statut de star hollywoodienne pour son rôle de flic suicidaire dans L'Arme fatale (Lethal Weapon) de Richard Donner. Ce film d'action entre polar et comédie est un énorme succès mondial. Son duo mouvementé avec Danny Glover marque à jamais le cinéma américain et lui permet de devenir l'un des acteurs les mieux payés du monde.

Années 1990 : consécration commerciale et critique[modifier | modifier le code]

L'acteur à la première d'Air America, en 1990.

Alors que s'égrènent durant cette décennie les aventures de Martin Riggs et Roger Murtaugh, avec L'Arme fatale 2, L'Arme fatale 3 et L'Arme fatale 4, qui voient vieillir les personnages, et feront un tabac à chaque sortie, malgré une tonalité familiale chaque fois de plus en plus marquée, l'acteur multiplie les projets, et se diversifie. Les propositions de rôles deviennent de plus en plus nombreuses, et il en refuse beaucoup, comme celui de Bruce Wayne dans le Batman de Tim Burton (il pensait que le film ferait un flop[3]), celui de John McClane dans Piège de cristal, celui d'Elliott Ness dans Les Incorruptibles de Brian De Palma, ainsi que des rôles dans Les Affranchis et dans Abyss.

En 1990, l'acteur s'écarte des blockbusters pour tenter la tragédie classique, en interprétant Hamlet dans le film de Franco Zeffirelli. Il en profite pour créer sa société Icon Productions avec son associé Bruce Davey, afin de produire des films plus intimistes comme Forever Young et L'Homme sans visage, qui marque ses débuts à la réalisation. Ce virage vers des œuvres plus personnelles ne l'empêche pas de retourner dans des films grand public, et c'est ainsi qu'il retrouve Richard Donner pour le western Maverick, aux côtés de Jodie Foster et James Garner.

En 1995, Mel Gibson s'attaque à son œuvre la plus ambitieuse, le film historique Braveheart, dans lequel il incarne le révolutionnaire écossais William Wallace. Ce grand succès public et critique relance les films épiques dans le cinéma hollywoodien et permet à Mel Gibson de remporter l'Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur, ainsi que le Golden Globe du meilleur réalisateur.

Entre temps, il prête sa voix au capitaine John Smith dans le film d'animation Pocahontas : une légende indienne des studio Disney. Après ces triomphes au box-office, il enchaîne les films policiers, qui l'amènent vers un cinéma de plus en plus noir : (La Rançon, Complots, Payback) tout en s'essayant au film d'auteur avec The Million Dollar Hotel de Wim Wenders. La même année, à l'opposé, il double son avatar animé dans la série télévisée Les Simpson, lors du 1er épisode de la onzième saison de la série, intitulé Mel Gibson les cloches.

Années 2000 : apogée et controverses[modifier | modifier le code]

En 2000, Mel Gibson poursuit dans le doublage pour le film d'animation Chicken Run, mais reprend surtout le combat pour le film de guerre The Patriot, de Roland Emmerich, et Nous étions soldats de Randall Wallace, le scénariste de Braveheart.

Parallèlement, il s'essaie à la comédie romantique avec Ce que veulent les femmes de Nancy Meyers et retrouve la science-fiction dans Signes de M. Night Shyamalan. L'acteur est au sommet puisque ces deux derniers films font les meilleures recettes de sa carrière et permettent à ses cachets de s’élever jusqu'à 25 000 000 $[4].

En 2003, Mel Gibson écrit, produit et réalise le péplum biblique La Passion du Christ. Cette reconstitution des douze dernières heures de Jésus Christ fait énormément de bruit car il a choisi de la tourner en araméen, en hébreu et en latin. Les critiques du film sont très partagées, déplorant les scènes extrêmement violentes et le message supposé antisémite. Cela ne l'empêche pas de battre des records au box-office en devenant le plus grand succès pour un film indépendant et d'être nommé pour trois Oscars. Ces rentrées financières lui permettent de lancer un projet plus risqué : en 2006, il poursuit en effet sa carrière de réalisateur avec Apocalypto, une fresque brutale sur l'empire maya avant sa conquête par les Espagnols, avec une distribution d'acteurs quasi-inconnus de nationalité amérindienne ou mexicaine. Là encore, la sortie du film est accompagnée de nombreux débats quant à la direction prise par le cinéma de Gibson. Mais c'est surtout une image publique de plus en plus controversée qui l'amène à s'éloigner par la suite des plateaux.

Années 2010 : retrait seconds rôles et grand retour[modifier | modifier le code]

L'acteur au Festival de Cannes 2014, pour la première de Expendables 3 (avec Sylvester Stallone en arrière-plan).

En 2010, après six ans d'absence en tant qu'acteur, il revient devant la caméra pour le thriller d'action Hors de contrôle, de Martin Campbell. Mais c'est en 2011 qu'il livre une interprétation étonnante en tête d'affiche du film indépendant Complexe du Castor, de Jodie Foster, à qui il avait autrefois donné la réplique dans Maverick, et devenue depuis une amie proche.

Il enchaîne avec le petit film d'action Get the Gringo, dont il signe aussi le scénario, mais qui passe inaperçu.

L'acteur se contente donc de seconds rôles dans des projets mineurs : il incarne l'opposant principal des films Machete Kills potacherie d'action signée Robert Rodriguez et le blockbuster vintage Expendables 3, où il prête ses traits à Conrad Stonebanks, un dangereux et redoutable trafiquant d'armes.

En 2015, c'est sous la direction du metteur en scène français Jean-François Richet, pour l'adaptation du roman Blood Father de Peter Craig, qu'il prépare son retour : il y incarne un ancien détenu essayant de protéger son enfant de dangereux trafiquants de drogue[5].

La même année, il est choisi par le réalisateur Xiao Feng afin d'occuper le poste de directeur artistique du film The Bombing, œuvre relatant le bombardement de la ville de Chongqing par les forces armées japonaises durant la Seconde Guerre mondiale. L'armée, sous le commandement de Chiang Kai-Shek, utilisait la ville pour se ravitailler. The Bombing sera réalisé en 3D. Bruce Willis obtient un rôle dans le casting.

Il dirige ensuite son 5e long métrage, Tu ne tueras point (Hacksaw Ridge), avec Andrew Garfield dans le rôle de Desmond Doss, premier objecteur de conscience à avoir remporté la Medal of Honor pour son courage pendant la bataille d'Okinawa durant la Seconde Guerre mondiale. Le film sort fin 2016 et lui vaut d'obtenir une nomination au Golden Globe du meilleur réalisateur[6] et plusieurs distinctions. L'œuvre du cinéaste est également nommée dans 6 catégories dont meilleur acteur, meilleur film et meilleur réalisateur, aux Oscars 2017. Parallèlement, Tu ne tueras point permet à Gibson de renouer avec le succès commercial, puisqu'il totalise près de 175 millions de $ de recettes mondiales, pour un budget de 40 millions $[7],[8]. L'accueil critique est plus contrasté : ainsi en France, Écran large ("impeccable de tenue et de construction dramatique"[9]) ou 20 minutes ("fresque dont le souffle épique laisse le spectateur sonné par sa puissance et sa virtuosité"[9]) le portent aux nues, tandis que Le Monde exprime son malaise face au "prosélytisme" du réalisateur qui voudrait à la fois "élever l’âme et satisfaire les plus bas instincts du spectateur"[10], et que La Croix le juge "abject et complaisant"[11].

La même année, il est annoncé en tant que réalisateur de la mini-série The Barbary Coast, d'après l'auteur Herbert Asbury , dont la trame est située à San Francisco durant la ruée vers l'or de 1850. Kurt Russell et Kate Hudson tiennent les rôles principaux[12]. Il croisera ensuite Sean Penn pour le film The Professor and the Madman de Farhad Safinia, coscénariste de Apocalypto[13].

Vie privée[modifier | modifier le code]

L'acteur avec sa première femme, Robyn, aux Oscars 1988.

Mel Gibson a épousé Robyn Moore le , dans la ville de Forestville, en Nouvelle-Galles du Sud (Australie). Le couple a donné naissance à sept enfants (une fille et six garçons)[14] : Hannah, Edward, Christian, William, Louis, Milo et Tommy. Sa fille Hannah Gibson s'est mariée au musicien Kenny Wayne Shepherd le . En avril 2007, son épouse Robyn demande le divorce après 27 ans de mariage.

Le 30 octobre 2009, sa fiancée Oksana Grigorieva met au monde une fille nommée Lucia. C'est le 8e enfant de Mel Gibson. Oksana et Mel se sont séparés en avril 2010[15].

Il fréquente, depuis 2015, la cavalière et scénariste Rosalind Ross[16]. En septembre 2016, il est annoncé que Rosalind attend un enfant, il s'agira du neuvième pour Mel et du premier pour Rosalind[17]. Elle donne naissance en janvier 2017 à un garçon prénommé Lars Gerard.

Selon le Los Angeles Times, Mel Gibson possédait un patrimoine de 850 millions de dollars en 2006, ce qui faisait de lui l'acteur le plus riche de Los Angeles et la 47e plus grosse fortune de cette ville[18]. Ses propriétés incluent une villa à Malibu, une île privée dans les Fidji, ainsi que des ranch en Australie et au Costa Rica[19]. Cependant, son divorce lui a coûté 400 millions de dollars[20] et reste jusqu'à présent le plus cher de l'histoire d'Hollywood.

Controverses[modifier | modifier le code]

Mel Gibson ne s'est jamais publiquement identifié aux conservateurs républicains américains en dépit d'affirmations contraires dans des journaux comme le Washington Times ou le site WorldNetDaily. Il devait produire le film de Michael Moore, Fahrenheit 9/11, mais avait finalement cédé ses droits à Miramax. Moore avait alors affirmé que les républicains avaient intimidé Mel Gibson. En 1995, dans une interview à Playboy Magazine, il s'en était pris au président Bill Clinton en qui il voyait un opportuniste de bas niveau. Opposé à la guerre en Irak, Mel Gibson a indiqué en 2006 que dans certains événements ou personnages de son film Apocalypto, il y avait un peu du président « George W. Bush et de ses gars ».

Photo prise par le Los Angeles County Sheriff's Department en juillet 2006.

Selon Wensley Clarkson, auteur d'une biographie non autorisée de Mel Gibson, l'acteur connaîtrait des problèmes avec l'alcool depuis l'adolescence. En 1984, il était déjà arrêté pour conduite en état d'ivresse à Toronto, au Canada. En 2004, dans une interview à Diane Sawyer, il reconnut avoir abusé de drogues dans le passé au même titre que de l'alcool[21]. Le , Mel Gibson est arrêté en état d'ivresse et tient des propos antisémites. Il présentera ses excuses, le 1er août 2006, à la communauté juive, excuses qui furent acceptées par l'organisation Anti-Defamation League. Le , il plaide coupable et est condamné à trois ans de probation. Il annonce alors s'être inscrit à un programme de désintoxication. Ses déboires lui ont valu d'être parodié dans la série télévisée South Park (épisode La Passion du Juif), où il est décrit comme un dangereux sado-masochiste, et dans Big Movie où il est en prison à la suite de son arrestation pour conduite en état d'ivresse.

Mel Gibson est catholique traditionaliste tandis que son ex-femme est anglicane. Très pratiquant, attaché à la messe tridentine, il a publiquement dénoncé les recherches sur les cellules souches à partir d'embryons humains. Bien que n'en faisant pas de publicité particulière, Mel Gibson participe à de nombreuses actions philanthropiques ou d'œuvres de charité comme Healing the Children.

Philanthropie[modifier | modifier le code]

La famille Gibson n'a pas pour habitude de communiquer au sujet de son engagement humanitaire, cependant on a su qu'ils ont soutenu des institutions en leur donnant des sommes substantielles. Parmi ces institutions se trouve Healing the Children. D'après Cris Embleton, l'un de ses fondateurs, les Gibson ont donné plusieurs millions de dollars pour financer des traitements médicaux pour les enfants dans le besoin à travers le monde. Les Gibson ont aussi soutenu les arts : ils ont financé la restauration d'œuvres d'art de la Renaissance et donné plusieurs millions de dollars au NIDA, où Mel Gibson avait fait ses classes.

Pendant le tournage d'Apocalypto au Mexique, Mel Gibson a donné 1 million de dollars au Rotary Club pour construire des maisons pour les personnes qui avaient perdu leur toit à la suite d'une inondation, dans la région de Yucatan. Le réalisateur a commenté son geste : « Ils ont beaucoup d'inondations là-bas. C'était comme en Louisiane, dans ces régions plus au sud. Ils ont connu une très importante inondation et quelque chose comme un million de personnes se sont retrouvées déplacées et dépouillées. J'ai toujours en tête que si vous allez dans le pays de quelqu'un d'autre pour faire un film, vous n'y allez pas pour juste profiter des lieux. Vous apportez un cadeau. C'est comme aller dans la maison de quelqu'un. Vous leur apportez une bouteille de vin, un bouquet de fleurs ou une boite de chocolat et c'est le même genre de chose sur une plus grande échelle quand vous allez dans le pays de quelqu'un et qu'ils vont vous aider à faire votre film. Vous les aidez d'abord d'une certaine manière ou bien vous leur donnez un cadeau ou alors vous les aidez de la manière que vous pouvez. C'est pourquoi nous les avons en quelque sorte aidés pour les dégâts liés à l'inondation. ».

Mel Gibson a fait don de 500 000 dollars au El Mirador Basin Project pour protéger la dernière piste à travers la forêt vierge en Amérique centrale et pour poursuivre les recherches archéologiques concernant la civilisation des Mayas. En juillet 2007, il a visité de nouveau l'Amérique centrale pour faire des dons et organiser leur utilisation pour la population indigène. Il est même allé jusqu'à rencontrer Óscar Arias Sánchez, le président du Costa Rica. Il a aussi financé la construction d'une église pouvant accueillir 400 personnes par un don de 37 millions de dollars dans les collines de Malibu (Californie), où il habite. Par ailleurs, Mel Gibson possède la compagnie qui effectuera ces travaux. Des messes respectant la forme tridentine du rite romain y sont célébrées chaque matin. Il s'engage pour la cause des enfants défavorisés à travers son association Mending Kids dont les fonds servent à soigner des enfants malades[réf. nécessaire].

Mel Gibson s'est impliqué aussi de manière discrète en soutenant personnellement d'autres artistes qui ont souffert de dépendance pour des substances addictives. Il est notamment intervenu pour soutenir Robert Downey Jr., son ancien partenaire d'Air America, quand celui-ci était incarcéré à la Corcoran State Prison. La chanteuse de rock Courtney Love a remercié Mel Gibson de l'avoir sauvée d'une rechute dans la drogue après que l'acteur eut aidé à la faire réhabiliter. Il a vu la chanteuse dans un hôtel de Los Angeles, alors qu'elle recommençait à prendre de la drogue. Mel Gibson avait aussi aidé Britney Spears quand elle traversait sa période la plus difficile en 2008[22].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

(sont répertoriés ici les films auxquels il a participé en tant que producteur ou producteur délégué, et non l'ensemble des films produits par sa société de production, Icon Productions)

Box-office[modifier | modifier le code]

Cette liste reprend les plus grands succès commerciaux de Mel Gibson, c'est-à-dire uniquement les films ayant dépassé les 100 000 000 $ au box-office mondial. Au total, l'acteur-réalisateur a rapporté 5 053 469 379 $ aux studios pour lesquels il a tourné[7].

Film Distributeur Budget Drapeau des États-Unis États-Unis
[7]
Drapeau de la France France
[23]
Monde Monde
[7]
La Passion du Christ Icon 30 000 000 $ 370 782 930 $ 1 762 563 entrées 611 899 420 $
Signes Touchstone 72 000 000 $ 227 966 634 $ 2 059 812 entrées 408 247 917 $
Ce que veulent les femmes Paramount 70 000 000 $ 182 811 707 $ 3 014 191 entrées 374 111 707 $
Pocahontas : une légende indienne Walt Disney 55 000 000 $ 141 579 773 $ 5 639 591 entrées 346 079 773 $
L'Arme fatale 3 Warner Bros 35 000 000 $ 144 731 527 $ 4 480 670 entrées 321 731 527 $
La Rançon Touchstone 80 000 000 $ 136 492 681 $ 2 193 932 entrées 309 492 681 $
L'Arme fatale 4 Warner Bros 140 000 000 $ 130 444 603 $ 3 303 483 entrées 285 444 603 $
L'Arme fatale 2 Warner Bros 25 000 000 $[24] 147 253 986 $ 1 844 828 entrées 227 853 986 $
Chicken Run DreamWorks 42 000 000 $ 106 834 564 $ 3 152 330 entrées 224 834 564 $
The Patriot Columbia 110 000 000 $ 113 330 342 $ 1 160 975 entrées 215 294 342 $
Braveheart 20th Century Fox
Paramount
53 000 000 $ 75 609 945 $ 1 231 534 entrées 210 409 945 $
Expendables 3 Lionsgate 90 000 000 $[25] 39 322 544 $ 1 063 124 entrées 214 657 577 $
Maverick Warner Bros 40 000 000 $ 101 631 272 $ 1 425 544 entrées 183 031 272 $
Payback Paramount
Warner Bros
90 000 000 $ 81 526 121 $ 1 400 025 entrées 161 626 121 $
Tu ne tueras point Summit Entertainment

Icon Films Distribution

40 000 000 $ 66 386 078 $ 542 664 entrées 164 080 491 $
Comme un oiseau sur la branche Universal 20 000 000 $ 70 978 012 $ 787 034 entrées 138 697 012 $
Complots Warner Bros 75 000 000 $ 75 982 834 $ 1 202 722 entrées 136 982 834 $
Forever Young Warner Bros 21 000 000 $ 55 956 187 $ 1 105 415 entrées 127 956 187 $
Apocalypto Touchstone 40 000 000 $ 50 866 635 $ 442 730 entrées 120 654 337 $
L'Arme fatale Warner Bros 15 000 000 $ 65 207 127 $ 1 857 521 entrées 120 207 127 $
Nous étions soldats Paramount 75 000 000 $ 78 122 718 $ 156 815 entrées 114 660 784 $
Tequila Sunrise Warner Bros 23 000 000 $ 41 292 551 $ 397 563 entrées 105 932 000 $

Cachets[modifier | modifier le code]

Cette liste reprend les cachets fixes significatifs du moins élevé au plus élevé de la carrière de Mel Gibson.

Année Film Cachet[26],[27]
1977 Summer City 400 AU$
1979 Mad Max 15 000 AU$
1985 Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre 1 200 000 AU$
1992 L'Arme fatale 3 10 000 000 $
1994 Maverick 15 000 000 $
1996 La Rançon 20 000 000 $
1997 Complots 20 000 000 $
1998 L'Arme fatale 4 20 000 000 $
2000 The Patriot : Le Chemin de la liberté 25 000 000 $
2000 Chicken Run 1 000 000 $
2002 Signes 25 000 000 $
2002 Nous étions soldats 25 000 000 $

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Cette liste reprend les récompenses les plus prestigieuses remises à Mel Gibson.

Récompense Année Catégorie Film
Australian Film Institute Award 1979 Meilleur acteur Tim[28]
1981 Gallipoli[28]
MTV Movie Awards 1993 Meilleure scène d'action L'Arme fatale 3[28]
1993 Meilleur duo à l'écran L'Arme fatale 3[28]
Oscar 1996 Meilleur film Braveheart[28]
1996 Meilleur réalisateur Braveheart[28]
Golden Globes 1996 Meilleur réalisateur Braveheart[28]
Critics' Choice Movie Award 1996 Meilleur réalisateur Braveheart[28]
Blockbuster Entertainment Award 1997 Meilleur acteur La Rançon[28]
1998 Complots[28]
2000 The Patriot[28]
Festival du film de Hollywood 2016 Meilleur réalisateur Tu ne tueras point[29]

Nominations[modifier | modifier le code]

Autres distinctions[modifier | modifier le code]

En 1985, il est le premier à être élu « Homme le plus sexy » par le magazine People[30].

En 1995, il refuse discrètement de se faire conférer le grade de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, en protestation contre la reprise des essais nucléaires en Polynésie française.

Le , Mel Gibson est nommé officier de l'ordre d'Australie (AO) en reconnaissance de ses « services pour l'industrie du film australien ».

En 2004, Time magazine le choisit avec Michael Moore pour être « la personnalité de l'année » mais il refuse les séances photos et l'interview. La couverture montre finalement George W. Bush.

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Jacques Frantz est la voix française régulière de Mel Gibson depuis le troisième volet de Mad Max. Il y a eu cependant quelques exceptions comme La Fête des pères.

Au Québec, Hubert Gagnon est la voix française de l'acteur à l'exception de L'Arme fatale 4 où il est doublé par Denis Mercier[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie sur www.cinemapassion.com
  2. http://www.cinemapassion.com/fiche-personnalite-155.php
  3. http://www.justcinema.net/article-ces-acteurs-qui-ont-refuse-des-roles-de-legende-113861178.html
  4. http://www.the-numbers.com/people/MGIBS.php
  5. « Jean-François Richet dirige Mel Gibson en ancien taulard », sur Allociné,
  6. http://www.ladepeche.fr/article/2016/12/12/2477217-golden-globes-mel-gibson-nomme-pour-tu-ne-tueras-point.html
  7. a, b, c et d http://www.boxofficemojo.com/people/chart/?id=melgibson.htm
  8. http://www.the-numbers.com/movie/Hacksaw-Ridge#tab=summary
  9. a et b « Andrew Garfield: «Mel Gibson était comme un général dirigeant ses troupes au milieu du chaos» », sur www.20minutes.fr (consulté le 8 octobre 2017)
  10. « « Tu ne tueras point » : sermon gore », Le Monde.fr, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  11. « « Tu ne tueras point », l’obscénité de Mel Gibson », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  12. (en) « Mel Gibson, Kate Hudson and Kurt Russell Team for ‘Barbary Coast’ TV Series », sur Variety, (consulté le 2 août 2016).
  13. « Mel Gibson et Sean Penn réunis dans "Professor and the Madman" », sur La Dépêche du Midi (consulté le 2 août 2016).
  14. http://www.quelprenom.com/prenom_enfant_celebrite.php?star_id=28
  15. La rédaction, « Oksana Grigorieva revient sur sa rupture avec Mel Gibson », Voici.fr,‎ (lire en ligne)
  16. http://www.telestar.fr/2016/photos/festival-de-cannes-2016-mel-gibson-et-sa-petite-amie-de-24-ans-complices-sur-le-tapis-rouge-photos-210307
  17. Closermag.fr, « Mel Gibson papa pour la 9ème fois : sa compagne Rosalind Ross est enceinte », Closermag.fr,‎ (lire en ligne)
  18. « Mel Gibson : acteur le plus riche de Los Angeles », 16 mai 2006.
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  23. http://www.jpbox-office.com/fichacteur.php?id=254
  24. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=4930.html
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  31. a, b et c « Comédiens ayant doublé Mel Gibson au Québec » sur Doublage.qc.ca, consulté le 3 novembre 2014.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]