Abyss (film)

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Abyss

Titre québécois L'Abysse
Titre original The Abyss
Réalisation James Cameron
Scénario James Cameron
Musique Alan Silvestri
Acteurs principaux
Sociétés de production 20th Century Fox
Lightstorm Entertainment
Pacific Western
Steve Johnson's XFX Inc. (effets spéciaux)
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Durée 139 minutes (cinéma)
171 minutes (version longue)
Sortie 1989

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Abyss (The Abyss) ou L'Abysse au Québec est un film de science-fiction américain écrit et réalisé par James Cameron, sorti en 1989. Il met en vedette les acteurs Ed Harris, Mary Elizabeth Mastrantonio et Michael Biehn dans les rôles principaux.

Quand un sous-marin de la marine des États-Unis coule dans l'océan Atlantique, une équipe de recherche et de récupération de la marine américaine (les commandos SEAL) est envoyée en secours et doit travailler avec l'équipage d'une plate-forme pétrolière sous-marine pour atteindre le navire, échoué au fond de l'océan. Mais, au cours de l’opération, les protagonistes font la rencontre d'une nouvelle et mystérieuse forme de vie.

Abyss est un huis clos assez oppressant, dû à l'isolement physique des personnages (se trouvant sous l'eau à plusieurs centaines de mètres de profondeur), à l'impossibilité pour quiconque de remonter à la surface (problèmes de décompression et tempête en surface), à la présence de militaires à bord (dont un avec un syndrome neurologique) et à l'apparition, au fond de l'eau, de phénomènes surnaturels inexplicables et inquiétants au cours de la mission de sauvetage.

À sa sortie en salles, le film est un échec commercial aux États-Unis malgré de bonnes critiques, mais reçoit un bon accueil public à l'étranger, notamment en France.

Marqué par un tournage particulièrement éprouvant pour les acteurs, Abyss met en vedette des effets visuels innovants pour l'époque, présentant notamment des effets spéciaux novateurs sur des liquides ; le film remporte d'ailleurs l'Oscar des meilleurs effets visuels lors de la cérémonie des Oscars 1989, et obtient trois autres nominations.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un navire de l'US Navy, l’USS Montana, un sous-marin nucléaire lanceur d'engins, heurte une paroi rocheuse au cours d'une manœuvre d'évitement d'un objet sous-marin non identifié et coule. Le Montana repose alors par 274 mètres de profondeur, non loin du bord de la fosse des Caïmans (7 686 mètres de profondeur).

Tandis que des navires soviétiques convergent vers la zone pour tenter de récupérer des équipements du sous-marin, la marine américaine décide de les prendre de vitesse, devant gérer dans le même temps un ouragan en train de se former en surface. Pour ce faire, les hauts gradés de l'US Navy imaginent une opération de sauvetage en introduisant une équipe de commandos SEAL à l'intérieur de Deepcore, une plate-forme de forage sous-marine expérimentale, réquisitionnée pour l'occasion. La plate-forme, qui se trouve près de la zone du naufrage, repose à 518 mètres au-dessous du niveau de la mer.

Le docteur Lindsey Brigman, la conceptrice de la plate-forme Deepcore, insiste pour accompagner les trois militaires lors de leur descente vers la station, même si son ancien époux, Virgil « Bud » Brigman, s'y trouve aussi en tant que contremaître de l'installation. L'équipe SEAL, commandée par le lieutenant de vaisseau Hiram Coffey, embarque alors avec Lindsey Brigman à bord d'un bathyscaphe qui les conduisent peu après dans les profondeurs marines vers la plate-forme. Cependant, lors de la descente, Coffey commence à éprouver les effets d'un syndrome nerveux des hautes pressions (SNHP) et commence à trembler des mains mais cache son état aux autres membres de son équipe.

Arrivés à la station Deep Core, une mission de sauvetage est rapidement mise en place pour se rendre sur l'épave du Montana ; composée du commando SEAL, l'équipe est secondée par les ouvriers de la plate-forme dirigés par Bud Brigman. Le groupe de Brigman et les militaires s'équipent de combinaisons sous-marines pour fouiller l'épave du sous-marin nucléaire. En dépit des recherches intenses à bord, les matelots ne retrouvent que des dépouilles de personnes noyées. Pendant ce temps, les commandos SEAL récupèrent de leur côté les codes d'activation des missiles nucléaires du sous-marin.

Tandis qu'ils explorent l'épave du Montana plongée dans l'obscurité, Jammer, l'un des hommes de Bud est témoin d'un phénomène lumineux inconnu. Pris de panique, il dérègle par accident en se cognant contre une porte de l'épave le mélange d'oxygène de sa bouteille de plongée et entre en convulsion. Lindsey Bringman qui suit la mission de sauvetage de près à bord d'un sous-marin de poche aux alentours du Montana assiste également au phénomène lumineux qui s'attarde quelques secondes auprès d'elle puis s'éloigne à une vitesse incroyable vers la fosse des Caïmans.

Revenus à la plateforme Deepcore avec l'équipe de secours, Lindsey Bringman fait part de ce qu'elle a vu à son ex-époux et sa troupe. Les trois membres de l'équipe SEAL évoquent alors la possibilité d'un engin militaire russe. Mais le lieutenant Coffey, apparemment perturbé par cette imprévisible découverte, décide de retourner secrètement à bord du sous-marin avec son équipe pour ramener une ogive appartenant aux missiles Trident du Montana, puis d'armer l'engin.

En surface, la tempête se déchaîne sur la zone, provoquant la chute de la grue du Benthic Explorer, le navire qui relie la station Deepcore à la surface. Mais, en coulant, la grue s'écrase sur la station, endommageant sa structure. L'eau s'infiltre alors et menace de d'engloutir la station. Trois membres du groupe des ouvriers meurent noyés et l'un d'eux finit écrasé par un sous-marin. De son côté, Lindsey Bringman porte secours à Amonk, l'un des trois membres de l'équipe SEAL. Bud et certains de ses hommes parviennent de justesse à éviter l'inondation.

À la suite de l'incident, les communications sont coupées avec la surface et la station est attirée au bord de la fosse. L'équipe de forage se retrouve isolée. De fait, le lieutenant Coffey devient le responsable militaire de la situation mais cette tension supplémentaire fait soudainement aggraver son SNHP, rendant le militaire instable et paranoïaque.

Alors que le renouvellement en oxygène avec la surface est rompu, Lindsey Bringman croise à nouveau le phénomène lumineux alors qu'elle va récupérer des citernes de réserve à l'extérieur de la station. Lorsqu'elle en fait part aux rescapés de la plate-forme, ceux-ci se montrent sceptiques.

Afin d'obtenir des preuves, Lindsey Bringman équipe un petit robot sous-marin d'une caméra vidéo dans l'espoir de filmer la mystérieuse entité mais ne l'envoie pas immédiatement dans la fosse. C'est alors que le phénomène inconnu se manifeste de nouveau en s'introduisant dans la plate-forme par l'accès aux sous-marins. Il prend cette fois-ci la forme d'une longue « colonne d'eau vivante » qui explore Deepcore, traversant les couloirs de la station jusqu'à arriver dans la zone d'habitation où se trouve l’équipage et les membres du SEAL. Contre toute attente, l'entité se montre chaleureuse envers les humains et prend la forme du visage de Lindsey Bringman puis celle de Bud pour sociabiliser.

Le lieutenant Coffey, en proie à la panique à la vue de la colonne d'eau, ferme une porte étanche sur son trajet, la coupant net, celle-ci s'écrasant au sol comme une masse d'eau. À la suite de ce nouvel incident et sous l'influence de son syndrome maintenant devenu trop voyant, l'officier SEAL craque nerveusement et met tous les civils aux arrêts, croyant à tort à une menace imminente. Il décide ensuite d'attacher au robot sous-marin de Lindsey l'ogive nucléaire récupérée dans le Montana, et d'envoyer le tout au fond de la fosse afin de détruire ce qui s'y trouve.

Emprisonnés par l'équipe du lieutenant Coffey dans une cabine, Bud et Lindsey Bringman et leurs hommes sont ensuite libérés par Jammer, l'ouvrier victime de l'accident de plongée dans l'épave du Montana qui est sorti du coma à l'insu de tous. Bud et Lyndsey prennent un sous-marin et rattrapent ensuite Coffey qui est parti dans un autre sous-marin pour lancer le drone marin avec l'ogive et engagent un combat contre lui par le biais de leur propre engin sous-marin. Après une lutte acharnée dans les profondeurs de l'océan, le vaisseau du lieutenant Coffey bascule finalement dans la fosse et implose à cause de la forte pression qui y règne. Mais le robot détenant l'ogive est libéré dans le processus, filant de lui-même vers les abysses avec sa charge nucléaire scotchée dessus.

Dans le même temps, Bud et Lindsey Bringman sont menacés de se noyer car leur sous-marin endommagé au cours du combat contre le lieutenant prend l'eau à cause d'une brèche dans sa coque. Ne disposant que d'un seul masque de plongée opérationnel, Lindsey choisit de se laisser noyer volontairement pour tomber en hypothermie espérant que Bud qui est meilleur nageur qu'elle soit en mesure de la ramener à temps à la station pour la réanimer. Avant la tentative de sauvetage, Lindsey et Bud avouent leurs sentiments mutuels. Après avoir hésité à sacrifier son ex-femme qui se noie au cours du processus, Bud Bringman ramène à la nage son corps à la station. Une fois de retour et entouré de son équipe, il dirige plusieurs massages cardiaques pour réanimer la jeune femme. Finalement, après de longues minutes d'efforts, Lyndsey Bringman est sauvée.

Bud Bringman se dévoue ensuite pour se rendre au fond de la fosse des Caïmans afin de retrouver l'ogive nucléaire et la désamorcer. Pour ce faire, il utilise un scaphandre expérimental amené par l’équipe SEAL, utilisé pour la plongée en grande profondeur, celui-ci étant alimenté en oxygène par ventilation liquidienne. S'enfonçant dans les profondeurs de la fosse marine, Bud réussit à atteindre l'ogive et à la désamorcer mais sa quantité d'oxygène restante devient insuffisante pour qu'il espère remonter vivant à temps. C'est alors qu'une créature lumineuse — dont la bioluminescence rappelle celle des béroés — vient jusqu'à lui et le conduit dans un vaisseau sous-marin inconnu qui se trouve tout au fond de la fosse.

Il s'avère que les créatures extra-terrestres qui ont sauvé Bud Bringman de la noyade ont comme un message pour prévenir l'humanité sur sa propre destruction, et pour « l'éduquer » sur la voie de la sagesse.

Peu après, le vaisseau sous-marin extra-terrestre remonte vers la surface, ramenant avec lui Bud Bringman ainsi que la station Deepcore tout entière. Au terme de la manœuvre, l'équipage et les SEAL restants sont surpris de constater que cette remontée rapide des profondeurs océanes ne leur occasionne pas un accident de décompression qui devrait leur être fatal, au vu de la profondeur d'où ils viennent. Finalement, Bud, sortant du vaisseau extra-terrestre, se porte à la rencontre de Lindsey Bringman qui court vers lui, se précipitant l'un vers l'autre pour s'embrasser.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Icône signalant une information Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : version française (VF) sur Voxofilm[3]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Alors que l'écrivain H. G. Wells est le premier à imaginer l'idée d'aliens dans l'eau (dans sa nouvelle In the Abyss en 1897)[4], le réalisateur James Cameron a l'idée de The Abyss quand, à 17 ans, il assiste au lycée à une conférence scientifique sur la plongée sous-marine donnée par Francis J. Falejczyk, le premier être humain à avoir respiré du liquide à travers ses poumons au cours d'expériences menées par le Dr Johannes A. Kylstra à l'université Duke[5],[6],[7],[8].

Le jeune homme écrit alors une nouvelle[9] racontant l'histoire d'un groupe de scientifiques au fond de l'océan. L'idée de base ne changera pas, mais de nombreux détails de l'histoire évolueront avec les années. Quand il arrive à Hollywood, Cameron se rend vite compte qu'un groupe de scientifiques n'est pas un atout commercial pour un film ; il transforme alors ses personnages en employés[10].

Quelque temps plus tard, alors qu'il prépare le tournage d'Aliens, le retour (1986), Cameron tombe sur un film du National Geographic évoquant des véhicules télécommandés opérant au plus profond de l'océan Atlantique. Ces images lui rappellent alors sa nouvelle imaginée au lycée[7]. Cameron décide, avec sa productrice Gale Anne Hurd, que The Abyss sera leur prochain projet[9].

Cameron écrit une première ébauche de script, qui fait de l'effet à Hollywood. Il finalise ensuite le script, s'inspirant notamment de Gale Anne Hurd pour le personnage de Lindsey Bringman. Il achève l'écriture à la fin de 1987[9].

James Cameron et Gale Anne Hurd, mariés avant Abyss, se séparent lors de sa préproduction et divorcent en , deux mois après la fin du tournage principal[11].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Pour le rôle de Lindsey Brigman, les actrices Kathleen Quinlan, Jessica Lange, Debra Winger ou encore Barbara Hershey ont été envisagées. James Cameron voulait engager Jamie Lee Curtis mais Kathryn Bigelow (sa future femme) venait de la choisir pour le film Blue Steel (1990). C'est Mary Elizabeth Mastrantonio qui est finalement retenue, notamment pour ses prestations dans les films Scarface (1983) et La Couleur de l'argent (1986)[8].

Pour le rôle de « Bud » Brigman, le studio envisage les acteurs Mel Gibson, Dennis Quaid, William Hurt, Harrison Ford, Kurt Russell ou encore Patrick Swayze. Cameron suggère cependant Ed Harris, mais le studio pense que celui-ci manque d'expérience dans un rôle de premier plan ; un bout d'essai filmé de l'acteur parviendra à convaincre le studio. Cameron avait également songé à Jeff Bridges[8].

Avant d'obtenir le rôle de Bendix, l'acteur Chris Elliott avait auditionné pour incarner celui d'Alan « Hippy » Carnes[8]. James Cameron avait proposé le rôle du commandant DeMarco à Lance Henriksen, présent dans plusieurs de ses films, mais l'acteur est alors pris par d'autres projets[8].

Le film marque les débuts au cinéma de l'actrice afro-américaine Kimberly Scott.

Tournage[modifier | modifier le code]

Avant le tournage du film, l'équipe et les acteurs s’entraînent durant une semaine à la plongée dans les Îles Caïmans[12], car environ 40 % du tournage doit avoir lieu sous l'eau. Pour le film, James Cameron et son équipe mettent au point un système de communication révolutionnaire pour parler sous l'eau[13].

Cameron voulait initialement tourner aux Bahamas mais réalise qu'il lui faudrait plutôt un environnement contrôlable pour les cascades et les effets spéciaux envisagés pour le film[13]. Il envisage aussi pendant un temps l'île de Malte[7]. Les séquences sous-marines seront finalement réalisées dans des studios près de Gaffney en Caroline du Sud.

L'équipe utilise notamment la Cherokee Nuclear Power Plant (en), une centrale nucléaire inachevée [12]. La cuve de la centrale est remplie de milliers de litres d'eau chlorée, ce qui occasionnera bien des désagréments aux acteurs (Ed Harris devant porter des lentilles de contact durant toutes les parties du film se déroulant dans l'eau).

Certaines scènes sont tournés dans un lac souterrain à Bonne Terre, dans le Missouri[14]. Des prises de vues ont également lieu en Californie, notamment à Los Angeles[15].

Le tournage est difficile, tant pour les comédiens que pour l'équipe technique, qui rebaptiseront rapidement The Abyss en « The Abuse » (« l'Abus »), le faisant même imprimer sur les tee-shirts portés par la production[16]. Ed Harris et Mary Elizabeth Mastrantonio parleront d'un tournage usant et éreintant[8].

Dans une scène clé du film, quand Ed Harris doit nager en apnée entre deux points de la station éloignés l'un de l'autre, une source d'oxygène est placée pour l'acteur en haut d'une échelle. Mais, après une première prise, James Cameron estime que la performance rendue n'est pas assez réaliste. Il décide alors de déplacer le relai d'oxygène un peu plus loin, mais sans en avertir l'acteur. Lors de la seconde prise, Ed Harris panique et commençe à suffoquer, avant de sortir de l'eau et de s'adresser violemment à Cameron, furieux que le réalisateur joue avec sa sécurité pour un seul plan de son film. L'acteur en fut tellement affecté qu'il refusa d'effectuer toute promotion pour le film, se promettant de ne plus jamais retravailler avec Cameron[16].

Effets spéciaux[modifier | modifier le code]

Les effets visuels du film, innovants à l'époque, présentent pour une des premières fois des effets spéciaux sur des liquides.

Deux des trois modules de sous-marin de poche utilisés pour le film existent réellement, et sont fonctionnels.

Le fluide respiratoire de perfluorocarbure, employé dans le film pour la plongée en grande profondeur de Bud, existe réellement. De même, la scène où un rat est emprisonné dans une cage et respire le liquide dans lequel il est plongé, n'est pas truquée[11].

Toutefois, le défaut du perfluorocarbure est que son inhalation n'est pas réversible, et que les poumons se fatiguent au bout de quelques heures, conduisant à l'asphyxie. L'animal est donc techniquement tué à ce moment du tournage. Cela a attiré les foudres des associations de protection d'animaux ; cette scène ayant même été supprimée de la version sortie au Royaume-Uni[17]. Pour ce qui est de la scène similaire avec Bud Brigman, Ed Harris retient sa respiration[11].

Après l'immense succès du film Terminator 2 (1991) réalisé également par James Cameron, un accord entre Lightstorm Entertainment (la société de Cameron) et la Fox fut conclu. Dans cette somme, 500 000 dollars furent attribués pour achever les effets spéciaux d’Abyss, qui furent inclus en 1993 dans une version director's cut de 163 min[18].

Bande originale[modifier | modifier le code]

The Abyss:
Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale de Alan Silvestri
Sortie 1989
Durée 47:07
Genre Classique
Producteur Alan Silvestri
Label Varèse Sarabande

Alan Silvestri compose la musique du film, sa seule collaboration avec James Cameron.

Liste des titres
No Titre Durée
1. Main Title 1:30
2. Search the Montana 1:56
3. The Crane 2:01
4. The Manta Ship 6:23
5. The Pseudopod 5:37
6. The Fight 1:47
7. Sub Battle 3:19
8. Lindsey Drowns 4:45
9. Resurrection 1:58
10. Bud's Big 6:10
11. Bud on the Ledge 3:14
12. Back on the Air 1:41
13. Finale 6:46
47:07

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, Abyss obtient un score de 89 % d'avis positifs, sur la base de 46 critiques collectées et une note moyenne de 7,23/10 ; le consensus du site indique : « Les effets spéciaux absolument magnifiques [du film] éclipsent souvent le fait que Abyss est également un thriller claustrophobe totalement captivant, avec une équipe de personnages intéressante »[19]. Sur Metacritic, le film obtient une note moyenne pondérée de 62 sur 100, sur la base de 14 critiques collectées ; le consensus du site indique : « Avis généralement favorables »[20].

Les avis critiques figurant sur ces deux sites concernent à la fois la sortie en salles originale, et l'édition spéciale du film.

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis 54 461 047 $
(toutes exploitations)[21]
Drapeau de la France France 1 990 271 entrées[22]
Monde Monde 90 000 098 $[21]

À sa sortie initiale en [21], Abyss rencontre un échec commercial aux Etats-Unis avec seulement 54 222 310 $ de recettes engrangées sur le territoire américain, pour un budget de production estimé à 69,5 millions. Lors de sa ressortie en dans la version « Special Edition », il engrange 238 737 $ supplémentaires, portant le total de l'exploitation dans ce pays à 54 461 047 $[21].

Les recettes internationales atteignent les 35 000 000 $, permettant au film de cumuler 90 000 098 $ de recettes totales[21].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Director's Cut[modifier | modifier le code]

Une nouvelle version director's cut est sortie en 1993 et offre 28 minutes inédites au film ainsi que 3 mins de générique de fin. Elle comprend plusieurs éléments scénaristiques inédits :

  • une citation du philosophe Friedrich Nietzsche avant le générique d'ouverture ;
  • un montage alternatif où Lindsey Bringman arrive plus tôt à la station ;
  • une séquence montrant une conversation téléphonique entre Bud Bringman et Gerard Kirkhill ;
  • plusieurs scènes inédites de l'équipage du Deepcore ;
  • une scène supplémentaire où Bud Bringman, One Night et Hippy chantent en coeur la chanson Willing de Linda Ronstadt ;
  • des séquences supplémentaires où Bud et Lindsey Bringman parlent de leur nouvelle vie après leur divorce ;
  • des dialogues supplémentaires d'Hippy ;
  • une scène supplémentaire où Bud Bringman reproche au lieutenant Coffey ses méthodes abusives et inappropriées envers l'équipe du Deepcore ;
  • un plan supplémentaire de Lindsey Bringman ;
  • des séquences additionnelles lors de l'exploration de l'épave du sous-marin nucléaire "Montanna" ;
  • une scène inédite où le lieutenant Coffey fouille la dépouille du capitaine du "Montanna" pour trouver les clés qui déclenchent les torpilles nucléaires ;
  • une séquence supplémentaire où Bud Bringman et Jammer passent la salle de contrôle du "Montanna" ;
  • une scène inédite où l'équipage du Deepcore regardent la télévision et découvre des reportages télévisés sur le conflit mondial provoquée par la perte du sous-marin "Montanna" ;
  • Une scène supplémentaire où Lindsey Bringman porte secours à Monk, l'un des membres SEAL ;


Cette version approfondit les personnages secondaires et renforce la tension amoureuse entre les personnages principaux, à savoir Bud et Lindsey Bringman. Elle réintroduit surtout la séquence du tsunami dont l'absence rendit la version cinéma peu claire pour le public[18].

Dans la version longue, les créatures sont appelées « non-terrestres » (non-terrestrial intelligence ou NTIs). Ce pourrait être alors des créatures intraterrestres des abysses océaniques : une espèce peut-être antérieure à l'humanité terrestre, intelligente et possédant la maîtrise complète de l'eau, des climats et des tsunamis.

Le film laisse volontairement ouverte la question de leur origine.

Novélisation[modifier | modifier le code]

Orson Scott Card, auteur de science-fiction, écrit la novélisation du film. Le roman, également appelé Abyss, raconte les événements du film tout en extrapolant sur le passé et les pensées des personnages humains, et sur les intentions des créatures abyssales, ici décrites comme des extraterrestres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La 20th Century Fox a estimé le budget officiel d'Abyss (1989) à 43 millions de dollars. Cependant, d'autres estimations placent le coût réel entre 45 et 47 millions de dollars, tandis que le site The Numbers a estimé qu'il coûtait 70 millions de dollars (sources : The Numbers).

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « THE ABYSS (1989) », sur AFI Catalog (consulté le ) : « Various contemporary sources provided conflicting information about the budget, including a 6 Aug 1989 LAT article that claimed the film was originally budgeted at $33 million but climbed to $43 million, and a 16 Jul 1989 LAT “Outtakes” column that estimated the production costs at $47 million, with an additional $15 million for prints and advertising. »
  2. (en) Parents Guide sur l’Internet Movie Database
  3. « Fiche de doublage VF du film » sur Voxofilm, consulté le
  4. (en) Thomas C. Renzi, H.G. Wells: Six Scientific Romances Adapted for Film, Lanham, Maryland, Scarecrow Press, , 2nd éd., 190–191 p. (ISBN 978-0-81084-989-1).
  5. (en) Johannes A. Kylstra, The Feasibility of Liquid Breathing in Man, Durham, Duke University, (lire en ligne [archive du ] [PDF]).
  6. (en) Phillip McLean, « Terror Strikes "The Abyss" », Sunday Mail,‎ .
  7. a b et c Smith (2001), p. 106.
  8. a b c d e et f (en) Trivia sur l’Internet Movie Database
  9. a b et c (en) Beverly Walker, « Film Plot Mirrored Filmmakers' Troubles », The Washington Times,‎ , p. E1.
  10. Blair (1989), p. 40.
  11. a b et c (en) Aljean Harmetz (en), « A Foray into Deep Waters » [archive du ], The New York Times, .
  12. a et b Blair (1989), p. 38.
  13. a et b Blair (1989), p. 39.
  14. (en) « Bonne Terre Mine Tour » [archive du ], sur bonneterrebiz.com.
  15. (en) Locations sur l’Internet Movie Database
  16. a et b Olivier Pallaruelo, « Ils ont failli laisser leur peau sur le tournage ! », sur allocine.fr, .
  17. « Les secrets de tournage du film Abyss » [vidéo], sur Allociné (consulté le ).
  18. a et b « Silence, on coupe ! », sur Allociné (consulté le ).
  19. (en) « The Abyss (1989) », Rotten Tomatoes.com (consulté le ).
  20. (en) « The Abyss Reviews » [archive du ], sur Metacritic.com (consulté le ).
  21. a b c d et e « The Abyss », sur Box Office Mojo (consulté le ).
  22. « The Abyss (1989) - JPBox-Office », sur jpbox-office.com (consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Ian Blair, « Underwater in "The Abyss" », Starlog, no 146,‎ .
  • (en) Adam Smith, « Water Torture », Empire,‎ .

Liens externes[modifier | modifier le code]