Tu ne tueras point (film, 2016)
| Titre québécois | Hacksaw Ridge |
|---|---|
| Titre original | Hacksaw Ridge |
| Réalisation | Mel Gibson |
| Scénario |
Andrew Knight Robert Schenkkan Randall Wallace |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production |
Cross Creek Pictures Demarest Media Icon Productions Pandemonium Films Permut Presentations Vendian Entertainment |
| Pays d’origine |
|
| Genre |
historique drame |
| Durée | 131 minutes |
| Sortie | 2016 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Tu ne tueras point (Hacksaw Ridge) est un film de guerre australo-américain réalisé par Mel Gibson, sorti en 2016.
Le film est présenté hors compétition lors de la Mostra de Venise 2016.
Nommé dans six catégories pour les Oscars en 2017, dont meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur acteur, le film remporte deux récompenses : l'Oscar du meilleur mixage de son et celui du meilleur montage.
Synopsis[modifier | modifier le code]
Desmond Doss, fils d'un ancien soldat de la Première Guerre mondiale, veut apporter sa pierre à l'édifice lorsqu'éclate la guerre du Pacifique lors de la Seconde Guerre mondiale. En tant qu'objecteur de conscience, il souhaite s'engager mais refuse de tuer ou de porter une arme au combat en raison de ses croyances adventistes. Après de difficiles négociations avec l'armée, il est affecté au poste d'auxiliaire sanitaire.
L'unité de Doss est affectée à la 77e division d'infanterie et envoyée sur le théâtre de la guerre du Pacifique pour participer à la bataille d'Okinawa qui se déroule sur la colline de Hacksaw Ridge (titre original du film), qui peut se traduire par « Falaise du hachoir ».
Fiche technique[modifier | modifier le code]
Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.
- Titre français : Tu ne tueras point
- Titre original et québécois : Hacksaw Ridge
- Réalisation : Mel Gibson
- Scénario : Andrew Knight, Robert Schenkkan et Randall Wallace
- Direction artistique : Mark Robins
- Décors : Barry Robison
- Costumes : Lizzy Gardiner
- Photographie : Simon Duggan
- Montage : John Gilbert
- Musique : Rupert Gregson-Williams
- Production : Terry Benedict, Paul Currie, Bruce Davey, William D. Johnson, Bill Mechanic, Brian Oliver, David Permut, Tyler Thompson
- Coproducteurs : Gregory Crosby, Steve Longi et Elexa Ruth
- Producteurs délégués : Michael Bassick, David S. Greathouse, Mark C. Manuel, Ted O'Neal, Buddy Patrick, James M. Vernon, Suzanne Warren et Christopher Woodrow
- Sociétés de production : Cross Creek Pictures, Demarest Media, Icon Productions, Pandemonium Films, Permut Presentations et Vendian Entertainment
- Sociétés de distribution : Icon Film Distribution (Australie), Summit Entertainment (États-Unis), Metropolitan Filmexport (France)
- Budget : 40 millions de dollars[1]
- Pays d'origine :
Australie et
États-Unis - Langue originale : anglais
- Format : couleur
- Genre : guerre, drame historique et biographique
- Durée : 131 minutes
- Dates de sortie[2] :
- Italie : (hors compétition - Mostra de Venise 2016)
- Australie :
- États-Unis :
- France :
- Interdit aux moins de 12 ans en France
Distribution[modifier | modifier le code]
- Andrew Garfield (VF : Donald Reignoux ; VQ : Gabriel Lessard) : Desmond Thomas Doss
- Vince Vaughn (VF : Stefan Godin ; VQ : Daniel Picard) : le sergent Howell
- Sam Worthington (VF : Adrien Antoine ; VQ : Gilbert Lachance) : le capitaine J. Glover
- Teresa Palmer (VF : Marie-Eugénie Maréchal ; VQ : Ariane-Li Simard-Côté) : Dorothy Schutte
- Hugo Weaving (VF : Féodor Atkine ; VQ : Jean-Luc Montminy) : Tom Doss
- Luke Bracey (VF : Damien Ferrette ; VQ : Frédérik Zacharek) : Smitty Racker
- Rachel Griffiths (VF : Sylvia Bergé ; VQ : Mélanie Laberge) : Bertha Doss
- Nathaniel Buzolic (VF : Alexis Tomassian ; VQ : Jean-Philippe Baril-Guérard) : Harold Doss
- Milo Gibson (VQ : Louis-Philippe Berthiaume) : Lucky Ford
- Matthew Nable (VF : Éric Herson-Macarel ; VQ : Sébastien Dhavernas) : le lieutenant-colonel Cooney
- Richard Roxburgh (VF : Patrick Béthune ; VQ : Jean-François Blanchard) : le colonel Stelzer
- Firass Dirani (VQ : Alexandre Fortin) : Vito Rinnelli
- Richard Pyros (VF : Jérémie Covillault ; VQ : Kevin Houle) : Randall « Teach » Fuller
- Luke Pegler (VQ : Éric Bruneau) : Milt « Hollywood » Zane
- Ben Mingay (VQ : Thierry Dubé) : Grease Nolan
- Ben O'Toole (VF : Cédric Ingard ; VQ : Olivier Visentin) : le caporal Jessop
- Robert Morgan (VF : Luc Bernard ; VQ : Alain Fournier) : le colonel Sangston
- Nico Cortez (VF : Gilduin Tissier ; VQ : Maël Davan-Soulas) : Wal Kirzinski
- Goran D. kleut (VF : Olivier Cordina ; VQ : Pierre-Étienne Rouillard) : Andy « Ghoul » Walker
- Jacob Warner : James Pinnick
- Ryan Corr : le lieutenant Manville
- Harry Greenwood : Henry Brown
- Damien Thomlinson : Ralph Morgan
- Rhys Bellamy : Desmond Doss, jeune
- Philip Quast (VF : Patrick Raynal ; VQ : Guy Nadon) : le juge
- James Mackay (VF : Fabien Jacquelin ; VQ : Alexis Lefebvre) : le procureur
- Sam Parsonson : Soldat Bob 96th
- Desmond Doss (VQ : Hubert Fielden) : lui-même (images d'archives)
Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[3] et AlloDoublage[4] ; version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca[5]
- Photos des acteurs principaux
Production[modifier | modifier le code]
Genèse et développement[modifier | modifier le code]
Distribution des rôles[modifier | modifier le code]
Tournage[modifier | modifier le code]
Le tournage débute le [6]. Il a lieu en Australie, à Sydney (notamment dans les Fox Studios, le Parc olympique de Sydney), dans les Hautes Terres du sud et à Camden[7].
Musique[modifier | modifier le code]
Original Motion Picture Soundtrack
| Sortie | [8] |
|---|---|
| Durée | 53:55 |
| Genre | Musique de film |
| Label | Varèse Sarabande |
La musique du film est composée par Rupert Gregson-Williams.
La bande originale du film devait initialement être écrite par James Horner[9],[10], qui avait composé la musique de trois des précédents films réalisés par Mel Gibson (L'Homme sans visage, Braveheart, Apocalypto). Le décès accidentel de celui-ci en juin 2015 oblige le réalisateur à se tourner vers un autre compositeur. Mel Gibson choisit alors John Debney[11], qui avait signé pour lui la musique de La Passion du Christ en 2004. Mais un mois avant la première du film au festival international du film de Venise en , la partition écrite par John Debney est finalement rejetée, et Rupert Gregson-Williams se voit confier la tâche de composer en quelques semaines seulement la musique présente dans le film[12]. Le film est dédié à la mémoire du compositeur James Horner[9],[10].
- Liste des titres
- Okinawa Battlefield - 3:59
- I Could Have Killed Him - 2:20
- A Calling - 2:42
- Pretty Corny - 1:44
- Climbing for a Kiss - 3:48
- Throw Hell at Him - 1:59
- Sleep - 2:19
- Dorothy Pleads - 3:17
- Hacksaw Ridge - 4:20
- Japanese Retake the Ridge - 4:37
- I Can't Hear You - 2:55
- One Man at a Time - 2:30
- Rescue Continues - 3:46
- A Miraculous Return - 2:50
- Praying - 5:49
- Historical Footage - 5:00
Accueil[modifier | modifier le code]
Accueil critique[modifier | modifier le code]
| Site | Note |
|---|---|
| Metacritic | 71/100[13] |
| Rotten Tomatoes | 85 %[14] |
| Allociné |
| Périodique | Note |
|---|
Aux États-Unis, le film reçoit des critiques plutôt positives. Sur l'agrégateur Rotten Tomatoes, il enregistre 85% d'opinions favorables pour 267 critiques[14]. Sur Metacritic, il obtient une moyenne de 71/100 pour 47 critiques[13].
En France, les critiques sont également assez positives. Sur le site Allociné, qui compile 24 titres de presse, le film décroche une moyenne de 3 sur 5[15]. Du côté des avis positifs, Simon Riaux écrit notamment dans Écran large « Mel Gibson nous offre un condensé terrassant de ses thèmes de prédilection ». Dans Mad Movies, Alexandre Poncet le décrit quant à lui comme un « grand film totalement fou, aux thématiques tranchantes comme un rasoir, qu'on croirait sorti d'un autre temps ». Caroline Vié de 20 minutes souligne la mise en scène de Mel Gibson qui « sidère le spectateur en le poussant au milieu des combats de la Seconde Guerre mondiale ». Dans Le Figaro, Marie-Noëlle Tranchant écrit notamment : « Si c'était une pure fiction, on trouverait peut-être exagérée cette formidable antithèse entre la douceur héroïque d'un seul homme et le déchaînement général de la violence. Mais l'histoire est vraie. » Jean Serroy du Dauphiné libéré remarque que l'histoire colle parfaitement aux thèmes chers à Mel Gibson « le grand rachat par la foi, et le pacifisme exalté au milieu d’un déchaînement de violence. La passion d’un homme, après celle du Christ… ». Dans Le Parisien, on peut notamment lire : « Steven Spielberg et son « Soldat Ryan », jusqu'ici détenteurs du record de réalisme en matière de scènes de bataille, sont battus à plate couture »[15].
Certains journalistes sont plus négatifs envers le film. Laurent Dijan de Studio Ciné Live regrette que le réalisateur « ne peut s'empêcher, sur la fin, d'en rajouter dans une bondieuserie naïve. Dommage, même si bien des images de cet opéra sanglant continuent de hanter largement après la projection ». Dans L'Obs, François Forestier écrit : « Comme dans ses réalisations précédentes, le cinéaste laisse libre cours à sa fascination du sang, son goût de la violence et son obsession du sacrifice. C’est pénible, déplaisant et, franchement, le message évangélique de Mel Gibson, on s’en talque le nombril avec le pinceau de l’indifférence. » Barbara Théate du JDD affirme que « Mel Gibson ne rend pas hommage à ce héros » et souligne le « manque de charisme d’Andrew Garfield […], le pathos du film et la galerie de personnages secondaires caricaturaux ». Dans Le Monde, Thomas Sotinel écrit quant à lui : « Tel l’amateur de beurre, Mel Gibson, réalisateur prosélyte et assoiffé de sang, voudrait, tout en triomphant au box-office, élever l’âme et satisfaire les plus bas instincts du spectateur. Ce tour de force déjà accompli avec La Passion du Christ, il espère le rééditer avec Tu ne tueras point, qui, contrairement à ce que pourrait laisser croire son titre, laisse sur le carreau un nombre colossal de personnages et de figurants. » Jean-Claude Raspiengeas de La Croix écrit notamment : « sous prétexte de tirer le portrait d’un objecteur de conscience héroïque pendant la Seconde Guerre mondiale, le réalisateur signe un film abject et complaisant[15]. »
Box-office[modifier | modifier le code]
| Pays ou région | Box-office | Date d'arrêt du box-office | Nombre de semaines |
|---|---|---|---|
| 67 209 615 $[1],[16] | 18 | ||
| 542 747 entrées[17] | -
| ||
| 175 302 354 $[16] | - | - |
Tu ne tueras point rencontre un succès commercial, rapportant plus de 175 millions $ de recettes mondiales dont 67 millions rien qu'aux États-Unis[16]. Le film prend la troisième place du box-office américain lors de sa sortie avec 15,2 millions $ pour son premier week-end à l'affiche[16]. Il obtient également un succès en Chine, rapportant un score similaire au sol américain[18]. En France, le succès est plus relatif avec près de 543 000 entrées.
Distinctions[modifier | modifier le code]
Récompenses[modifier | modifier le code]
- Festival du film de Hollywood : Le festival récompense Mel Gibson dans la catégorie "Réalisateur" [19]
- British Academy Film Awards 2017 : Meilleur montage
Nominations[modifier | modifier le code]
Notes et références[modifier | modifier le code]
- (en) « Hacksaw Ridge », sur the-numbers.com (consulté le 1er décembre 2016)
- (en) Release info sur l’Internet Movie Database
- « Fiche de doublage VF du film », sur RS Doublage (consulté le 8 février 2017).
- «Fiche du doublage français du film», consulté le .
- « Fiche du doublage québécois du film », sur Doublage.qc.ca (consulté le 8 février 2017).
- (en) Pip Bulbeck, « Mel Gibson Ready to Honor Desmond T. Doss with 'Hacksaw Ridge' », hollywoodreporter.com, (consulté le 1er août 2015)
- (en) Filming locations sur l’Internet Movie Database
- (en) « Rupert Gregson-Williams - Hacksaw Ridge (Original Motion Picture Soundtrack) », sur AllMusic (consulté le 10 novembre 2016)
- http://filmmusicreporter.com/2016/09/08/james-horner-revealed-as-original-composer-for-the-great-wall/
- http://www.soundtracksandtrailermusic.com/2016/11/hacksaw-ridge-review/
- « John Debney on The Jungle Book and Mel Gibson's "stunning" Hacksaw Ridge - IMDb », sur IMDb (consulté le 9 juin 2020).
- (en) « HACKSAW RIDGE – Rupert Gregson-Williams », sur MOVIE MUSIC UK, (consulté le 9 juin 2020).
- (en) « Tu ne tueras point », sur Metacritic (consulté le 25 février 2020).
- (en) « Tu ne tueras point », sur Rotten Tomatoes (consulté le 25 février 2020).
- « Tu ne tueras point », sur Allociné (consulté le 25 février 2020)
- (en) « Hacksaw Ridge », sur Box Office Mojo (consulté le 10 novembre 2016)
- « Tu ne tueras point », sur JP box-office.com
- (en) Dave McNary, « 'Hacksaw Ridge' Worldwide Box Office Hits $150 Million », sur Variety.com, (consulté le 9 juin 2020).
- (en-US) « 2016 Honorees | Hollywood Film Awards », Hollywood Film Awards, (lire en ligne, consulté le 8 novembre 2016)
Liens externes[modifier | modifier le code]
- Site officiel
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Allociné
- Centre national du cinéma et de l'image animée
- Ciné-Ressources
- (en) AllMovie
- (en) Internet Movie Database
- (en) Metacritic
- (de) OFDb
- (en) Oscars du cinéma
- (en) Rotten Tomatoes
- (mul) The Movie Database
- Film américain sorti en 2016
- Film australien sorti en 2016
- Film de guerre australien
- Film de guerre américain
- Film réalisé par Mel Gibson
- Film sur la guerre du Pacifique
- Film traitant de la violence conjugale
- Film se déroulant sur une île
- Film tourné aux Fox Studios Australia
- Film tourné à Sydney
- Film se déroulant dans la préfecture d'Okinawa
- Film en anglais
- Œuvre traitant de l'objection de conscience
- Film interdit aux moins de 12 ans en France
- Film classé R aux États-Unis
- Film interdit aux moins de 16 ans au Québec