Roger Spottiswoode

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Roger Spottiswoode
Nom de naissance John Roger Spottiswoode
Naissance (75 ans)
Ottawa, Ontario, Canada
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Drapeau du Canada Canadien
Profession réalisateur, scénariste, monteur et producteur
Films notables Under Fire
Turner et Hooch
Demain ne meurt jamais
À l'aube du sixième jour
J'ai serré la main du diable

Roger Spottiswoode est un réalisateur, scénariste, monteur et producteur britannico-canadien, né le à Ottawa (Canada).

Biographie[modifier | modifier le code]

John Roger Spottiswoode nait le (75 ans) à Ottawa dans l'Ontario. Il est le fils du Britannique Raymond Spottiswoode, théoricien du cinéma ayant notamment travaillé pour l'office national du film du Canada dans les années 1940.

Roger Spottiswoode a commencé sa carrière au cinéma dans les années 1960 en assistant le monteur John Bloom. Il travaille ensuite comme monteur pour Sam Peckinpah, avec Les Chiens de paille en 1971 et Pat Garrett et Billy le Kid en 1973. Il travaille également avec Walter Hill, d'abord comme monteur sur le film Le Bagarreur (1975), puis comme scénariste sur le film 48 Heures (1982).

Il fait ses premières armes en qualité de metteur en scène en 1980 avec un petit film d'horreur, Le Monstre du train avec Jamie Lee Curtis, qui surfe clairement sur le succès du film Halloween, puis en 1981 avec le film d'aventures Deux cent mille dollars en cavale.

Roger Spottiswoode n'accède véritablement à la reconnaissance critique qu'en 1983 avec le film Under Fire qui traite de l'histoire de trois journalistes pris dans la révolution au Nicaragua.

Il dirige ensuite Sidney Poitier dans le thriller Randonnée pour un tueur (1988), puis Tom Hanks dans la comédie policière Turner et Hooch l'année suivante. Malgré des critiques presse négatives, le film est un succès au box-office avec 71 079 915 $ rien qu'aux États-Unis et au Canada[1]. Il est ainsi le 16e meilleur film du box-office nord-américain annuel.

Les acteurs Mel Gibson et Robert Downey Jr. à la première mondiale du film Air America (1990)

Il dirige ensuite Mel Gibson et Robert Downey Jr. dans Air America (1990), qui s'inspire de l'histoire d'une compagnie aérienne secrètement détenue et exploitée par le gouvernement des États-Unis de 1950 à 1976 et utilisée comme société écran pour des opérations de la CIA en Indochine. Le succès commercial n'est pas au rendez-vous, le film est tout juste rentable.

Roger Spottiswoode dirige ensuite Sylvester Stallone et Estelle Getty dans la comédie Arrête ou ma mère va tirer ! (1992). Alors que le film rapporte plus de 70 millions de dollar dans le monde[2], il se fait descendre quasiment unanimement par la critique. Le célèbre critique américain Roger Ebert dira notamment « C'est l'un des pires films que j'ai vu. Il n'y a aucun moments drôles. Il n'y aucun moments intéressants »[3].

En parallèle à sa carrière cinématographique, il réalise plusieurs téléfilms comme Les Soldats de l'espérance (1993), adapté du livre And the Band Played On de Randy Shilts qui relate la découverte et de l'expansion du VIH et du sida aux États-Unis. Le téléfilm sort en salles dans certains pays dont la France.

Il réalise ensuite Mesmer (1994), un film biographique sur le médecin allemand Franz-Anton Mesmer, incarné par Alan Rickman. Le film ne connait qu'une sortie limitée.

Il est ensuite choisi pour mettre en scène le 18e opus de la série des films de James Bond produite par EON Productions, Demain ne meurt jamais avec Pierce Brosnan. Sorti en 1997, le film reçoit des critiques partagées mais est un succès commercial (4e meilleur film au box-office mondial de 1997[4]). Il refuse de mettre en scène la suite, Le monde ne suffit pas, pour tourner le film de science-fiction À l'aube du sixième jour avec Arnold Schwarzenegger (2000)[5].

Il met ensuite en scène Mr. Ripley et les Ombres, adaptation cinématographique du roman Ripley et les Ombres de Patricia Highsmith, Barry Pepper y incarne le personnage de Tom Ripley. Il s'attaque ensuite à un film plus engagé, J'ai serré la main du diable (2007). Adapté du livre du même nom écrit par le lieutenant-général Roméo Dallaire, le film raconte la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR) et les événements entourant le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.

Il réalise ensuite une coproduction chinoise, Les Orphelins de Huang Shui, qui sort en 2008 et revient sur la guerre sino-japonaise de 1937-1945. Il enchaine avec le film d'aventures italo-canadien Midnight Sun (2014). Entre quelques téléfilms, il réalise Un chat pour la vie basé sur l'autobiographie de James Bowen (en).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Monteur[modifier | modifier le code]

Producteur / producteur délégué[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]