Piège de cristal

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Piège de cristal
Titre original Die Hard
Réalisation John McTiernan
Scénario Jeb Stuart
Steven E. De Souza
Acteurs principaux
Sociétés de production 20th Century Fox
Silver Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Action
Durée 132 minutes
Sortie 1988

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Piège de cristal (Die Hard) est un film d'action américain réalisé par John McTiernan, sorti en 1988.

Écrit par Jeb Stuart et Steven E. De Souza, le film est adapté librement du roman Nothing Lasts Forever[1] de Roderick Thorp (en) où un policier de la police de New York, John McClane (Bruce Willis) est pris à partie dans un gratte-ciel de Los Angeles par un groupe de criminels de haut-vol mené par Hans Gruber (Alan Rickman), dont le but est de réaliser un vol de 640 millions $ en se faisant passer pour des terroristes et en utilisant des otages, incluant la femme de McClane (Bonnie Bedelia) pour maintenir la police à distance.

Le film sort en salles le aux États-Unis et le en France. Son succès entraîne quatre suites : 58 minutes pour vivre en 1990, Une journée en enfer en 1995, Die Hard 4 : Retour en enfer en 2007, Die Hard : Belle journée pour mourir en 2013.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 1988, le lieutenant de police à New York John McClane se rend à Los Angeles afin de passer Noël en compagnie de son épouse Holly et leurs deux enfants. Une limousine attend John avec un chauffeur, Argyle, pour le mener au siège de la compagnie où travaille sa femme, le gratte-ciel Nakatomi Plaza pour fêter le Noël de l'entreprise. Mais arrivé à l'immeuble où il se rafraîchit dans la salle de bain après le voyage en avion, John entend des cris ponctués de détonations. Un groupe de treize terroristes mené par Hans Gruber investit l'immeuble et prend les occupants en otages. Le groupe se compose de Hans Gruber, Karl, Tony, Theo, Alexander, Marco, Kristoff, Eddie, Franco, Uli, Heinrich, Fritz et James. McClane s'échappe vers un étage supérieur, sans avoir le temps de mettre ni ses chaussures, ni ses chaussettes.

Gruber veut interroger seul à seul le dirigeant de la branche américaine du groupe, Joseph Takagi, affirmant qu'il veut donner une leçon à la multinationale pour sa cupidité. Se mettant à l'écart des otages, Gruber veut le code d'accès pour le coffre de l'immeuble. Gruber admet que le terrorisme est une couverture car en fait il veut voler les 640 millions de dollars en bons au porteur du coffre-fort. Takagi refuse de coopérer et il est exécuté sous les yeux de McClane qui est caché non loin.

McClane tue le frère de Karl, Tony. Il lui prend ses armes et utilise sa radio pour contacter la police de Los Angeles, qui dépêche le sergent Powell sur place. Pendant ce temps, Hans envoie deux hommes pour stopper McClane. McClane tue Heinrich et Marco et leur prend un pain d'explosif C4 et les détonateurs. Gruber envoie Eddie, habillé en agent de sécurité, à la rencontre de Powell. Ce dernier, après vérification, repart satisfait. Mais au moment où il s'installe dans sa voiture, McClane fait tomber le cadavre de Marco sur son capot. Cela alerte les terroristes qui se mettent à mitrailler la voiture. Powell qui fait marche arrière, s'en sort. Il alerte alors la police qui arrive rapidement et entoure le gratte-ciel.

Gruber laisse penser aux policiers qu'il est un terroriste allemand, en demandant la libération de prisonniers membres de diverses organisations terroristes. Il demande également des hélicoptères sur le toit pour que son équipe et les otages puissent gagner un aéroport international. Son plan est de faire exploser le dernier étage de l'immeuble, avec les hélicoptères pour faire croire à sa mort, alors qu'il s'enfuit dans une ambulance garée au sous-sol de l'immeuble.

Le coffre fort est ouvert, et les otages sont amenés sur le toit. McClane intervient, et fait redescendre les otages. Gruber fait quand même exploser le dernier étage, et lorsqu'il s'apprête à descendre rejoindre l'ambulance, McClane le tue.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : version française (VF) sur Voxofilm[4] et RS Doublage[5]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

En 1985, la 20th Century Fox et Joel Silver projettent d'adapter le roman Nothing Lasts Forever pour produire une suite au film Commando. Mais Arnold Schwarzenegger refuse finalement de reprendre son rôle de John Matrix. L'idée scénaristique est donc recyclée par la Fox et le producteur Joel Silver pour un nouveau projet, Die Hard[7].

Après le succès de Predator, John McTiernan a gagné la confiance des producteurs (Lawrence Gordon et Joel Silver) pour son film suivant et dispose désormais d'une plus grande liberté d'action. À l'origine, le scénario était plus sombre, à l'image du roman d'origine, et les preneurs d'otages étaient de véritables terroristes. Mais comme il s'agissait avant tout d'un divertissement d'été, le scénario a été édulcoré et les terroristes sont devenus des cambrioleurs.

Casting[modifier | modifier le code]

Par contrat avec la Fox, Frank Sinatra était lié au projet, car il avait joué dans l'adaptation du roman précédant Nothing Lasts Forever, Le Détective, mais était trop âgé pour le rôle[7].

Le rôle de John McLane a d'abord été proposé à divers acteurs de films d'action comme Sylvester Stallone ou à des acteurs en pleine gloire comme Richard Gere, Al Pacino et Burt Reynolds[7]. Les producteurs se tournent donc vers des acteurs de télévision : Don Johnson (Deux flics à Miami), Richard Dean Anderson (MacGyver) et Bruce Willis, alors en plein succès grâce à la série télévisée comique Clair de lune[7].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le Nakatomi Plaza, en réalité le Fox Plaza, le décor principal du film.

Le tournage débute le 4 novembre 1987 et se termine au début du mois de mars 1988.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

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La tour-vedette du film, le Nakatomi Plaza, est en fait le Fox Plaza le siège de la 20th Century Fox, où l'équipe du film a bénéficié de huit semaines de tournage. Le reste du tournage a eu lieu dans les studios de la Fox à Los Angeles[8]. La tour américaine était encore en construction à l'époque du tournage.

Dans le script tout comme dans le roman qui l'a inspiré, l'action de l'intrigue se déroule en trois jours. Cependant, la majeure partie du film se déroule en une seule nuit.

À l'origine, Bruce Willis n'apparaissait pas sur l'affiche internationale du film du fait qu'il n'était pas vraiment connu du grand public. Finalement, après le succès du film, sa notoriété a considérablement augmenté et les créateurs du film ont alors décidé de l'inclure sur l'affiche.

Durant presque tout le tournage, Bruce Willis portait des chaussures en plastique en forme de pieds nus qui avaient été conçues spécialement pour ses pieds.

L'acteur britannique Alan Rickman, qui joue pour la première fois dans un film en incarnant ici le chef des terroristes, Hans Gruber, ne pouvait s'empêcher de sursauter à chaque fois qu'il tirait un coup de feu. Toutes les scènes où il tire ont été coupées, mise à part une seule, celle où il tue Joe Takagi. Si l'on est attentif, on peut le voir sursauter au moment d'ouvrir le feu.

C'est la seconde fois dans ce film que les acteurs Andreas Wisniewski et Al Leong incarnent des méchants secondaires. En 1987, Wisniewski et Leong avaient incarné respectivement Necros dans Tuer n'est pas jouer et Endo dans L'Arme fatale.

Lorsque les terroristes allemands parlent entre eux, ils disent n'importe quoi. Les germanophones peuvent remarquer qu'ils font de nombreuses fautes de conjugaison notamment. C'est peut-être dû au fait que les acteurs qui incarnent les terroristes avaient été sélectionnés pour leur air menaçant et non pour leur capacité à parler l'allemand.

Bruce Willis a perdu les deux tiers de son audition à l'oreille gauche lors du tournage de la scène où il tue le terroriste Marco en tirant plusieurs coups de feu à travers une table.

Un clin d’œil est inséré lorsque McClane parle d'Arnold Schwarzenegger ; Schwarzenegger avait failli être engagé pour incarner John McClane avant la sélection de Bruce Willis.

La scène où John McClane détruit tout un étage du gratte-ciel en provoquant une explosion à partir de C-4 a été réalisée à partir de flashs extrêmement puissants qui illuminaient l'étage et en superposant une image de destruction avec celle de la maquette noire de l'immeuble.

À l'origine, la scène où Hans rencontre John tout en se faisant passer pour un otage n'apparaissait pas dans le script. En effet, les scénaristes ne voyaient pas comment McClane aurait pu rencontrer Hans sans savoir qui il était, étant donné qu'il était censé avoir vu son visage lors de l'exécution de Takagi.

Hans Buhringer, l'interprète de Fritz, le terroriste aux longs cheveux blonds, n'a pas été appelé pour tourner la scène où son personnage meurt abattu en sortant de l'ascenseur. L'équipe du film a donc décidé de remplacer Buhringer par le cascadeur américain Henry Kingi tout en lui mettant une perruque. La scène a été tournée en une seule prise de la manière suivante : Kingi avait des pétards sur lui afin de simuler sa mort. Buhringer plaisante donc en disant que son personnage n'est pas vraiment mort.

On remarque que l'ambulance que Theo utilise pour s'échapper est trop grand pour rentrer dans le camion. Cette erreur est due au fait que le script n'était pas finalisé lorsque le tournage a débuté.

La scène finale où Hans Gruber meurt en tombant dans le vide a été tournée ainsi : Alan Rickman était perché sur une réplique du building, a six mètres de hauteur et devait être lâché à trois par un cascadeur. Mais, à la demande du réalisateur, John McTiernan, il a été lâché à deux ce qui explique l'expression de son visage lorsqu'on le voit tomber dans le film.

Le plan suivant dans lequel John embrasse Holly après la mort de Gruber a été filmée en quatre prises, car Bruce Willis n'arrêtait pas de faire rire Bonnie Bedelia :

  • lors de la première prise, Willis a eu un fou rire en disant : "Je ne voulais pas faire ça !"
  • lors de la deuxième prise, il l'a fait rire à nouveau.
  • lors de la troisième prise, il s'est mis à chanter une chanson ce qui a fait rire l'ensemble de l'équipe.

Traduction[modifier | modifier le code]

Dans la version allemande du film, les prénoms des terroristes allemands ont été changés par des prénoms américains. Ainsi Hans Gruber devient Jack Gruber, Karl devient Charlie, Heinrich devient Henry. Quand John écrit le nom des terroristes sur son bras, une voix-off précise : « Je vais vous appeler Hans et Karl, comme les deux mauvais géants dans le conte de fées ». Par ailleurs, les références à leurs revendications par rapport à leur pays sont atténuées[9].

Réception[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a rencontré un large succès commercial dès sa sortie en salles, restant dans les dix premières places du box-office américain durant plus de treize semaines avec un total de 83 millions de dollars. Au box-office mondial, Piège de cristal totalise plus de 140 millions de dollars de recettes[2]. En France, le long-métrage ne rencontre pas le même succès, bien qu'ayant cumulé plus de 655 000 entrées en fin d'exploitation en salles.

Critique[modifier | modifier le code]

Piège de cristal reçoit à sa sortie un accueil mitigé de la presse française. Si France Soir le qualifie de « fort efficace » et lui alloue la note maximale, Positif, Télérama, Les Échos et L'Événement du jeudi retiennent d'abord son côté « primaire » sinon « bête », en l'affublant tous d'un timide 2/5. La donne change cependant au fil du temps, le film gagnant un statut culte traduit par des critiques devenues très positives près de trente ans plus tard. Les Inrockuptibles et Métro, entre autres, y voient finalement un précurseur majeur du cinéma d'action, l'honorant chacun d'un 5/5[11]. Même tendance à l'étranger : l'agrégateur Metacritic recense plusieurs retours tièdes datant de 1988, mais retient finalement une moyenne honorable de 70 pour 100[12].

Du côté des spectateurs, le site Allociné affiche une moyenne de 4,2/5, basée sur 34 141 notes données[13]. A l'étranger, le recueil de critiques Rotten Tomatoes rapporte que 92 % des 64 critiques ont donné un avis positif au film, qui hérite au global d'une excellente moyenne de 8,4/10[14]. De même, le site IMDB affiche une très bonne moyenne de 8,2/10 sur 568 155 avis collectés[15].

Héritage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]