Loïc Le Ribault

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Loic Le Ribault
Description de cette image, également commentée ci-après
Loic Le Ribault (date inconnue).
Naissance
Vannes
Décès (à 60 ans)
Dinard
Nationalité Drapeau de la France France
Domaines Micro-analyste
Géologue
Essayiste
Site loic-le-ribault.com

Loïc Le Ribault, né le [H 1] à Vannes[H 2] et mort le à Dinard[1], est un géologue français, docteur ès sciences en sédimentologie et expert judiciaire en micro-analyse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Microscopie électronique[modifier | modifier le code]

Docteur ès sciences en géologie, il devient un des pionniers en France de l'utilisation de la microscopie électronique à balayage[2]. Il rénove la police scientifique française dans les années 1980[réf. nécessaire]. Il devient l'expert en micro-analyse près la Cour d'appel de Bordeaux et près la Cour de cassation. Il fonde en septembre 1981 son propre laboratoire privé : le Centre d'applications et de recherches en microscopie électronique[3] (C.A.R.M.E), dont un des secteurs d'expertise est la micro-analyse[N 1]. Celui-ci fit faillite [Quand ?] à cause du non-paiement d'une dette de quatre millions de francs de la part de l’État français, lequel ne passa plus de commande d'enquêtes afin de ruiner l'entreprise privée et permettant ainsi de récupérer à bas prix le matériel coûteux (microscopes électroniques) et les protocoles d'études[réf. nécessaire] en créant en 1987 l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale, qui développe sa méthode d'exoscopie des sables[2]. Il a notamment mis au point une méthode révolutionnaire d'examen microscopique des sédiments permettant de déterminer l'histoire géologique et la provenance des grains de sable[4][source insuffisante].

Silicium organique[modifier | modifier le code]

Durant les années 1990, il met au point la molécule G5 à base de ce qu'il appelle le silicium organique[H 3],[H 4], d'après les travaux de Norbert Duffaut[H 5],[H 4], chimiste organicien de l'université de Bordeaux, qui réussit à synthétiser en 1957 une molécule de silicium organique, stabilisée avec de l'acide salicylique[N 2],[H 6]. Il s'agit d'un silanol de formule CH3-Si(OH)3. Le silicium organique se forme naturellement à la surface de la silice sous l'action d'éléments liés aux racines des végétaux pour leur permettre de l'assimiler. La mise sur le marché de ce produit[N 3] lui vaut une condamnation pour exercice illégal de la médecine et de la pharmacie[1]. Des plaintes ont en effet été déposées par le conseil de l'Ordre des médecins en France et par l'Ordre national des pharmaciens. Après une cavale de 7 ans dans les Caraïbes, à Jersey puis en Irlande, il est arrêté en 2003 à Genève à la suite d'un mandat d'arrêt international. Jugé en 2004 à Bordeaux, il est condamné à un an de prison[2].

Il s'installe à la suite de ces mésaventures en Irlande, où il commercialise son produit qu'il fait autoriser dans l'ensemble du Commonwealth.

Depuis le 18 février 2011, Silicium España Laboratorios SL détient officiellement le titre de propriété intellectuelle du Dr Loïc Le Ribault. Silicium España est propriétaire des marques « Loïc Le Ribault » et « Silicium G5 »[5] et vend le silicium G5.

Il meurt en 2007 à l'âge de 60 ans dans des circonstances non élucidées.

Le 6 juin 2017, Les Amis de Loïc Le Ribault avec Laure Pouliquen[réf. nécessaire] ont célébré le 10e anniversaire de sa disparition au cimetière de Saint-Jacut-de-la-Mer[6].

Publications[modifier | modifier le code]

Œuvres scientifiques et articles sur la géologie[modifier | modifier le code]

  • LE RIBAULT L. (1972), La mémoire des grains de sable, La Recherche, n° 28, novembre, pp. 985-987.
  • LE RIBAULT L. (1973), L'exoscopie, Thèse de troisième cycle en sédimentologie, soutenue le 29 juin 1973, Université Paris-Sud, Centre d'Orsay, 62 pages.
  • LE RIBAULT L. (1974) : L'exoscopie, méthode de détermination de l'histoire géologique des quartz détritiques, Revue de géographie physique et de géologie dynamique, (2), vol. XVI, fasc. 1, pp. 119-130.
  • LE RIBAULT L. (1974) : Exoscopie et endoscopie des quartz d'origine détritique, Rendiconti della Società Italiana di Mineralogia e Petrologia, vol. XXX, pp. 373-416.
  • LE RIBAULT L. (1974) : L'histoire d'un grain de sable révélée par l'exoscopie au microscope électronique à balayage, Revue de l'Association des professeurs de biologie - géologie, n° 3-1974, fasc. 214, pp. 375-385.
  • LE RIBAULT L. (1975) : L’exoscopie, méthode et applications, Notes et Mémoires de la Compagnie Française des Pétroles, n° 12, 230 pages, 450 photographies (Epuisé).
  • LE RIBAULT L. (1977), L’exoscopie des quartz, Editions Masson, Paris, 200 pages, 170 photographies (Epuisé).
  • LE RIBAULT L. (1977), Egzoskopia : metoda okreslania geologicznej preszloscikwarcow detrytycznych (en polonais), Kwartalnik Geologiczny, Varsovie (Pologne), t. 21, n° 1, pp. 175-193.
  • LE RIBAULT L. (1978), The exoscopy of quartz sand grains, Scanning Electron Microscopy in the Study of Sediments (en inglés), Swansea (Grande-Bretagne), pp. 319-328.
  • LE RIBAULT L. (1980), Exoscopie des quartz : fiches signalétiques et interprétation des principaux caractères phénomorphiques, Thèse de doctorat d'Etat ès-Sciences, soutenue le 7 juin 1980, n° 2286, Université Paris-Sud, Centre d'Orsay, 427 pages.
  • LE RIBAULT L. (1984), Une méthode pour déterminer l'histoire des grains de sable : l'exoscopie, Bulletin de la Société d'Anthropologie du Sud-Ouest, tome IX, n° 2, pp. 123-137.

Sur le quartz[modifier | modifier le code]

  • AUBERT D. & LE RIBAULT L. (1975), Quartz du pied du Jura, Bulletin de la Société Vaudoise de Sciences Naturelles, Lausanne (Suisse), n° 348, vol. 72, pp. 231-240.
  • BALTZER F. & LE RIBAULT L. (1971), Néogenèse de quartz dans les bancs sédimentaires d’un delta tropical : aspect des grains en microscopies électronique et optique, Comptes rendus de l’Académie des Sciences, Paris, 273, D, pp. 1083-1086.
  • BARBEY C., CARBONNEL J.-P., LE RIBAULT L. & TOURENQ J. (1974), Mise en évidence par exoscopie des quartz de plusieurs épisodes éoliens au cours du Quaternaire mauritanien, Comptes rendus de l’Académie des Sciences, Paris, 278, D, pp. 1163-1166.
  • BARBEY C., CARBONNEL J.-P., DUPLAIX S., LE RIBAULT L. & TOURENQ J. (1975), Etude sédimentologique de formations dunaires en Mauritanie Occidentale, Bulletin de l’Institut Fondamental d’Afrique Noire, Dakar (Sénégal), t. 37, sér. A, n° 2, pp. 255-281.
  • CLOCCHIATTI R., RODRIGO L. A. & LE RIBAULT L. (1978), Endoscopie et exoscopie de grains de quartz des formations du Pliocène et du Quaternaire de La Paz (Bolivie), Cahiers O.R.S.T.O.M., série Géologie, vol. X, n° 1, pp. 127-143.
  • GIRESSE P. & LE RIBAULT L. (1981), Contribution de l’étude exoscopique des quartz à la reconstitution paléogéographique des derniers épisodes du Quaternaire littoral du Congo, Quaternary Research, 15, pp. 86-100.
  • HAMOUMI N., LE RIBAULT L. & PELHATE A. (1981), Les Schistes du Cosquer (Ordovicien supérieur, Massif armoricain occidental) : une formation glacio-marine à la périphérie d’un inlandsis ordovicien, Bulletin de la Société géologique de France, (7), t. XXIII, n° 3, pp. 279-286.
  • HOUTMANN A. & LE RIBAULT L. (1979), Evolution des quartz, exoscopie, Annales de l'université de Provence, tome VI, n° 1.
  • HOYEZ B. & LE RIBAULT L. (1976), Caractères exoscopiques de quartz provenant de grès numidiens tyrrhéniens et de grès glauconieux de Sicile Centro-Occidentale, Annales de la Société Géologique du Nord, t. XCVI, pp. 193-197.
  • HUBSCHMAN J. & LE RIBAULT L. (1972), Détermination, par exoscopie des quartz, de l’origine des limons quaternaires dans le Sud-Est du Bassin Aquitain, Comptes rendus de l’Académie des Sciences, Paris, 275, D, pp. 1477-1480.
  • LEGIGAN Ph. & LE RIBAULT L. (1974), Evolution des quartz dans un podzol humo-ferrugineux développé sur le Sable des Landes, Comptes rendus de l’Académie des Sciences, Paris, 279, D, pp. 799-802.
  • LEGIGAN Ph. & LE RIBAULT L. (1976), Sur les mécanismes de sédimentation du complexe détritique continental plio-quaternaire des Landes de Gascogne révélés par l’exoscopie des quartz, Bulletin de l’Institut de Géologie du Bassin d’Aquitaine, n° 20, pp. 3-23.
  • LEGIGAN Ph., LE RIBAULT L. & MISKOVSKY (1989), L’histoire des grains de sable, Association pour l’étude de l’environnement géologique de la préhistoire et des interactions entre l’Homme et son cadre de vie, éditions Géopré, 20 diapositives avec fascicule-commentaire illustré.
  • LEGIGAN Ph., LE RIBAULT L & MONTRON S. (1989), Exoscopie des quartz fluviatiles. Délai d’acquisition des caractères de la surface des grains au long du cours d’une rivière, Comptes rendus de l’Académie des Sciences, Paris, 309, Série II, pp. 575-581.
  • LE RIBAULT L. (1971), Présence d'une pellicule de silice amorphe à la surface de cristaux de quartz des formations sableuses, Comptes rendus de l'Académie des Sciences, Paris, 272, D, pp. 1933-1936.
  • LE RIBAULT L. (1971), Comportement de la pellicule de silice amorphe sur les cristaux de quartz en fonction des différents milieux évolutifs, Comptes rendus de l'Académie des Sciences, Paris, 272, D, pp. 2649-2652.
  • LE RIBAULT L. (1972), Exoscopie : caractères distinctifs des quartz à évolution fluviatile, Comptes rendus de l'Académie des Sciences, Paris, 274, D, pp. 3190-3193.
  • LE RIBAULT L. (1972), Exoscopie : caractères distinctifs des quartz à évolution marine, Comptes rendus de l'Académie des Sciences, Paris, 275, D, pp. 735-738.
  • LE RIBAULT L. (1975), Application de l’exoscopie des quartz à quelques échantillons prélevés en Manche Orientale, Phil. Trans. Royal Society of London A., 277, pp. 277-286.
  • LE RIBAULT L. & TASTET J.-P. (1979), Apports de l’exoscopie des quartz à la détermination de l’origine des dépôts quaternaires littoraux de Côte d’Ivoire, Comptes rendus du 1978 International Symposium on Coastal Evolution in the Quaternary, Brasilian National Working Group for the I.G.C.P., Project 61, Sao-Paulo (Brésil), pp. 573-587.
  • LE RIBAULT L. & TOURENQ J. (1972), Mise en évidence de trois types d’apports détritiques dans les Sables et Argiles du Bourbonnais d’après l’examen de la surface des grains de quartz au microscope électronique à balayage, Comptes rendus de l’Académie des Sciences, Paris, 274, D, pp. 528-531.
  • M’RABET A. & LE RIBAULT L. (1978), Analyse exoscopique des séquences sableuses du Barrémien (formation Boudinar) de la Tunisie Centrale, Comptes rendus de l’Académie des Sciences, Paris, 286, D, pp. 399-402.
  • PELRAS M. & LE RIBAULT L. (1981), Certains microbes jouent-ils un rôle dans les phénomènes de silicification ?, Rev. de Géographie Physique et de Géologie Dynamique, vol. 23, fasc. 2, pp. 151-160.

Livres[modifier | modifier le code]

  • L’Exoscopie des quartz, Éditions Masson, Paris:1977, (ISBN 9782225461231)
  • Microanalyse et criminalistique
  • Micropolis, 1998
  • Le prix d'une découverte - Lettre à mon juge, 1998
  • L'Irlande, un an plus tard, 2001
  • Qui a peur de Loïc Le Ribault ?

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • « Les empreintes du crime » le 6 juin 2000 dans Faites entrer l'accusé présenté par Christophe Hondelatte sur France 2.
  • Jean-Yves Bilien et Pantxo Arretz, Loïc Le Ribault : mandat d’arrêt contre un chercheur, Paris, Satya productions, 2003 [dl 2007], film documentaire : 1 DVD [vidéo] monoface simple couche zone 2 : 4/3, coul. (PAL), son., surround, durée : 54 min 03 s (notice BnF no FRBNF41164451, lire en ligne), cf. à partir de 22 min 36 s, chap. 3 (« Loïc Le Ribault et le silicium organique »)

Médias[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La théorie des sables selon laquelle le système de reconnaissance de la provenance du sable peut être utilisé en criminologie.
  2. Molécules G1 et G2 appliquées en médecine sous l'appellation « DNR » (Duffaut Norbert Remède).
  3. Vendu comme produit de médecine douce.

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  1. Dana 2007, p. 304
    « Loic Le Ribault è nato il 18 Aprile 1947 in Francia. »
  2. de Beketch et Le Perlier 2005 à 13 min 07 s
  3. Dana 2007, p. 304
    « Loic Le Ribault [...] Il ricercatore e l'inventore dell'autentico Silicio organico. »
  4. a et b Bilien 2003 / 2007 à 22 min 36 s
  5. Metzger 2010, p. 156
  6. Dana 2007, p. 304
    « Il G5 liquido deve essere conservato a temperatura ambiente possibilmente al riparo della luce. »

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Loïc Le Ribault est mort », 20 minutes Online, le 7 juin 2007
  2. a b et c Éric Lemasson, « Grandeur et décadence d'un expert », émission Le Magazine de la santé sur France 5, 20 juin 2013
  3. Paul Malliavin (directeur de publication), Écrits de Paris : revue des questions actuelles, Paris, Centre d'études des questions actuelles, politiques, économiques et sociales, Société parisienne d'édition et de publication (no 700 à 704), (ISSN 0013-0710, notice BnF no FRBNF34348549, lire en ligne), « Loïc Le Ribault, le savant qui en savait trop », p. 48 (notice BnF no FRBNF32846678)
    « En septembre 1981, après avoir vainement essayé d'intéresser l'État à son projet, Le Ribault crée le C.A.R.M.E., Centre d'applications et de recherches en microscopie électronique, un laboratoire de micro-analyse unique au monde qui rapidement deviendra le correspondant privilégié des magistrats, de la DST et même du FBI. En dix ans, il traitera plus de 1 500 affaires criminelles. Mais son succès n'est pas du goût de tous. Ainsi lorsqu'il fait la preuve que la terre jetée sur le corps d'un des « disparus de Mourmelon », Trevor O'Keefe, et celle collée à la pelle cachée dans la camionnette de l'adjudant-chef Chanal est la même. Ou qu'il découvre des traces de titane sur des victimes de l'explosion, qui, le , a détruit l'immeuble de la Maison des Têtes, dans le Vieux Toulon, faisant 13 morts. Officiellement, c'est un suicide au gaz. Pour le CARME, c'est le résultat d'un missile tiré lors des manœuvres se déroulant au même moment dans la baie. »
  4. Genève Home Informations, 4-5 février 2004, Il nous écrit de prison, par Gil Egger, p. 27
  5. « Communiqué de presse », sur http://www.loic-le-ribault.com/
  6. Un hommage à Loïc Le Ribault, génie de la médecine, Ouest-France, 8 juin 2017.

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