Jonquerettes

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Jonquerettes
Jonquerettes
Place de l'Église.
Blason de Jonquerettes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Avignon
Canton Le Pontet
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Avignon
Maire
Mandat
Daniel Bellegarde
2014-2020
Code postal 84450
Code commune 84055
Démographie
Gentilé Jonquerettois, Jonquerettoises
Population
municipale
1 462 hab. (2015 en augmentation de 7,66 % par rapport à 2010)
Densité 569 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 53″ nord, 4° 56′ 01″ est
Altitude 120 m
Min. 38 m
Max. 119 m
Superficie 2,57 km2
Localisation

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Jonquerettes est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants s'appellent les Jonquerettois et les Jonquerettoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est au milieu des champs de vigne, à la lisière du bois de Saint-Jean. Situé à 8 km à l'est d'Avignon, il est essentiellement résidentiel,

Accès et transports[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par la route nationale 100, puis la route départementale 6. Route et chemin de fer marquent la frontière avec le coteau sur lequel est bâti le village et la plaine inondable.

L'autoroute la plus proche est l'autoroute A7 et la gare TGV la plus proche est la gare d'Avignon TGV.

Relief[modifier | modifier le code]

La commune est composée d'une plaine alluviale marécageuse, arrosée par les eaux des Sorgues. C'est sur le coteau est que s'est développé le village, tout d'abord en cercle autour du château et de l'église, puis le long de l'avenue principale orienté est-ouest.

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune est constituée d'une plaine alluviale récente recouvrant un épandage durancien sur plusieurs mètres d'épaisseur. Sa partie est où est installé le village est un coteau de calcaire urgonien.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse, dont celui de l'Isle-sur-la-Sorgue auquel appartient la commune, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte de Brun cadet prévoyant « l'arrosement d'une partie des terres du Comtat Venaissin », 1771.

La ville est traversée par l'est par la Sorgue d'Entraigues, un des bras de la rivière et se dirigeant vers Saint-Saturnin-lès-Avignon avant de rejoindre le Rhône.

Quelque 10 000 ans avant notre ère, la Durance se jetait dans le Rhône, non pas en aval mais en amont d'Avignon. Son cours partait de Cheval-Blanc pour se diriger vers Vedène, coupant le lit de la Sorgue et rejoignait le fleuve au nord du rocher des Doms. Seuls émergeaient alors la colline de Thouzon et l'oppidum d'Entraigues[2]. Cela a été mis en évidence par des forages à Saint-Saturnin-lès-Avignon, Jonquerettes et Entraigues-sur-la-Sorgue qui ont révélé un épandage alluvial typiquement durancien sur plusieurs mètres d'épaisseur dans toute la plaine de la Sorgue[3].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en altitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare.

Mois
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 25 20 13 10 21,2
Températures minimales moyennes (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 10,5
Températures moyennes (°C) 6 7,5 11 13 17,5 21 24 24 19,5 15,5 9,5 6,5 14,6
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 47,7 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,3 34,0 465,1
Source : Données climatologiques de Vedène (Vaucluse) 2000-2007

Le mistral[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mistral (vent).

Dans cette commune qui produit des côtes-du-rhône[4] aucun vigneron ne se plaint du mistral - même violent, car celui-ci a des avantages bénéfiques pour le vignoble. Appelé le « mango-fango », le mangeur de boue, il élimine toute humidité superflue après les orages, dégage le ciel et lui donne sa luminosité, préserve les vignes de nombre de maladies cryptogamiques et les débarrasse d'insectes parasites.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention de Jonquerettes apparaît sur une donation de 853 par laquelle Gosselin et sa femme remettent à l'évêque d'Avignon et son église celle de "Santae Mariae in villa de Joncariis, in Comitatu Avennico".

En 1050, Rostang, évêque d’Avignon, donne, ou plutôt restitue, l’église Santae Mariae de Juncariis à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui la possédait dès le milieu du IXe siècle[5]. Au milieu du IXe siècle, il existait là un vaste domaine, ou un simple hameau non défendu, issu peut-être d'un vicus gallo-romain qui fut à l'origine de l'agglomération actuelle.

En 1162 Giraud Amic est cité comme seigneur. En 1371 Amic, de la branche de Sabran, vend à Guirand de Sabran. En 1412 Bérenger de Simiane en rend hommage.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Jonquerettes fut ensuite partagée en co-seigneuries si l'on en juge par la qualification de seigneur en partie concernant Melchior de Siminae en 1506. Plus Tard, en 1655, J.B. du Roure, abbé de Saint-André, vend le domaine à François d'Honoraty qui en fait hommage à la chambre apostolique dès le 12 juin. Cette famille le conserva près de quatre-vingts ans.

Période moderne[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Roch construite en remerciement après la grande peste de 1720 borne le développement de la commune en ce milieu du XVIIIe siècle. Selon le cadastre napoléonien la population, tout comme la physionomie du village ne bougent guère jusqu'à l'après-guerre.

C'est l'abbé d'Honoraty qui demanda, et obtint du vice-légat l'autorisation de vente pour la terre, fief seigneurie et juridiction de Jonquerettes et les céda en décembre 1735 à Jean-Noël Limojon de Saint-Didier qui mourut neuf ans plus tard. Sa veuve, en se remariant en 1760 avec le marquis de Savigny lui apporta la seigneurie, puis en 1789, par testament, la légua à la marquise de Varennes.

Le fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

En 1807, Augustine de Varènes, par son mariage avec le marquis de Baroncelli-Javon le lui apporta en dot. Par héritage, il parvint entre les mains des barons de Montrond auxquels il appartient encore vers 1960.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Une micro-centrale hydro-électrique est programmée pour fournir une centaine de kilowattheures ainsi qu'une zone artisanale de douze lots à la limite de Saint-Saturnin-lès-Avignon[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est lié à la présence de joncs dans la plaine. Le joncus latin auquel s'est ajouté le diminutif -ittum est donc à l'origine de ce toponyme[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason ville fr Jonquerettes (Vaucluse).svg

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur à la bande d'or remplie de gueules, accompagnée en chef d'un sautoir alésé d'or et en pointe d'un jonc du même[8]

Le blason de la commune symbolise de la dualité du terroir : d'un côté le jonc, plante marécageuse qui a donné le toponyme ; de l'autre la croix de Saint-André, le clocher à l'origine de l'implantation humaine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 aout 2011 Jacky Buis    
octobre 2011 5 avril 2014 Robert Boyer    
5 avril 2014 en cours Daniel Bellegarde SE  

Jacky Buis est décédé en cours de son second mandat[9], à l'âge de 74 ans.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2015, la commune comptait 1 462 habitants[Note 1], en augmentation de 7,66 % par rapport à 2010 (Vaucluse : +2,66 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
143159157214234255275311312
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
319358323310310235250253238
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
236234210180187215201223219
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2132534778121 0881 2361 2511 3581 462
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 40 428 €, ce qui plaçait Jonquerettes au 2 287e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole, en faisant la commune la plus riche du Vaucluse[14].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le coteau fut tout d'abord planté en céréales, olivier et vigne, puis se développa la sériciculture avec des mûriers plantés le long de la voie principale, qui ne survécut pas à la pébrine. Jadis était cultivée en garance. Avec les teintures artificielles (alizarine), l'ancienne usine ferma ses portes au début du XXe siècle. Des vergers d'arbres fruitiers (pomme et poire) remplacèrent la culture de la garance devenue obsolète après la Première Guerre mondiale.

L'irrigation était faite par quelques sources, fioles, et roubines qui coulaient le long du coteaux. Aujourd'hui, bien que classé en côtes-du-rhône, le vignoble de la commune souffre de la périurbanisation et au mittage du terroir. À partir des années 1970 la poussée démographique importante due à des nouveaux arrivants modifia une partie de l'aspect du village avec les mouvements pendulaires journaliers des nouveaux « rurbains ».

Tourisme[modifier | modifier le code]

Avec sa proximité d'Avignon et de son riche patrimoine, du Luberon, des Alpilles, la présence de la Sorgue, etc. le tourisme occupe directement ou indirectement une place importante dans l'économie de la commune.

Pour accueillir les touristes, la commune dispose de chambres d'hôtes et locations vacances.

Équipements ou services[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La ligne 11 du réseau TCRA du Grand Avignon dessert la ville matin, midi et soir à destination d'Avignon centre (Poste).

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école maternelle et une école primaire Les Javonnes[15]. Ensuite les élèves sont dirigés vers le collège Anne-Frank de Morières-lès-Avignon[16], puis les lycées d'Avignon.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs associations sportives sur sa commune (boxe, gym, tennis...).

Randonnée pédestre.

Santé[modifier | modifier le code]

Cabinet de soins infirmiers.

Centre médical regroupant médecins, acupuncteur, kinésithérapeute, thérapeute, vétérinaire, dentiste, podologue, ostéopathe, psychomotriciens.

Les centres d'analyses médicales et les hôpitaux les plus proches sont sur L'Isle-sur-la-Sorgue et Avignon.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Un commerce : LE JARDIN DE JONQUERETTES.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-André.

Catholique (église).

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et le contrôle de la qualité de l'air se fait dans le cadre de la communauté d'agglomération du Grand Avignon, elle-même adhérente au syndicat mixte pour la valorisation des déchets du pays d'Avignon.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au cœur du bourg, les maisons sont regroupés autour de l'église Saint-André et du château.

Le château, toujours habité, date du XIVe siècle dans sa grande majorité avec toutefois des éléments plus anciens.

L'église paroissiale Saint-André, d'origine romane, fut partiellement détruite lors des guerres de religion. Relevée avec les matériaux provenant de sa ruine et l'utilisation de murs encore debout, elle fut reprise sur un plan différent, désorientée. Quelques vestiges de l'ancien édifice roman ont été intégrés dans l'ancien presbytère, ce qui semble être le cas des deux colonnes à cannelures et chapiteaux ouvragés à feuillages de l'entrée.

Fontaine d'eau potable en face de la petite mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille de Giraud Amic, branche cadette de la famille de Sabran.
  • Famille de Simiane.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, (ISBN 2903044279)
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), (ISBN 284406051X)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. Histoire de la Sorgue
  3. * Georges Truc, L'eau en Vaucluse. Origine, fonctionnement, potentiel et qualité des réservoirs aquifères, Éd. Conseil Général de Vaucluse, Avignon, 1991, p. 70-71.
  4. Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine
  5. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 219
  6. Jonquerettes commune du Grand Avignon
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1818.
  8. Source : l'armorial des communes de Vaucluse.
  9. Décès de Jacky Buis
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 1er septembre 2017)
  15. Enseignement publique primaire en Vaucluse
  16. Carte scolaire du Vaucluse

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]