Les Feux de la rampe

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Les Feux de la rampe
Description de l'image Limelight (1952) - original theatrical poster.jpeg.

Titre original Limelight
Réalisation Charlie Chaplin
Scénario Charlie Chaplin
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Durée 137 min.
Sortie 1952


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Feux de la rampe (Limelight) est un film américain de Charlie Chaplin, sorti en 1952.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Calvero seul dans sa chambre pensant à son succès passé

Le dernier film américain de Charles Chaplin raconte l'histoire d'un clown de music-hall (Calvero) à la retraite devenu alcoolique qui sauve une jeune danseuse de ballet du suicide (Thérèse Ambrouse, dite Terry). Il l'héberge et découvre qu'elle a développé une paralysie neurasthénique des jambes. Calvero s'occupe d'elle durant sa convalescence et tente de la convaincre de la nature psychologique de sa paralysie, tout en la stimulant à marcher de nouveau et à reprendre confiance en elle.

La carrière du vieux clown est à plat, mais après quelques semaines de cohabitation avec Terry avec qui il prétend être marié pour sauver les apparences, l'occasion se présente à lui de retourner sur scène. Son impresario lui a finalement trouvé un contrat, car plus personne ne voulait de lui. Il prend son courage à deux mains et reprend la scène, à jeun cette fois. Il découvre vite qu'il n'est plus aussi amusant et ce retour est un échec. Calvero retourne chez lui désespéré et humilié. C'est au tour de Terry de lui faire la leçon d'optimisme et de confiance en soi. Dans un accès de conviction à le haranguer, elle retrouve sa capacité à marcher.

Terry se remet rapidement à sa carrière de danseuse et gravit les échelons du succès. Elle en vient à faire engager son vieil ami dans une pantomime où elle tient la vedette. Son compositeur ne lui est pas inconnu: c'est Neville, un amour secret de jeunesse alors qu'il n'était qu'un compositeur sans fortune qu’elle avait secrètement aidé. Mais elle est amoureuse de Calvero et infiniment reconnaissante envers lui. Elle lui avoue alors son amour, demandant même à l'épouser. Sans refuser ouvertement, Calvero est sensible à cette marque d'affection, mais demeure bien conscient de la différence d'âge et de cette impossible idylle. Alors que Terry, au faîte de sa gloire, participe à une fête soulignant son succès, Calvero s'esquive et la quitte.

Terry poursuit une brillante carrière internationale. Quant à lui, Calvero retrouve le bonheur et la sérénité comme musicien de rue avec de vieux amis de beuverie. Il a fait le deuil de sa notoriété et assume pleinement son statut de musicien-mendiant (tramp). Alors qu'il passe le chapeau, il rencontre Neville. Calvero s'empresse de prendre des nouvelles de Terry; il se réjouit d'apprendre qu'elle a une brillante carrière et qu'elle continue de revoir Neville.

Neville a vite mis Terry au courant de sa rencontre fortuite avec Calvero qu'elle s'empresse de retrouver. Grâce à ses contacts dans le milieu artistique, elle lui organise une gala où Calvero tiendra la vedette. Il s'inquiète de son succès et Terry ménage tous ses efforts pour lui éviter un échec. Le soir du gala, serein, Calvero joue le tout pour le tout: il boit avant le spectacle car il sait qu'il est plus drôle en état d’ébriété.

Le numéro est un triomphe et la salle croule de rire. Il reprend ses anciens numéros solo. La foule en délire demande un rappel. Il présente un duo avec son compagnon de musique de rue, incarné par le légendaire Buster Keaton.

À sa sortie de scène, un malaise cardiaque l'assaille. On le transporte en coulisse d'où il peut admirer Terry danser sur scène alors qu'il meurt.

Dans ce film, le personnage de Calvero n'est pas sans rappeler celui de Charlot. C'est ainsi que Chaplin fait ici ses adieux à son personnage fétiche.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Et, parmi les acteurs non crédités :

Distinction[modifier | modifier le code]

Le film a reçu l'Oscar de la meilleure musique en 1973 alors qu'il date de 1952 [1] . En effet, Chaplin, victime du Maccarthysme, avait décidé de s'exiler en Europe juste avant sa sortie ; ainsi, le film n'est sorti aux États-Unis que vingt ans plus tard.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Pour le scénario, les décors et les costumes, Chaplin s'est inspiré des souvenirs qu'il avait de sa mère Hannah Chaplin et de l'univers des music-hall qu'il avait connu dans son enfance[1].

Ce film a été considéré comme son « film testament »[2]. Sa préparation a été très longue (2 ans et demi) et son tournage a été très court (55 jours).

Le tournage du film a fait l'objet d'un reportage intitulé Chaplin at work, publié dans Life, par le photographe Eugene Smith.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charlie Chaplin, Peter Ackroyd (ISBN 9782848764993)
  2. Oona Chaplin, Bertrand Meyer-Stabley, Pygmalion (ISBN 9782756404998)

Liens externes[modifier | modifier le code]