Exodus (film, 1960)

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Exodus
Description de l'image Exodus poster.jpg.
Titre original Exodus
Réalisation Otto Preminger
Scénario Dalton Trumbo
Acteurs principaux
Sociétés de production Otto Preminger Films
Carlyle Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Durée 208 minutes
Sortie 1960

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Bande-annonce du film.

Exodus est un film américain d'Otto Preminger sorti en 1960. Basé sur le roman homonyme de Leon Uris, il dépeint de façon assez libre les événements associés à la fondation de l'État d'Israël, à partir de l'aventure de l'Exodus jusqu'au vote du plan de partage de la Palestine et aux prémisses de la guerre qui s'ensuit.

En 1947, sur l'île de Chypre, des rescapés de l'Holocauste tentent de passer en Israël, et se heurtent à la tutelle anglaise en Palestine. Les organisations sionistes préparent alors une opération de grande ampleur afin de contourner le blocus britannique, et de précipiter les débats alors en cours à l'ONU sur le statut de ce territoire. Ari Ben Canaan prend le commandement du bateau, et une Américaine, Kitty Fremont, y prend place pour remplacer le médecin du bord. A leur arrivée en Palestine, Ben Canaan aide à faire échapper d'une prison britannique de nombreux membres d'une organisation sioniste rivale de la sienne. L'indépendance de deux états, un juif et un arabe, est peu après votée à l'ONU, mais Ben Canaan et sa compagne Kitty doivent faire face aux débuts de la guerre qui s'ensuit.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 1947, plusieurs centaines de réfugiés juifs, rescapés de l'Holocauste, désirent à tout prix rejoindre la Palestine. Ayant tout perdu, arriver en Israël est leur unique espoir. Cependant, les rescapés n'ont pas de certificat d'immigration pour la Palestine, et sont arrêtés par les Anglais en mer. Les troupes britanniques les parquent dans des camps dans l'île de Chypre, en attendant sans doute leur renvoi en Allemagne ; en attendant, les organisations sionistes envoient des hommes de Palestine pour administrer les camps britanniques chypriotes.

Une Américaine, Kitty Fremont, récente veuve d'un ami du commandant des forces britanniques de Chypre, le général Sutherland, fait un long périple dans le Commonwealth. Sur proposition de Sutherland, elle offre son aide aux réfugiés en tant qu'infirmière. Sutherland montre à l'égard des réfugiés plus de compassion que ses subordonnés, et refuse pour le moment de les renvoyer en Europe. De leur côté, les réfugiés, qui sont alors 30 000, supportent mal la tutelle des autorités, qu'elles soient britanniques ou juives. Ari Ben Canaan, un membre de la Haganah, s'infiltre clandestinement à Chypre, et est accueilli par les sionistes dirigeant le camp. Il a un plan : faire prendre la mer aux 611 derniers arrivés du navire L’Étoile de David, et les emmener en Palestine, rapidement. L'ampleur de cette opération, et sa précipitation, par rapport aux fuites habituelles d'une dizaine de personnes au maximum, répond à un impératif : faire en sorte que l'opération soit finie avant que les Nations unies ne votent sur le statut de la Palestine, lors de la session alors en cours. Une évasion en masse de personnes à peine internées peut faire pencher la balance en faveur des réfugiés et des sionistes. Ils seront aidés dans leur tâche par Mandria, chypriote et désireux de l'indépendance de son île. Ben Canaan se méfie toutefois de tous ceux qui ne sont pas juifs.

L'infirmière Fremont se rapproche de la jeune Karen Hansen, au point de pouvoir la faire sortir du camp pour quelques heures, après demande auprès de Sutherland. S'étant prise d'affection pour elle, elle souhaiterait l'emmener en Amérique, mais Karen n'est pas aussi enthousiaste : elle espère encore que son père, peut-être encore en vie, puisse la rejoindre. De son côté, Mandria fournit à Ari un vieux navire, L’Olympia, qui sera commandé par le capitaine Hank Schlosberg. Ben Canaan se fait passer pour un officier britannique - qu'il a été - de la compagnie du train, et se présente avec de faux ordres pour déplacer les réfugiés qu'il souhaite faire embarquer. Les autorités se plient fort facilement aux ordres donnés, notamment par le soulagement de certains officiers de voir partir ceux qui les encombrent. Mais Kitty Fremont demande à ce que Karen lui soit remise, puisque cette dernière avait accepté son offre. Sutherland, sollicité, comprend que le soi-disant capitaine portait des ordres falsifiés, contresignés par son second, le major Caldwell : celui-ci, fortement antisémite, est sommé par le général de réparer l'erreur qu'il a commise. Caldwell réagit rapidement en bloquant la sortie du port de L’Olympia. Mais Ben Canaan le force à laisser passer le navire en menaçant de le faire exploser dans le port, si un seul soldat anglais monte à bord.

Sutherland demande alors des instructions à Londres : deux ans auparavant, un cargo de la Haganah, retenu de la même façon à Chypre, avait déjà sauté pour les mêmes raisons. Fremont demande alors de pouvoir contacter Karen, pour comprendre ce qu'il se passe. Celle-ci ne veut pas quitter le bateau, même si Kitty lui propose de partir avec elle en Palestine de leur côté. Sutherland prend contact auprès de Ben Canaan, et l'avertit que sans pour autant que les forces britanniques arraisonnent le navire, la sortie du port reste impossible, les vivres et les médicaments nécessaires étant tout de même fournis. Les réfugiés doivent prendre une décision : la grève de la faim est proposée, et votée, tandis que 23 passagers repartent volontairement pour le camp. Le navire, rebaptisé Exodus, arbore désormais le drapeau d'Israël. L'eau douce est rationnée, et la toilette est faite à l'eau de mer. Les réfugiés écoutent tous les jours les nouvelles : présentation du rapport sur la situation palestinienne auprès de la commission de l'ONU, dont la conclusion est toujours retardée, pendaison de membres de l'Irgoun à Acre... À terre, Madria fait de la publicité pour cette action, tout en collectant des vivres pour la Croix-Rouge, en espérant un départ prochain.

Après une discussion entre eux, Sutherland part pour Londres faire un rapport en faveur des réfugiés, tandis que Fremont monte à bord de l’Exodus afin de remplacer le médecin juif du bateau, décédé : elle prendra également part à la grève de la faim. Après quelques jours, Sutherland est relevé, à sa demande, de ses fonctions à Chypre. Le gouvernement britannique accepte par ailleurs l'appareillage du bateau, et le transport des réfugiés jusqu'en Palestine.

À leur arrivée en Palestine, Fremont se rend au consulat, pour clarifier sa propre situation. Karen est dirigée vers le kibboutz de Gan Dafna (dans la vallée de Jezreel), dirigé par Barak Ben Canaan, le père d'Ari, et fondé grâce à Kamal, mukhtar du village arabe voisin, dont le fils Taha est désormais le nouveau mukhtar. Un compagnon de Karen, Dove Landau, qui devait rejoindre Dafna, tente de s'engager dans l'Irgoun. Ce dernier est arrêté par la police, mais libéré rapidement par les Britanniques, qui ne retiennent aucune charge contre lui. Il finit tout de même par rejoindre l'Irgoun, et après un interrogatoire (où il est obligé de relater l'ensemble de ses souvenirs d'Auschwitz), il est accepté par Akiva Ben Canaan, frère de Barak, et un des dirigeant de l'organisation armée. Une rencontre entre Akiva et Ari est organisée peu après, de manière secrète et prudente : la Haganah et l'Irgoun, bien que luttant pour le même but, n'apprécient pas leurs méthodes respectives. Ari est chargé de convaincre Akiva de cesser son activité terroriste, et d'accepter une alliance entre les deux factions si l'ONU accepte le plan de partage de la Palestine, afin de lutter ensemble contre les forces arabes. Les deux hommes se séparent sur un constat d'échec.

Ari emmène ensuite Kitty Frémont, dont il est tombé amoureux, à la ferme de son père. Elle fait la rencontre de sa mère, et surtout de sa sœur, Jordana. Celle-ci l'amène à Gan Dafna, où elle loge auprès de Karen ; la jeune fille lui montre la statue de Dafna, une jeune combattante massacrée à 17 ans par les Arabes, à laquelle le nom du kibboutz fait référence. Elle fut également l'unique amour d'Ari. Kitty explique à Ari qu'elle s'est sentie étrangère à tout point de vue vis-à-vis de sa famille, et qu'elle souhaiterait prendre un peu de recul. Peu après, Ari retrouve le père de Karen, et l'accompagne, ainsi que madame Frémont, le voir : celui-ci est dans un hôpital, catatonique, mais Karen n'est pas découragée pour autant. Au même moment, l'hôtel du Roi David est victime d'un attentat de l'Irgoun, détruisant toute son aile sud. Mais les soldats britanniques suivent de près les auteurs, notamment Dove : lorsque celui-ci rejoint Akiva et le reste de ses camarades, les Britanniques interviennent et les arrêtent tous. Dove arrive toutefois à s'échapper, mais Akiva et les autres sont condamnés à la peine de mort, et enfermés à Acre. La Haganah et l'Irgoun mettent alors leurs différents de côté, et s'accordent pour faire évader les condamnés, ainsi que les autres membres des deux organisations enfermés dans la prison. Dove accepte de se rendre aux autorités, afin d'être enfermés avec les autres et de les prévenir.

La préparation de l'attaque de la prison se fait petit à petit : les familles des prisonniers leur transmettent au compte-goutte des messages et du matériel. Les combattants sionistes le jour de l'attaque de la citadelle investissent les différents bâtiments autour de celle-ci, tandis que l'attaque est lancée de l'intérieur, alors qu'une partie de la garnison est en repos. Les juifs empêchent, en faisant exploser certains passages, une partie de la troupe de rejoindre la forteresse. Dove d'un coté et Ari de l'autre font exploser une des fenêtres de la prison, et les prisonniers peuvent enfin sortir. Avika est transporté en voiture par Ari, mais tous deux sont blessés gravement lors du passage d'un barrage, et Akiva décède peu après. Ari retourne à Gan Dafna, où il est soigné par Kitty, et transporté, inconscient, dans le village arabe voisin (chez Taha, dont il avait autrefois sauvé la vie) lorsque les Britanniques fouillent le kibboutz. Ceux-ci repartent après avoir arrêté le médecin du camp, chez lequel une importante cache d'armes a été trouvée ; Kitty reste seule à soigner Ari.

Le kibboutz apprend en direct que le vote du partage à l'ONU a réuni plus des deux tiers des voix : le départ des forces britanniques et l'indépendance de deux États, l'un juif et l'autre arabe, est votée. Barak fait un discours appelant au calme envers les troupes britanniques, dont il salue l'humanité, et un appel à la population palestinienne, implorant leur amitié et leur confiance, afin de former un seul État (contrairement à ce que leur demande le grand mufti de Jérusalem). Taha de son côté doute des conditions d'égalité promises par Barak. Kitty décide elle de rester aux côtés d'Ari. Mais le mufti refuse de reconnaître la décision de l'ONU, et souhaite exterminer tous les juifs de Palestine. Il souhaite traverser la vallée de Jezreel afin de se rendre à sa capitale Safed, et ordonne à Taha d'appuyer son conseiller Von Storch, qui a pour tâche d'attaquer Dafna. Taha prévient Ari de l'attaque, mais refuse de lutter à ses côtés contre les autres arabes. De son côté, Dove rejoint enfin Dafna, au moment où l'attaque sur Safed est détectée. Les Britanniques refusent de rendre les armes confisquées à Gan Dafna : Ari décide de faire fuir les enfants de moins de 13 ans (150 alors) en les faisant passer par le mont Thabor, de nuit. De son côté, le Palmah amène de nombreux camions, contenant seulement soixante hommes mais faisant tout de même illusion, à Gan Dafna. Malgré cela, Karen est capturée alors qu'elle venait de quitter Dove, en poste avancé hors du kibboutz.

Ari revient à l'aube, et prépare l'attaque du village arabe, qui a l'air d'avoir été vidé de sa population. Mais si le village est vide, Taha a été pendu et son corps marqué de l'étoile de David. Le corps de Karen est également retrouvé dans les alentours, morte. Tous deux sont enterrés devant le kibboutz ; Ari, en l'absence de religieux, prononce la prière pour les deux morts. Il jure que, malgré les combats qui ont lieu tout autour, les Juifs et les Arabes partageront en vie cette terre qu'ils ont déjà partagé dans la mort. Les habitants de Gan Dafna, Ari et Kitty en tête, partent dans les camions pour rejoindre le lieu des combats.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

En demandant l'inscription de Dalton Trumbo au générique du film, Otto Preminger lui permet de sortir de la liste noire de Hollywood.

Bien que le scénario du film soit tiré du roman homonyme publié par Leon Uris en 1958, Exodus était à l'origine un scénario commandé à Uris en 1956 par Dore Schary, un producteur de la MGM[1]. À l'époque, Uris vit à Hollywood où il travaille comme scénariste. Il a déjà écrit le scénario d'un film à succès, Le Cri de la victoire (1955), tiré du roman homonyme qu'il a publié en 1953, et va écrire celui de Règlements de comptes à OK Corral (1957). L'avance reçue de la MGM lui permet de financer les recherches documentaires qu'il entreprend pour Exodus[2],[3]. En octobre 1956, Schary quitte la MGM, le studio se désintéresse du projet et Uris en fait un livre[1]. Preminger, qui lit le manuscrit en 1958, déclarera plus tard avoir « immédiatement su qu'il ferait le film »[3],[4]. Faisant valoir l'image négative du sujet auprès du public arabe, voire britannique, Preminger achète à MGM les droits d'exploitation cinématographique pour 75 000 dollars, négocie avec Arthur Krim de United Artists un budget de 3,5 millions de dollars et annonce le projet du film en mai 1958, peu avant la parution du livre[3]. Uris et Preminger entament une collaboration sur le scénario du film, qui tourne vite à l'échec, Uris se plaignant que son projet ne soit pas compris et Preminger blâmant les dialogues d'Uris et son approche partisane du sujet[5]. En janvier 1959, Uris quitte le projet[5] ; il est remplacé en mai par Albert Maltz[6], un scénariste inscrit sur la liste noire de Hollywood[7]. Bien que Preminger ait été très désireux d'avoir le nom de Maltz au générique du film, ce qui pousse Matthew Bernstein à considérer qu'il tenait à être le premier à braver l'interdiction de la liste noire[8], il n'est pas satisfait de son scénariste, qu'il juge trop lent, ni du scénario de 400 pages de celui-ci, qu'il trouve trop long et trop romanesque, et met fin en décembre 1959 à cette collaboration[5]. En janvier 1960, Preminger rend public le fait qu'il a confié le scénario à Dalton Trumbo, un autre des « Dix d'Hollywood ». Un article publié par le New York Times annonce que Trumbo, condamné en 1947 pour avoir « refusé de témoigner » devant la commission des activités anti-américaines, est l'auteur du scénario du film à venir et que Preminger a décidé de lui donner « bien entendu le crédit au générique qu'il mérite amplement », précisant : « après que Leon Uris ait écrit la première adaptation de son livre, je me suis mis en rapport avec M. Trumbo et j'y travaille avec lui depuis juillet »[9]. Preminger et Trumbo affirmeront cependant plus tard avoir commencé à collaborer sur le film en décembre 1959 et non en juillet, comme Preminger l'avait d'abord déclaré[10].

Accueil[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

La bande originale du film, composée par Ernest Gold, a reçu de nombreux prix parmi lesquels le Grammy Award de la meilleure chanson de l'année pour le thème principal Exodus, bien qu'il soit uniquement instrumental.

Des paroles furent ajoutées par la suite, reprises ou adaptées par de nombreux artistes dont Pat Boone et Andy Williams en anglais, Édith Piaf et Michèle Torr en français (sous le titre Ils sont partis), mais aussi The Skatalites (un groupe qui avait l'habitude d'adapter à la mode jamaïcaine d'autres musiques de films classiques comme celles de James Bond ou du Troisième Homme), Monty Alexander, Secret Chiefs 3 ou encore le pianiste Maksim Mrvica.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Critique historique[modifier | modifier le code]

Le véritable Exodus en 1947.

Tant le film d'Otto Preminger que le roman de Leon Uris dont il s'inspire prennent de grandes libertés avec le récit historique de l’Exodus et avec le conflit israélo-arabe à l'époque.

Dans l'œuvre de Leon Uris non seulement les personnages principaux sont tous inventés, mais les événements ne correspondent généralement pas à la réalité. Ainsi, dans le livre, un vaisseau, l’Étoile de David, est intercepté au large de la Palestine et ses passagers sont transférés dans des camps à Chypre. L’Exodus devient dans le roman le navire qu'un agent de la Haganah, Ari Ben Canaan (interprété par Paul Newman), achète pour transporter les réfugiés de l’Étoile de David en Palestine. Après plusieurs péripéties audacieuses et l'illustration d'antisémitisme de certains officiers anglais, l’Exodus arrivera en Palestine à la veille du vote du Plan de Partage de la Palestine.

Dans la réalité, le navire fut intercepté en 1947 au large de Haïfa par les autorités britanniques, et ses passagers furent tout d'abord transférés à Port-de-Bouc en France, puis redéployés dans des camps de déportés en Allemagne. Ce n'est qu'en 1948, après l'établissement de l'État d'Israël, qu'une première partie des réfugiés de l’Exodus parvint en Palestine.

L'attentat de l'hôtel King David eut lieu avant l'affaire de l'Exodus, en juillet 1946, et non en juillet 1947 comme montré dans le film. Il causa notamment la fin du « Mouvement de la révolte hébraïque », réunion de la Haganah, de l'Irgoun, et du Lehi : la Haganah quitta ce mouvement après l'attentat, en protestation contre cette action. De même, l'attaque de la prison d'Acre eut lieu en mai 1947, toujours avant l'affaire de l'Exodus, et fut montée entièrement par l'Irgoun.

La tentative de prise de Safed est montrée comme une attaque arabe alors que la ville a été prise par les forces juives en mai 1947 et sa population arabe expulsée.

La principale critique de l'historien Larry Portis[13] est que ce film ne présente qu'un côté du conflit, en nous montrant comment quelques rares membres de la Haganah, peu armés mais courageux et unis, parviennent à empêcher l'attaque d'un kibboutz par des Arabes fanatisés et encadrés par d'anciens soldats du Troisième Reich, alors que les Britanniques refusent d'intervenir. Les Arabes ne tueront que deux personnes autour du camp : l'innocente et très blonde Karen, tuée dans la nuit, et le mukhtar du village arabe voisin, Taha, ami d'enfance d'Ari Ben Canaan. Le village arabe est d'ailleurs mystérieusement abandonné, ce qui permet aux jeunes sionistes de se lancer à la défense de Safed dont on entend l'attaque dans le lointain.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Exodus », sur AFI Catalog of Featured Films
  2. (en) Chritopher Lehmann-Haupt, « Leon Uris, Author of 'Exodus,' Dies at 78 », New York Times,‎ (lire en ligne)
  3. a, b et c Nadel 2010, p. 117
  4. (en) Otto Preminger, Preminger: An Autobiography, Garden City, Doubleday,‎ , p. 165
  5. a, b et c Nadel 2010, p. 118
  6. (en) Foster Hirsch, Otto Preminger: The Man Who Would Be King, Knopf,‎ (lire en ligne), p. 321
  7. (en) C. Gerald Fraser, « Albert Maltz, a screenwriter blacklisted by industry, dies », New York Times,‎ (lire en ligne)
  8. (en) Matthew Bernstein, Controlling Hollywood: Censorship and Regulation in the Studio Era, A&C Black,‎ (lire en ligne), p. 225
  9. (en) A.H. Weiler, « Movie Maker Hires Blacklisted Writer: Producer Defies Film 'Blacklist' To Hire Trumbo as Script », New York Times,‎
  10. (en) Larry Ceplair et Christopher Trumbo, Dalton Trumbo: Blacklisted Hollywood Radical, University Press of Kentucky,‎ (lire en ligne), p. 396
  11. Site du festival de Cannes
  12. [vidéo] Interview de Peter Lawford à propos du film par Gilbert Lauzun, RTF, 2 mai 1961, sur le site de l'INA
  13. (en)[PDF] Critique historique d’Exodus et comparaison avec un autre film sur le même thème : Kedma

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Ira B. Nadel, Leon Uris: Life of a Best Seller, Austin, University of Texas Press,‎