Les Looney Tunes passent à l'action

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Les Looney Tunes passent à l'action
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo original du film.
Titre québécois Looney Tunes : les revoilà
Titre original Looney Tunes: Back in Action
Réalisation Joe Dante
Scénario Larry Doyle
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros. Pictures
Baltimore/Spring Creek Pictures
Goldmann Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Aventure
Durée 90 minutes
Sortie 2003

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Looney Tunes passent à l'action ou Looney Tunes : les revoilà au Québec (Looney Tunes: Back in Action) est un film américain de Joe Dante produit par les studios Warner Bros. Il est sorti en salles le 10 décembre 2003. Il a la particularité d'intégrer des personnages animés dans des prises de vue réelles.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Bugs Bunny et Daffy Duck travaillent pour la Warner mais le canard, jaloux des traitements de faveur du studio envers le lapin, se fait renvoyer par la productrice Kate Houghton.

Il croise la route de D. J. Drake, un agent de sécurité apprenti-cascadeur licencié le même jour. Mais la Warner ne tarde pas à prendre conscience de son erreur, reconnaissant que la présence de Daffy aux côtés de Bugs Bunny était indispensable. Sous peine d'être à son tour licenciée, Kate est chargée par les frères Warner de ramener le canard vantard et colérique aux studios… et de rendre son travail à D. J. Drake qu'elle découvre être le fils d'un des acteurs les plus célèbres de la société.

Or Damian Drake a été enlevé par le diabolique président d'ACME, une multinationale mondialement connue pour vendre du matériel de bas-étage. En effet, le père de D. J. était informé de la localisation du mythique Diamant du Singe Bleu, ayant le pouvoir de changer en primate quiconque est touché par son éclat. Informé, l'apprenti-cascadeur se porte au secours de son père, épaulé, contre son gré, par l'insupportable Daffy. Leur périple les mène à Las Vegas (Nevada), dans une mystérieuse base secrète gouvernementale, au musée du Louvre à Paris (France), dans la jungle et même dans l'espace.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Voix des personnages[modifier | modifier le code]

Source V.F. : Voxofilm[5]

Production[modifier | modifier le code]

Le réalisateur Joe Dante a expliqué au site internet Ecranlarge.com qu'il garde un très mauvais souvenir de son travail sur ce film : "Il y avait beaucoup d'argent en jeu, et la technologie était incroyable, très intéressante, plus sophistiquée que sur Roger Rabbit. C'était excitant. Mais tout le déroulement a été parasité par les décisions du studio, qui n'avait aucune confiance dans le film, qui ne savait pas si ça allait être drôle ou non, qui continuait de modifier le début, le milieu, la fin. Finalement, le film est sorti, mais il était très éloigné du script sur lequel j'avais accepté de travailler"[6].

A Rockyrama, il a déclaré : « Je pense qu'il y a de bonnes choses dans le film. Mais c'est tout de même un peu le foutoir et si c'était à refaire, je ne le ferais pas[7] ».

Au sujet de la prestation de Steve Martin, qui a divisé la critique, Joe Dante ajoute dans la même interview : "Certaines personnes n'ont pas apprécié sa performance, qu'ils ont jugée assez peu subtile. Mais selon moi, c'est précisément ce qu'il fallait pour ce film-là. En tout cas, travailler avec lui constitue l'un des moments forts de ma carrière"[7].

Réception[modifier | modifier le code]

Les critiques de la presse française sont mitigées. Le Monde évoque « une sensation d'euphorie mélangée d'épuisement », TéléCinéObs salue les « clins d'œil cinéphiles », par contre Télérama déplore un « scénario [qui] vire au marathon hystérique même pas drôle »[3]. Aux États-Unis, Metacritic attribue une moyenne de 64/100 au film. Sur IMDb, les contributeurs donnent la note de 5,7/10.

Notes[modifier | modifier le code]

  • Le film semble inspiré d'Austin Powers dans Goldmember (Austin Powers 3 : Goldmember). La scène à Las Vegas avec Heather Locklear évoque la première apparition de Beyoncé Knowles de même que le président d'ACME joué par Steve Martin, inspiré du diabolique Dr. Evil.
  • Sammy et Scooby-Doo apparaissent dans la scène à la cafétéria des studios Warner Bros. avec l'acteur Matthew Lillard, l'interprète de Sammy dans l'adaptation cinématographique de Scooby-Doo.
  • Joe Dante a laissé libre cours à Steve Martin pour composer son personnage, de l'attitude à la tenue vestimentaire[7].
  • Brendan Fraser est le premier à avoir été casté. Il donne aussi sa voix à Taz.
  • Le film propose un caméo en la personne de Brendan Fraser lui-même, en effet, le héros du film, cascadeur, fait ouvertement allusion à la série de longs métrages La Momie, disant qu'il a été le cascadeur du film et regrette le fait que le « véritable » Brendan Fraser ait prétendu avoir tourné seul les scènes d'actions. Cette étrange situation se conclut d'ailleurs par une rencontre entre les deux protagonistes.
  • Timothy Dalton joue le rôle d'une star de cinéma genre James Bond. Or il est l'un des acteurs à avoir porté l'insigne 007.
  • Une scène avec John Cleese dans Paris a été coupée au montage.
  • Le film comporte un grand nombre de références cinématographiques à la série de films Austin Powers, à l'univers de James Bond (la voiture à gadgets, la participation de l'acteur Timothy Dalton), à la scène de la douche de Psychose, à Batman, Space Jam, Chapeau melon et bottes de cuir (le personnage de Mother), Tex Avery ainsi qu'à Star Wars, lorsque Bugs Bunny se protège des tirs de Marvin avec sa carotte sabre-laser.
  • Fait très rare dans une grosse production hollywoodienne, Joe Dante s'amuse à critiquer gentiment le fonctionnement des grands studios comme la Warner face aux baisses d'audience. Une chose qui, ironiquement, s'est retournée contre le réalisateur qui ne devrait pas avoir de contrat avec le studio d'ici quelque temps vu l'échec financier du film. En France, les 710 000 entrées restent « correctes ».
  • Jerry Goldsmith signe avec ce film sa dernière œuvre en tant que compositeur de musique de film. Il meurt en 2004. Il avait composé une partition pour le film Timeline peu après, mais elle ne fut pas utilisée.
  • Lorsque Daffy Duck et Brendan Fraser montent dans la voiture de ce dernier, on entend le thème de Gremlins, film aussi réalisé par Joe Dante.
  • À l'intérieur de la zone 52, nous pouvons apercevoir un Dalek de la série Doctor Who, et lorsque « ce jour arrive », nous pouvons l'entendre dire la plus célèbre de ses répliques : « Exterminer ! »
  • Dans la zone 52, on peut aussi apercevoir Robert le robot qui fait référence à Robby le robot, le célèbre robot qui joue dans Planète interdite (Forbidden planet) et The invisible boy.
  • Toujours dans la zone 52, on aperçoit le célèbre monstre Ro-Man/Le guide suprême qui joue dans RobotMonster, un classique de la science-fiction.
  • Au Louvre, Daffy Duck, Bugs Bunny et Elmer le chasseur entrent dans le tableau Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte, peint par Georges Seurat, figure de la technique du pointillisme.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Looney Tunes: Back in Action (2003) - JPBox-Office », sur www.jpbox-office.com (consulté le 22 avril 2019)
  2. a et b « Looney Tunes: Back in Action (2003) - Box Office Mojo », sur www.boxofficemojo.com (consulté le 22 avril 2019)
  3. a et b AlloCine, « Les Looney Tunes passent à l'action: Les critiques presse » (consulté le 22 avril 2019)
  4. AlloCine, « Avis sur le film Les Looney Tunes passent à l'action » (consulté le 22 avril 2019)
  5. Les Looney Tunes passent à l'action sur Voxofilm
  6. Aude Boutillon, « Joe Dante : l'nterview carrière (3ème partie) », sur Ecranlarge.com,
  7. a b et c « Le Paradis de Dante : une interview carrière exclusive de Joe Dante », sur rockyrama.com (consulté le 22 avril 2019)