La Maison du docteur Edwardes

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 Ne doit pas être confondu avec Maison du docteur Edwards.
La Maison du docteur Edwardes
Description de cette image, également commentée ci-après

Gregory Peck et Ingrid Bergman

Titre original Spellbound
Réalisation Alfred Hitchcock
Scénario Ben Hecht, d'après le roman de Francis Beeding
Acteurs principaux
Sociétés de production Selznick International Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller
Durée 111 minutes (h 51)
Sortie 1945

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Maison du docteur Edwardes (Spellbound), est un film américain réalisé par Alfred Hitchcock, sorti en 1945.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le docteur Constance Petersen travaille dans un établissement psychiatrique du nom de Green Manors, dirigé par le docteur Murchison. Ce dernier est sur le point de partir en retraite (anticipée) et doit être remplacé par le jeune et talentueux docteur Anthony Edwardes. Une fois installé, le nouveau directeur s’avère être un amnésique du nom de J. B., soupçonné d’avoir fait disparaître le véritable docteur Edwardes. Constance Peterson, qui en est tombée amoureuse, va l’aider à retrouver son identité. Ensemble, ils vont tenter de découvrir qui a assassiné l’infortuné docteur Edwardes.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Et, parmi les acteurs non crédités :

Analyse[modifier | modifier le code]

Le titre anglais, Spellbound, signifie envoûté. Qui, dans le film, est envoûté ? Il y a d’abord J.B. (Peck) qui est amnésique et croit être le meurtrier du Pr Edwardes et de son jeune frère ; ensuite il y a Constance, envoûtée par l’amour qu'elle porte à J.B. ; enfin il y a le spectateur, que le metteur en scène mène par le bout du nez, jusqu'au double renversement final (l'annonce du meurtre par balles du Pr Edwardes et la découverte du véritable meurtrier, le Pr Murchison).

Comme c'est souvent le cas dans les films d'Hitchcock, c'est la question de l'identité qui est en jeu dans ce film. D'abord, il y a, au début du film, l'usurpation de l'identité du Pr Edwardes, usurpation rapidement révélée. Puis il y a l'amnésie de J.B. dont la question, tout au long du film est : qui suis-je? qu'ai-je fait? Et finalement il y a l'enquête qui amène à la révélation de l'identité du véritable meurtrier.

Cette question de l'identité se fonde, dans ce film, sur une vision simplifiée de la théorie psychanalytique de Freud, dont la finalité thérapeutique est de révéler les scènes originaires traumatiques afin de rétablir l'équilibre psychologique des patients. Dans le film, il y a en particulier une scène où J.B. raconte un rêve qui deviendra l’élément rééquilibrant de toute l’intrigue.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Caméo: À la 40e minute, Hitchcock sort d'un ascenseur de l'Empire Hôtel, un étui de violon à la main.
  • Les scènes de rêve/hallucination ont été dessinées par Salvador Dalí. Selon le témoignage d'Ingrid Bergman donné dans la biographie de Donald Spoto, The Dark Side of Genius (1983), la scène de rêve durait originellement 20 minutes environ[1]. L'actrice se changeait en statue de Diane. Le producteur David O. Selznick, qui détestait les conceptions de Dalí, décida de minimiser la scène de rêve.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Donald Spoto, The Dark Side of Genius: The Life of Alfred Hitchcock, Da Capo, (ISBN 978-0-306-80932-3, LCCN 99037941), p. 277

Liens externes[modifier | modifier le code]