Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale

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Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN)
Écusson du GIGN depuis septembre 2007.
Écusson du GIGN depuis septembre 2007.

Période 1er mars 1974
Pays Drapeau de la France France
Branche Logo Gendarmerie Nationale Francaise.jpg Gendarmerie nationale
Type Intervention
Rôle Contre-terrorisme
Libération d'otages
Lutte contre le grand banditisme
Protection
Formation.
Effectif 380 (en 2 014)[1]
Garnison Versailles-Satory
Devise « S'engager pour la vie »
Décorations Croix de la valeur militaire avec palme de bronze
Commandant Colonel Hubert Bonneau
Commandant historique Christian Prouteau
Denis Favier

Le Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) est une unité d'élite de la Gendarmerie nationale française, spécialisée dans les opérations de contre-terrorisme, de libération d'otages, de lutte contre le grand banditisme[note 1] et de protection.

Le GIGN dispense également de nombreuses formations, tant sur le plan national qu'international. Sa devise est « S'engager pour la vie »[2].

Présentation[modifier | modifier le code]

Créé au début des années 1970 comme une unité d'intervention, le GIGN, après avoir acquis un savoir-faire et une réputation incontestables dans son domaine, était devenu dans les années 1980 la composante « intervention » du Groupement de sécurité et d'intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN), formation qui regroupait également d'autres unités de gendarmerie spécialisées dans la sécurité-protection, la collecte de renseignement et la formation. Le 1er septembre 2007, une profonde réorganisation a eu lieu et un « nouveau » GIGN a remplacé le GSIGN [3]. Plus qu'un simple changement de nom, cette réorganisation avait pour but de renforcer l'homogénéité de l'unité, d'optimiser l'utilisation de ses moyens, d'augmenter ses capacités de réaction en cas d'événements d'envergure (notamment prises d'otages de masse ou POM) et de créer des synergies plus fortes entre des personnels issus d'un tronc commun de recrutement et de formation.

Historique[modifier | modifier le code]

En réponse à la multiplication des prises d'otages au début des années 1970 (notamment à la Centrale de Clairvaux (10) en 1971 et lors des Jeux olympiques de Munich) en 1972, un premier GIGN est formé le 11 octobre 1973 au sein de l'escadron parachutiste de Mont-de-Marsan, tandis qu'une Équipe commando régionale d'intervention (ECRI) est formée le 1er décembre de la même année au sein du groupe d'escadrons I/2 de gendarmerie mobile de Maisons-Alfort[4]. Le commandement de l'ECRI est confié au lieutenant Christian Prouteau[note 2] et l'unité devient opérationnelle le (qui deviendra la date d'anniversaire du GIGN). Sa première opération a lieu dès le 10 mars 1974 pour neutraliser un forcené retranché dans son appartement avec deux otages à Ecquevilly[5].

Le 16 avril 1974 le GIGN de Mont-de-Marsan devient le GIGN no 4 tandis que l'ECRI de Maisons-Alfort devient GIGN no 1. À cette époque, le GIGN no 1 opère sur le territoire des 1re, 2e, 3e et 6e régions militaires, tandis que le GIGN no 4 opère sur les 4e, 5e et 7e régions militaires. Unité parachutiste, implantée sur la façade atlantique le GIGN 4 est également plus orienté sur la problématique maritime et comporte un groupe de plongeurs, mais commandé à tour de rôle par les officiers de l'escadron, ses membres restent assujettis aux priorités de ce dernier et il est moins sollicité que l'unité de Maisons-Alfort[note 3].

En 1976, la Gendarmerie décide de regrouper les deux unités - principalement pour des raisons de coût et d'efficacité [6]. Le 31 mai 1976, les deux GIGN 1 et 4 sont dissous et fondus le 1er juin de la même année en une seule unité basée à Maisons-Alfort, dénommée GIGN, unité parachutiste qui, après son déménagement à Satory (quartier de Versailles) [note 4] en 1982, sera rejointe en 1984 au sein d'une nouvelle formation appelée Groupement de sécurité et d'intervention de la Gendarmerie nationale (GSIGN) (créée elle-même en 1983), d'abord par l'escadron parachutiste, qui devient à cette occasion Escadron parachutiste d'intervention de la Gendarmerie nationale (EPIGN), puis en 1986, par le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), formation créée en 1983.

En 2007, le GSIGN est réorganisé et rebaptisé GIGN, les anciens GIGN, EPIGN et GSPR, fournissant les principales composantes de la nouvelle organisation.

En 2015, le GIGN est engagé simultanément pour la première fois avec le RAID, unité d'élite de la Police nationale, lors de la double prise d'otages du 9 janvier faisant suite aux attentats de janvier 2015 en France.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Datant officiellement de 1974, la création du GIGN remonte en fait à 1973[4].

  • 1971 : Création de l'EPGM 9/11 à Mont-de-Marsan;
  • 1973 : Création du GIGN à Mont-de-Marsan le 11 octobre et de l'ECRI à Maisons-Alfort le 1er décembre;
  • 1974 : Création simultanée du GIGN 4 à Mont-de-Marsan et du GIGN 1 à Maisons-Alfort le 16 avril;
  • 1976 : Dissolution simultanée des GIGN 1 et 4 le 31 mai et création du GIGN le 1er juin à Maisons-Alfort;
  • 1982 : Transfert du GIGN à Satory;
  • 1983 : Création du GSPR le 5 janvier et dissolution de l'EPGM 9/11 le 31 décembre;
  • 1984 : Création de l'EPIGN et du GSIGN (GIGN + EPIGN) le 1er janvier;
  • 1985 : Création du groupe « instruction »
  • 1986 : Réorganisation du GSIGN le 1er janvier (GIGN + EPIGN + GSPR + groupe « instruction »);
  • 1991 : Création du GOR à l'EPIGN;
  • 2007 : Dissolution du GSIGN et création du nouveau GIGN.

Principales opérations[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Mission du GIGN.

Le GIGN a acquis une réputation nationale puis internationale au cours de centaines d'opérations dont, parmi les plus connues : les libérations d'otages à Loyada (Djibouti) en 1976, à Ouvéa[note 5] (Nouvelle-Calédonie) en 1988 et à Marignane en 1994.

Intervention avec la collaboration du Commando Hubert sur le navire Pascal Paoli de la SNCM en 2005, détourné par des marins syndicalistes du STC.

En 1994, peu après la prise d'otages du Vol 8969 Air France le GIGN fête ses vingt ans. Il avait alors mené plus de 650 missions, libéré plus de 500 otages et arrêté plusieurs centaines de criminels. Pendant cette période, 5 hommes du GIGN sont morts à l'entraînement et 19 ont été blessés en opération (dont 9 lors de l'assaut de Marignane). En 2004, le bilan à l'occasion des trente ans du groupe était de plus de 1 030 missions, de plus de 970 personnes arrêtées, et 534 otages libérés. De 1974 à 2012, le Groupe a perdu neuf hommes, dont deux en mission et sept en entrainement[7].

En 2014, le GIGN fête ses 40 ans et a alors mené 1 600 opérations, interpellé 1 500 personnes, libéré 625 otages et maîtrisé 260 forcenés ; onze de ses membres sont morts en mission et en entrainement[8]

Le 8 janvier 2015, il participe avec la Force d'intervention de la police nationale (FIPN) à la traque des frères Saïd et Chérif Kouachi, recherchés comme principaux suspects dans la fusillade au siège de Charlie Hebdo qui a eu lieu la veille. Le 9 janvier, les suspects sont repérés puis abattus lors de l'intervention du GIGN dans une imprimerie à Dammartin-en-Goëlle, en Seine-et-Marne. Une action simultanée du RAID et de la BRI met fin à une autre prise d'otages à Paris, marquant la première intervention coordonnée des unités d'intervention de la Police et de la Gendarmerie.

Commandants de l'unité[modifier | modifier le code]

  • Lieutenant Christian Prouteau : 1973-1983 (GIGN no 1 puis GIGN) ;
  • Capitaine Paul Barril : 1982-1983 (par intérim) ;
  • Capitaine Philippe Masselin : 1983-1985 ;
  • Capitaine Philippe Legorjus : 1985-1989 ;
  • Chef d'escadron Lionel Chesneau : 1989-1992 ;
  • Capitaine Denis Favier : 1992-1997 ;
  • Chef d'escadron Éric Gerard : 1997-2002 ;
  • Lieutenant-colonel Frédéric Gallois : 2002-2007 ;
  • Général Denis Favier : 2007-2011 ;
  • Général Thierry Orosco : 2011-2014[9] ;
  • Colonel Hubert Bonneau : 2014-présent.

Devise[modifier | modifier le code]

  • Jusqu'en 2014 : « Sauver des vies au mépris de la sienne. »
  • Depuis 2014 : « S'engager pour la vie »[2].

Missions[modifier | modifier le code]

Dans le vocabulaire de la Gendarmerie, le domaine d'action du GIGN est l'intervention spécialisée dans les domaines du contre-terrorisme, de la libération d'otages, de la lutte contre le grand banditisme et de la protection. Le GIGN joue également un rôle prépondérant de formation dans ces domaines, tant au plan national qu'international.

Contre-terrorisme[modifier | modifier le code]

Le GIGN intervient en premier lieu sur les missions suivantes :

Pour les actes de terrorisme n'entrant pas dans ces catégories (prise d'otages, etc.), la répartition des missions entre le GIGN et le RAID se fait selon le lieu où l'alerte se produit : le milieu rural et les aéroports sont les domaines d'intervention du GIGN, le milieu urbain et les gares sont ceux du RAID.

Autres interventions[modifier | modifier le code]

Ce sont les autres prises d'otages (par exemple liées au banditisme), les neutralisations de forcenés ainsi que les arrestations de personnes dangereuses et armées.

Observation et recherche[modifier | modifier le code]

Recherche opérationnelle du renseignement dans les affaires les plus sensibles en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée.

Sécurité et protection[modifier | modifier le code]

Il s'agit de :

Sur le territoire national, les sections de sécurité-protection (SSP), assurent quotidiennement la protection de hautes personnalités françaises ou étrangères. Elles assurent également ce type de mission à l'étranger, au profit des diplomates en poste dans des zones à risques comme l’Afghanistan ou l’Irak.

Parallèlement aux missions de protection, les SSP procèdent à la mise en sécurité de sites. Que ce soit au profit de l'autorité protégée ou lors d’événements majeurs, cette force déploie des tireurs d'élite, le groupe de recherche d'engins piégés (GREP), ou encore les spécialistes en investigations subaquatiques.

Enfin, dans un contexte interministériel, la FSP est régulièrement sollicitée pour réaliser des audits de sécurité au profit des représentations françaises à l'étranger ou de sites sensibles partout en France. Ayant une expérience reconnue dans ce domaine, les missions évaluent les enjeux sécuritaires et apportent une expertise et des réponses adaptées, en vue d'accroître le niveau de sûreté des installations visitées.

En marge des missions évoquées ci-dessus, les militaires de cette force participent de façon régulière à la formation des unités étrangères.

Formation[modifier | modifier le code]

Cette mission, assurée au sein de la Force formation (FF) par la Section formations nationales et internationales (SFNI) et la Section formation des cadres, consiste d'abord à assurer la formation et le ré-entraînement (ou « recyclage ») de plusieurs centaines de personnels de la Gendarmerie appartenant aux unités dites intermédiaires sur lesquelles le GIGN exerce un contrôle opérationnel : PI2G (pelotons d'intervention interrégionaux de gendarmerie) et GPI (Groupe de pelotons d'intervention|groupes de pelotons d'intervention]] outre-mer) ainsi que celle des PSPG (pelotons spécialisés de protection de la Gendarmerie qui assurent la protection des centrales nucléaires. Sont également formés les Techniciens d'escorte d'autorité de sécurisation de sites (TEASS) qui sont des gendarmes mobiles qui renforcent la protection des ambassades et du personnel du corps diplomatique dans des contextes dégradés[10] .

C'est également le GIGN qui assure la sélection, la formation, le suivi et le « recyclage » des négociateurs régionaux de la gendarmerie départementale ainsi bien entendu que ceux de sa propre cellule nationale de négociation (CNN).

Enfin la Force Formation forme et entraîne les membres d'unités étrangères.

Pour permettre de mener à bien l'ensemble de ces missions, les entraînements du GIGN sont très poussés. Il y a ainsi eu plus de décès lors de ces entraînements que lors des missions elles-mêmes. Les démonstrations faites par le groupe reflètent les entraînements. Alors qu'il assistait à l'une d'elles en tant que ministre de l'intérieur, Pierre Joxe est très légèrement blessé par l'explosion d'une grenade qui n'a pas pu être neutralisée à temps[11].

Organisation[modifier | modifier le code]

Le GIGN est basé dans le quartier de Satory (Versailles), son centre d'instruction et d'entraînement se situe au camp de Frileuse à Beynes.

Le GIGN dépend directement du directeur général de la Gendarmerie nationale qui, en cas de crise majeure, traite directement avec les autorités gouvernementales[1]. Dans ses missions les plus courantes, le GIGN est en contact avec les commandants de groupement et les sections de recherche (SR).

Le groupe comporte trois états-majors et cinq forces :

  • l'état-major de commandement ;
  • l’état-major opérationnel (EMOPS) ;
  • l’état-major d'administration et de soutien ;
  • la Force Intervention (FI) (ancien GIGN) ;
  • la Force Observation Recherche (FOR) : anciennement groupe d'observation-recherche de l'Escadron parachutiste d'intervention de la Gendarmerie nationale (EPIGN) ;
  • la Force Sécurité Protection (FSP), qui reprend les fonctions de la section de sécurité et protection de l'EPIGN et du personnel du détachement gendarmerie du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) ;
  • la Force Appui Opérationnel (FAO), comprenant des moyens techniques et diverses compétences nécessaires aux autres forces : moyens spéciaux, technique d'adaptation opérationnelle, appui cynophile, dépiégeage d'assaut, NRBC, effraction et ouverture fine (voir ci-dessous) ;
  • la Force Formation (FF), qui s'occupe aussi bien de la formation interne qu'externe.

L'effectif total actuel est d'environ 380 personnels (2014)[1]. Cette organisation permet d'en engager 180 - entraînés et habitués à travailler ensemble - en moins de quatre heures en cas de crise nécessitant une intervention de grande envergure (prise d'otages massive par exemple, comme à Beslan)[1].

Le budget de fonctionnement courant de l'unité, pour l'année fiscale 2009, était de 1,4 million d'euros, auquel s'ajoutait un droit de tirage en frais de déplacement de 0,5 million d'euros sur le budget central de la Gendarmerie[12].

Ses effectifs et ses moyens sont répartis comme suit :

Force Intervention (FI)[modifier | modifier le code]

La FI est l'unité d'assaut du GIGN. Elle est composée d'une centaine d'hommes et se divise en 4 sections : 2 sont à dominante chuteurs opérationnels et 2 à dominante plongeurs d'intervention. La FI dispose en outre d'une cellule d'évaluation et d'une cellule de préparation opérationnelle. Chaque semaine, 2 sections sont d'alerte : l'une est opérationnelle en 30 minutes, l'autre en 2 heures. Chaque nouvelle recrue du groupe doit y passer un minimum de 6 mois avant de rejoindre une autre force, s'il le souhaite.

Force Observation Recherche (FOR)[modifier | modifier le code]

La FOR est née à la suite de la réorganisation du GIGN en 2007. Elle est l'héritière du GOR (Groupes d'observations et de recherches), composante de l'ancien EPIGN et a pour mission la recherche du renseignement opérationnel dans le cadre du contre terrorisme ou de la lutte contre la criminalité organisée. Elle renforce ainsi les unités de recherches en leur apportant son expertise. La FOR est composée d'environ 40 personnels, divisés en 2 sections, elles-mêmes divisées en 2 groupes. Les missions peuvent durer quelques jours comme plusieurs mois.

Force Sécurité Protection (FSP)[modifier | modifier le code]

La trentaine de personnels constituant la FSP sont chargés de la protection rapprochée des diplomates français et des ambassades dans les pays en crise.

Force Appui Opérationnel (FAO)[modifier | modifier le code]

La FAO, forte d'environ 30 personnels, a pour but de trouver des solutions techniques aux besoins des autres forces. Elle est constituée de plusieurs cellules aux missions spécifiques : effraction, moyens spéciaux, dépiégeage d'assaut, NRBC, etc.

Créée pour répondre aux besoins très spécifiques du GIGN, la « Force Appui Opérationnel » (FAO) regroupe l'ensemble des moyens spéciaux de l'unité (moyens optiques, acoustiques, explosifs, cynophiles, etc.), ainsi que les capacités et métiers opérationnels rares et particulièrement spécialisés[13].

Les capacités de FAO se déclinent en huit sections ou cellules[13] :

Cellule technique d'adaptation opérationnelle[modifier | modifier le code]

  • La cellule « technique d'adaptation opérationnelle » intervient en soutien des forces, en modifiant ou copiant tout objet courant, en vue d'un emploi en opérations[13].

Cellule dépiégeage d'assaut[modifier | modifier le code]

La cellule « dépiégeage d'assaut » est composée de spécialistes EOD (Neutralisation, Enlèvement, Destruction, d'Explosif), en mesure d'appuyer les différentes forces du GIGN[13]. Cette cellule permet notamment d'intervenir sur les crises d'envergures sur le territoire national et en OPEX (OPérations EXtérieures), en prenant en compte la menace liée aux explosifs et différentes techniques de piégeage[13] :

  • analyse de renseignement ;
  • conseil au commandement ;
  • détection et traitement de pièges en phase d'assaut ;
  • veille RETEX (RETour d'EXpérience) et technique dans le domaine EOD.

Cellule des moyens spéciaux[modifier | modifier le code]

Au début du GIGN en 1974, les moyens spéciaux étaient inexistants. Il faudra attendre plus de 20 ans après la création de l'unité pour voir la création du service. Les moyens au départ sont très limités et rudimentaires. La raison principale de cette cellule technique, appelée en 1997 « moyens spéciaux », est la recherche du renseignement lors de prises d’otages.

Très rapidement, la perspective d'un tel outil devient évidente. Cependant, le recrutement des candidats est très compliqué : les profils nécessaires pour faire partie de cette cellule sont rares. Il faut être physique, mais pas seulement. Des qualités de techniciens sont aussi nécessaires, mais la qualité principale est la capacité d’adaptation : faire de la technique dans un environnement pas toujours très propice, dans l’urgence, et surtout fiable.

Le groupe commence à chercher des matériels d'écoute et de vision nocturne et diurne pour satisfaire ses besoins opérationnels. Lorsque ces matériels n'existent pas sur le marché standard, le groupe les crée lui-même ou bien fait développer, en partenariat avec des entreprises compétentes et discrètes, les futurs outils.

En 1998, la cellule des moyens spéciaux (CMS) est opérationnelle à 100 %. Avec très peu de moyens, cette cellule a convaincu, en démontrant son efficacité dans la recherche des informations permettant d'évaluer avec plus de finesse les futures opérations. Un recrutement plus important permettra par la suite, avec l’arrivée de budgets supplémentaires, de passer à une structure convenable. Aujourd’hui, les moyens spéciaux sont mis à contribution sur chaque opération. Il n'y a pas une mission qui ne se déroule sans son concours technique.

Cette section est composée de techniciens opérationnels qui peuvent s'engager au cœur même des actions conduites par les autres forces du GIGN. Elle est placée sous le même régime d'alerte que le détachement d'intervention d'urgence. Cette section participe de manière déterminante à l'acquisition du renseignement sur une zone de crise ou sur toute cible mobile, ainsi qu'à la mise en sécurité de sites[13].

Moyens spéciaux les plus utilisés :

  • Un mini-robot utilisé pour tout ce qui est reconnaissance ;
  • Une caméra perche ;
  • Un ballon qui peut servir de relais radio et vidéo.

Cellule effraction[modifier | modifier le code]

Un écarteur.

Cette cellule a pour charge la création de brèches, notamment avec l'utilisation d'explosifs[13]. Elle a été créée en 2001 grâce au commandant de l'époque, Éric Gérard. Elle comporte deux sortes d'effraction :

  • l'effraction dite « froide », pour laquelle sont utilisés des écarteurs (quasiment identiques à ceux utilisés par les pompiers pour la désincarcération) et des pinces coupantes qui tordent et découpent les matériaux les plus résistants.
  • l'effraction dite « chaude » pour laquelle sont utilisés des explosifs. Elle est plus délicate à utiliser, car il faut utiliser le bon dosage d'explosif pour ne pas blesser les otages.

Cellule ouverture fine[modifier | modifier le code]

La cellule « ouverture fine » est chargée de l'intrusion discrète, sans utilisation d'explosifs ou de dispositifs classiques d'effraction[13].

Cellule nationale de négociation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Négociateur d'otages.

Les négociateurs sont très importants car ils résolvent plus de 80 % des situations pour lesquelles le GIGN est appelé à intervenir[14],[15]. Le recrutement des négociateurs se fait en interne dans le groupe après une série de tests établie par les négociateurs expérimentés.

Si la négociation échoue, il y a, en présence d'un officier de police judiciaire, un assaut délibéré qui tente de maîtriser à mains nues le(s) forcené(s) ; si le forcené tente de tuer une personne (otage ou gendarme), il est décidé un tir de neutralisation à l’épaule ou un tir à tuer dans les cas extrêmes[16].

Cellule cynophile[modifier | modifier le code]

Chien d'attaque, similaire à ceux du GIGN.
Article détaillé : Chien de guerre.

Cette cellule est bien présente dans l'organisation du GIGN. En effet, elle est un plus pour les hommes de la cellule d'intervention, les chiens courant plus vite que les hommes équipés, pour neutraliser un individu. Elle est composée de deux maîtres-chiens et d'un homme d'attaque. Les maîtres-chiens sont des éléments à part entière des groupes d'intervention ; ils ont passé le même concours pour rentrer au GIGN et donc, ont la même condition physique et psychologique que les membres des groupes d'interventions. De son côté, l'homme d'attaque assure toute la logistique inhérente à la possession de chiens.

Les chiens du GIGN sont exclusivement des bergers belges malinois, qui est la race la plus utilisée par la Gendarmerie. Lorsqu'un chien réussit une neutralisation, on dit qu'il a un « mordant » de plus à son actif.

La section d' « appui cynophile » est, quant à elle, spécialisée dans la recherche d'engins piégés (détection de matière active et mise en sécurité). Cette section est placée sous le même régime d'alerte que le détachement d'intervention d'urgence[13].

Cellule NRBC[modifier | modifier le code]

Exercice NRBC sur le BPC Mistral (2007).

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le GIGN s'est doté de matériels de protection contre les attaques arme nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique (NRBC). Mais ce matériel est lourd, encombrant, bruyant, limite le champ de vision et bloque l'autonomie à cause des réserves d'air. Ce type d'opération est intégré dans les missions du GIGN depuis 2002.

Cette cellule est issue de la réforme de l'unité de 2007. Elle offre au GIGN une réelle capacité d'anticipation et de réaction dans un domaine sensible[13]. En étroite coordination avec le dispositif NRBC de la Gendarmerie nationale, cette cellule offre au GIGN des possibilités de traiter une crise en atmosphère viciée et d'intervenir en sécurité dans l'enceinte des centres nucléaires de production d'électricité[13].

Force Formation (FF)[modifier | modifier le code]

La FF travaille aussi bien en interne, qu'un niveau national ou à l'international. Elle forme des militaires, des policiers ou des civils.

En interne, elle est chargée de la formation des militaires affectés en PI2G, en PSPG et dans les unités d'intervention outre-mer. Elle forme également les gendarmes mobiles affectés dans les ambassades situées dans des pays en crise et amenés à travailler au côté de militaires de la FSP (cf. ci-dessus), ainsi que les gardes républicains affectés dans les Palais Nationaux comme l’Élysée ou Matignon.

Elle organise des stages au profit de cadres de grandes entreprises françaises qui doivent s'expatrier dans des pays à risques.

Une reconnaissance internationale[modifier | modifier le code]

Démonstration d'hélitreuillage du GIGN lors des journées de sécurité intérieures 2009 sur l'esplanade des Invalides à Paris.

Le GIGN est reconnu comme l'une des unités d'intervention les plus efficaces au monde[17].

Ses nombreux succès (près de 600 otages libérés, plus de 1 000 criminels capturés ou abattus) au cours des diverses opérations qu'il a été amené à monter en font depuis 10 ans une référence internationale en matière de sécurité des personnes civiles. Le GIGN s'est surtout fait connaître en décembre 1994 lors de la prise d'otage d'un avion d'Air France par le GIA.

Le GIGN est intervenu à l'étranger (Afghanistan, Djibouti, San Salvador, Arabie saoudite, pays basque espagnol, Niger, Union des Comores, Mali (Opération Serval), Centrafrique (Opération Sangaris).

Relations avec les autres groupes d'intervention[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : GSG 9, Delta Force, GEK Cobra et Réseau Atlas.

Le groupe entretient des relations particulières avec les autres groupes d'intervention grâce à leurs techniques modernes et leur expérience cela peut se faire sous forme d'échanges tactiques et techniques ou autre.

Dès 1974, le colonel Wegener, commandant du GSG 9 (groupe anti-terroriste allemand) désire que plusieurs de ses hommes suivent un stage au GIGN pour apprendre les techniques particulières d'intervention. Le 18 octobre 1977, le GSG 9 résoudra avec brio le détournement d'un avion à Mogadiscio (capitale de la Somalie).

En 1981, le GIGN travaille avec la Delta Force et forme quelques-uns de ses membres.

Le GIGN a aussi participé à la formation du groupe d'intervention autrichien GEK Cobra, ainsi que l'unité belge ESI (Escadron spécial d'intervention).

Les attentats qui ont visé l’Europe et l’Amérique du Nord depuis une quarantaine d'années ont aidé à créer des liens entre les unités d'interventions européennes et américaines. Pour l'anecdote, la conseillère spéciale du président américain George W. Bush, Condolezza Rice, ne voulait que le GIGN comme interlocuteur pour lutter contre le terrorisme[18].

De plus le GIGN est membre du Réseau Atlas qui est un réseau qui regroupe les unités d'intervention de l'Union européenne, cela permet des retours d'expériences entre ces unités pour une meilleure efficacité. le GIGN a le leadership en ce qui concerne le contre-terrorisme aérien.

En vue de l'internationalisation du GIGN, celui-ci a été doté depuis le d'une cellule « relations internationales »[19].

Recrutement[modifier | modifier le code]

Pour pouvoir passer les tests de sélection, il y a des minima requis : être gendarme de carrière, avoir une aptitude pour le parachutisme et avoir moins de 34 ans[20].

Plusieurs tests de sélection sont organisés chaque année, en fonction des besoins. Chaque test dure une semaine. Les candidats qui réussissent effectuent un stage probatoire de 8 semaines, généralement à l'automne. À l'issue de celui-ci, les candidats retenus effectuent une formation de 10 mois, commune à toutes les forces du GIGN. Ils intègrent ensuite la force à laquelle ils sont affectés et complètent leur formation.

À l'issue de cette formation spécifique, et avant la remise du brevet, chaque futur membre de l'unité doit effectuer un tir sur un plateau d'argile porté par l'un de ses camarades sur son gilet pare-balles. Le GIGN est la seule unité au monde à pratiquer ce « tir de confiance »[réf. souhaitée].

Les gendarmes nouvellement arrivés sont tous formés à l'intervention, puis ont la possibilité d'être formés à la protection ou à la recherche/observation (anciennes missions du GSPR et de l'EPIGN).

Épreuves physiques[modifier | modifier le code]

Les épreuves données ici sont à titre indicatif et non exhaustives[21] :

  • Résistance :
    • Un maximum de pompes, de tractions et d'abdominaux en 2 minutes ;
    • Bras : Grimper à la corde sur 5 m uniquement avec les bras.
    • Test de claustrophobie, de vertige (saut d'un viaduc) et test d’agressivité.
  • Natation :
    • 100 m nage libre en moins de 2 minutes ;
    • 50 m en apnée ;
    • 50 m pieds et poings liés ;
    • Saut d’un plongeoir de 10 mètres.
  • Endurance :
    • 8 000 m TAP (test aptitude médicale des troupes aéroportées) avec musette sur le dos et arme en 60 minutes maximum.

Épreuves de tir[modifier | modifier le code]

  • Une épreuve au fusil à 200 m et une autre au pistolet automatique à 15 m, avec dix munitions chaque fois. Le score sera pris en compte dans le résultat global du postulant.

Les femmes et le GIGN[modifier | modifier le code]

Les femmes peuvent intégrer le GIGN à l'exception de la cellule d'intervention pour des questions de force physique (l'équipement de protection et les armes pèsent plus de 30 kg). En 2009, la force d'observation-recherche comptait quatre femmes[22]. Les épreuves de sélection féminines sont les mêmes que les masculines avec quelques modifications.

Armement[modifier | modifier le code]

« Notre principe fondamental est de reculer l'usage des armes à feu jusqu'au dernier moment. »

— Denis Favier, commandant du GIGN de 1992 à 1997

Malgré ce but du GIGN d'éviter au maximum l'emploi des armes, le Groupe possède un armement répondant à des besoins précis. On n'emploie pas des fusils d'assaut comme un HK G-3 TGS contre un forcené, ils sont réservés à l'utilisation dans des situations quasi-militaires. À l'opposée, dans le cas d'une intervention extrême comme lors de la prise d'otages du Vol 8969 Air France à Marignane, il est nécessaire de disposer de tous types d'armes, du Manurhin .357 Magnum au fusil de précision en passant par le HK MP5.

L'armement « de base » lors d'une mission se compose d'une arme de poing pour chaque homme, plus un MP-5 et un fusil calibre 12 pour l'appui.

Chaque élément de Groupe possède trois ou quatre armes de poing et au moins deux armes d'épaule. Au total, on dénombre pour le Groupe quelque 900 armes et 1 000 optiques. Les armes (du fusil de précision à l'arme de poing) sont testées au banc d'essai Stabilisator 3000 A1 de la marque française L2S.

Un grand nombre des armes ont été modifiées sur commande pour le GIGN. Il ne faut pas oublier les accessoires génériquement nommés « aides à la visée » : collimateurs (systèmes de visée non grossissants, souvent luminescents), lunettes grossissantes, lasers de visée, lampes torches, équipements de visée nocturne, etc. Les modifications et les aides à la visée présentes sur les armes sont détaillées en même temps que les armes elles-mêmes.

Les armes sont présentées de la plus fréquemment employée à la moins employée. Exceptions : les armes de précision (ordre en fonction des calibres).

Armes de poing[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arme de poing.
  • Manurhin MR 73 en .357 Magnum avec diverses longueurs de canons (4 pouces, 5 pouces ¼, voir 8 pouces et 10 pouces pour le tir de précision), très utilisé depuis les débuts de l'existence du GIGN. Il est encore aujourd'hui l'arme de poing la plus utilisée par les hommes du GIGN comme arme secondaire.Toutefois la plupart des hommes portent simultanément un revolver et un PA (pistolet semi-automatique) taille « compact » (principalement les Glock 19, Sig-Sauer P228, FN Five-seveN et PAMAS G1S). Aujourd'hui elles sont encore utilisées.
  • Glock 19 en 9 mm Parabellum. L'arme de poing visiblement la plus utilisée après le MR-73 (et dans une moindre mesure les Glock 26 et Glock 17 sont aussi utilisés), y compris par les plongeurs du Groupe en raison de sa haute résistance à l'eau. Il est fréquemment équipé d'une lampe tactique Insight Technology M3 LED ou M6 avec laser intégré. Version modifiée en l'absence de loquet de sécurité.
  • S&W 686 GFS « Stainless » en .357 magnum en diverses longueurs de canons de 4 à 10 pouces, préféré au MR-73 par quelques éléments, mais le remplaçant systématiquement pour les plongeurs d'intervention (le Manurhin ne semble pas aussi résistant à l'eau). Les plongeurs utilisent aussi le Glock 19 et le Five-seveN, mais sans les lampes tactiques.
  • Sig-Sauer P228 (et son « grand frère » P226) en 9 mm Para., avec des chargeurs à grande capacité de 20 cartouches en plus des normaux de 15 cartouches et parfois une lampe Insight Technology M3 LED. L'adoption du P226 par le GIGN plaide pour sa qualité, alors même qu'il fut écarté par les forces de l'ordre françaises au profit du Beretta 92 dans les années 1980…
  • FN Five-seveN Tactical IOM en 5,7 × 28 mm ayant une très bonne capacité de pénétration avec une hausse fixe et un guidon allongé depuis 2005 environ éventuellement avec une lampe-laser Insight Technology M6 sur le rail Picatinny.
  • GIAT PAMAS G1S en 9 mm Parabellum) : le Beretta 92G construit sous licence était l'arme réglementaire de la Gendarmerie nationale (avant l'emploi du Sig Sauer SP 2022), mais il est relativement peu utilisé au GIGN.
  • SIG-Sauer Pro SP 2022 en 9 mm Para. Arme de poing principale du GIGN (aussi de toute la Gendarmerie Nationale et de la Police Nationale) en dotation et en remplacement du PAMAS G1.

En opération classique, les armes de poing employées sont généralement des modèles compacts (MR-73 à canon 4", Glock 19, P228) ; par contre, les Glocks 17 et P226 sont utilisés lors des « missions kaki » (en milieu naturel), où les contraintes d'espace sont moins importantes.

Pistolets-mitrailleurs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pistolet mitrailleur.
  • HK MP5 en versions A5 (sélecteur 3-Round Burst), SD3 et K-PDW (tous deux avec sélecteurs SEF), équipés d'aides à la visée sur le dessus de l'arme : collimateur Aimpoint CompM2 ou EOTech 550 AA, lunette de visée Trijicon ACOG 3,5 x 35 ou encore type « mini-lunette » à montage latéral, souvent vue chez d'autres forces spéciales françaises (CPA 10 et 30, parachutistes de l'Armée de terre). En version navalisée il a remplacé l'Uzi chez les plongeurs. Depuis la première moitié des années 1990, les MP-5A5 sont équipés d'un garde-main permettant le montage d'une aide à la visée. Par ailleurs il faut noter l'utilisation depuis le début des années 2000 sur les MP-5A5 et MP 5K PDW de montages SureFire « cocking tube mount » sur l'extrémité du tube de prise de gaz permettant de fixer deux accessoires; ces accessoires sont des lasers jour/nuit SureFire L72 de couleur rouge et L75 infrarouges (point visible à l'intensificateur de lumière) et des lampes torches Nitrolon P. Le MP-5SD6 peut recevoir une lampe fixée sous le canon silencieux à l'aide d'anneaux.
Le « PM HK » (comme il est couramment nommé au sein du Groupe) est toujours très utilisé malgré l'arrivée du FN P90 aux caractéristiques balistiques intéressantes.
  • FN P90 Tactical avec laser intégré dans la poignée. Il renforce et se substitue en partie aux MP-5 et pourrait même les remplacer chez les plongeurs. Le P90 offre une grande capacité de 50 cartouches et tire la très performante munition FN 5,7 × 28 mm dont la puissance de pénétration permet de neutraliser des adversaires abrités ou équipés de gilets pare-balles. Il est l'arme standard des chefs de sections opérationnelles et de groupes tactiques. Les trois rails Picatinny permettent d'y fixer un grand nombre d'accessoires, généralement un collimateur Aimpoint CompM2 sur le rail supérieur (le EOTech n'est jamais vu monté), un laser SureFire sur le côté droit et une lampe à forte intensité du côté gauche. Éventuellement, un silencieux Gemtech SP90 et un sac récupérateur de douilles peuvent être ajoutés.

Fusils à canon lisse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fusil militaire.
  • Remington 870 en calibre 12 Magnum, le plus souvent avec une crosse se pliant latéralement et un sous canon plus long que le canon ; il est aussi doté d'un rail Picatinny en position supérieure sur la culasse accueillant souvent un collimateur (Aimpoint CompM2, Aimpoint 3000 ou EOTech 550 AA), et une lampe ou un laser (voire les deux simultanément) sont souvent fixés sur la pompe.
  • Benelli M3 Super 90 en calibre 12 Magnum, rarement vu, contrairement au Remington.
  • Franchi SPAS 12 Special Purpose Automatic Shotgun également en calibre 12, seul fusil à pompe au monde à posséder un sélecteur de tir (permettant de choisir entre un mode manuel ou semi-automatique). Son aspect dissuasif et impressionnant en fait une arme appréciée des forces d'intervention.

Fusils d'assaut[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fusil d'assaut.

Le GIGN, comme la plupart des groupes d'intervention de la Gendarmerie nationale, n'utilise des fusils d'assaut qu'en milieu extérieur :

  • HK G3 TGS, le seul fusil d'assaut en 7,62 × 51 mm OTAN couramment utilisé par le GIGN. Il est principalement utilisé en milieu naturel (par exemple reconnaissances en « missions kaki ») et par des équipes spécialement formées au tir depuis des hélicoptères, ce qui a fait surnommer ces équipes « équipes G-3 ». Le G-3 TGS est un excellente arme d'appui « lourd » par rapport aux autres fusils d'assaut du GIGN en 5,56 mm en raison de son calibre 7,62 × 51 mm OTAN, de sa précision remarquable jusqu'à 400 m et de son lance-grenades HK 79 de 40 mm (utilisé avec des grenades à fragmentation, perforantes ou à gaz). Sa taille, sa crosse fixe ainsi que son puissant calibre (risquant de traverser facilement des murs et de toucher des otages ou les gendarmes d'une autre équipe d'assaut) font qu'il n'est pas utilisé en terrain urbain. Les G-3 TGS du GIGN sont tous équipés d'un sélecteur de tir type numérique et d'une crosse de MSG-90. On peut distinguer une variante « diurne » et une « nocturne » du G-3 au GIGN : la variante « diurne » est équipée d'un lance-grenades HK 79, d'un collimateur diurne Aimpoint 3000 ou 5000 et d'un montage SureFire cocking tube mount 490 ou 491 pour une lampe et un laser. La variante « nocturne » est équipée d'un Aimpoint CompM2 (compatible avec intensificateurs de lumière Lucie), le HK 79 est enlevé et le garde-main est sans accessoire ou avec bipied, le montage SureFire est parfois absent, d'autres fois présent, la lampe ayant dans ce cas un filtre IR. Des photos montrent aussi des Aimpoint 7000S et un laser sous le garde-main en plus du bipied. Pour les « équipes G-3 », les G-3 sont utilisés en versions « diurne » et « nocturne » avec un récupérateur de douilles en métal pour éviter que les étuis éjectés ne puissent endommager l'appareil ou gêner l'équipage ou l'équipe de tireurs.
  • SIG-550 et 551 SWAT avec lunette Hensoldt 6 x 42 BL, SIG-552 Commando avec un collimateur Bushnell HOLOsight de première génération, les fusils d'assaut en 5,56 mm les plus utilisés au GIGN.
  • HK33EA2 avec une crosse pliante HK type A3, un sélecteur 3-Round Burst à quatre positions et une lunette diurne Hensold 6 x 42 BL et d'un bipied sous le canon pour l'utilisation comme fusil de sniping (embuscade). D'autres aides à la visée peuvent être montés sur un montage SureFire « cocking tube mount ». Rappelons que le HK33, dérivé du G-3 en calibre 5,56 mm, en garde l'excellente précision même dans sa version standard (le G-3 et le HK33 ont tous deux connu des versions spécifiques de sniping comme le célèbre G-3SG1). On peut le différencier du G-3 par son chargeur courbe, l'absence systématique de lance-grenades et le sélecteur de tir à symboles.
  • GIAT FA-MAS F1. De type bullpup, il offre un rapport précision puissance sur taille très élevé. Le changement de configuration (droitier / gaucher) nécessite un démontage partiel et dure moins d'une minute. Peu utilisée, l'arme est trop lourde pour une utilisation tactique en bâtiment, néanmoins elle possède une très grande cadence et puissance de feu (capacité : 25 coups, calibre : 5.56 F1, portée efficace : 300 m, portée max : 3 200 m, système : culasse semi verrouillée).
  • HK G36C, fusil de calibre 5,56 OTAN, munis d'une crosse repliable tactique, complété d'une lunette de visée Red Dot et équipé en supplément d'un lance-grenades HK. Cette arme est particulièrement utilisée par la Force de Sécurité et de Protection du GIGN.
  • Le HK 416 calibre 5,56 × 45 mm Otan a été choisi pour devenir la nouvelle arme longue standard[23].

Armes de précision[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fusil de précision.
  • Des modèles spéciaux de Manurhin MR 73 en 8 et 10 pouces, équipés de lunettes et des bipieds, sont utilisés pour des tirs de précision à courte portée. La lunette la plus courante est la Magnum Phantom grossissant 1,5 × produite par Bushnell Corporation (en) (parfois avec une protection caoutchouc autour de l'oculaire identique à celle de l'OB50), mais des optiques 4 × 32 équiperaient aussi d'autres de ces armes. Des S&W avec des longueurs de canons similaires seraient aussi utilisés avec lunettes et bipieds.
  • Le HK417 ( 7,62 × 51 mm Otan), grand frère du HK416. Arme utilisée avec des canons de différentes tailles.
  • Trois modèles de la marque Accuracy International :
    • le AW en .338 Lapua Magnum (8,6 × 70 mm) ou (8,58 × 70 mm)
    • le AWS avec un canon silencieux (combiné à des munitions .308 « Sub » subsoniques) et le seul des trois types à avoir une crosse pliante.
    • le AW SM en .338 Lapua Magnum (8,6 × 70 mm) pour des tirs intermédiaires entre le 7,62 et le 12,7.
Plus de soixante AW remplacent depuis 1995 les vieux FR-F1, qui auront rempli une vingtaine d'années de bons et loyaux services. Une cinquantaine d'AW Super Magnum en .338 Lapua Magnum est entré en service en 2003 pour combler le « trou » existant entre les munitions de 7,62 mm et 12,7 × 99 mm OTAN. Le GIGN a signé un partenariat avec le constructeur Accuracy International pour lui faire partager les résultats des expérimentations de ces fusils dans toutes les conditions climatiques.
La lunette employée pour ces trois armes est la Schmidt & Bender Mk.II 3-12 × 50 avec un réticule Mil-Dot (comme toutes les armes de précision actuellement utilisées par le GIGN) 30 × 30 mm pourvu d'un croisillon luminescent rouge à l'intensité modifiable.
Chacun des huit groupes tactiques du GIGN emporte en opération huit Accuracy équipés d'un intensificateur de lumière Simrad KN200 de 3e génération monté sur la lunette grossissante pour le tir nocturne, ce qui permet d'utiliser la même arme avec les mêmes optiques de jour comme de nuit. Du temps du FR-F1, il fallait choisir entre un exemplaire équipé d'une lunette diurne ou un autre avec un intensificateur OB50. Auparavant les Accuracy étaient équipés de lunettes Bausch & Lomb Tactical 62-1040 grossissement 10 × 40 mm (elles étaient encore en service lors d'un entraînement à Djibouti début 2001) et du bipied Parker-Hale LM6 placé à l'avant de la crosse. Celui-ci a été fixé à mi-longueur de la crosse et non à l'extrémité de celle-ci. L'Accuracy est aussi équipé de rails latéraux type Picatinny (encore que l'on n'ait pas vu d'accessoires montés dessus).
Le GIGN dispose d'équipements de camouflage spéciaux pour ces fusils (schémas Armée française type Centre-Europe et désertique, anglais DPM et moucheté allemand Bundeswehr). Le coût total de l'arme entière est d'environ 20 000 euros.
  • Le PGM Hécate II à verrou en 12,7 mm remplace les Barrett M82, Barrett M95 et McMillan depuis 1998. Cette arme est capable de neutraliser des véhicules peu ou pas blindés et de toucher des cibles abritées. Le 12,7 mm est le seul calibre expérimenté par le Groupe capable de traverser les deux vitres blindées d'un sas de banque. Les modèles utilisés sont des Hécate II standard et des Hécate II polymère avec une lunette Scrome J10 10 × 40 à réticule Mil-Dot montée sur un montage STANAG OTAN.

Le groupe disposerait au total de plus de cent Accuracy de tous calibres, et tous ses hommes ont une qualification TE (équipes tireur d'élite) de base sur Accuracy .308 et .338, ce qui en fait le groupe d'intervention disposant du plus grand nombre de tireurs d'élite au monde. Les équipes TE sont habituellement composées de deux hommes, un tireur et un observateur qui utilise un télescope monoculaire Leica Televid 77 mm (ou plus rarement l'Apo-Televid 77 mm) avec divers grossissements disponibles jusqu'à 60 ×, une paire de jumelles Leica Vector IV (ou jumelles infrarouges Thomson Sophie la nuit). Les équipes TE disposent en plus d'un télémètre laser Leica Rangemaster LRF 1200 doté d'une optique 7 × 21 mm ayant une précision d'un mètre avec une portée de 15 à 1 100 m, d'une mini-station météo Skywatch Geos 9 (anémomètre-girouette, boussole, hygromètre, thermomètre, baromètre, altimètre et montre combinés dans un objet de quelque grammes), d'un sac à eau, d'une musette de tir et depuis 2003-2004 d'un carnet de tir spécifique au Groupe.

Armes sub-létales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arme non létale.

La faible fiabilité des armes sublétales et leur dangerosité a longtemps limité leur adoption par le GIGN. La technique favorite était le tir à l'épaule au revolver ou au fusil de précision : une balle dans l'épaule du bras armé est une technique de neutralisation très efficace.

Moyens de transport[modifier | modifier le code]

Le GIGN bénéficie depuis 2006[24] du Groupe interarmées d'hélicoptères (GIH), unité mixte d'hélicoptères de l'Armée de terre et de l'Armée de l'air, mise à sa disposition par le 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS), qui est installé sur la base aérienne 107 de Villacoublay.

Véhicule SWATEC[modifier | modifier le code]

Véhicule SWATEC avec système HARAS.

À la suite de la prise d'otage de l'avion d'Air France à Marignane, les unités d'intervention ont compris que sans un matériel adéquat, la résolution de ce genre d'opération est plus difficile ; Le FBI demande alors à la société américaine SWATEC de fabriquer un système d'intervention surmonté d'un système hydraulique. Cette dernière met au point l'échelle d'assaut HARAS (Height Ajustable Rescue Assault System) ou en français : Système d'assaut et de secours à hauteur réglable. Fabriqué par Chevrolet et Swatec, il est destiné à faciliter les interventions contre des bâtiments ou des véhicules (bus, avion). Il est opérationnel depuis 1999 et le Groupe en possède au minimum quatre.

Le HARAS est maintenu en place grâce à des goupilles de fixation de sûreté à attache rapide. Grâce à cela, il peut être monté ou démonté en moins de dix minutes. Lorsqu'il est entièrement déployé, le HARAS autorise un assaut jusqu'au troisième étage d'un immeuble (à peu près 9 mètres).

Véhicule SHERPA[modifier | modifier le code]

Le SWATEC est remplacé par un véhicule d'assaut de type Sherpa Light APC à partir de 2014.

Le Sherpa est un camion 4×4 permanent doté de capacités largement supérieures aux SWATEC. Équipé d’une plateforme modulaire avec rampe hydraulique HARAS pouvant supporter 1,5 tonnes ou 10 opérationnels jusqu’à 8,65 mètres, ce camion blindé léger (blindage de niveau 2) est fabriqué par Renault Trucks Defense[25].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le , le GIGN est décoré de la Croix de la Valeur militaire par le ministre de la défense Gérard Longuet pour sa contribution aux trois principales opérations extérieures de 2011 : Guerre d'Afghanistan (2001), Guerre civile libyenne de 2011 et Crise politico-militaire en Côte d'Ivoire. C'est la première fois que la présence du GIGN en Afghanistan est reconnue officiellement[26].

Le 31 juillet 2013[27], l'unité est de nouveau décorée d'une Croix de la valeur militaire pour les opérations conduites en Afghanistan[28].

Le GIGN dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

  • L'Assaut, long-métrage réalisé par Julien Leclercq, sur la prise d'otages de Marignane. Sorti en salles le 9 mars 2011.
  • L'Ordre et la Morale, long-métrage réalisé par Mathieu Kassovitz, sur la prise d'otages de la grotte d'Ouvéa. Sorti le 16 novembre 2011

Le film Peur sur la ville d'Henri Verneuil, sorti en 1975 comporte une scène d'intervention où le héros (Jean-Paul Belmondo) descend en corde lisse d'un hélicoptère. Cette scène a en fait été tournée par une équipe du GIGN dirigée par Christian Prouteau lui-même[29]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • GIGN, à l'épreuve de la sélection, documentaire de Nicolas Moscara, diffusé sur France 3 dans l'émission Des racines et des ailes ;
  • GIGN, au cœur de l'action, documentaire de Nicolas Moscara diffusé le 27 février 2007 sur France 3 ;
  • Reportages, documentaire diffusé le 20 mars 2010 sur TF1 ;
  • Zone Interdite, au cœur du GIGN, documentaire avec Wendy Bouchard, diffusé le 18 novembre 2012 sur M6 ;
  • GIGN, 40 ans d'assauts, documentaire de Vanina Kanban, diffusé le 23 février 2014 sur France 5.

Micro-documentaires[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2014). Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
  • Cœur d'élite : Les Hommes du GIGN[Qui ?]
  • GIGN, l'armée des ombres[Qui ?]
  • GIGN Je ne suis pas un héros, prise d'otage à Marignane[Qui ?]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • GIGN Anti-Terror Force : ce jeu propose d'incarner un membre d'une unité d'élite dans diverses missions aux quatre coins du monde. Néanmoins, le jeu a été classé comme l'un des plus mauvais FPS par la critique, du fait de ses nombreux bugs rendant le jeu injouable. De plus, contrairement à ce que le titre du jeu laisse penser, à aucun moment on incarne un membre du GIGN.
  • Call of Duty: Modern Warfare 3 : dans le mode solo, le joueur accomplit une mission avec la coopération du GIGN. Dans le mode multijoueur, dans la carte « Résistance (Paris) », le GIGN est l'une des deux équipes disponible dans cette carte (l'autre étant le Spetsnaz). Dans le mode Survie, la section Anti-émeute sont des membres du GIGN ;
  • Battlefield 3 : dans le mode solo, des agents russes contrôlés par le joueur échangent des tirs avec le GIGN et la Police nationale en sortant de la Bourse de Paris, tandis que dans le mode coopération c'est le contraire, lorsque le GIGN aide les joueurs à pénétrer dans l'édifice tenu par des terroristes ;
  • Counter-Strike, Counter-Strike: Condition Zero et Counter-Strike: Source : chaque joueur peut choisir son personnage, dont un est membre du GIGN ;
  • Counter-Strike: Global Offensive, Counter-Strike Nexon : Zombies : sur certaines cartes, l'équipe anti-terroriste est une unité du GIGN et certaines phrases de commandement sont dites en français.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'unité est surtout connue pour ses capacités anti-terroristes, mais elle est engagée au quotidien dans la lutte contre le banditisme et participe chaque année à 150 à 200 missions de Police judiciaire (P.J.) et de Police administrative (P.A.). Source : numéro 372 « spécial GIGN » du magazine Gend'info (décembre 2014).
  2. Le général Héraut, commandant la gendarmerie de la région Ile-de-France, sélectionna Christian Prouteau sur la recommandation du capitaine Jean-Pierre Baux, qui avait travaillé avec ce dernier lorsque, officier à l'escadron 6/3 de Saint-Denis, le lieutenant s'occupait de la formation des équipes commando (précurseurs des pelotons d'intervention actuels. Au sein du groupe I/2, l'ECRI dépendait plus particulièrement pour son support de l'escadron 2/2, commandé par le capitaine Gervais. Sources : Christian Prouteau, Mémoires d'État et Roland Môntins, GIGN, 40 ans d'actions extraordinaires - voir section biographie ci-dessous
  3. Alors que la Police nationale retient, dès octobre 1972, le principe de créer des groupes d'intervention sur l'ensemble du territoire (les GIPN), la Gendarmerie envisage tout d'abord de créer une seule unité centrale prépositionnée en Ile-de-France et apte à être projetée en tout point du territoire puis elle envisage de créer un GIGN dans chaque région militaire en commençant par la 1re et la 4e (d'où les deux numérotations GIGN 1 et 4). Finalement, elle choisira en 1976 de regrouper ses unités d'intervention en région parisienne puis, à partir des années 2000, de les compléter par des unités régionales : les PI2G (au nombre de 3 en 2015).
  4. dans la caserne Pasquier (du nom du 1er gendarme du Groupe décédé à l'entraînement).
  5. En collaboration avec les forces spéciales de la Marine et de la DGSE.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Interview du Colonel Bonneau, commandant du GIGN. Interview dans le numéro 372 "spécial GIGN" du magasine Gend'info (décembre 2014).
  2. a et b Interview du général d'armée Denis Favier, directeur général de la Gendarmerie nationale et ancien commandant du GIGN dans la revue Gend'info n°372 de décembre 2014.
  3. Organisation après la réforme, sur le site de la Gendarmerie nationale : http://www.defense.gouv.fr/gendarmerie
  4. a et b Collectif, Histoire de la gendarmerie mobile d'Île-de-France, 3 volumes, Éditions SPE-Barthelemy, Paris, 2007, ISBN 2-912838-31-2. Tome II pp 314-315 tableau récapitulatif avec dates officielles de création des unités.
  5. François Dieu, La Gendarmerie, secrets d'un corps, Éditions Complexe,‎ 2002, p. 115
  6. Collectif, Histoire de la gendarmerie mobile d'Ile-de-France
  7. Le GIGN rend hommage au Major MORTIER
  8. http://www.gign.org/groupe-intervention/?page_id=64
  9. « Le général Thierry Orosco prend la tête du GIGN », L'Express, 30 mars 2011.
  10. numéro 372 « spécial GIGN » du magazine Gend'info (décembre 2014) - pp 30-31.
  11. Jean Luc Calyel, GIGN, les secrets d'une unité d'élite, Le Cherche-midi,‎ 2008, p. 34
  12. « Question no  50888 de M. Urvoas Jean-Jacques (Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Finistère) », Assemblée nationale française,‎ (consulté le 15 septembre 2008)
  13. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gign/Organisation/Force-Appui-Operationnel « Force Appui Opérationnel », sur le site de la Gendarmerie nationale : http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gign/
  14. Fin de la prise d’otage à la prison de Fleury-Mérogis (France Info 8 septembre 2011)
  15. Le Minihic-sur-Rance : le forcené s’est rendu sans tirer un coup de feu (Ouest-France 23 septembre 2011)
  16. GIGN : Mission type contre un forcené, dossier du GIGN
  17. http://www.gign.org/groupe-intervention/?page_id=623
  18. Éric Micheletti, GIGN : Le GIGN aujourd'hui, vol. 1, Histoire & Collections,‎ , 175 p. (ISBN 2-9139-0394-0)
  19. http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gign/Decouverte/International2
  20. [1]
  21. GIGN recrutement
  22. Le mammouth : GIGN : quatre femmes
  23. Le remplacement du FAMAS est bien en route
  24. hélicos du GIGN : la Terre et l'Air volent ensemble - Blog Secret-Défense Libération
  25. « Un nouveau véhicule d'assaut pour le GIGN », sur operationnels.com,‎
  26. http://lemamouth.blogspot.com/2011/11/les-gendarmes-aussi.html
  27. http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/fre/Sites/Gendarmerie/Actualites/2013/Juillet/Seconde-Croix-de-la-Valeur-militaire-pour-le-drapeau-du-GIGN
  28. Blog source
  29. Christian Prouteau, Mémoires d'État, op. cit.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Prouteau, Mémoires d'État, Paris, Michel Lafon,‎ (ISBN 2-84098-360-5)
  • Gilbert Deflez, La brigade des missions impossibles, Paris, Jacques Grancher,‎
  • Jean-Claude Bourret, GIGN, "mission impossible" : Les exploits de gendarmes anti-terroristes, Paris, France-Empire,‎
  • Bernard Daumur, GIGN... Détenir le pouvoir de Dieu..., mémoire, Institut d'Études Politiques (IEP) de Toulouse, 1982.
  • Gilbert Deflez, GIGN : vocation, anti-terroristes, Paris, Publi-team,‎
  • Paul Barril, Missions très spéciales, Paris, Presses de la Cité,‎
  • Yvon Gagueche, GIGN : 10 ans d'action, Paris, éditions des Acacias,‎
  • Franck Abadie, Le Rôle du Groupement d'intervention de la Gendarmerie nationale, mémoire, Institut d'études politiques (IEP) d'Aix-en-Provence, 1987.
  • Philippe Legorjus (avec la collaboration de Jean-Michel Caradec'h), La morale et l'action, Paris, Fixot,‎ (ISBN 2-87645-077-1)
  • Gilbert Picard, Gendarmerie : unités spécialisées, Hermé,‎
  • Yvon Gagueche, GIGN, GSPR, EPIGN : gendarmes de l'extrême, Paris, Vanneau,‎
  • Jean-Claude Bourret, GIGN, vingt ans d'actions - 1974-1994 : les nouveaux défis, Paris, éditions Michel Lafon,‎ 1995 (ISBN 2-84098068-1)
  • Michel Bernard, GIGN, le temps d'un secret, Paris, éditions Bibliophane - Daniel Radford, coll. « Les hommes de notre temps »,‎ (réimpr. 2007) (ISBN 2-86970073-3) (nouvelle édition aux éditions Nimrod, 2010)
  • Bernard Meunier, Négociation de crise : de la prise d'otages à la scène de ménage..., Mission Spéciale Productions, coll. « Techniques et spécialistes »,‎ (ISBN 2916357033 et 978-2916357034)
  • Roland Môntins, L'assaut - GIGN - Marignane - 26 décembre 1994 - 17H12, Paris, les éditions des Riaux,‎ (ISBN 2-84901-063-4, présentation en ligne) (nouvelle édition Oh éditions, 2010)
  • Eric Micheletti, Le GIGN en action, Paris, Histoire et Collections,‎ (ISBN 2908182475)
  • Éric Micheletti, GIGN, vol. 1 : le GIGN aujourd'hui, Histoire et Collections,‎ (réimpr. 2005) (ISBN 2-913903-94-0, présentation en ligne)
  • Louis-Frédéric Dunal (photographies), Frédéric Gallois (préface et présentation de l'unité), Au cœur de l'action : GIGN, Boulogne-Billancourt, ETAI,‎ (ISBN 2-7268-9457-7)
  • Jean-Luc Calyel, GIGN, les secrets d'une unité d'élite, Paris, le Cherche-midi,‎
  • Manuelle Calmat-de Gmeline, GIGN : les experts du danger, Paris, Robert Laffont,‎ (ISBN 2221109856)
  • Daniel Cerdan, Dans les coulisses du GIGN, Paris, Calmann-Lévy,‎ (ISBN 9782702141052)
  • Éric Delsaut et Guillaume Moingeon, 15 ans au GIGN, l'àpart éditions,‎ (ISBN 978-2-360-35059-9)
  • Stephane Deplus, Jean-Marie Grivel, Par-delà les armures, Un visage du GIGN, Le Fantascope,‎ (ISBN 2357240237)
  • Le GIGN par le GIGN, éditions LBM,‎ (ISBN 978-2-9153-4794-4)
  • Roland Môntins, GIGN, 40 ans d'actions extraordinaires, préface de Christian Prouteau, Pygmalion, 2013.
  • Collectif, Histoire de la gendarmerie mobile d'Ile-de-France, 3 volumes, Éditions SPE-Barthelemy, Paris, 2007, ISBN 2-912838-31-2 - tome II

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