Nexter

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Page d'aide sur l'homonymie GIAT, ancien nom de Nexter, ne doit pas être confondu avec la commune de Giat
Nexter Systems SA
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Logo de Nexter

Création 1973, création du Groupement industriel des armements terrestres (Giat)
Dates clés , GIAT industries devient Nexter
Siège social Drapeau de France Versailles (France)
Direction Philippe Burtin[1]
Actionnaires État Français (100%)
Activité Armement terrestre
Produits VBCI, CAESAR
Filiales Nexter Systems, Nexter Munitions, Nexter Training, Nexter Mechanics, Nexter Electronics, Nexter Robotics, NBCSys, OPTSys, Euroshelters.
Effectif 3 323 (2015)
Site web Nexter
Chiffre d’affaires 1,5 milliard d'euros (2014)[2]
+30 % (vs 2013)
Résultat net 118 millions d'euros (2014)[3]
+60 % (vs 2013)

Nexter est un groupe industriel de l'armement appartenant à l'État français. Il fabrique du matériel militaire pour le combat terrestre, aéroterrestre, aéronaval et naval. Nexter résulte de la filialisation des différentes entités du groupe Giat industries qui en devient la holding de tête.

L'entreprise a son siège social à Versailles, sur le plateau de Satory.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

L'histoire ancienne de l'entreprise est marquée par la création des manufacture d'armes de Charleville-Mézières (1667), de Maubeuge (1701), de Saint-Étienne (1764), de Tulle (1777), de Toulouse (1792), de Rennes (1793), de Bourges (1866), de Châtellerault (1850) de Puteaux (1866), de Tarbes (1870), des arsenaux de Roanne (1918), du Mans (1927), de Salbris (1933) et d'Issy-les-Moulineaux (1936)[4]. Les arsenaux sont d'abord appelés « ateliers. »

Regroupements des arsenaux militaires[modifier | modifier le code]

Dès 1945, les arsenaux se regroupent au sein de la direction des études et fabrications d'armement (la DEFA)[5].

En 1965, la DEFA devient la direction technique des armements terrestres (la DTAT), incluse dans la direction ministérielle des Armements (la DMA)[4].

GIAT[modifier | modifier le code]

Logo

En 1971, GIAT, Groupement industriel des armements terrestres, est fondé par la fusion des diverses industries d'armement du ministère de la Défense.

Le , le groupement GIAT devient une compagnie nationale sous le nom de Giat industries SA. Il est rejoint la même année par Manurhin et Luchaire, par FN Herstal en 1991, par Mécanique Creusot-Loire et CIME BOCUZE en 1992.

La société se rapproche de BAE Systems au début des années 1990[6] pour développer une arme capable de tirer un nouveau type de projectile, la munition télescopée. Une société commune est créée dans ce but le , « Cased Telescoped Armament International ». Son siège social est situé à Versailles et ses installations de Bourges comprennent une soixantaine d'employés. Le 40 CTAS[7] est conçu à partir de 1994.

En 2004, le groupe réalise un chiffre d'affaires de 590 millions d'euros. Son carnet de commandes s'élève à 2 078 millions d'euros. Ses effectifs sont de 5 000 personnes, dont 1 500 ingénieurs et cadres.

Giat industries est bénéficiaire pour la première fois en 2005, et s'est ainsi maintenu depuis cette date.

Nexter[modifier | modifier le code]

En 2006, après un vaste plan de restructuration qui ramène ses effectifs à moins de 3 500 salariés contre 6 000 auparavant[Quand ?] et plus de 18 000 au début des années 1990, Giat industries regroupe son cœur de métier sous le nom de Nexter à partir du 1er décembre 2006.[réf. nécessaire] Les sites de la Manufacture d'armes de Saint-Étienne, de Saint-Chamond et de Tarbes, ont été quasiment entièrement abandonnés après les ventes aux enchères[8]. La perte d'emplois est massive dans le département de la Loire dans les années 1990 et 2000, avec un reclassement à court terme de plusieurs milliers de salariés de la défense. L'activité opérationnelle du groupe est désormais répartie sur quatre sociétés principales : Nexter Systems, Nexter Munitions, Nexter Mechanics, Nexter Electronics. Giat industries devient la holding de tête, et les autres sociétés du groupes correspondent soit à des activités mineures, soit à des structures liées au reclassement des salariés. L'État reste le seul actionnaire de l'ensemble.

Le , Nexter publie des résultats bénéficiaires en dépit de la crise économique de 2008-2009. Le chiffre d'affaires pour 2008 atteint 579 millions d'euros (587 en 2007). Une marge opérationnelle de 71 millions d'euros soit 12,3 % du chiffre d'affaires est dégagée. Les prises de commandes pour 2008 atteignent 560 millions d'euros (495 millions d'euros en 2007). L'avenir à court terme est plutôt serein avec un carnet de commandes de 1,895 milliard d'euros soit trois années d'activité pour le groupe.

Fin 2013, Nexter rachète 100 % des titres du Groupe SNPE[9].

Le groupe annonce en qu'il rachète la société Paul Boyé Technologies qui fournit depuis plus d'un siècle les tenues de combat de l'Armée française[10].

En , le groupe finalise l'acquisition de deux sociétés munitionnaires, ce qui lui permet de compléter l'offre de sa filiale Nexter Munitions :

  • Mecar, située à Nivelles en Belgique, spécialisée dans les munitions de char ;
  • Simmel Difesa, située à Colleferro en Italie, et spécialisée dans les munitions navales.

Projet KANT[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Projet KANT.

En , un processus de fusion est engagé entre l'armurier allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) et Nexter[11], après plusieurs années de rumeurs sur le sujet[12]. Le projet de rapprochement, dénommé « KANT », en discussion depuis février 2006 avant son officialisation l'été 2014, est né de la nécessité de mieux harmoniser les blindés des différents pays européens, dont les caractéristiques différentes compliquent les interventions communes[13],[14]. Le 29 juillet 2015, le processus de fusion entre Nexter et Krauss-Maffei Wegmann (KMW) a été officiellement signé à Paris, pour créer un nouvel ensemble de 6 000 employés et 1,7 milliard d'euros, contrôlé à 50 % par l'État français et à 50 % par la famille Bode-Wegmann[15],[16].

Organisation[modifier | modifier le code]

Nexter Systems - L'entrée du site de Roanne.

En 2015, le groupe Nexter emploie 3 323 salariés à l'international sur treize sites différents[17]. La répartition des effectifs est la suivante :

  • 67 % chez Nexter Systems ;
  • 22 % chez Nexter Munitions ;
  • 6 % chez Nexter Mechanics ;
  • 5 % chez Nexter Electronics.

Le groupe est présent sur les sites français de Roanne, Versailles/Satory, Tulle, Bourges, La Chapelle Saint-Ursin, Saint-Chamond, Saint-Étienne, Rennes, Tarbes et Toulouse.

À l'international, le groupe est également implanté en Belgique (Petit-Roeulx-lez-Nivelles) et en Italie (Colleferro et Anagni).

Présidents-directeurs généraux[modifier | modifier le code]

Produits[modifier | modifier le code]

Le groupe Nexter fabrique ou a fabriqué diverses armes et équipements pour les armées françaises et étrangères. L'étendue des productions successives de GIAT industries puis Nexter va de l'armement individuel aux chars d'assaut, en passant par les véhicules de transport de troupes, l'artillerie, les engins du génie et les équipements électroniques et optroniques. Le groupe est organisé en trois pôles : le pôle systèmes, le pôle équipements, et le pôle munitions.

Pôle systèmes[modifier | modifier le code]

Nexter Systems[modifier | modifier le code]

Véhicules de transport de troupes[modifier | modifier le code]
Un exemplaire du VBCI.
Production achevée
Production en cours
Chars de combat[modifier | modifier le code]
Le char Leclerc lors de la célébration du 14 Juillet en 2014.
Production achevée
Développement
Artillerie[modifier | modifier le code]
Le canon Caesar déployé en Afghanistan.
  • l'artillerie de campagne de 155 mm : le canon tracté 155 TRF1, l'automoteur chenillé AMX AuF1 / GCT, l'automouvant sur châssis de camion Renault Trucks Caesar ;
  • le canon CN120-26 de 120 mm pour char d'assaut
  • le canon léger 105 LG1
  • les canons DEFA 30 mm et Nexter 30 des avions Rafale et Mirage 2000, des hélicoptères Tigre et Comanche, un programme américain annulé
  • des montages de moyen calibre navals manuels ou téléopérés : M621, Narwhal
  • la tourelle téléopérée ARX20
Soutien, génie[modifier | modifier le code]
  • le char de Dépannage DNG/DCL
  • l'AMX-30 B2 DT (Démineur Téléopéré)
  • le SPDMAC (Système de déminage pyrotechnique antichar) monté sur le châssis de char AMX-30 EBG (Engin Blindé du Génie)
  • les systèmes de déminage DEMETER ET DEDALE
Armement individuel[modifier | modifier le code]

Ces armes équipent ou ont équipés les groupes de combat d'infanterie, leur production est désormais arrêtée.

  • le fusil d'assaut FAMAS : modernisation dans le cadre du programme Félin
  • les fusils de précision FR-F1 et FR-F2
  • le lance-roquettes LRAC F1
  • le lance-roquettes antichar Apilas

Nexter Robotics[modifier | modifier le code]

Robots UGV (Unmanned ground vehicle)[modifier | modifier le code]
  • Robot Nerva LG [19]

Nexter Training[modifier | modifier le code]

  • Référentiels techniques

CTA International[modifier | modifier le code]

Artillerie[modifier | modifier le code]

Pôle équipements[modifier | modifier le code]

Optsys[modifier | modifier le code]

Équipements électroniques et optroniques[modifier | modifier le code]
  • des systèmes d'information terminaux
  • des systèmes de simulation (filiale GVT)
  • des équipements d'optique (filiale OPTSYS)

NBC-Sys[modifier | modifier le code]

  • des produits de protection NRBC (Nucléaire, Radiologique, Biologique, Chimique)

Nexter Mechanics[modifier | modifier le code]

  • équipements mécaniques et hydrauliques, systèmes de gonflage automatiques

Nexter Electronics[modifier | modifier le code]

  • électronique embarqué et sécuritaire

Euro-Shelter[modifier | modifier le code]

L'entreprise fabrique des abris, aussi appelés shelters.

Pôle munitions[modifier | modifier le code]

Nexter Munitions[modifier | modifier le code]

Nexter Munitions est présent sur trois sites : Bourges (bureaux d'études principaux), La Chapelle-Saint-Ursin (près de Bourges, site principal de fabrication) et Tarbes (étude et fabrication de composants pyrotechniques).

Nexter Munitions fabrique ou a fabriqué diverses armes et équipements pour les armées françaises et étrangères, notamment :

  • des munitions conventionnelles (moyen calibre, munitions de char, munitions d'artillerie)[20][21] ;
  • des munitions télescopées d’un calibre de 40 mm[6] ;
  • des munitions intelligentes (Bonus, Spacido) ;
  • des composants pyrotechniques.

Simmel Difesa[modifier | modifier le code]

  • Munitions navales

Mecar[modifier | modifier le code]

  • Munitions d'artillerie gros calibre

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. http://www.usinenouvelle.com/article/nexter-va-faire-des-blindes-low-cost.N147732
  2. Armement : Nexter affiche un chiffre d’affaires en progression, le Progrès, 19 mars 2015
  3. Nexter gonfle ses muscles avant son rapprochement avec Krauss-Maffei, la Tribune, 17 mars 2015
  4. a et b http://www.giat-industries.fr/fr/notre-passion/passion-histoire-groupe
  5. http://www.chear.defense.gouv.fr/fr/pdef/histoire/COMHART%20tome%2011.pdf
  6. a, b et c Ferrard 2013 : p. 92-93
  7. a et b CTA International -
  8. Josiane Battoue, « Giat aux enchères : un nouveau crève-cœur », La Dépêche,‎ (lire en ligne).
  9. Caroline Bruneau, « Nexter finalise le rachat de la SNPE »,‎ (consulté le 13 décembre 2013)
  10. Rachat de l'entreprise Paul Boyé http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/02/14/97002-20140214FILWWW00237-nexter-va-bien-racheter-boye.php
  11. Dominique Gallois, « Mariage franco-allemand dans l'armement terrestre », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  12. Michel Cabirol, « Défense : Pourquoi le mariage Nexter avec Krauss Maffei Wegmann est à haut risque », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  13. « KMW espère signer l'alliance avec Nexter autour du 14 juillet », sur lesechos.fr (consulté le 23 mai 2015)
  14. « Le projet KANT ou l’idée d’un Airbus de l’armement terrestre », sur portail-ie.fr (consulté le 23 mai 2015)
  15. Reuters, « Armement-La fusion Nexter-KMW officialisée mercredi à Paris », Les Echos - en ligne,‎ (lire en ligne)
  16. (en) « German, French tank makers seal armored vehicles tie-up », sur www.reuters.com, Reuters,‎ (consulté le 29 juillet 2015)
  17. « Chiffres clé »
  18. Laurent Lagneau, Nexter a dévoilé son démonstrateur de la tourelle T-40 CTAS qui équipera son EBRC, Industrie, Zone Militaire, www.opex360.com 12 juin 2013 [1]
  19. http://www.leparisien.fr/espace-premium/yvelines-78/le-robot-de-nexter-robotics-30-05-2013-2847943.php
  20. http://www.nexter-group.fr/nexter/Flipping_Book/Export_FR/index.html#/54/
  21. http://www.giat-industries.fr/fr/produits/itemlist/category/3-munitions