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Fusil d'assaut

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Le Famas, fusil d'assaut polyvalent.

Un fusil d'assaut est une arme d'épaule conçue pour qu'un soldat soit capable de tirer de façon efficace jusqu'à environ 300 mètres en mode semi-automatique (distance au-delà de laquelle les cibles sont difficilement distinguables sans lunette), et à environ 30 mètres en tir automatique.

Le fusil d'assaut offre une grande polyvalence :

  • il peut tirer au coup par coup, comme un fusil classique, disposant alors d'une précision et d'une portée pratique comparables à celles du fusil ;
  • il peut aussi tirer en rafales, limitées ou non. La précision et la portée diminuent, mais l'arme dispose alors de la capacité de saturation à courte distance du pistolet mitrailleur ;
  • bon nombre de fusils d'assaut peuvent également tirer des grenades spécifiques depuis leur canon (dites « grenades à fusil »). La tendance actuelle est plutôt de leur adjoindre pour cela un lance-grenades de 40 mm qui a l'avantage de posséder une meilleure portée et une meilleure précision.
L'avtomat Fedorova, modèle 1916.

Le premier fusil d’infanterie qui peut être considéré comme un fusil d’assaut fut l’avtomat Fedorova modèle 1916, introduit en petit nombre (3200 fabriqués en 1917) par l’armée russe, plus tard utilisé pendant la révolution d'Octobre. Le concepteur de ce fusil, qui tirait la cartouche japonaise 6,5 mm Arisaka M38, était Vladimir Grigorievitch Fedorov. L'arme fonctionnait par recul du canon, ce qui faisait pivoter le bloc de verrouillage pour libérer la culasse. Le magasin contenait 25 coups[1],[2].

Le fusil d'assaut est une arme spécifiquement militaire apparue au cours de la Seconde Guerre mondiale dans l'armée allemande sous la forme du FG-42, qui restait néanmoins plus proche du fusil mitrailleur que du fusil d'assaut, puis du Sturmgewehr 44, considéré comme le premier véritable fusil d'assaut. Ce dernier chambrait une munition d'une puissance inférieure aux munitions de fusil, mais plus puissantes que celle des pistolets mitrailleurs. Le Sturmgewehr 44 chambrait aussi une munition moins lourde et plus petite comparée au calibre des fusils à verrous (7,92x57 contre le 7,92x33 pour le Sturmgewehr), ce qui faisait qu'un fantassin pouvait porter deux fois plus de munitions[1]. La puissance des munitions a toujours été déterminante lors de la mise au point de ce type d'arme.

Ainsi, les premiers fusils d'assaut occidentaux, industrialisés durant les années 1950, étaient lourds et encombrants, car chambrés pour la puissante munition de 7,62 OTAN, tandis que leur chargeur ne comprenait généralement que 20 cartouches. Le FN FAL, longtemps utilisé par l'armée britannique (sous le nom de SLR ou L1A1[1]), est un bon exemple des armes de l'époque. Elles offrent une excellente allonge en tir semi-automatique (jusqu'à 600 mètres) mais cette munition est à la fois trop lourde, trop encombrante et trop puissante (énergie à la bouche E0 d'environ 3 500 joules) pour un fusil automatique. Pour réduire certains effets néfastes de l'important recul généré, la crosse d'épaule fut placée en ligne avec l'axe du canon afin de limiter le relèvement du canon.

Malgré cela, le tir automatique est difficile à contrôler et reste très coûteux. Le 7,62 OTAN semble d'autant plus une munition surdimensionnée pour une arme individuelle que, selon la doctrine militaire, les distances d'engagement au fusil excédent rarement 300 mètres et que l'action vise avant tout à éloigner toutes les ressources de l'ennemi des activités combattantes, donc à blesser grièvement plutôt qu'à tuer.

On voit dès l'apparition du Pacte de varsovie une scission avoir lieu. Les pays signataires du Pacte de varsovie vont s'orienter vers des AKM ou leurs propres dérivés sous license, intégrant parfois des changements (par exemple les AK roumaines intègrent dans leur gardemain une poignée verticale en bois. Certains pays tels que la Yougoslavie, qui se veulent non alignés vont quand même produire des fusils dérivés avec par exemple les fusils Zastava. De l'autre côté, les pays de l'OTAN (mais pas que) vont se tourner vers d'autres plateformes d'armes, avec des calibres spécifique à l'OTAN. Ainsi on voit des années 1950 aux années 1980 la prédominance de 3 calibres: 7,62x39, utilisé par la famille des Kalashnikov, 7,62 OTAN, premier calibre utilisé par les armes de l'OTAN mais qui présente un fort recul, et le 5,56 OTAN qui au début des années 1980 va être désigné par l'OTAN comme le calibre à privilégier[1].

L'AKM, souvent confondu avec l'AK-47, est le fusil d'assaut le plus répandu.

De son côté, l'URSS suit l'exemple, Mikhaïl Kalachnikov combine les avantages révolutionnaire d'un chargeur amovible et des cartouches intermédiaire du StG 44 (concept révolutionnaire pour l'époque, les allemands se sont rendu compte que la plupart des engagements étaient en moyenne de 300m) et le système de récupération de gaz par piston et culasse calée du M1 Garand pour chambrer les cartouches et développant ainsi, en 1947, l'AK-47 célèbre sous le nom de Kalachnikov et qui connaît une grande diffusion[3]. L'AK-47 replace en 1949 le SKS comme arme de service de l'armée rouge[1]. L'arme est chambrée pour le 7,62×39 mm, une munition d'un calibre équivalent au 7,62 OTAN ou au 7,62 du Mosin-Nagant alors en usage dans l'armée rouge mais moins puissante (E0 d'environ 2 000 joules) permettant un tir automatique plus maîtrisé et des chargeurs de 30 cartouches moins lourds et encombrants puisque la cartouche est plus légère et 25 % plus courte. Sa simplicité et sa robustesse sont d'emblée très appréciées. Certains modèles de l'AK-47 sont produits avec une crosse métallique rétractable (designés AKMS). Ce modèle propose ainsi une arme moins encombrante à transporter et plus compatible avec les espaces confinés (véhicules ou bâtiments). Elle est toutefois plus difficile à employer car, en présentant moins d'inertie, elle tressaute davantage lors du tir en mode automatique.

La doctrine soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale postulait que ses soldats étaient de piètres tireurs[réf. souhaitée] ; ils furent par conséquent équipés d'une arme destinée au tir automatique afin d'augmenter la capacité de saturation. L'OTAN, décidée à compenser son infériorité numérique par un meilleur entraînement, avait conçu des fusils capables de tir de précision. En 1959, l'AKM replace l'AK-47 comme arme de l'armée rouge, motivé par le poids plus faible de l'AKM (deux tiers du poids de son prédécesseur) ainsi que l'utilisations de techniques de fabrication moins coûteuses[1].

États-Unis

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Le M16, fusil d'assaut dont la silhouette a été popularisée par l'armée américaine.

En 1948 l'US Army créa l'ORO (Operations Research Office), dont le but est de produire des travaux analytiques afin d'étudier le rôle des armes après la seconde guerre mondiale. Des études de l'ORO font apparaître plusieurs faits qui perturbent la doctrine en place : le tir visé précisément semble moins contribuer à neutraliser que le tir de suppression, et que durant la seconde guerre mondiale et la guerre de Corée les fusils étaient surtout utilisé en deçà de 300 mètres. De plus, la majorité des soldats tués par des fusils l'étaient à moins de 100 mètres[1]. Ainsi, au cours des années 1960, les États-Unis résolvent le problème de la puissance des munitions en développant un petit calibre dont la balle légère et rapide était spécifiquement conçue pour alimenter un fusil capable d'assurer un tir automatique utile. Le CONARC demanda ainsi à Winchester et Armalite de développer un fusil d'assaut qui utiliserait la munition .223 Remigton. Le fusil devait pouvoir tirer en feu semi-automatique ou automatique et peser 2,7kg quand chargé[1]. Tout d'abord nommé AR-15 (qui tire son nom de la société l'ayant conçu, Armalite), le fusil pallie les faiblesses des fusils d'assaut de première génération en tirant du .223 Remington, dont sera issu le 5,56 OTAN. Cette arme adopte la dénomination militaire M16, dont la munition dispose d'une puissance (E0 d'environ 1 810 joules) semblable à celle du 7,62×39 mm soviétique, tout en étant plus légère. L'avantage de la légèreté est le développement moindre du recul et l'emport d'une plus grande quantité de munitions en opérations.

Dans les années 1970, l'URSS suit le mouvement en développant l'AK-74, chambrée pour une munition spécifique, le 5,45×39 mm. Cette munition soviétique est d'une puissance (E0 d'environ 1 400 joules) inférieure à son pendant de l'OTAN[1]. Ce fusil est suivi par l'AK-74M, une version améliorée de l'AK-74.

Après la chute du bloc soviétique, certains pays comme l'Ukraine ou la Russie continuent d'utiliser leurs anciens stocks d'AK-74M. Cependant la plateforme se fait vieillissante : il est difficile d'y monter des lunettes ou autres accessoires, contrairement aux fusils dotés de rails (comme le rail picatinny) utilisés par certains pays. Ainsi des firmes comme Zenitco se mettent à produire des "kits d'améliorations", qui constituent des parties de rechanges pour l'AK-74M destinés à le moderniser. Couvre-poussière avec rail intégrés pour y mettre des lunettes ou accessoires de visés cache-flammes améliorés, poignées supplémentaires, etc. [4]. Finalement, l'armée Russe elle choisit de remplacer l'AK-74M par un autre fusil de la famille Kalashnikov, l'AK-12. Ce dernier essaye de corriger certains défauts reprochés à l'AK-74M, par exemple en intégrant des rails ou une crosse rétractable en sortie d'usine. D'autres pays tels que la Serbie développent des kalashnikovs modernisées, comme le Zastava M21, qui contrairement à ses homologues russes et ukraniens utilise le calibre 5,56 OTAN[5].

Pays de l'OTAN

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MPT-76, fabriqué par MKEK, dont le siège social est basé dans pays de l’Alliance Atlantique
MPT-76, fabriqué par MKEK, dont le siège social est basé dans pays de l’Alliance Atlantique

Après 1949, les pays du Pacte de varsovie s'arment progressivement de fusils dérivés de l'AKM ou AK-47 et en produisent leurs propres versions. Cependant dans l'OTAN les pays utilisent pour la plupart des armes différentes pendant cette période même si les calibres utilisés restent les mêmes (7,62 OTAN ou 5,56 OTAN). Le FN FAL voit le jour dans les années 50 et sera adopté par la Belgique. Il sera aussi adopté par beaucoup de pays du Commonwealth (tels que le Canada, le Royaume-Uni ou l'Australie) sous le nom de SLR, ou L1A1, et aussi parfois appelé "inch pattern" FAL, du fait que par sa production dans des pays utilisant le système impérial, ses parties mécaniques n'étaient pas interchangeables avec celles des FN FAL produits dans les systèmes métriques[1].

En 1952, des ingénieurs de l'ancienne fabriques d'armes allemande Mauser travaillent sur le fusil CETME, ayant perdu leur emploi après la dissolution de l'entreprise à la fin de la guerre 39-45. En 1954, la firme Heckler & Koch répond à un appel d'offres du gouvernement espagnol quant à la fabrication et amélioration des prototypes existants. 2 ans plus tard, l'Allemagne de l'Ouest passe une commande pour 400 fusils de ce type utilisant la munition 7,62 OTAN. En 1958, l'Espagne adopte ce fusil comme nouvelle arme, et l'année d'après, l'Allemagne suit le pas et l'adopte à son tour, lui donnant la désignation reconnue, l'Automatisches Gewehr G3, communément appelé G3. Le fusil G3 a la particularité d'être modulable : la détente peut être relativement facilement désassemblée et être remplacée, tout comme est le cas de la crosse. Le fusil utilise aussi un système de galets pour son rechargement, ce qui en fait un fusil peu cher à produire. Il sera utilisé par bon nombre d'autres pays, dont le Portugal, ou le Danemark (ne serait-ce qu'en Europe). Encore aujourd'hui, ce fusil est utilisé par beaucoup de pays en raison de son faible cout de production et les stocks gardés[1].

La France fait exception à l'utilisation des calibres de l'OTAN, les fusils MAS 49 et 56 n'utilisant pas le calibre 7,62 OTAN. Il faut attendre 1977 pour que l'armée française passe une commande à la Fabrique d'Armes de Saint-Étienne pour le fusil FAMAS, utilisant le calibre 5,56. Les premiers fusils FAMAS sont utilisés par les troupes françaises en 1979[1].

En 1980, une étude menée par l'OTAN pendant 2 ans mène à la déclaration du calibre 5,56 comme calibre à utiliser de préférence pour les armes à épaule. En effet, la munition de 7,62 OTAN est trop lourde (un soldat portant des munitions de 5,56 peut en porter deux fois plus) et le recul est trop important pour qu'un soldat puisse tirer plus de quelques balles à la fois en tir automatique[1]. À la suite de cette décision les fabricants d'armes décident de repenser certains de leurs modèles phares pour les adapter à ce calibre : FN fabrique le FN FNC, une évolution du FN FAL qui tente de remplacer ce dernier dans les pays l'utilisant encore (comme la Suède en 1979). H&K produit le HK33, une version du G3 utilisant le nouveau calibre[1]. Les pays de l'OTAN s'équipent progressivement d'armes chambrées pour cette munition. Les armes chambrées pour ce calibre pèsent environ 4 kg et sont généralement équipées de chargeurs de trente cartouches.

Les fusils d'assaut sont alors déclinés sous différentes formes, comprenant, par exemple, un canon court et une crosse rétractable, un canon lourd pour une meilleure précision, un réducteur de son, une architecture de type bullpup, une lunette fixe à faible grossissement qui permet au tireur de focaliser la cible et le réticule en même temps, des rails standards permettant d'installer tout type d'équipement, notamment des systèmes de visées (désignateur laser, lunette à faible ou fort grossissement, vision nocturne, etc.).

Perspectives

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Le FAMAS Félin (pour « Fantassin à équipements et liaisons intégrés », ici le prototype) offre une vision déportée au tireur.

Plusieurs armées réfléchissent à l'accroissement de la puissance de feu et de la portée pratique des armes individuelles, rendues à leur sens nécessaires par des combats aujourd'hui moins structurés. La première étape, déjà bien entamée, consiste à adjoindre au fusil un système de visée très robuste. Bon nombre de systèmes sont à l'étude : visée déportée depuis l'arme jusqu'à l'œil du tireur (comme le FAMAS Felin, permettant d'ajuster le tir en restant à couvert, et prévoyant une vision nocturne), ou des ordinateurs de tir comme celui du FN F2000.

Des systèmes d'armes intégrés composées de trois modules, un fusil d'assaut, un système de visée intégrant un ordinateur de tir, et un lance grenade semi-automatique sont également développés. Ces projets XM29 OICW (précédemment dénommé SABR) aux États-Unis, PAPOP (acronyme de PolyArme POlyProjectile) de GIAT en France restent toutefois assez critiqués car les armes deviennent particulièrement lourdes et encombrantes. Ces projets semblent d'ailleurs aujourd'hui être au point mort : le projet américain est officiellement suspendu et aucune nouvelle récente ne filtre du projet français. En revanche, la Corée du Sud équipe progressivement son armée à partir de 2010 avec le Daewoo K11, doté d'un lance-grenades de 20 mm intégré d'origine dans la masse de l'arme, soit sans aucun élément additionnel.

D'autres innovations ont été testées, comme le HK G11, de la firme allemande Heckler und Koch (H&K), un fusil tirant des munitions sans étuis mais qui n'a pas dépassé le stade du prototype. On compte encore des prototypes, tels le Steyr ACR, tirant des fléchettes à très haute vélocité afin d'améliorer la portée, qui eux non plus ne semblent pas devoir quitter le stade de l'expérimentation.

En 2019, l'US Army lance un appel d'offre afin de remplacer le fusil M4 et la M249 associée. En 2022, SIG Sauer remporte l'appel d'offre avec son fusil M7 utilisant un nouveau calibre, le 6,8x51. La raison principale de ce changement de fusil et de calibre est l'amélioration de protection des soldats, qui font que le calibre 5,56 OTAN ne serait plus aussi efficace qu'avant[6]. Le fusil sera livré par défaut avec un système d'aide à la visée qui inclurait un ordinateur permettant de calculer la balistique des balles, ou encore une boussole[7].

Législation sur la possession d'un fusil d'assaut

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En France, la réglementation pour posséder une arme de catégorie B tel qu'un fusil d'assaut est très stricte. Il est nécessaire de suivre la réglementation du service public.

La législation française requiert que les propriétaires de fusils et de carabines d'assaut déclarent ces armes via le Système d'information sur les armes (SIA). En 2021, une nouvelle obligation est instaurée, imposant aux chasseurs de créer un compte sur le SIA avant la fin 2023 pour déclarer leurs armes, incluant les carabines de chasse. Cette mesure vise à renforcer la surveillance et la traçabilité des armes à feu. Les arrêtés du détaillent la classification de certaines armes, incorporant les modifications du Code de la sécurité intérieure.

Notes et références

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  1. a b c d e f g h i j k l m et n Edward Clinton Ezell et Walter H. B. Smith, Small arms of the world: a basic manual of small arms; a completely new and revised version of the classic work by W. H. B. Smith, Barnes & Noble, (ISBN 978-0-88029-601-4)
  2. (en) « Fedorov avtomat (Russia / USSR) », sur Modern Firearms, (consulté le )
  3. [vidéo] « Did the AK47 Copy the STG-44? », Brandon Herrera, , 18:8 min (consulté le ).
  4. « Tactical Gear and Military Clothing News : Russian Armed Forces Upgrade Kit for AK-74M » [archive du ], sur blog.predatorbdu.com (consulté le )
  5. (en) Vladimir Onokoy, « Zastava M21 – The New Generation Kalashnikov Rifle From Serbia That Never Caught On », sur thefirearmblog.com, (consulté le )
  6. (en-US) Jeff Schogol, « Army selects Sig Sauer to produce Next Generation Squad Weapon and ammo », sur Task & Purpose, (consulté le )
  7. (en) Steve Beynon, « Army Picks Its Replacement for the M4 and SAW », sur Military.com, (consulté le )

Bibliographie

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  • W.H.B. Smith & Joseph E. Smith: Small Arms of the World. 1962 by The Stackpole Company, Harrisburg, PA, USA
  • Melvin M. Johnson, Charles T. Haven: Automatic Weapons of the World. 1945 by William Morrow & Co. New York, NY.
  • W.H.B. Smith & Joseph E. Smith: The Book of Rifles. 1963 by The Stackpole Company, Harrisburg, PA, USA
  • Vladimír Dolínek, Vladimír Francev, Jan Šach: Illustriertes Lexikon der Waffen im 1. und 2. Weltkrieg. Edition Dörfler im Nebel-Verlag, Utting 2000, (ISBN 978-3-89555-223-6).
  • Chris Bishop: The Encyclopedia of Weapons of WWII. Sterling Publishing Company, New York 2002, (ISBN 978-1-58663-762-0), S. 218. (Buchvorschau)
  • Peter R. Senich: « Deutsche Sturmgewehre bis 1945. » (ISBN 978-3-613-01866-2).
  • Crawford, S. Twenty-First Century Small Arms. MBI Publishing Company. (ISBN 0-7603-1503-5) (2003)
  • Cutshaw, C. Tactical Small Arms of the 21st Century. Gun Digest Books. (ISBN 0-87349-914-X) (2006)
  • Halls, Chris. Guns in Australia, Paul Hamlyn, Sydney. (ISBN 0-600-07291-6) (1974)
  • Lewis, J. Assault Weapons: An In-Depth Look at the Hottest Weapons Around. Krause Publications. (ISBN 0-87349-658-2) (2004)
  • Popenker, M. et al. Assault Rifle: the Development of the Modern Military Rifle and its Ammunition. Wiltshire: The Crowood Press Ltd. (ISBN 1-86126-700-2) (2004)
  • Senich, P. German Assault Rifle: 1935–1945. Paladin Press. (ISBN 0-87364-400-X) (1987)
  • Salo, Pauli. Rynnäkkökivääri (assault rifle)7,62x39. 2. édition. (ISBN 978-952-92-1328-3) (2008)

Articles connexes

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Liens externes

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