Maison centrale de Clairvaux

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Prison de Clairvaux, entrée principale

La prison de Clairvaux est une maison centrale française située à Ville-sous-la-Ferté, dans le département de l'Aube, région Champagne-Ardenne, établie sur le site de l'abbaye de Clairvaux depuis 1804[1].

La fermeture de la centrale a été annoncée[2] le 27 avril 2016 au cours d'un discours donné à l'École nationale de l'administration pénitentiaire, à Agen, par le ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas.

Situation[modifier | modifier le code]

L'établissement est situé dans l'aire judiciaire de la cour d'appel de Reims et du tribunal de grande instance de Troyes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Abbaye de Clairvaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'abbaye de Clairvaux.

Transformation en prison[modifier | modifier le code]

La transformation d'abbayes en prisons est courante au XIXe siècle (le Mont-Saint-Michel, Fontevraud etc) et est liée à la réforme du système pénal qui institue une nouvelle peine : la privation de liberté. Les abbayes, avec leurs murs d'enceinte et leurs cellules, semblent alors idéales. De plus, l'expulsion des moines à la suite de la Révolution française a vidé de nombreux monastères, et les biens du clergé ont été déclarés biens nationaux.

L'ensemble de l'abbaye est ainsi transformé en prison[3] : le bâtiment des convers devient la prison des femmes puis les ateliers de travail ; le grand cloître est voué à la détention masculine. En 1812, l'église abbatiale est vendue comme carrière de pierres pour honorer des dettes. Le directeur de la prison est révoqué à la suite de la vente de l'église car il n'y a plus de lieu de culte pour les détenus.

La maison centrale proprement dite bénéficie de nouveaux locaux bâtis dans les années 1960.

Les bâtiments appartenant au ministère français de la culture sont ouverts toute l'année aux visites.

Détenus[modifier | modifier le code]

La maison centrale compte 240 places hébergeant en 2009 160 longues peines, dont 48 perpétuités[4].

Parmi les détenus, en détention provisoire ou condamnés à des peines plus ou moins longues ou récurrentes :

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « La maison centrale de Clairvaux », sur l'annuaire du site Internet du ministère français de la justice
  2. (fr) « Prison : la maison centrale de Clairvaux, vétuste, va "vite" fermer », sur www.europe1.fr (consulté le 1er mai 2016)
  3. a et b Fey Dominique et Herbelot Lydie, CLAIRVAUX, vies emmurées au XIXe siècle, TheBookEdition, , 447 p. (ISBN 978-2-7466-6688-7, lire en ligne)
  4. Bastien Bonnefous, «20 Minutes» a rencontré plusieurs détenus à perpétuité de la centrale de Clairvaux,‎ (consulté le 28 juillet 2013)
  5. Extraits d'une conférence que Pierre Kropotkine fit à Paris, salle Rivoli, le 20 décembre 1887.
  6. Jacques Prévotat, op. cit., p. 520-521.
  7. Les principales prises d'otage dans des prisons françaises.
  8. Jean-Marc Ducos, « Clairvaux (Aube) : « La France n'a pas honte de la centrale de Clairvaux » », sur Le Parisien,‎ (consulté le 28 juillet 2013) : « Guy Georges, le tueur de l'Est parisien, y est également incarcéré. »
  9. AFP, « Projet d'évasion: garde à vue prolongée » sur Le Figaro, 19 mai 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]