Peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie

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Peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie
Image illustrative de l’article Peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie
Écusson du PSPG

Création Février 2009
Pays Drapeau de la France France
Branche Gendarmerie nationale logo.svg Gendarmerie nationale
Type Protection
Rôle Protection des centrales nucléaires
Effectif Plus de 1 000 gendarmes

Les pelotons spécialisés de protection de la Gendarmerie (PSPG) sont des unités d'élite de la Gendarmerie nationale française, chargées de la protection des installations nucléaires civiles françaises et spécialisé dans le domaine de l'intervention à spectre élevé et notamment en matière de contre terrorisme nucléaire . Les PSPG assurent également - dans la mesure où leur mission prioritaire le permet - des missions d'intervention au profit des groupements de gendarmerie. Expérimentés dès 2008 et créés officiellement en février 2009 à la suite d'un accord entre Électricité de France et la Gendarmerie nationale, les PSPG sont implantés dans les centres nucléaires de production d'électricité (CNPE) français[1]. Un PSPG compte, au minimum, une quarantaine de gendarmes. Vingt pelotons ont été créés entre 2009 et 2012[2]. Un 21e PSPG est créé le 1er septembre 2017 afin de renforcer la sécurité du CEA (Commissariat à l'énergie atomique) de Valduc (Côte d'Or).

Historique[modifier | modifier le code]

En 1980, la Gendarmerie nationale et EDF concluent un partenariat pour financer le renforcement humain et matériel des brigades territoriales. A la suite des attentats de 2001, ce partenariat évolue avec la mise en place des « PSIG nucléaires » à proximité des centrales nucléaires[3]. Ces formations ont toutes été remplacées, entre 2009 et 2012, par les Pelotons spécialisés de protection de la Gendarmerie ou « PSPG »[2], davantage à même de répondre efficacement à la menace terroriste. Ce dispositif a été expérimenté sur deux centrales nucléaires productrices d'électricité (CNPE), celle de Flamanville et celle de Cattenom à partir du 17 septembre 2007[4].

En novembre 2014, un nouveau protocole opérationnel réitère la primauté de la mission anti-terroriste tout en explicitant les missions concourantes dites de « maintien en condition opérationnelle »[5]. Ces dernières, au cours desquelles les PSPG peuvent participer à des opérations de police judiciaire au bénéfice de la gendarmerie départementale, permettent d'atteindre le double objectif de valoriser les acquis en multipliant les interventions tout en apportant aux unités territoriales l'expertise d'unités d'intervention spécialisée.

Sélection[modifier | modifier le code]

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Les gendarmes servant dans ces unités, tous volontaires, subissent préalablement une série de tests physiques et d'audace. Un entretien avec les membres opérationnels du PSPG chargés de l'organisation des tests clôture la sélection.

  • Tests physique : Pour chaque exercice, le candidat à deux minutes pour faire le maximum de répétitions dans les mouvements suivants : pompes, abdos, tractions. En moins de 20 minutes le candidat doit effectuer une course à pied de 4 km en treillis rangers (tenue variable en fonction des organisateurs des tests), parfois, le gilet pare-balle et le ceinturon font partie de la tenue.
  • Tests d'audace :
    • Test d'aisance en hauteur : le candidat est attaché en sécurité, et doit progresser sur une poutre de 3 mètres de long et de 15 cm de large, il doit alors enchaîner une série de mouvements qui dépendent de l'imagination et de l'humeur des moniteurs qui encadrent le déroulement des tests. La poutre est fixée à plusieurs mètres de hauteur (20 mètres en général). Le but de ce test est d'évaluer le candidat sur son aptitude à la peur du vide.
    • Test de confinement : un sac est mis sur la tête du candidat afin de le mettre en situation de stress et de lui faire perdre tous repères visuels, une corde est mise entre ses mains, c'est son seul moyen de sortir de l'espace dans lequel le test commence. Le parcours dépend là aussi des encadrant des tests. Le candidat doit garder à l'esprit qu'il est en sécurité et qu'il y a toujours une issue.
    • Test de confinement No 2 : le candidat doit pénétrer dans une pièce sombre saturée de gaz lacrymogène. Il doit alors garder son sang froid et "explorer" la ou les pièces dans lesquelles il se trouve afin de recueillir un maximum de renseignements. En général il y a des armes à trouver, une adresse, un numéro de téléphone, un nom, une plaque d'immatriculation... Le but de ce test n'étant pas de mettre à l'épreuve les facultés de mémoire du candidat mais bien là encore son audace et sa capacité à garder son sang froid en conditions dégradées.
  • Autres tests : certains ateliers sont mis en place afin d'éprouver les candidats sur leurs capacités opérationnelles. Manipulations des armes, cas concrets à résoudre.

Les tests et leur teneur varient en fonction des militaires chargés d'organiser les tests.

Missions[modifier | modifier le code]

Carte des centrales nucléaires en France protégées par les PSPG.

Mission principale[modifier | modifier le code]

Un PSPG est chargé en priorité d'assurer la protection d'une centrale nucléaire en France, au bénéfice d'EDF, contre les menaces terroristes.

En cas d'evènement, les PSPG coordonnent l'ensemble du dispositif de sécurité local, en liaison permanente avec le GIGN. Ils constituent le premier échelon de protection des centrales mais, si l'enjeu de sécurité le justifie, le GIGN, qui est également doté de matériels de protection contre les attaques NRBC[6], intervient également.

La compétence du PSPG s'exerce sur le département où est installée la centrale ainsi que sur les départements limitrophes[7].

Autres missions[modifier | modifier le code]

Les PSPG peuvent également prêter assistance aux unités locales de la Gendarmerie dans la mesure où cela ne compromet pas leur mission principale[8]. Ils peuvent, notamment depuis la mise à jour de la charte les liant à EDF, qui étend leur potentiel opérationnel hors des CNPE, être sollicités par les commandants de régions, de groupements ou compagnies de gendarmerie départementale, pour mise à disposition d'unités de sécurité publique générale ou chargées d'enquêtes judiciaires (brigades et sections de recherches) de leur savoir faire dans le domaine de l'intervention professionnelle lors d'interpellations domiciliaires ou en milieu ouvert d'individus potentiellement dangereux. Les PSPG sont également capables d'intervenir en cas d'urgence absolue (prise d'otage, forcené...) sous la direction du GIGN ou dans l'attente de son intervention. Suite aux attentats meurtriers du 13 novembre 2015 à Paris et à la mise en place de l'état d'urgence, les divers PSPG ont fortement été sollicités[9].

Moyens[modifier | modifier le code]

Les PSPG sont dotés d'importants moyens matériels pour pouvoir effectuer leur mission[2]. Ils profitent également d'une importante dotation en munitions pour pouvoir s'entraîner.

Leur dotation comprend également :

  • équipements de protection adaptés aux missions d'intervention : gilets pare balles avec plaques et visières pare-balles, boucliers balistiques etc.
  • équipements d'escalade et de franchissement opérationnel.
  • dispositifs spécialisés d'ouverture (béliers etc.).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les PSPG au cœur de la chaîne de contre-terrorisme », sur Ministère de l'Intérieur, juin-juillet 2013 (consulté le 1er février 2015)
  2. a b et c Philippe Chapleau, « Sécurité des centrales nucléaires : création du 19e peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie », sur Ouest-France, (consulté le 29 avril 2012).
  3. PSPG de Belleville-sur-Loir, « PRÉSENTATION DU CONCEPT PSPG », CLI de Belleville sur Loire,‎ (lire en ligne)
  4. [PDF]Préfecture de la Drôme, « Présentation du peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie (PSPG) », (consulté le 29 avril 2012).
  5. « Centrales nucléaires sous haute protection ». Gend'info no 377 - mai 2015
  6. Il s'agit d’une attaque de type nucléaire, radiologique, bactériologique ou chimique.
  7. AFP, « Création d'un peloton de protection de la centrale de Belleville-sur-Loire », sur Romandie, (consulté le 29 avril 2012).
  8. Les PSPG au cœur de la chaîne de contre-terrorisme. Site de la Gendarmerie nationale. Voir lien externe ci-dessous.
  9. L'Usine Nouvelle, « Attentats : les centrales nucléaires en état d'alerte maximale », sur usinenouvelle.com, (consulté le 25 janvier 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

  • « PSPG, l'intervention est leur métier ». Gend'info no 357 - mai 2013
  • « Centrales nucléaires sous haute protection ». Gend'info no 377 - mai 2015

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]