Groupe de sécurité de la présidence de la République

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Groupe de sécurité de la présidence de la République
Situation
Création 1982
Quartier général Palais de l'Élysée
Drapeau de la France Paris
Budget 8 millions d'euros
Organisation
Effectifs 77 agents
Chef de service Général de brigade Lionel Lavergne[1]
Personnes clés Christian Prouteau, ancien préfet et créateur du GSPR
Alain Le Caro, premier commandant
Organisations affiliées Service de la protection

Le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) est une unité de la police nationale française et de la Gendarmerie nationale, rattaché administrativement au Service de la protection (SDLP). Les policiers sont issus du SDLP et les gendarmes de la Force Sécurité Protection du GIGN. Elle a deux missions distinctes mais complémentaires :

Histoire[modifier | modifier le code]

Des agents du GSPR protégeant Carla Bruni-Sarkozy, la conjointe du Président de la République française en 2009, dite Première dame de France

Le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) a été créé, par le décret no 83-14 du 5 janvier 1983[3] et mis en place par le chef d'escadron[4] de gendarmerie Christian Prouteau, des failles dans le service de sécurité du Président de la République François Mitterrand ayant été mises en évidence. Une autre mission - non officielle - du GSPR était la protection de la fille cachée du président (Mazarine Pingeot).

Historiquement, avant cette date seul avait été créé en 1943 le GSP (Groupe spécial de Protection) affecté à la sécurité de Pierre Laval, la protection du président étant confiée avant et après au Service de protection des hautes personnalités.

L'unité, composée majoritairement de gendarmes de l'ancien GSIGN à sa création, devient totalement mixte à partir de 1995, le groupe comptant alors 26 membres de la gendarmerie nationale et 26 membres de la Police nationale[5].

La première femme intègre le GSPR en 1998.

Après la tentative d'attentat de Maxime Brunerie le 14 juillet 2002 sur la personne du président Jacques Chirac, les effectifs augmentent et passent à 60 fonctionnaires et militaires (30 gendarmes et 30 policiers, dont 4 femmes).

La direction du GSPR est alors également conduite sous l'égide de la parité, par une alternance tous les deux ans entre un lieutenant-colonel de la gendarmerie nationale et un commissaire de la police nationale.

À compter du 16 mai 2007, date de l'investiture du président Nicolas Sarkozy, il est mis fin, de fait, à la mixité police-gendarmerie au sein de l'unité. Les 30 gendarmes qui composaient le détachement gendarmerie du GSPR quittent l'Élysée et sont remplacés par des policiers, sélectionnés au sein du Service de protection des hautes personnalités (SPHP) ou du RAID[6].

En septembre 2007, une partie des membres de l'ancien détachement gendarmerie du GSPR intègre le nouveau GIGN en cours de création.

Paru au Journal officiel du 18 décembre 2008, un décret du 17 décembre 2008[7] est venu abroger le décret du 5 janvier 1983 portant création de l'unité tandis qu'un arrêté du ministre de l'Intérieur du même jour « relatif aux missions et à l'organisation du service de protection des hautes personnalités »[8] a procédé à l'intégration du GSPR parmi les composantes de ce service.

À la suite de l'élection de François Hollande, les gendarmes font leur retour au sein de l'unité et, pour la première fois depuis sa création, une femme, la commissaire de police Sophie Hatt, prend le commandement du groupe[9].

Le service est à nouveau renforcé à la suite de l'élection d'Emmanuel Macron[10].

Le colonel[11] Lionel Lavergne (chef du GSPR) est auditionné le 26 juillet 2018 par la commission d'enquête de l'assemblée nationale dans le cadre de la mission d'information relative à l'affaire Benalla[12].

En 2018, un projet de réorganisation tendant à fusionner les différentes unités assurant la sécurité du chef de l’État (dont le GSPR) et de les placer sous l'autorité exclusive de la présidence de la République, sur le modèle du Secret Service américain, est rendu public.

Commandants[modifier | modifier le code]

Période Chef Chef adjoint
1983-1989 lieutenant-colonel Alain Le Caro[13] capitaine Michel Fortemps
1989-1995 chef d'escadron Michel Fortemps[14],[15]
1995-1998 commissaire divisionnaire Jean-Marie Gutknecht[16] chef d'escadron Denis Roux[16]
1998-2002 lieutenant-colonel Denis Roux[17] commissaire Hugues Bricq[17]
2002-2004 commissaire principal Hugues Bricq[18] chef d'escadron Francis Brice [18]
2004-2008 lieutenant-colonel Francis Brice[19] commissaire Sylvain Lledo[19]
2008-2012 préfet [20],[21],[22] Michel Besnard
2012-2017 contrôleuse générale des services actifs Sophie Hatt[23] lieutenant-colonel Arnaud Chevreul[24]
colonel Lionel Lavergne (depuis 2014)
2017- général de brigade Lionel Lavergne[25],[1] commissaire divisionnaire Julien Perroudon

Équipement[modifier | modifier le code]

Les principales armes en dotation dans le service sont des armes de poing (Manurhin MR 73 et .357 Magnum avec canon 8 et 2 pouces, Glock 17, Glock 26 pour sa taille réduite, Smith & Wesson en calibre 38 spécial, SIG Sauer P226/228/229), des armes de plus gros calibre (Benelli M3 ou M4, Mossberg 870), du matériel de protection (valise blindée, mallette en kevlar)[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=287069C58D39A0AEA6A9AEE966E3AC8D.tplgfr21s_3?cidTexte=JORFTEXT000037257874&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000037257534
  2. Présentation du commandement militaire du Palais de l'Élysée sur le site du palais. Le texte mentionne que le commandement militaire assure la sécurité du Palais de l'Élysée et des résidences présidentielles. Il précise également que : les équipes de Sécurité rapprochée assurent la protection personnelle et immédiate du Chef de l'Etat, de sa famille et de ses plus proches collaborateurs au Palais de l'Élysée. Il assure la sécurité des résidences présidentielles lorsque le Chef de l'État est présent et lors des visites officielles, http://www.elysee.fr/la-presidence/le-commandement-militaire/
  3. https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000876764
  4. À cette date, il est chef d'escadron. Il terminera sa carrière comme colonel de réserve et préfet.
  5. Le nouveau président de la République désormais protégé seulement par la police" Le Nouvel Observateur 15/05/2007
  6. "Une centaine de policiers vont protéger Nicolas Sarkozy et sa famille Capital 12/06/2007
  7. Décret n°2008-1331 du 17 décembre 2008 Légifrance
  8. Arrêté du 17 décembre 2008 Légifrance
  9. Les gendarmes de retour dans la sécurité présidentielle de Hollande - Le Nouvel Observateur
  10. « Autour du président Macron, une sécurité renforcée pour assurer sa protection rapprochée », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  11. Inscrit sur la liste des officiers à promouvoir en 2018, il est promu général de brigade au 1er août (journal officiel du 29 juillet 2018)
  12. « AN commission d'enquête affaire Benalla », sur lcp.fr, (consulté le 26 juillet 2018)
  13. Collectif, Histoire de la gendarmerie mobile d'Île-de-France, 3 volumes, Éditions SPE-Barthelemy, Paris, 2007, (ISBN 2-912838-31-2). Tome II p. 312 tableau récapitulatif avec dates officielles de création des unités.
  14. Yvon Gagueche GIGN GSPR EPIGN Gendarmes de l'Extrême p 111 - Editions Vanneau - Paris - ISBN 2-908966-00-X
  15. https://journal-officiel.vlex.fr/vid/avril-nomination-promotion-dans-armee-active-25227989
  16. a et b https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?dateTexte=&categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000000735729&fastPos=41&fastReqId=1081368807&oldAction=rechExpTexteJorf
  17. a et b https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?dateTexte=&categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000000558003&fastPos=31&fastReqId=1081368807&oldAction=rechExpTexteJorf
  18. a et b https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?dateTexte=&categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000000409692&fastPos=27&fastReqId=1081368807&oldAction=rechExpTexteJorf
  19. a et b https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?dateTexte=&categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000000445864&fastPos=23&fastReqId=1081368807&oldAction=rechExpTexteJorf
  20. Commandant de police, il est nommé sous-préfet lors de sa nomination puis préfet en 2010 https://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2011/07/01/bain-de-foule-mouvemente-pour-nicolas-sarkozy
  21. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?dateTexte=&categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000000470150&fastPos=25&fastReqId=1716384474&oldAction=rechExpTexteJorf
  22. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?dateTexte=&categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000023278843&fastPos=19&fastReqId=1858179827&oldAction=rechExpTexteJorf
  23. http://www.lepoint.fr/societe/securite-du-president-la-chienlit-a-l-elysee-22-11-2014-1883540_23.php
  24. https://www.lexpress.fr/actualite/politique/guerre-des-chefs-a-la-securite-de-l-elysee_1625702.html
  25. https://lessor.org/colonel-de-gendarmerie-a-tete-de-securite-rapprochee-de-hollande/
  26. « GSPR : présentation », sur gign-historique.com, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Le Caro, Gilles Halais, Les mousquetaires du Président. GSPR : dans les secrets de l'Élysée, Fayard, , 288 p. (ISBN 9782213703749, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Protection des chefs d'État français dans l'histoire[modifier | modifier le code]

Protection des chefs d'État étrangers[modifier | modifier le code]