Direction générale de la Gendarmerie nationale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Direction générale de la Gendarmerie nationale
Création 1920
Siège 4 rue Claude Bernard, Issy-les-Moulineaux
Coordonnées 48° 48′ 55″ N, 2° 16′ 08″ E
Directeur général Richard Lizurey
Organisations affiliées Ministère de l'Intérieur
Site web http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine

(Voir situation sur carte : Hauts-de-Seine)
Direction générale de la Gendarmerie nationale

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Direction générale de la Gendarmerie nationale

La direction générale de la Gendarmerie nationale (DGGN) est une direction générale du ministère de l'Intérieur français, qui assure l'encadrement d'ensemble de la Gendarmerie nationale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Créée en 1920 au sein du ministère de la Guerre sous le nom de « direction de la Gendarmerie nationale », elle devient « direction de la Gendarmerie et de la Justice militaire » en 1973 mais reprend son ancienne appellation en 1981.

En 2009, le rattachement de la Gendarmerie au ministère de l'Intérieur est décidé. Le décret no 2009-1631 du incorpore donc la DGGN dans l'administration centrale de ce ministère.

Implantation[modifier | modifier le code]

La DGGN est implantée depuis 2012 au fort d'Issy à Issy-les-Moulineaux, au 4 rue Claude Bernard. Elle était située auparavant rue Saint-Didier dans le 16e arrondissement de Paris.

Organisation[modifier | modifier le code]

Insigne du service RH de la DGGN.

La direction générale de la Gendarmerie nationale est dirigée par un officier général de gendarmerie. Assurant dans toutes les dimensions l'organisation et l'administration de la Gendarmerie, il est en lien avec le chef d'État-Major des armées (CEMA). Il est assisté d'un second, le major Général de la Gendarmerie nationale, qui est son remplaçant désigné en cas d'absence ou d'empêchement de celui-ci pour tout ce qui concerne la gendarmerie.

La direction générale de la Gendarmerie nationale comprend[1] la direction des opérations et de l'emploi, la direction des personnels militaires de la Gendarmerie nationale, la direction des soutiens et des finances et la mission du pilotage et de la performance.

Trois services sont conjointement sous l'autorité de la DGGN et de la direction générale de la Police nationale (DGPN) :

L'inspection générale de la Gendarmerie nationale relève directement du directeur général de la Gendarmerie nationale. Les organismes extérieurs directement subordonnés au directeur général de la gendarmerie nationale comprennent :

  • le commandement du soutien opérationnel de la Gendarmerie nationale (COMSOPGN), chargé du soutien centralisé administratif, financier, opérationnel et technique des formations de la Gendarmerie nationale ;
  • le pôle judiciaire de la Gendarmerie nationale (PJGN), chargé d'animer, d'orienter et de coordonner au plan central les activités de criminalistique et de rapprochements judiciaires de la Gendarmerie nationale ;
  • le commandement de la Gendarmerie prévôtale, qui a autorité sur les formations prévôtales.

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Directeurs de la Gendarmerie[2][modifier | modifier le code]

  • 29 octobre 1920 - 24 juin 1922 : colonel Joseph Plique
  • 25 juin 1922 - 24 décembre 1923 : colonel Henri Jean
  • 25 décembre 1923 - 11 septembre 1924 : général Jean Grimard
  • 12 septembre 1924 - 4 juillet 1928 : général Jean Crinon
  • 5 juillet 1928 - 31 mars 1932 : général Louis Bucheton
  • 1er avril 1932 - 30 septembre 1933 : lieutenant-colonel Pierre Nicolet

Directeurs du Contentieux, de la Justice militaire et de la Gendarmerie[3][modifier | modifier le code]

  • 1er octobre 1933 - 31 mai 1939 : Marcel Oudinot (conseiller à la cour d'appel de Paris)
  • 1er juin 1939 - 03 juillet 1940 : Roger Léonard (maître des requêtes au Conseil d'État)
  • 04 juillet 1940 - 17 août 1943 : Pierre Chasserat (maître des requêtes au Conseil d'État)

Directeur général de la Gendarmerie[4][modifier | modifier le code]

  • 18 août 1943 - 23 mars 1944 : général Jean Martin

Commandant général de la Gendarmerie[5][modifier | modifier le code]

  • 24 mars 1944 - 20 juillet 1944 : général Ferdinand Taillardat

Directeur de la Gendarmerie[6][modifier | modifier le code]

  • 21 juillet 1944 - 09 septembre 1944 : lieutenant-colonel Pierre Girard

Commandant de la Gendarmerie et de la Garde républicaine[7][modifier | modifier le code]

  • 10 septembre 1944 - 24 novembre 1944 : lieutenant-colonel Pierre Girard

Directeurs de la Gendarmerie[8][modifier | modifier le code]

  • 25 novembre 1944 - 19 décembre 1945 : colonel Marie-Gustave Meunier
  • 20 décembre 1945 - 13 mai 1946 : général de Division François Duin
  • 14 mai 1946 - 18 juillet 1947 : général Lucien Rouyer

Directeur de la Justice militaire et de la Gendarmerie[9][modifier | modifier le code]

  • 19 juillet 1947 - 12 janvier 1950 : Gérard Turpault (substitut du procureur général près la cour d'appel de Paris)

Directeurs généraux de la Gendarmerie et de la Justice militaire[10][modifier | modifier le code]

  • 13 janvier 1950 - 30 août 1956 : Gérard Turpault (substitut du procureur général près la cour d'appel de Paris)
  • 31 août 1956 - 10 septembre 1958 : Georges Guibert (substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de la Seine)
  • 11 septembre 1958 - 30 mars 1960 : Henri Lebégue (avocat général à la Cour de cassation)
  • 31 mars 1960 - 16 octobre 1962 : Louis Barc (substitut du procureur général près la cour d'appel de Paris)
  • 17 octobre 1962 - 21 mai 1973 : Jean-Claude Périer (premier président à la cour d'appel d'Orléans)
  • 22 mai 1973 - 26 février 1979 : Jean-Pierre Cochard (avocat général près la cour d'appel de Paris)
  • 27 février 1979 - 9 novembre 1981 : Charles Barbeau (maître des requêtes au Conseil d'État)

Directeurs généraux de la Gendarmerie nationale[11][modifier | modifier le code]

  • 10 novembre 1981 - 1984 : Charles Barbeau (maître des requêtes au Conseil d'État)
  • 1984 - 1987 : Olivier Renard-Payen (vice-président près le tribunal de grande instance de Paris)
  • 1987 - 1989 : Régis Mourier (procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bobigny)
  • 1989 - 1991 : Charles Barbeau (conseiller d'État)
  • 1991 - 1993 : Jean-Pierre Dintilhac (magistrat, directeur des affaires criminelles et des grâces)
  • 1993 - 1995 : Patrice Maynial (magistrat, président de chambre à la cour d'appel de Paris)
  • 1995 - 2000 : Bernard Prévost (préfet, directeur de l'administration pénitentiaire)
  • 2000 - 2002 : Pierre Steinmetz (préfet de la région Poitou-Charentes, préfet de la Vienne)
  • 2002 - 5 décembre 2004 : Pierre Mutz (préfet de la région Limousin, préfet de la Haute-Vienne)
  • 6 décembre 2004 - 30 juin 2008 : général d'armée Guy Parayre
  • 1er juillet 2008 - 7 avril 2010 : général d'armée Roland Gilles
  • 7 avril 2010 - 10 avril 2013 : général d'armée Jacques Mignaux
  • 10 avril 2013 - 1er septembre 2016 : général d'armée Denis Favier
  • À partir du 1er septembre 2016 : général d'armée Richard Lizurey[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arrêté du 12 août 2013 portant organisation de la direction générale de la gendarmerie nationale (lire en ligne)
  2. Décret du .
  3. Décret du .
  4. Loi no 565 du .
  5. Note de service no 2985 EMGG/1 du (Alger), mémorial 1944, p. 14.
  6. Décision no 1544 EMP/CM du (Londres), mémorial 1944, p. 16.
  7. Note de service no 3/EMGG/CAB du .
  8. Arrêté du , mémorial 1944, p. 58.
  9. Décret no 47-1330 du .
  10. Décret no 50-56 du .
  11. Décret no 81-1004 du .
  12. Compte rendu du Conseil des ministres du 19 juillet 2016