Brigade de recherche et d'intervention

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Ne doit pas être confondu avec Brigade anticommando.
Ne doit pas être confondu avec Brigade rapide d'intervention.

BRI
Brigades de recherche et d'intervention
Image illustrative de l’article Brigade de recherche et d'intervention
Équipe d'intervention de la BRI-PP lors d'une démonstration de libération d'otages.

Création 22 septembre 1964[1]
Pays Drapeau de la France France
Branche Police nationale
Rôle Lutte contre le grand banditisme

Contre-terrorisme Surveillance

Effectif 350 début 2 018[1]
Garnison 36, quai des Orfèvres
Ancienne dénomination Section de Recherche et d'intervention [1]
Surnom Brigades Antigang, Antigang
Commandant historique Commissaire François Le Mouël

Les Brigades de recherche et d'intervention (BRI), communément appelées brigades antigang ou simplement l'Antigang, sont des unités d'enquête et d'intervention de la police judiciaire française.

La plus ancienne des BRI est celle de la préfecture de police de Paris ou BRI-PP[2] qui a été créée en 1964 à l'initiative - et sous le commandement - du commissaire François Le Mouël. À cette époque, le nombre d'attaques à main armée atteint des niveaux records (plus de 500 en une seule année à Paris[3]) et cette unité innove en adoptant de nouvelles tactiques basées principalement sur l'anticipation. La connaissance préalable ou l'identification de nouveaux suspects, suivies par la recherche d'information à leur sujet et par leur surveillance prolongée permettent de les interpeller non pas en flagrant délit, à cause du risque de fusillade mais plutôt après la commission de leur crime, ou même avant, en s'appuyant sur l’article 121-4[4] du Code pénal qui précise que la tentative de crime est punissable. Le succès de cette approche conduira à la création d'unités similaires en province, puis à l'étranger.

Les BRI, à l'exception de la BRI-PP qui appartient à la Direction régionale de la police judiciaire de Paris (DRPJ), dépendent de l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO, ex-OCRB) et sont mises à disposition des directions régionales ou interrégionales de police judiciaire (DRPJ et DIPJ) et de leurs composantes (SRPJ, antennes PJ), ainsi que des autres services de police qui les sollicitent : sécurité publique, groupes d'intervention régionaux (GIR), polices d'états étrangers, etc.

Par ailleurs, en 1972, à la suite de la prise d'otages des Jeux olympiques de Munich, la BRI-PP reçoit la mission de former le noyau d'une force d'intervention spécialisée dans la résolution de crises ouvertes (prises d'otages, attaques terroristes). Cette force, activée sur décision du préfet de Police, est appelée officiellement la brigade anticommando (BAC), mais les appellations de BRI en formation BAC, BRI-BAC ou BRI anticommando sont également utilisées. Commandée par le patron de la BRI, elle est renforcée par d'autres unités ou spécialistes de la PP : compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI 75), brigade anti-criminalité de nuit (BAC 75N), dépiégeurs d'assaut, médecins de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris etc. La brigade anticommando fait également partie, avec le RAID, ses antennes et les GIPN implantés outre-mer[5], de la Force d'intervention de la Police nationale lorsque cette dernière est activée.

Le schéma national d'intervention des forces de sécurité, adopté en avril 2016 en réponse aux attentats de 2015, confirme le statut de force d'intervention spécialisée de la BRI-PP aux côtés du RAID et du GIGN ainsi que la mission d'intervention intermédiaire confiée aux autres BRI (les BRI de province et la BRI nationale).

Les photos illustrant cet article, prises à l'occasion d'une présentation, montrent les moyens d'intervention de la BRI-PP. La très grande majorité des missions des BRI — à Paris comme en province — sont toutefois des missions de police judiciaire effectuées par des fonctionnaires en civil.

Présentation[modifier | modifier le code]

La BRI-PP[modifier | modifier le code]

Démonstration de libération d'otages (BRI-PP, juin 2018).

La BRI-PP (dite brigade Antigang) du « 36, quai des Orfèvres » est une brigade centrale de la direction régionale de la police judiciaire de la préfecture de police. À ce titre, elle est compétente à Paris et dans les départements limitrophes de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Elle est créée en 1964[6] par le commissaire François Le Mouël sous le nom de Section de recherche et d'intervention et prend son nom actuel en 1967[7]. Son principe était - et est encore - de surveiller les bandes organisées de la grande criminalité afin de les interpeller soit lorsque suffisamment d'éléments à charges sont obtenus (sous le chef de tentative punissable aux termes de l'article 121-4 du Code pénal[4]) soit quelque temps après le passage à l'acte et ce afin de pouvoir fournir un maximum de preuves et pas seulement le délit d'association de malfaiteurs. Ce travail demande un grand sang-froid et un esprit d'équipe très poussé. L'interpellation idéale se faisant soit avant la commission du crime soit après en profitant d'un relâchement des individus et à un endroit où tout risque de fusillade est écarté pour ne pas risquer d'occasionner des victimes innocentes.

En cas de crise, cette unité comptant cent-trente membres peut regrouper jusqu'à trois-cent-cinquante policiers en formation BRI-BAC (brigade anticommando), constituée avec l'appui d'autres unités de la préfecture de police et notamment de la Compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI 75), de la Brigade anti criminalité de nuit (BAC 75N), ainsi que d'une équipe cynophile de la direction de sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP)[8]. La brigade anticommando formée autour de la BRI-PP est une des trois composantes de la Force d'intervention de la Police nationale (FIPN) avec le RAID et les différents GIPN ultra-marins[5].

Le chef de la BRI-PP assume la direction de la brigade anticommando lorsque cette dernière est activée. À noter que l'intervention n'est que l'une des missions de la BRI-PP, qui est une unité permanente de police judiciaire, alors qu'elle est la mission principale de la brigade anticommando (dont elle est la composante principale).

Le 19 avril 2016, le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve annonce, lors de la présentation du schéma national d'intervention des forces de sécurité en réponse aux attentats de 2015, un renforcement conséquent de la BRI-PP par doublement de son effectif[9].

Les autres BRI[modifier | modifier le code]

Elles dépendent de la direction centrale de la Police judiciaire et ont toutes la même structure et organisation (environ deux douzaines de personnels à Strasbourg, par exemple).

Par opposition à la BRI-PP, il y a une tendance à les appeler les BRI de la DCPJ (ou BRI-PJ), bien que la BRI-PP soit aussi formellement une unité de police judiciaire.

Les premières BRI furent créées à Lyon en 1977 puis à Nice en 1978 et à Marseille en 1986. Ce sont les trois BRI dites traditionnelles.

Les BREC (brigades régionales d'enquêtes et de coordination) s'apparentaient aux BRI mais ont disparu au 1er janvier 2008 pour devenir des BRI (avec l'avantage d'une compétence nationale, et non plus régionale ou interrégionale).

Missions[modifier | modifier le code]

À l'exception de la BRI-PP, les BRI, en tant qu'émanation de l'OCLCO, disposent, pour exercer leurs missions, d'une compétence géographique nationale.

Missions communes à toutes les BRI[modifier | modifier le code]

Les BRI interviennent pour interpeller les groupes de malfaiteurs se livrant à des actes de banditisme graves comme les vols à main armée, les séquestrations, les prises d'otages. Disposant de matériels sophistiqués d'observation et d'écoute, elles sont aussi chargées de rechercher et d'archiver tous les renseignements relatifs au banditisme. Pour ce faire, elles mettent en place des surveillances et filatures discrètes qui durent parfois plusieurs jours, voire plusieurs mois.

Elles assistent aussi les autres services de police (y compris ceux de la sécurité publique, comme les brigades de sûreté urbaine ou sûretés départementales) dans les surveillances, les interpellations et les interventions à risques.

Depuis la vague d'attentats de 2015 en France, et conformément au schéma national d'intervention, toutes les BRI ont acquis une compétence en matière d'intervention intermédiaire contre-terroriste. Ainsi, la BRI de Rouen est intervenue lors de l'attentat contre l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray en juillet 2016 et a abattu les terroristes. La BRI de Rouen est encore intervenue aux côtés de la BRI de Lille en août 2017 lors de la traque du terroriste de l'attentat contre des militaires à Levallois-Perret, qui a vu son interpellation musclée sur l'autoroute A11.

Missions spécifiques de la BRI-PP[modifier | modifier le code]

Démonstration de libération d'otages (BRI PP, juin 2018).

Conformément à une répartition nationale des zones de compétence des unités d'interventions de la police nationale régissant l'action des groupes d'intervention de la police nationale (GIPN), de l'unité de recherche, assistance, intervention et dissuasion (RAID) et de la BRI de Paris, cette dernière peut intervenir en formation BRI-BAC (brigade anticommando) sur les vingt arrondissements de Paris intra-muros. Le RAID intervient quant à lui dans les 21 départements les plus rapprochés de Paris, tout en étant compétent sur l'ensemble du territoire dans les situations les plus graves. Cependant, la procédure d’urgence absolue (P.U.A.) adoptée en avril 2016 autorise - en cas de crise majeure ou de crises multiples - l'intervention de toute unité en mesure de le faire en tout point du territoire (donc en s'affranchissant du critère de compétence géographique qui s'impose habituellement)[9].

Contrairement au RAID, qui a connu une évolution pour se concentrer sur les missions d'intervention, la BRI-PP a conservé sa double mission de police judiciaire et de force d'intervention et il a été décidé de la renforcer afin qu'elle puisse continuer à assurer ces deux missions simultanément. Par ailleurs, afin de conserver une capacité optimale d'intervention dans Paris, la BRI-PP, contrairement aux autres unités de la Police judiciaire parisienne, est restée basée au 36, quai des Orfèvres lors du déménagement des autres services vers le nouveau siège situé au 36, rue du Bastion, à partir de la mi-2017[10].

Organisation[modifier | modifier le code]

Moyens[modifier | modifier le code]

Les BRI disposent de moyens matériels et humains en rapport avec les missions délicates qui leur sont dévolues : véhicules rapides, véhicules blindés, matériels de surveillance électronique, moyens d'enregistrement vidéo discret, tenues d'intervention et armements spécifiques. À la différence des GIPN ou du RAID, les policiers des BRI travaillent principalement en civil et n'interviennent que rarement cagoulés ou en uniforme. Ils interviennent cagoulés principalement lors d'interpellations au domicile des malfaiteurs, afin de protéger leur anonymat.

À la suite du braquage de la bijouterie Cartier sur les Champs-Élysées en 2014, la BRI-PP a mis en place le concept de force d’intervention rapide ou FIR : en journée, un groupe reste équipé en permanence et peut être projeté immédiatement, en moto, en voiture ou en bateau avec la brigade fluviale ; la nuit et le week-end, une équipe emporte chez elle l’équipement lourd pour pouvoir partir de son domicile déjà équipée[11].

Les attentats terroristes de 2015, et notamment ceux de janvier et du 13 novembre mettent en lumière la nécessité de renforcer les unités d'intervention et d'adapter leur action à l'évolution de l'action terroriste vers les tueries de masse. Ces changements, entérinés par l'adoption du schéma national d'intervention des forces de sécurité, se traduisent notamment par[12] :

  • le renforcement de la BRI-PP dans son rôle d'unité d'intervention spécialisée (brigade anticommando) :
    • augmentation des effectifs qui sont portés de 50 à 100 hommes afin de pouvoir continuer à assurer les deux missions prioritaires (police judiciaire et intervention) dans le contexte de menace terroriste aggravée,
    • renforcement de la formation et des entraînements,
    • complément de la dotation en équipements de protection et en armes
    • évolution de l'organisation de la force d'intervention rapide (FIR) et des équipes d'alerte, intégration de dépiégeurs d'assaut (artificiers du laboratoire central de la préfecture de police)
  • l'équipement et l'entraînement des BRI Nationale et de province pour le rôle d'intervention intermédiaire
    • dotation en équipements et armements
    • formation et entraînements

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Implantation[modifier | modifier le code]

Le nombre et l'implantation des BRI va évoluer :

  1. BRI-PP Paris (DRPJ Paris)
  2. BRI Lyon (DIPJ Lyon)
  3. BRI Marseille (DIPJ Marseille)
  4. BRI Montpellier (DIPJ Marseille – SRPJ Montpellier)
  5. BRI Nice (DIPJ Marseille – antenne PJ Nice)
  6. BRI Nantes (DIPJ Rennes – antenne PJ Nantes)
  7. BRI Rouen (ex-BREC) (DIPJ Rennes – SRPJ Rouen)
  8. BRI Lille (ex-BREC) (DIPJ Lille)
  9. BRI Versailles (ex-BREC) (DRPJ Versailles)
  10. BRI Strasbourg (ex-BREC) (DIPJ Strasbourg)
  11. BRI Bordeaux (ex GES) (DIPJ Bordeaux), qui dispose d'une antenne BRI à Bayonne (ex-BRI Bayonne).
  12. BRI Toulouse (ex-BREC) (DIPJ Bordeaux – SRPJ Toulouse)
  13. BRI Ajaccio (ex-BREC) (DRPJ Ajaccio), qui dispose d'une antenne BRI à Bastia.
  14. BRI Orléans (ex-GRI) (DIPJ Orléans)
  15. une BRI Nationale (dénommée ''BRI criminelle nationale'' -BRI-CN- jusqu'en 2016), communément appelée BRI-N, basée à Nanterre, plus particulièrement chargée d'assister les services centraux de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).
  16. la BRIF-N créée en 2001, (dénommée brigade de recherche et d'investigations financières nationale jusqu'en 2015, puis brigade de recherche et d'intervention financière nationale depuis lors). Elle a pour mission le soutien des offices de la SDLCODF en matière d'infractions financières. La BRIF-N, tout en gardant sa compétence nationale, rejoint la communauté des Brigades de recherche et d'intervention à compter du 24 décembre 2015. Administrativement, cette brigade est sous la direction de l'OCRGDF et, pour emploi opérationnel, sous les instructions du chef de la BRI-N.

Une BRI est désormais implantée à Dijon (DIPJ Dijon), une autre devrait voir le jour à Rennes (DIPJ Rennes), tandis qu'une Antenne BRI a vu le jour à Metz (DIPJ Strasbourg - SRPJ Metz), et que deux autres devraient voir le jour à Dreux (DIPJ Orléans - nouvelle Antenne PJ Dreux) et à Creil (DIPJ Lille - Antenne PJ Creil)[réf. nécessaire], ce qui ferait un total de 18 BRI (dont les BRI-PP, BRI-N et BRIF-N) et de 5 Antennes BRI.

Recrutement[modifier | modifier le code]

Ensemble des BRI[modifier | modifier le code]

Les tests de sélection pour les BRI ont lieu généralement une fois par an et sont ouverts aux fonctionnaires de la police nationale, appartenant soit au corps des gradés et gardiens de la paix, soit au corps des officiers de police, comptant au moins 5 ans d'ancienneté en tant que titulaire.

Après une sélection sur dossier et une consultation médicale d'aptitude, les fonctionnaires font d'abord l'objet d'une présélection au cours de laquelle ils sont évalués sur leurs capacités physiques et leur aptitude au tir opérationnel. Les candidats reçus à l'issue des présélections sont ensuite évalués au cours d'une batterie de tests professionnels articulés autour de plusieurs ateliers (exercice de filature et surveillance, tir de discernement, progression en milieu hostile,interpellation d'individus dangereux, etc.).

Au cours de cette période de sélection, les candidats sont également soumis à des tests psychologiques et des entretiens avec les psychologues de l'administration. À l'issue de ces différentes évaluations, le candidat est déclaré apte ou inapte à l'emploi au sein des brigades de recherche et d'intervention. S'il est déclaré apte, le candidat habilité intègre alors un vivier national pour une période de trois ans.

BRI-PP[modifier | modifier le code]

La BRI-PP, de par sa double compétence en intervention et en Police Judiciaire, recrute ses personnels avec un processus de sélection différent, alliant épreuves physiques et de discernement (sur une semaine), complété par un stage d'immersion de trois semaines au sein des groupes opérationnels.

Historique[modifier | modifier le code]

Interventions notoires[modifier | modifier le code]

Depuis leur création, les BRI se sont illustrées dans la lutte contre le grand banditisme, dans la libération d'otages ou dans l'intervention à l'occasion d'attentats.

Lutte contre le grand banditisme[modifier | modifier le code]

  • Libération en août 1977 du banquier parisien Bernard Mallet par la BRI-PP, enlevé dans le bois de Boulogne et détenu dans la soute à charbon d'un pavillon du Plessis-Robinson[7].
  • Neutralisation du malfaiteur Jacques Mesrine dans sa voiture par la BRI-PP le 2 novembre 1979, Porte de Clignancourt - Paris 18e. Le malfaiteur est abattu, sa compagne est blessée[13].
  • Intervention le 14 janvier 1986 alors que des malfaiteurs grimés et armés appartenant au « gang des postiches » attaquent une agence du Crédit Lyonnais, rue du Docteur-Blanche à Paris 16e. Au cours de l'intervention conjointe de la BRI et de la BRB, une fusillade éclate entre policiers et malfaiteurs. L’inspecteur de police de la BRI, Jean Vrindts, est tué. Un malfaiteur est abattu, un autre interpellé[13].
  • Interpellation le 23 juin 2000 de quatre malfaiteurs après l'attaque d'un fourgon blindé. Les malfaiteurs ouvrent le feu et les policiers ripostent. Un des malfaiteurs est abattu et deux autres blessés[13].
  • Interpellation le 25 novembre 2014 à Paris de deux braqueurs dans un magasin du 15e arrondissement de Paris suite à une prise d'otage commise après l'attaque d'une bijouterie sur les Champs-Élysées[13].
  • Interpellation le 27 novembre 2014 de l’un des derniers parrains du milieu corse, Jean-Luc Germani, entre Puteaux et Paris[13].

Contre-terrorisme[modifier | modifier le code]

Patrons de la BRI-PP[modifier | modifier le code]

Logo de la BRI-PP
  • François Le Mouël (1964-1971) Section de recherche et d'intervention jusqu'en 1967 puis BRI
  • Jean Sautereau (1971-1974)
  • Marcel Leclerc (1974-1978)
  • Robert Broussard (1978-1982)
  • René-Georges Querry (1982-1983)
  • Claude Cancès (1983-1987)
  • Pierre Cavin (1987-1989)
  • Jean-Marc Bloch (1989-1996)
  • Yves Jobic (1996-2001)
  • Jean-Jacques Herlem (2001-2003)
  • Christian Flaesch (2003-2004)
  • Pascal Carreau (2004-2008)
  • Michel Faury (2008-2013)
  • Christophe Molmy (actuel)

Pertes humaines[modifier | modifier le code]

Trois policiers de la BRI-PP ont perdu la vie en service commandé depuis la création de l'unité[21].

  • Roland Linck - 3 décembre 1980
  • Jean Vrindts - 14 janvier 1986
  • Gérard Marlet - 17 juin 1986

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c https://www.police-nationale.net/bri/
  2. BRI-PP pour « Brigades de recherche et d'intervention - Préfecture de police de Paris »
  3. Danielle Thiéry - avec la collaboration de Christophe Molmy. BRI Histoire d'une unité d'élite. Mareuil Éditions, 2018 p 65
  4. a et b Article 121-4 du code pénal
  5. a et b Les sept GIPN implantés en métropole sont devenus des antennes du RAID en mars 2015, celui de Nouméa l'est devenu en 2018. Les deux derniers GIPN (Guadeloupe et La Réunion) doivent à leur tour devenir des antennes du RAID en 2019. Arrêté du 16 avril 2018 portant diverses dispositions relatives au recrutement, à la formation, aux missions et à l'organisation des services composant la force d'intervention de la police nationale en outre-mer portant sur le transformation du GIPN de Nouméa en antenne RAID en avril 2018 (effective le 2 mai) et annonçant la transformation des GIPN de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et de Saint Denis (La Réunion) en antennes RAID le 1er mars 2019 https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036819061&categorieLien=id.
  6. Décret n°64 3968 du 22 septembre 1964 portant création d'une section de recherche et d'intervention au sein de la brigade de voie publique de la direction de la police judiciaire. Un second décret, n° 64 3970, pris à la même date, nomme le commissaire principal Le Mouël à la tête de l'unité.
  7. a b et c Présentation de la BRI-PP sur le site de la Préfecture de Police de Paris http://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr
  8. Plaquette de présentation de la BRI de Paris [PDF], sur le site de la préfecture de police.
  9. a et b Présentation du schéma national d'intervention des forces de sécurité. Site du ministère de l'intérieur.http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Schema-national-d-intervention-des-forces-de-securite
  10. Danielle Thiéry - avec la collaboration de Christophe Molmy. BRI Histoire d'une unité d'élite. Mareuil Éditions, 2018
  11. Interview du commissaire Molmy après les attentats du 13 novembre 2105. Information sur les FIR. Sur le site du ministère de l'intérieur. https://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-des-dossiers/2016-Dossiers/Les-attentats-du-13-novembre-2015/Christophe-Molmy-commissaire-divisionnaire-chef-de-la-BRI-a-la-PP-de-Paris#FIR. Également en lien externe.
  12. Danielle Thiéry - avec la collaboration de Christophe Molmy. BRI Histoire d'une unité d'élite. Mareuil Éditions, 2018 pp 51-53
  13. a b c d et e Plaquette : La Brigade de Recherche et d’Intervention fête ses 50 ans, sur le site de la Préfecture de Police de Paris. https://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/content/download/18959/132432/file/DP_50%20ans.pdf
  14. Danielle Thiéry - avec la collaboration de Christophe Molmy. BRI Histoire d'une unité d'élite. Mareuil Éditions, 2018 p 45
  15. . L'opération ayant lieu à Paris et la FIP n'étant pas activée, selon le vocabulaire des forces d'intervention, la BRI est "menante" et le RAID "concourant"
  16. « L’assaut au Bataclan à travers les yeux des forces de l’ordre », sur lemonde.fr, .
  17. L'opération ayant lieu en Seine-Saint-Denis, est conduite par le RAID, la BRI étant déployée en renfort
  18. « Saint-Étienne-du-Rouvray : le récit de l'attaque », sur europe1.fr, (consulté le 11 août 2017)
  19. http://www.paris-normandie.fr/accueil/attaque-de-levallois--le-suspect-arrete-par-la-bri-de-rouen-DA10545035
  20. http://www.lavoixdunord.fr/202404/article/2017-08-09/l-homme-interpelle-dans-le-vehicule-sur-l-a16-serait-un-algerien-non-fiche-s
  21. Danielle Thiéry - avec la collaboration de Michel Faury. BRI Histoire d'une unité d'élite. Jacob Duvernet, 2011 pp 184-185

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Poulet et Jean-François Guiot, BRI : La brigade anti-gang du 36 Quai des Orfèvres, Mission Spéciale Productions, , 168 p. (ISBN 291635705X).
  • Danielle Thiéry avec la collaboration du commissaire Christophe Molmy, chef de la BRI-PP, BRI Histoire d'une unité d'élite, Mareuil Éditions, , 198 p. (ISBN 978-2-372-54094-0). Il s'agit de la version mise à jour d'un premier ouvrage préparé avec le collaboration du commissaire Faury, alors chef de la BRI-PP, en 2011.
  • Robert Broussard, Mémoires du commissaire Broussard, Nouveau Monde Editions, , 895 p. (ISBN 978-2-84736-669-3).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]