Ménetreuil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Ménetreuil
Ménetreuil
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Louhans
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Bresse
Maire
Mandat
Jean-Pierre Gallien
2020-2026
Code postal 71470
Code commune 71293
Démographie
Population
municipale
409 hab. (2018 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 35′ 01″ nord, 5° 06′ 46″ est
Altitude Min. 174 m
Max. 203 m
Superficie 15,04 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Cuiseaux
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
City locator 14.svg
Ménetreuil
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Voir sur la carte topographique de Saône-et-Loire
City locator 14.svg
Ménetreuil
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ménetreuil
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ménetreuil
Liens
Site web menetreuil.fr

Ménetreuil est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Ménetreuil et de ses alentours.

Ménetreuil fait partie de la Bresse louhannaise.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Sâne Morte conflue avec la Sâne Vive sur la commune.
On y trouve quelques étangs, dont l'étang Guichard.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

le Champ Comtois, les Cours Barbier, les Chazeaux, le Devu, la Francillière, les Grandes Renaules, la Grande Vallée, Grange Meunier, Hautefois, la Maraude, Montjay, Montagny, Moulin de Montjay, le Perret, les Perrières, les Petites Renaules, la Planche, Varamagnien, la Vavre.

Communes Limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ménetreuil est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,2 %), prairies (35,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,6 %), forêts (4,9 %), zones urbanisées (0,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ménetreuil vient de « Monasteriolum », petit monastère[8].

Les différentes appellations de Ménetreuil au cours du temps sont :

  • 1155 : « Ecclesia de Monistrolio » (Manuscrit Desroches)
  • 1183 : « Monestrul »
  • XIIe siècle : « Ecclesia de Monisteriolo », « Monestrel »
  • XIIIe siècle : « Monestruel » (cartulaire de Savigny)
  • XVe siècle : « Montestruel »
  • XVIe siècle : « Menestreul »
  • 1578 : « Menestreux » (Inventaire des fiefs)
  • 1648 : « Monestreuil »
  • 1697 : « Menestreuil »
  • 1734 : « Menetreux »
  • 1816-1938 : « Ménetreuil »

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Ménetreuil et sa région appartenait aux Séquanes dans l'antiquité, avant la conquête romaine.

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

À partir du IXe siècle, la paroisse de Ménetreuil se développe, comme partout ailleurs dans le Louhannais. La date exacte de la fondation de l'église de Ménetreuil n'est pas vraiment connue. Une charte du XIIe siècle mentionne Ménetreuil : « Ecclesia de Monistrolio » (1155, manuscrit Desroches). La paroisse était dans le diocèse de Lyon. Ménetreuil dépendait de la Châtellenie de Cuisery.

La commune comportait trois seigneuries :

  • Rambeau : la plus ancienne, avait appartenu à Jean de Charnez au XIVe siècle et tirait son nom de la femme de ce seigneur, Jeanne Ramboz, qui fonda en 1377 une chapelle en l'église de Ménetreuil ;
  • Le Devu : elle avait appartenu aux sires du château de Brancion et s'était fondue, depuis longtemps, ainsi que celle de Rambeau, dans la baronnie de Montpont ;
  • Montjay : elle passa aux Fyot, eut son château « motte de Montjay et île sur la Sâne qui l'environne, pont-levis et pont dormant » (1578, Inventaire des fiefs). Un château du XVIIIe siècle, rebâti en 1730, ne fut démoli que de nos jours.

Ménetreuil, comme toutes les paroisses de la Bresse du sud usait du droit écrit.

Les terres faisaient partie de la baronnie de Montpont, avec sa tête, les seigneurs de ce nom. Il y eut ensuite la famille de Vienne ; à la fin du XVe siècle, la famille d'Hochberg, puis les d'Orléans, les Longueville. Au XVIe siècle, arrivèrent les Saulx-Tavannes.

Période moderne[modifier | modifier le code]

En 1702, le fief fut repris par les Fyot de La Marche.

Claude Fyot de La Marche, baron de Montpont, fit intervenir l'architecte Edme Verniquet pour son château de Montjay (dont il ne reste rien de nos jours), reconstruit vers 1730 près du confluent des deux Sânes[9].

La paroisse de Ménetreuil était alors comprise dans l'archiprêtré de Bâgé, du diocèse de Lyon.

La justice de Ménetreuil dépendait du bailliage de Chalon, et plus particulièrement de Claude Vitte, avocat à la cour et lieutenant au bailliage de Chalon.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections Présidentielles[modifier | modifier le code]

Le village de Ménetreuil place en tête à l'issue du premier tour des Élection présidentielle française de 2017, Marine Le Pen (RN) avec 30,70  % des suffrages. Mais lors du second tour, Emmanuel Macron (LaREM) est en tête avec 57,49 %[10].

Élections Législatives[modifier | modifier le code]

Le village de Ménetreuil faisant partie de la Quatrième circonscription de Saône-et-Loire, place lors du 1er tour des Élections législatives françaises de 2017, Cécile Untermaier (PS) avec 24,83 % ainsi que lors du second tour avec 51.52 % des suffrages[11].

Élections Régionales[modifier | modifier le code]

Le village de Ménetreuil place la liste "Pour la Bourgogne et la Franche-Comté" menée par Gilles Platret (LR) à égalité avec celle menée par Julien Odoul (RN), dés le 1er tour des Élections régionales de 2021 en Bourgogne-Franche-Comté, avec 25.00 % des suffrages. Mais lors du second tour, les habitants décideront de placer la liste de "Notre Région Par Cœur" menée par Marie-Guite Dufay, présidente sortante (PS) en tête, avec cette fois-ci, près de 38,24 % des suffrages. Devant les autres listes menées par Julien Odoul (RN) en seconde position avec 26,47 %, Gilles Platret (LR), troisième avec 23,53 % et en dernière position celle de Denis Thuriot (LaREM) avec 11,76 %. Il est important de souligner une abstention record lors de ces élections qui n'ont pas épargné le village de Ménetreuil avec lors du premier tour 78,29 % d'abstention et au second, 75.09 %[12].

Élections Départementales[modifier | modifier le code]

Le village de Ménetreuil faisant partie du Canton de Cuiseaux place le binôme de Frédéric CANNARD (DVG) et Sylvie CHAMBRIAT (DVG), en tête, dés le 1er tour des Élections départementales de 2021 en Saône-et-Loire avec 45,00 % des suffrages. Lors du second tour, les habitants décideront de placer de nouveau le binôme de Frédéric CANNARD (DVG) et Sylvie CHAMBRIAT (DVG), en tête, avec cette fois-ci, près de 56,72 % des suffrages. Devant l'autre binôme menée par Sébastien FIERIMONTE (DIV) et Carole RIVOIRE-JACQUINOT (DIV) qui obtient 43,28 %. Il est important de souligner une abstention record lors de ces élections qui n'ont pas épargné le village de Ménetreuil avec lors du premier tour 78,29 % d'abstention et au second, 74,73 %[13].

Liste des maires de Ménetreuil[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 2008 Fernand Vivant PRG[14]  
mars 2008 décembre 2016 Pascale Billet    
1er janvier 2017 en cours Jean-Pierre Gallien    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2018, la commune comptait 409 habitants[Note 2], en stagnation par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8199028738949258939509901 020
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0029479189609999981 0091 0481 025
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
979953967892844798743696647
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
554513451396357338350405410
2018 - - - - - - - -
409--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les prés de Ménetreuil et milieux humides de Bresse, nom donné à un site géré par le Conservatoire d'espaces naturels de Bourgogne[Note 3]. Le site consiste en une prairie humide bordée par la Sâne Morte et traversée par un bief correspondant à l'ancien lit de la rivière[19].
  • L'église, placée sous le vocable de saint Pierre, dont le chœur est du XIVe siècle, et qui a subi d'importants travaux de restauration en 1880. Édifiée dans un axe nord-sud, elle est bâtie en briques et se compose d'une nef (unique) à trois travées, précédée d'un clocher-porche, et d'un chœur pentagonal précédé lui-même d'une travée étroite. Une sacristie moderne s'ouvre à droite du chœur. Le clocher est la seule partie de l'édifice remontant à l'église antérieure (mais pourvu d'une façade moderne, avec rosace, comportant un étage à beffroi, éclairé sur chaque face par deux fenêtres en cintre brisé, que coiffe un cordon dessinant un motif triangulaire).
  • Le moulin de Montjay, qui abrite depuis 2010 une antenne de l’Écomusée de la Bresse bourguignonne : la Maison de l'eau, consacrée au thème de l’eau en Bresse et aux milieux humides. La Seille y occupe une place de choix, puisqu'elle est présentée sous différents aspects, historiques et écologiques. La visite, conçue à destination des milieux scolaires, est un outil de sensibilisation à la connaissance et à la protection de l’environnement proche[20].
  • Le site de l'ancien château de Montjay, aujourd'hui disparu[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Maryse Giovacchini, Le Patois de Ménetreuil, Dijon, Éditions universitaires de Dijon, , 146 p. (ISBN 9782904911057)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  3. C'est l'un des sites gérés par le Conservatoire d'espaces naturels de Bourgogne en Saône-et-Loire, avec le site naturel protégé de la Boucherette (Lugny), le sentier de Longepierre, les prairies et le bocage d'Ouroux-sur-Saône, la réserve naturelle de La Truchère-Ratenelle, la lande de La Chaume (Le Creusot), les rochers du Carnaval (Uchon) et la carrière de Rampon (Verzé).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Persee.fr, Les noms de lieux d'origine ecclésiastique
  9. Alain Dessertenne et Françoise Geoffray, « Edme Verniquet (1727-1804), un architecte classique en Saône-et-Loire », revue Images de Saône-et-Loire, n° 197, mars 2019, pages 6 à 11.
  10. Ministère de l'Intérieur, « Résultats de l'élection présidentielle 2017 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__presidentielle-2017 (consulté le )
  11. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections législatives 2017 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__legislatives-2017 (consulté le )
  12. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections régionales 2021 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Regionales/elecresult__regionales-2021 (consulté le )
  13. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections départementales 2021 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Departementales/elecresult__departementales-2021 (consulté le )
  14. http://www.vivre-a-chalon.com/lire_Municipales-2014-_-Les-trois-maires-elus-en-1971-ont-siege-au-conseil-general,2303f256dc0f8098bdd0f226d02f66c032857a3f.html
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. Daniel Conry, En Bourgogne-Franche-Comté : la Saône-et-Loire, un patrimoine naturel riche et diversifié, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire », n° 199-200 de novembre 2019, p. 40-49.
  20. Cette exposition a été réalisée par l’Établissement public territorial de Bassin Saône et Doubs en collaboration avec l’Écomusée de la Bresse bourguignonne. L’exposition est ouverte en période estivale de la mi-mai à la mi-septembre. Source : Annie Bleton-Ruget, La Seille, des usages commerciaux aux enjeux touristiques, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 198 (juin 2019), pp. 5-9.
  21. Annie Bleton-Ruget, Le portrait du château de Montjay sur la Sâne morte (commune de Ménétreuil), article paru dans la revue trimestrielle « Images de Saône-et-Loire », n° 202 de juin 2020, p. 15.