Pierre Curillon

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Pierre Curillon
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Pierre Curillon, né le à Tournus (Saône-et-Loire) et mort le à La Jumellière (Maine-et-Loire), est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Curillon est né le à Tournus[1], rue de la Boîterie dans le quartier de la Madeleine, au sein d'une famille tournusienne de maîtres entrepreneurs et tailleurs de pierre. Ses parents sont Pierre Curillon et Jeanne Vallière[2]. Il eut un frère de neuf ans plus jeune que lui, François (1875-1922), dit Francisque, qu'il initiera plus tard au métier de sculpteur.

Il s'initie dans sa jeunesse à la taille de la pierre dans les carrières locales. Vers 1878, il travaille aux chantiers de Jaugeon (pierre de Chardonnay)[C'est-à-dire ?] puis aux chantiers de Perret dans les carrières de Lacrost). Il donne ses premiers coups de ciseaux pour tailler les pierres des écoles communales de Tournus[3].

Jean Martin, alors conservateur du musée de Tournus, lui donne ses premières leçons de dessin et le pousse à continuer dans cette voie. Il est élève au cours de dessin des écoles de Tournus[4].

Il poursuit ses études à l’École des beaux-arts de Lyon. De 1886 à 1890, il y étudie sous la direction de Charles Dufraine[5] avec l'aide du conseil général et de la Société des amis des arts de Tournus. Il y réalise deux sculptures aujourd’hui conservées à l'Hôtel-Dieu de Tournus : Saint-Sébastien et Virgile.

En 1890, il se rend à Paris et débute au Salon des artistes français en 1892, salon auquel il participera jusqu'en 1942[6].

En 1896, il vit à Vanves, au no 31 de la rue Larmeroux. L’année suivante, il vit toujours à Vanves, mais au no 48 de la rue de la Santé. Il y réside toujours en 1901, en 1904, en 1905. Il habite à Paris, au no 82 de la rue de la Tombe-Issoire, en 1908 et 1911.

Il devient un statuaire renommé dont le travail est distingué par une médaille d’or au Salon des artistes français en 1908 pour son groupe en marbre La Piété filiale, œuvre acquise par l'État et conservée à Paris au Petit Palais[7].

En 1894, il épouse Adèle Madesclaire, dont il a un fils, Jean. Il se remarie en 1940 avec Madeleine Delalande, à Paris.

Pierre Curillon est mort le à La Jumellière (Maine-et-Loire).

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Ses activités multiples vont de la décoration de monuments civils et religieux, comme celle des trois églises évangéliques du Bon Secours à Paris[réf. nécessaire], de Fontainebleau et d’Argenteuil, à la restauration d’œuvres anciennes. Il contribue aussi à l’édification de nombreux monuments aux morts réalisés entre 1919 et 1925, notamment ceux de Paray-le-Monial, de Lugny, de Givry, de Cuisery, de Saint-Désert et de Palinges en Saône-et-Loire. Il réalise aussi le Monument du Centenaire de 1814, érigé dans le jardin public de l’abbaye à Tournus.

Parmi les œuvres les plus célèbres de l'artiste figure La Piété filiale, sculpture de marbre qui valut à l'artiste la médaille d'or au Salon des artistes français de 1908. Ce groupe, qui s'inscrit dans la statuaire de l'époque (emprunte de patriotisme et de devoir familial), représente un fils soutenant son père âgé et fatigué. Pierre Curillon avait présenté le modèle en plâtre de cette sculpture au Salon des artistes français de 1902. Par arrêté du , une subvention de 6 000 francs fut accordée à la Ville de Paris pour lui permettre l'acquisition du groupe pour le Petit Palais. De son côté, le , le conseil municipal vota la somme de 100 francs-or pour permettre le transport de l'œuvre de Paris à Tournus et y être exposé (le plâtre étant donné par l'artiste à la ville en 1910). Restauré en 2009 à l'initiative de la DRAC de Bourgogne, le groupe est conservé à l'Hôtel-Dieu de Tournus[8].

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Martin et Gabriel Jeanton, auteurs de Familles notables de Tournus (paru à Mâcon chez Protat frères en 1915) le font naître le 6 mars, ce qui est confirmé par son acte de naissance, disponible dans le registre d'état civil de 1866 de Tournus.
  2. Née à La Chapelle-de-Bragny.
  3. Dont l'entrepreneur est M. Tête.
  4. Bulletin de la Société des amis des arts et des sciences de Tournus pour l’année 1913.
  5. Dictionnaire Bénézit, 1976.
  6. Il est radié des fichiers de ce salon en 1951.
  7. Le plâtre, daté de 1902, est conservé au musée Greuze de Tournus.
  8. Bernard Jarillot, « La Piété filiale de retour », Le Journal de Saône-et-Loire, 10 septembre 2009.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roman d'Amat (dir.), Dictionnaire de biographie française, tome neuvième, Paris, Librairie Letouzey et Ané, 1961.

Liens externes[modifier | modifier le code]