Lacrost

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Lacrost
Lacrost en 1910
Lacrost en 1910
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Tournus
Intercommunalité Communauté de communes Mâconnais-Tournugeois
Maire
Mandat
Gérard Thielland
2014-2020
Code postal 71700
Code commune 71248
Démographie
Population
municipale
723 hab. (2015 en augmentation de 4,48 % par rapport à 2010)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 33′ 24″ nord, 4° 55′ 47″ est
Altitude Min. 168 m
Max. 212 m
Superficie 10,53 km2
Localisation

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Lacrost

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Lacrost

Lacrost (prononcé /la.kʁo/) est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. L'Abergement-de-Cuisery fait partie de la Bresse louhannaise et son territoire est situé aux limites méridionales du département de Saône-et-Loire, ainsi qu'aux limites sud de la région Bourgogne-Franche-Comté, mais aussi aux limites méridionales des parlers d’oïl. Les patois de cette partie du val de Saône sont très influencés par les dialectes franco-provençaux.

Le nom de la cité proviendrait du terme de « crête » (colline de roche calcaire) en raison de la hauteur sur laquelle elle est construite dominant la Saône.

La commune se présente sous la forme d'un bourg de taille modeste. La commune actuelle de Lacrost fut un ancien hameau, rattaché à la commune de Préty jusqu'en 1852 mais s'en détacha la même année et devint une commune indépendante.

Lacrost abrite sur son territoire des carrières qui ont fourni des matériaux permettant la construction de quelques édifice notables à Lyon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Lacrost est localisée sur une butte calcaire dominant la Saône, en face de la ville de Tournus.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Tournus / Simandre Simandre L'Abergement-de-Cuisery Rose des vents
Tournus N L'Abergement-de-Cuisery
O    Lacrost    E
S
Préty Préty Préty

Géologie[modifier | modifier le code]

La cité abrite sur son territoire de nombreuses carrières de calcaire, aujourd'hui désaffectées[1]. Ces pierres furent utilisées pour la construction de nombreux bâtiments, notamment pour des églises de la région, le calcaire de Lacrost ayant la particularité de présenter une couleur tournant sur l'ocre, à la différence de sa commune voisine, Préty, qui exploitait un calcaire tirant sur le rose[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de cette partie de vallée de la Saône où est implantée le village de Lacrost est de type océanique tempéré à tendance continentale : les précipitations y sont régulières tout au long de l'année avec une hausse de celles-ci durant le printemps et l'automne. Durant l’été les précipitations sont peu fréquentes mais sous formes d’orage parfois violents engendrant d’importants cumuls de pluie.

Les hivers se caractérisent par une ambiance froide et humide principalement due aux bancs de brouillards et au froid continental

Les étés sont chauds et secs en raison de l’influence méridionale (vent du midi).

Tableau des températures[modifier | modifier le code]

Pour la ville de Mâcon, commune proche de l'Abergement de Cuisery, les valeurs climatiques de 1981 à 2010 sont les suivantes.

Relevés Mâcon 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 1 3,5 6 10 13,5 15,5 15 11,5 8 3,5 1 7,5
Température moyenne (°C) 2 4,5 8 11 15 19 21 20,5 17 12 7 3,5 12
Température maximale moyenne (°C) 5,5 8 12 16 20 24 27 26 22 16,5 10 6 16
Précipitations (mm) 59 53 49 75 88 75,5 71 72 79,5 85,5 84 70 861,5
Source : Météo-France/Infoclimat : Mâcon (1981-2010)[3]


Voies de communications[modifier | modifier le code]

Les voies routières[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par la route départementale no 975.

La Route Départementale 975 (ex-RN 75)[modifier | modifier le code]

La route nationale 75, était la dénomination de la grande route qui traversait Lacrost à sa création en 1824. Cette route a toujours été dénommée, « route de Tournus » au niveau du territoire de l'Abergement (secteur dit de la « Basse froidière » et « Les Sables »).

Dans un sens plus large (et historique), cette route commençait à son origine à l'ancien pont sur la Saône et fut longtemps dénommée « Route des Alpes » (nom qu'elle porte d'ailleurs encore, de façon officielle, sur le territoire de Lacrost, première commune traversée par cette route).

Cette voie menait de Chalon-sur-Saône par Tournus à Grenoble, puis au Trièves et fut prolongée à plusieurs reprises après 1824 : jusqu'à Aspres-sur-Buëch de 1824 à 1842, puis à Serres jusqu'en 1950 et enfin jusqu'à Sisteron jusqu'en 2006 avant que cette route nationale soit déclassée dans son intégralité à la suite de la réforme de 2005, et sa gestion est confiée aux départements traversés. Un site internet bien documenté présente l'histoire de cette route mythique[4]

Toutefois, dans le département de Saône-et-Loire, cette route avait déjà été déclassée en 1972, en route départementale 975 (RD 975), lors d'une première réforme.

Article connexe : Route nationale 75 (France).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Église de Lacrost

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des silex taillés de l'époque néolithique et une pointe de flèche datant de la fin de l'Âge de la Pierre polie vers 2500 av. J.-C. ont été découverts sur le territoire communal attestant d'une occupation humaine à cette époque

Antiquité[modifier | modifier le code]

Durant l'époque romaine, le territoire de la commune qui dépendait alors de la villa Pistoriaca, située à Préty, abritait quelques habitations[5].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, l'abbé de l'abbaye Saint-Philibert de Tournus autorise l'ermite dénommé Claude Volage à faire bâtir une chapelle qui sera dénommée Notre Dame de Grâce[5].

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 1995 René Bourgeois Aucun -
mars 1995 2003 Maurice Lemberet Aucun -
2003 en cours Gérard Thielland Aucun -
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1856. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2015, la commune comptait 723 habitants[Note 1], en augmentation de 4,48 % par rapport à 2010 (Saône-et-Loire : -0,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
707 658 718 666 652 657 628 625 569
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
545 520 509 438 478 503 501 528 530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
584 555 594 593 594 598 578 692 723
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie et emplois[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une urne trouvée dans un tumulus et exposée au musée Greuze de Tournus.
La fontaine à chagrin.

Nécropole des Près-de-l'Eau[modifier | modifier le code]

La nécropole des Près-de-l'Eau située sur le lieu-dit du même nom est constituée par une quarantaine de tumuli de dimensions très variables et allant jusqu'à 1,8 mètre de haut et 45 mètres de diamètre.

Sur le site, ont été trouvés des silex taillés de l'époque néolithique et une pointe de flèche datant de la fin de l'Âge de la Pierre Polie vers 2500 av. J.-C. Cela prouve une longue fréquentation des lieux. Ont également été retrouvés des tessons de poteries et objets métalliques de l'époque gauloise bien ultérieure à celle de l'élaboration des tumuli.

Des restes gallo-romains montrent la construction de maisons aux Ier et IIe siècles. Parfois au-dessus des tumulus pour être un peu à l'abri de l'humidité.

Article détaillé : Nécropole des Près-de-l'Eau.

Fontaine à chagrin[modifier | modifier le code]

Sur la route de Lacrost à Préty se trouve la Fontaine à chagrin[10].

Selon une légende locale, une vouivre vivant à Lacrost venait boire à l'eau de la fontaine. Comme toutes les vouivres, c'était un serpent ailé en forme de dragon portant une pierre précieuse sur le front appelé escarboucle. Une nuit un habitant la tua et enferma le cadavre dans un cuvier rempli de clous. Depuis, l'eau de la fontaine rend malade.

Selon d'autres sources[11], la vouivre se serait fait voler son escarboucle, alors qu’elle l'avait déposée pour boire. Aveuglée, elle en périt.

Il y a deux hypothèses pour le nom de la fontaine : la tristesse de l'histoire ou le nom du tueur de la vouivre.

La vouivre hante beaucoup d'endroits vers la Saône. C'est à Lacrost qu'elle a laissé le souvenir le plus circonstancié[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gabriel Jeanton, historien et archéologue mâconnais né le 15 mai 1881 à Lacrost.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « L’eau a coulé sous les ponts », Le journal de Saône et Loire,‎ (lire en ligne)
  2. « Bienvenue à Baudrières », sur bgtissot.free.fr (consulté le 16 janvier 2017)
  3. « Normes et records 1961-1990 : Mâcon - Charnay (71) - altitude 216m », sur infoclimat.fr
  4. Site surmaroute, page sur la route des Alpes
  5. a et b « Lacrost - Communauté de Communes du Tournugeois, Bourgogne du sud - Au coeur du bien vivre. », sur www.cc.tournugeois.fr (consulté le 16 janvier 2017)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. Article dans le Journal de Saône-et-Loire
  11. « Jusqu'à l’âge de sept ans, il était laissé aux mains des femmes », sur oda.chez-alice.fr (consulté le 16 janvier 2017)
  12. Mythologie française - n° 120 à 123 page 17