Saint-Émiland

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Saint-Émiland
Saint-Émiland
Le château d'Épiry.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Autun-2
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Autunois Morvan
Maire
Mandat
Jean Simonin
2014-2020
Code postal 71490
Code commune 71409
Démographie
Population
municipale
348 hab. (2015 en augmentation de 6,1 % par rapport à 2010)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 18″ nord, 4° 29′ 06″ est
Altitude Min. 393 m
Max. 548 m
Superficie 23,9 km2
Localisation

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Saint-Émiland

Saint-Émiland est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Auxy Tintry Rose des vents
Antully N Saint-Martin-de-Commune
Couches
O    Saint-Émiland    E
S
Saint-Firmin Saint-Pierre-de-Varennes

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village doit son nom à Émilien, ou Émiland, évêque de Nantes mort en 725 près d'Autun en luttant contre les Sarrasins. Selon la légende, une fontaine jaillit à l'endroit où il fut tué.

Les prénoms Émiland et Émilande restent fréquents[1] dans la région jusqu'au XIXe siècle.

Roger de Bussy-Rabutin naît au château d'Épiry en 1618.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean Simonin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2015, la commune comptait 348 habitants[Note 1], en augmentation de 6,1 % par rapport à 2010 (Saône-et-Loire : -0,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
903917886898926907925950932
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
923893929884958984948867829
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
761754721569528527545503478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
441453393340299319309322342
2015 - - - - - - - -
348--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château d'Épiry, maison forte XVe, remaniée XVIe et XVIIIe ; chapelle du château.
  • Église XVe : reliquaire de saint Émilien, oratoire gothique du cimetière.
  • Fontaine guérisseuse de Saint-Émiland.
  • Étang de Saint-Émiland.
  • La pierre dite « Guenachère »[6].
  • Lac de retenue de Pont-du-Roi.
  • Carrières.
  • Ossements préhistoriques.
  • Fragments de mosaïque.
  • Stèle funéraire et sarcophages antiques, au cimetière.
  • Lavoirs d'Echarvy et du Pont-d'Argent, restaurés en 2005[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Roger de Rabutin, comte de Bussy, dit Bussy-Rabutin (Roger de Bussy-Rabutin), né au château d'Épiry, commune de Saint-Emiland, le 3 avril 1618 et mort à Autun le 9 avril 1693, est un écrivain français, célèbre par son esprit et sa causticité.
  • Charles Ozanon (1835-1909), botaniste de renommée internationale à qui l'on doit un herbier particulièrement riche qui a été légué à la Société d'histoire naturelle d'Autun et ses travaux sur la greffe de la vigne qui eurent une importance considérable dans le renouveau du vignoble bourguignon après la crise du phylloxéra[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prénom Émiland sur Geneanet
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. Pierre qui, avec le cèdre de La Chaux (Cuisery), le « Vieux Tilleul » de Sagy, la roche de Solutré et la roche dénommée « La Pierre-Qui-Croule » visible à Uchon, est le site ayant été le plus anciennement classé du département de Saône-et-Loire (par arrêté de classement du 8 juin 1909). Source : « La protection des sites en Saône-et-Loire », article de Bernard Gourguechon (inspecteur régional des sites à la DRAE de Bourgogne) paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 50 (été 1982), pages 17 à 20.
  7. « Lavoirs à Saint-Émiland », article d'Alain Dessertenne paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 181 de décembre 2014, page 23.
  8. « Charles Ozanon (1835-1909) à Saint-Émiland : de la fascination botanique à la renaissance du vignoble », article d'Alain Dessertenne paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 176 de décembre 2013, pages 5 à 7.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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