Jean-Pierre Lecoq

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Jean-Pierre Lecoq
Jean-Pierre Lecoq en 2016.
Jean-Pierre Lecoq en 2016.
Fonctions
Maire du 6e arrondissement de Paris
En fonction depuis le
(23 ans et 7 jours)
Élection
Prédécesseur François Collet
Conseiller régional d'Île-de-France
En fonction depuis le
(1 an, 9 mois et 29 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Valérie Pécresse
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Paris 14e, France
Nationalité Française
Parti politique Les Républicains
(anciennement RPR, puis UMP)
Diplômé de ESCP
IEP Paris
Profession Directeur d'études chez Natixis

Jean-Pierre Lecoq, né le à Paris, est un homme politique français.

Il est maire du 6e arrondissement de Paris depuis 1994.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Élève au lycée Montaigne (Paris), diplômé de l’ESCP Europe et de l’Institut d'études politiques de Paris (1978)[1], il mène une carrière professionnelle dans un grand groupe financier[réf. nécessaire].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Conseiller du 6e arrondissement de Paris depuis 1983 (d'abord sous les couleurs du RPR puis de celles de l'UMP), il est adjoint du maire François Collet quand celui-ci décède en 1994. Il est alors élu maire du 6e arrondissement et réélu en 1995. En 2001, il a été réélu maire d'arrondissement au second tour avec 57,84 % des suffrages contre 42,16 % au socialiste Alain Morell, après avoir mené au premier tour une liste dissidente[2] face à celles de Jean-Dominique Giuliani et Claude Roland, représentants respectifs dans l'arrondissement des listes de Philippe Séguin et Jean Tiberi. En mars 2008, la liste qu'il conduit est réélue avec 56,04 % des voix contre 43,96 % à son adversaire d'union de la gauche. Lors des élections Sénatoriales de septembre 2011, il soutient ouvertement la liste dissidente de Pierre Charon, qui sera élu.

Entre 1997 et 2012, il est le suppléant de Martine Aurillac, députée de la troisième circonscription de Paris (7e arrondissement et moitié nord du 6e).

En 2012, il se présente aux élections législatives dans la onzième circonscription de Paris, contre le maire PS du 14e arrondissement Pascal Cherki. Il arrive en deuxième position au premier tour avec 33,43 % des suffrages exprimés, recueillant ensuite 43,53 % des voix au second tour.

Le 10 octobre 2013, il est désigné par Nathalie Kosciusko-Morizet comme chef de file de l'UMP dans le 6e arrondissement pour les élections municipales de 2014 à Paris. Il conduit une liste d'union UMP-MoDem-UDI, sur laquelle figure en seconde position Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem. Le 23 mars 2014, la liste de Jean-Pierre Lecoq est élue dès le 1er tour, obtenant 52,6 % des suffrages. Le faible score de la liste socialiste (26,1 %) permet au maire du 6e arrondissement de gagner les 3 sièges au Conseil de Paris en jeu et 12 des 13 sièges du conseil d'arrondissement.

Le maire du 6e arrondissement est le président du micro-parti politique dénommé Association 6e Union qui publie le magazine mensuel Notre 6e.

Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[3].

Le 3 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, il renonce à soutenir le candidat LR François Fillon à l'élection présidentielle[4] et parraine Alain Juppé[5].

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen à Emmanuel Macron, il annonce qu'il votera pour le candidat En marche ![6].

Lors des élections législatives de 2017, il est candidat « divers droite » dans la 2e circonscription de Paris. Il sera notamment opposé à Nathalie Kosciusko-Morizet[7]. LR engage alors une suspension à son encontre[8].

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Lecoq a été condamné pour diffamation publique envers l'association Foire Saint-Germain par un jugement du tribunal correctionnel de Paris en date du 1er juillet 2011. Par ailleurs, à la suite de l'arrêt de la Cour de cassation du 22 novembre 2011, l'information judiciaire dans le cadre de l'affaire Association Foire Saint-Germain se poursuit et Jean-Pierre Lecoq doit être entendu par le juge d'instruction à Paris. Le maire du 6e arrondissement est également en procès en appel contre le journal en ligne Paris Tribune[9], avec une audience prévue en février 2014[10]. Après une demande de report[11], l'audience devant la Cour d'Appel de Paris s'est tenue le 11 septembre 2014. Le délibéré est attendu avant la fin du mois d'octobre 2014[12].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Lecoq est officier dans l’ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d'honneur, des Palmes académiques et des Arts et Lettres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/jeanpierre.lecoq78.
  2. Bertrand Gréco et Gaspard Dhellemmes, L'histoire secrète d'une élection capitale, éditions du Moment, 2014, page 125.
  3. Marie-Anne Gairaud, « À Paris, les soutiens de Sarkozy s’organisent », leparisien.fr, 2 juin 2016.
  4. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », liberation.fr
  5. Sylvain Chazot, « Candidat LR dissident aux législatives face à NKM, Jean-Pierre Lecoq supprime par "erreur" un vieux tweet de soutien à Alain Juppé », lelab.europe1.fr, 26 mai 2017.
  6. Marie-Anne Gairaud, « Présidentielle : les élus LR de Paris appellent à voter Macron », leparisien.fr, 28 avril 2017.
  7. Marie-Anne Gairaud, « Législatives à Paris : Jean-Pierre Lecoq le maire (LR) du VIe se présente face à NKM » sur Le Parisien, 16 mai 2017
  8. Jim Jarrassé et Jean-Baptiste Garat, « LR va suspendre Jean-Pierre Lecoq, candidat dissident à Paris face à NKM », lefigaro.fr, 19 mai 2017.
  9. « Jean-Pierre Lecoq ne veut pas d'investigation dans le VIe arrondissement par Paris Tribune : le compte-rendu d'audience », Paris Tribune,‎ (ISSN 2275-3869, lire en ligne)
  10. « Jean-Pierre Lecoq veut faire payer Vaea Devatine », Paris Tribune,‎ (lire en ligne)
  11. « Le gain politique de Jean-Pierre Lecoq », Paris Tribune,‎ (ISSN 2275-3869, lire en ligne)[1]
  12. « Paris Tribune : Arrêt de la Cour d'appel de Paris du 23 octobre 2014. », sur www.paristribune.fr, (ISSN 2275-3869, consulté le 7 juin 2015)

Lien externe[modifier | modifier le code]