Florence Berthout

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Florence Berthout
Illustration.
Fonctions
Maire du 5e arrondissement de Paris
En fonction depuis le
(5 ans, 1 mois et 10 jours)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Jean Tiberi
Présidente du groupe les Républicains
au Conseil de Paris
En fonction depuis le
(1 an, 10 mois et 17 jours)
Élection
Prédécesseur Nathalie Kosciusko-Morizet
Conseillère de Paris
En fonction depuis le
(18 ans, 2 mois et 5 jours)
Élection 18 mars 2001
Maire Bertrand Delanoë
Anne Hidalgo
Conseillère régionale d'Île-de-France
En fonction depuis le
(3 ans, 5 mois et 5 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Valérie Pécresse

(5 ans, 11 mois et 19 jours)
Élection 28 mars 2004
Président Jean-Paul Huchon
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Houdan (Yvelines)
Nationalité Française
Parti politique Les Républicains
(anciennement RPR, puis UMP)
Diplômée de IEP de Bordeaux
IRA de Lille
Profession Directrice générale d'un établissement culturel

Florence Berthout, née le 25 juin 1962 à Houdan (Yvelines), est une femme politique française, maire du 5e arrondissement de Paris, membre du parti Les Républicains.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle est diplômée de l'Institut d'études politiques de Bordeaux et de l'Institut régional d'administration de Lille[1].

Elle entre en 1987 dans l'administration publique, au sein de la Caisse des dépôts et du Crédit local de France[2]. Entre 1993 et 2007 elle travaille dans les ministères, d'abord auprès de Roger Romani[3]. Elle poursuit sa carrière auprès de Jean-François Copé, puis de Dominique de Villepin au ministère de l'Intérieur[4] et à Matignon[5] en tant que conseillère parlementaire.

Maire du 5e arrondissement de Paris[modifier | modifier le code]

Florence Berthout est tout d'abord élue conseillère de Paris en 2001 sur la liste de Jean-François Legaret, maire du 1er arrondissement de Paris. Elle est réélue en 2008.

En 2014, elle obtient la tête de liste de l'UMP pour les élections municipales de 2014 dans le 5e arrondissement de Paris. Au premier tour, elle s’oppose[6] à la liste de Dominique Tiberi, fils du maire sortant Jean Tiberi[7],[8], sur une liste investie par Nathalie Kosciusko-Morizet. Les deux listes fusionnent et Florence Berthout est élue maire de cet arrondissement[9],[10] au second tour[11].

Engagement pour les présidentielles 2017[modifier | modifier le code]

Elle apporte son soutien à Bruno Le Maire durant la campagne pour la présidence de l'UMP de 2014. Elle avait travaillé avec lui auprès de Dominique de Villepin. Elle le soutient également pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016. En septembre 2016, elle est nommée directrice de campagne régionale pour Paris[12].

Le 2 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, elle renonce à soutenir le candidat LR François Fillon à l'élection présidentielle[13]. Dans l'entre-deux-tours, qui oppose Marine Le Pen à Emmanuel Macron, elle annonce qu'elle votera pour le candidat En marche ![14]. Elle soutient Nathalie Kosciusko- Morizet dans sa tentative infructueuse de succéder à François Fillon, comme députée de la circonscription[15].

Opposition à Anne Hidalgo[modifier | modifier le code]

Le 6 juillet 2017, elle est élue présidente du groupe LR au Conseil de Paris[16] ; elle succède à ce poste à Nathalie Kosciusko-Morizet, fragilisée par sa défaite aux législatives[17]. En tant que leader de l'opposition, Florence Berthout s'investit « sans concession » contre la politique de la maire de Paris, Anne Hidalgo[18].

Elle dénonce notamment la piétonisation des voies sur berges, et défend la réouverture à la circulation de ces voies, en semaine[19]. Elle souligne le danger qu'il y a, « en cas d’attentat », à ce que cette voie soit fermée[20]. Elle estime que cette piétonisation revient à restaurer des « barrières héritées d’un autre âge », et contribue à « interdire Paris aux pauvres »[21].

Elle dénonce à partir de 2016 le réaménagement de la place du Panthéon, qui implique la disparition de 144 places de stationnement[22]. Elle s'oppose aux modalités de paiement du stationnement dans Paris, qu'elle estime être un « racket »[23].

En mai 2018, elle publie un pamphlet visant à dénoncer la communication de la mairie de Paris, qu'elle qualifie de « novlangue au sens de George Orwell »[24].

Au début de 2018, elle saisit le préfet de Paris de la question des stationnements interdits, dénonçant le fait que « les enlèvements sont très nombreux »[25].

Plus localement, elle s'inquiète des restrictions que provoquerait le passage en zone 30 d'un quartier de son arrondissement[26].

Engagements pour les arts[modifier | modifier le code]

En 2007, elle est nommée directrice générale de l'Établissement public du parc et de la grande halle de la Villette, qu'elle dirige pendant près de neuf ans, jusqu'en 2016[27]. C'est à cette date qu'elle devient présidente du Fonds régional d’art contemporain Île-de-France, en même temps qu’elle commence à animer une émission littéraire hebdomadaire sur la station de radio de la Communauté Juive (RCJ)[28].

Un an après avoir succédé à Jean Tibéri, elle lance Quartier du livre, un festival de littérature qu'elle veut « à la fois exigeant et populaire, pouva[n]t aussi contribuer à réconcilier les intellectuels et les commerçants, des Parisiens et Parisiennes qui ne lisent plus de livres, n’achètent plus de journaux ». En effet, selon Florence Berthout, « il faut faire entrer les publics les plus éloignés de la culture par la chair, au sens littéral du terme. J’ai la faiblesse de penser qu’on peut aimer un livre, dans un premier temps, sans y comprendre grand-chose, grâce aux images qu’il génère, en raison des conditions ou du lieu où on l’a lu…[27] » C'est pourquoi elle a décidé de placer, au cœur de cet événement, la médiation culturelle.

Elle reconnaît que, comme femme politique, son engagement pour les arts ne va pas de soi aux yeux des autres : « Le politique est effectivement toujours un peu suspect quand il s’intéresse de près à la culture. C’est tout le paradoxe ! Souvent, on reproche aux femmes et aux hommes politiques de ne pas s’intéresser à la culture, mais quand ils s’y intéressent sincèrement, avec beaucoup d’énergie, il y a toujours une forme de suspicion[27]. »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Florence Berthout » Me connaitre », sur www.airmexpascher.fr (consulté le 7 octobre 2017)
  2. « Florence Berthout prend les rênes de la Villette, « un poste de passion » », sur Le Figaro, (consulté le 30 novembre 2014)
  3. « Florence Berthout : sous le givre, la rage », Pressbook de Julie Guérineau,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2017)
  4. Arrêté du 22 avril 2004 portant nomination au cabinet du ministre.
  5. Arrêté du 21 juin 2005 relatif à la composition du cabinet du Premier ministre
  6. « Municipales à Paris: Madame Respectable défie les Tiberi », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2017)
  7. http://www.villette.com/ressources/documents/3/8398,RA2012.pdf
  8. http://www.nkmparis.fr/arrondissement/5e/Florence-Berthout
  9. http://www.mairie05.paris.fr/mairie05/jsp/site/Portal.jsp?document_id=14986&portlet_id=428&comment=1&current_page_id=86
  10. http://www.paris.fr/accueil/Portal.lut?page_id=1&elected_official_directory_id=8843&portal_component=15&actormandate=4
  11. « Groupe UMP au Conseil de Paris », sur groupeump.paris (consulté le 21 mai 2015)
  12. « Équipe politique autour de Bruno Le Maire », brunolemaire.fr, consulté le 19 septembre 2016.
  13. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », liberation.fr
  14. Marie-Anne Gairaud, « Présidentielle : les élus LR de Paris appellent à voter Macron », leparisien.fr, 28 avril 2017.
  15. « Ve : NKM mobilise ses troupes pour les législatives », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  16. http://www.lepoint.fr/politique/paris-florence-berthout-succede-a-nkm-a-la-tete-de-l-opposition-lr-05-07-2017-2140916_20.php
  17. Le Point, magazine, « Paris : Florence Berthout succède à NKM à la tête de l'opposition LR », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2017)
  18. « Paris: Nouvelle présidente LR, Florence Berthout veut s'opposer «sans concession» à Anne Hidalgo », sur www.20minutes.fr (consulté le 9 août 2018)
  19. « Voies sur berge à Paris : une réouverture à la circulation "cinq jours par semaine", propose Florence Berthout », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 6 août 2018)
  20. « 1er arrondissement – Fermeture des voies sur berges rive droite : 10mn de trajet en plus de Concorde à Henri IV ! | Les Républicains Paris : Premiere circonscription », sur circo1.fr (consulté le 6 août 2018)
  21. « Piétonnisation des voies sur berges : Anne Hidalgo veut-elle achever d’interdire Paris aux pauvres ? », Atlantico.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 6 août 2018)
  22. « Place du Panthéon : la mairie renonce à son projet de piétonnisation », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  23. « Paris: «Racket», «harcèlement»... L’opposition monte au créneau contre la réforme du stationnement », sur www.20minutes.fr (consulté le 6 août 2018)
  24. « La patronne de la droite parisienne s'attaque à la «novlangue» d'Hidalgo », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 6 août 2018)
  25. « Paris : la place du Panthéon, base arrière de la fourrière ? », Le Parisien,‎ (paris-la-place-du-pantheon-base-arriere-de-la-fourriere-21-01-2018-7513884.php)
  26. « Paris : la création d’une zone 30 inquiète la mairie du Ve », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  27. a b et c Pierre Monastier, « Florence Berthout, femme politique et protectrice des arts », sur Profession Spectacle,
  28. Sophie de Ravinel, « Face à Anne Hidalgo, la droite parisienne cherche encore sa voie », Le Figaro, 13-14 octobre 2018, p. 19.
  29. Décret du 13 juillet 2011 portant promotion et nomination