Philippe Besson

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Philippe Besson
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Philippe Besson au salon du livre Radio France,
26 novembre 2011

Naissance (49 ans)
Barbezieux-Saint-Hilaire
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession

Philippe Besson, né à Barbezieux-Saint-Hilaire (Charente) le , est un écrivain, dramaturge et scénariste français, anciennement homme d'affaires. Il a été également critique littéraire et animateur de télévision.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un père instituteur et d'une mère clerc de notaire (il n'a aucun lien de parenté avec Patrick Besson), Philippe Besson grandit avec son frère aîné dans l'appartement qui donne sur la cour de récréation de l'école où son père enseigne[1]. Marqué par son entrée en sixième, où ses petits camarades se moquent de ses « gestes de fille », il trouve le salut par les études[2] : il est diplômé de l'École supérieure de commerce de Rouen et titulaire d'un DESS de droit social. En 1989, il s'installe à Paris où il exerce la profession de juriste et enseigne le droit social[3]. Pendant cinq ans, il sera le bras droit de Laurence Parisot, en tant que DRH, puis secrétaire-général de l'Institut français d'opinion publique. Par la suite, il sera DRH de T-Online France – Club Internet[4].

Le 4 septembre 1999, une rupture amoureuse et la lecture de récits d'anciens combattants de la Première Guerre mondiale, l'incite à écrire son premier roman : En l'absence des hommes[5]. Ce premier ouvrage est publié en 2001 par les éditions Julliard. Le roman, qui met en scène le personnage de Marcel Proust, rencontre succès critique et public et est récompensé par le prix Emmanuel-Roblès. La même année, en août 2001, Philippe Besson publie Son frère qui sera retenu pour la sélection du prix Femina. L'adaptation cinématographique qu'en fera Patrice Chéreau en 2003, recevra l'Ours d'argent au festival de Berlin.

L'Arrière-saison, roman publié en 2002, est récompensé par le grand prix RTL-Lire 2003, année où paraît Un garçon d'Italie qui se voit sélectionné pour les prix Goncourt et Médicis. Conforté par l'intérêt que suscitent ses ouvrages, Philippe Besson décide alors de se consacrer exclusivement à l'écriture.

Édité en 2004, son cinquième roman, Les Jours fragiles — centré sur les derniers jours d'Arthur Rimbaud —, retient l'attention du cinéaste François Dupeyron. Les droits du livre sont acquis par Gérard Depardieu et Claude Berri, pour une éventuelle adaptation au cinéma.

En mars 2007, il a signé avec 150 personnes un texte qui appelait à voter pour Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle, « contre une droite d'arrogance », pour « une gauche d'espérance »[6].

En 2011, il soutient l'action de l'association Isota qui milite pour le mariage et l'adoption d'enfants par des couples homosexuels[7]. Jusqu'en 2013, il tient une chronique régulière dans le magazine à destination de la communauté gay Têtu.

Son style dépouillé est fortement inspiré de l'écrivain Marguerite Duras.

Son livre Vivre vite, consacré à James Dean, paraît en janvier 2015, année anniversaire des 60 ans de la mort de l'acteur le 30 septembre 1955.

Prix[modifier | modifier le code]

Œuvre et carrière[modifier | modifier le code]

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

Nouvelles

Filmographie : scénarios[modifier | modifier le code]

Philippe Besson a participé à l'écriture de plusieurs scénarios :

En 2005, Philippe Besson apparaît, jouant son propre rôle, dans le film Caché de Michael Haneke, comme écrivain invité d'une émission littéraire.

Télévision[modifier | modifier le code]

Il a animé sur Paris Première l'émission Paris Dernière de 2010 à 2013[10].

Il avait précédemment participé à l'émission Ça balance à Paris, en tant que chroniqueur et critique littéraire.

Il réalise en 2014 le documentaire Homos, la haine sur France 2[11].

Radio[modifier | modifier le code]

En 2008, il est critique littéraire sur Europe 1 dans l'émission Y en aura pour tout le monde[12].

Depuis 2012, il participe régulièrement à l'émission On refait le monde animée par Marc-Olivier Fogiel sur RTL.

Presse écrite[modifier | modifier le code]

En 2013 et 2014, il réalise des grands entretiens avec des personnalités qui font l'actualité pour Le Parisien[13].

Depuis septembre 2015, il tient une chronique hebdomadaire caustique "La salle d'attente de Philippe Besson" dans Les Echos[14].

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Son frère[modifier | modifier le code]

Août 1999, île de Ré, Saint-Clément-des-Baleines, pointe ouest, maison d'été familiale.

Lucas Andrieu (1972-) accompagne la fin de vie de son frère Thomas (1973-). Il raconte l'avancée de sa maladie, et rappelle les quelques mois qui ont précédé ː diagnostic, prises de sang, non-séropositivité, processus irréversible de diminution du nombre de plaquettes, ponction de moelle osseuse, hospitalisations, perfusions d'immunoglobulines, traitements aux corticoïdes, scintigraphie, ablation de la rate, bolus de cortisone, retrait de drain... Surtout le risque hémorragique permanent, la souffrance, la modification du visage, la dégradation du corps, la progression de l'impotence... Un peu de l'enfance commune, de la proximité entre les deux frères. Autour des deux frères, le monde médical (mandarins, infirmières, malades), la mère, le père, l'amie Claire (jolie jeune femme au regard fuyant, qui se décourage et fuit), le départ de l'ami Vincent, la rencontre de Manuel (18 ans, cancéreux, rechute, suicide), et surtout le vieillard (acuité du regard, observateur discret), qui la dernière semaine vient s'asseoir sur le banc face à la mer entre les deux frères, et raconte son histoire (enfance, sel, pêche, bac, cimetière, perte des proches) et une autre histoire, celle de la jeune femme amoureuse dont on a repêché le cadavre. Le 31 août, Thomas raconte à Lucas ce que n'a pas dit le vieillard, son histoire quelques années plus tôt avec la Danoise Annette.

La mer, et une longue noyade, injuste, consentie, muette, répétée.

L'Arrière-saison[modifier | modifier le code]

Un dimanche en fin d'après-midi, fin d'été, touristes partis, dans la salle déserte de Chez Phillies, dans le trou de Chattham, près de Hyannis, de Cap Cod, pas si loin de Boston, avec l'océan au-delà de la baie vitrée, déjà bien grasse. Louise Cooper, 35 ans, ancienne comédienne, déjà auteure dramatique renommée, boit un Martini blanc. Le serveur, Ben ou Benjamin, la connaît depuis près de dix ans, et s'occupe à tenir son bar. Elle attend Norman, son aventure du moment. Arrive Stephen Townsend, disparu depuis cinq ans, avocat d'affaires de qualité, à Boston, un peu embourgeoisé. Du temps de leur splendeur, pendant cinq ans, Stephen et Louise ont vécu un amour de jeunes jaloux de leur indépendance. Et découvert et fréquenté chez Phillies, avec Ben comme serveur. C'est leurs retrouvailles après cinq ans de silence, de tabou voulu par elle. Elle détestait le père Robert Townsend, qui en avait autant pour elle, récemment décédé. Rachel, camarade puis rivale, a épousé Stephen. Elle vient de le quitter. Norman téléphone ː c'est mal engagé. Passe le vieux Carter, retour de pêche, venu prendre sa bière du soir. Louise a rendez-vous avec Norman, qui a décidé de quitter sa femme ce jour-même. Il téléphone à nouveau ː Louise de nouveau n'a pas été choisie... Louise évoque la fin de sa sœur Caroline, dévastée comme elle par une rupture masculine. Trentenaires amers, et pourtant si proches, le regard hagard de solitude. Une heure durant...

Se résoudre aux adieux[modifier | modifier le code]

Chronique d'un exil, celui de Louise, jeune femme cassée, depuis que Vincent l'a quittée pour revenir à Claire. Louise envoie à Clément des lettres, qui restent sans réponse. « J'écris pour ne pas être tout à fait morte. » Elle cherche à rompre le silence, en finir « avec l'attente de toi. » Elle continue à écrire pour les journaux, loin de Paris, rue Campagne-Première, où les souvenirs la renvoient trop souvent. Elle écrit au fil de la plume. Elle cultive sa solitude dans des pays dont elle ne connaît pas la langue. L'errance passe par La Havane, Trinitad, New-York, Venise, Torcello, l'Orient-Express. De retour à Paris, dans l'acharnement journalistique (enquêtes, entretiens), elle rencontre Vincent, à qui elle ne dit presque rien. « Je me tais pour ne pas l'effrayer. » La communication à sens unique peut finir. « Je sais que nous nous reverrons un jour. »

Les autres personnages, Jeanne, Kléber, et les étrangers rencontrés, restent des silhouettes.

De là, on voit la mer[modifier | modifier le code]

Louise, 40-50 ans, s'installe dans la maison d'une amie, à Livourne, près de Pise (Italie). Elle quitte l'appartement du quartier d'Alésia, à Paris (France), et François, son mari, pour pouvoir écrire son prochain roman « dans la chaleur épouvantable d'un été toscan qui ne veut pas mourir ». Les détails de la vie matérielle sont gérés par la gouvernante, Graziella, 45 ans. Donc, Louise écrit. Elle se promène aussi, elle apprécie Livourne, « ce destin manqué », cette modestie touchante.

De Paris, parfois, François téléphone. Un jour, Graziella ne peut venir, et son fils, Luca, vient en informer Louise...[style à revoir]

Quatre personnages, ou plutôt, autour de Louise, trois comparses dont chacun se voudrait complice exclusif. Poursuivre le résumé dévoilerait l'intrigue...

Adaptations de ses œuvres[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Au théâtre[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres (Promotion Janvier 2015[17]).


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grégoire Provost, « Philippe Besson : « Je suis toujours en mouvement » », sur mariefrance.fr,‎
  2. Dupuis Jérôme, « Qui connaît Philippe Besson ? », sur lexpress.fr,‎
  3. Stéphanie Leclair De Marco, « Philippe Besson », sur valeursactuelles.com,‎
  4. Frédéric Beigbeder, « Philippe Besson est sympa », sur lefigaro.fr,‎
  5. Jérôme Dupuis, « Qui connaît Philippe Besson ? », sur lexpress.fr,‎
  6. « Avant qu'il ne soit trop tard », Le Nouvel Observateur, 27 février 2007.
  7. "Pourquoi nous créons l'association Isota", Pascal Houzelot et Caroline Mecary, lemonde.fr, 17 mai 2011
  8. Roman inspiré par une toile d'Edward Hopper : Nighthawks.
  9. L'affaire Grégory en est le sujet.
  10. Philippe Besson est sympa, Frédéric Beigbeder, lefigaro.fr, 17 janvier 2011
  11. [1] Rentrée 2014 de France Télévisions
  12. « Philippe Besson sur Europe 1 », Livres-Hebdo, 1er septembre 2008 (la photo illustrant l'article est une erreur, c'est celle du ministre Éric Besson et non de l'écrivain).
  13. Phillippe Besson, « Kerviel sur parole », sur leparisien.fr,‎
  14. Phillippe Besson, « La revue impertinente de Philippe Besson », sur lesechos.fr,‎
  15. [2] Critique sur Télérama
  16. [3] Télérama : Les 10 pièces de théâtre à voir en octobre à Paris
  17. [4]Nomination dans l'orde des Arts et des Lettres janvier 2015

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

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