Économie du tourisme en Guadeloupe

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L'économie du tourisme en Guadeloupe est liée à l'évolution générale du tourisme dans le monde, aux atouts touristiques de la région, et plus généralement à ceux des Antilles, et aux moyens mis en place pour satisfaire les touristes. Elle représente une part importante de celle de cette région française d'outre-mer. Elle a un impact écologique réel sur l'environnement.

Enjeu régional[modifier | modifier le code]

Le tourisme est une des principales richesses économiques de la Guadeloupe, avec l'agriculture [1]. Cette activité a fortement progressé entre 1990 et 2001 pour s'essouffler ensuite.

Le taux d'occupation des hôtels en 2006, 2008 et 2014 s'établit entre 65 % et 75 % en février et entre 45 % et 55 % en juillet[2]. La part des touristes étrangers augmente peu à peu mais est restée inférieur à 15 % en 2007 jusqu'à maintenant.

La hausse de fréquentation se poursuit avec une augmentation des escales et le retour des compagnies américaines et canadiennes. Depuis 2005, le tourisme de croisière en Guadeloupe poursuit son ascension, et la destination port/aéroport retrouve peu à peu la côte auprès des professionnels du secteur[3].

Structure[modifier | modifier le code]

La clientèle[modifier | modifier le code]

Cette économie est organisée pour répondre aux attentes d'une clientèle ciblée.

La clientèle qui apprécie le dépaysement d'un séjour dans une terre des Tropiques est intéressée par la Guadeloupe. La diversité topographique du territoire offre plusieurs découvertes, tant maritimes, comme la réserve sous marine mise en valeur par le Commandant Cousteau, que terrestres, comme le sentier de grande randonnée GRG1 ou la Soufrière.

Certains touristes apprécient peu de partir à l'aventure. La région est organisée et équipée pour faciliter la vie des touristes et leur éviter l'aventure. Ainsi, les conditions de séjour en Guadeloupe sont similaires à celles d'un séjour dans une autre région de France.

Dans cette même idée de recherche de facilité, de confort et de sécurité, les Français de métropole y retrouvent la législation, l'administration, la monnaie, la langue et plus généralement les services de la vie courante qu'ils ont en métropole. Parce que la pleine saison correspond aux vacances d'hiver en métropole, cette destination convient donc aux vacanciers qui préfèrent partir au soleil plutôt qu'à la neige pendant cette période. Enfin, les étrangers hors de la zone euro bénéficient des conditions de change de leur devise, conditions favorables quand l'euro est une monnaie forte.

L'offre[modifier | modifier le code]

Air Caraïbes

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L'accès au département se fait soit par avion grâce à l'aéroport, soit par bateau grâce aux aménagements portuaires, en particulier à ceux destinés aux organisateurs de croisière. Les conditions de séjour sont assurées par les structures hôtelières, des approvisionnements de qualité et sur un réseau routier moderne nécessaire à la découverte de l'ile[4].

Les efforts réalisées par la région en matière d'équipements touristiques lui a permis, pour la saison 2007, de recevoir de la revue « Dream World Cruise Destinations » deux récompenses pour la qualité des escales de croisières dans l’île :

  • La première « Most Responsive Port » prime les ports les plus réactifs aux demandes des compagnies de croisières.
  • La seconde « Best Turnround Destination », les destinations jouissant d'une excellente logistique de traitement de l'escale.

Les freins[modifier | modifier le code]

Cette activité est en concurrence directe avec les autres destinations appréciées des Français.

Elle est freinée par différents facteurs. Les services hôteliers sont jugés insuffisants par une certaine clientèle. Les sites naturels intéressants à visiter sont parfois peu praticables et mal balisés, ce qui entraine une diminution de près 25 % du nombre de visiteurs français entre 1998 et 2005, et une durée moyenne du séjour en baisse sur le département[4].

Enfin, elle est mise en cause par l'empreinte écologique qu'elle laisse. Elle détériore certaines richesses naturelles, telles que les coraux, sur lesquelles son succès repose.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel du conseil régional de la Guadeloupe
  2. Selon l'INSEE
  3. Magazine : Destination Guadeloupe : 2008 – N° 31 – Page 9.
  4. a et b Les cahiers de l'observatoire régional du tourisme en Guadeloupe : N°1 - 2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]