Bouillante

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Bouillante
Bouillante
Mairie de la ville de Bouillante.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Arrondissement Basse-Terre
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grand Sud Caraïbe
Maire
Mandat
Thierry Abelli
2020-2026
Code postal 97125, 97132
Code commune 97106
Démographie
Gentilé Bouillantais(es)
Population
municipale
6 634 hab. (2021 en diminution de 8,9 % par rapport à 2015)
Densité 153 hab./km2
Géographie
Coordonnées 16° 07′ 55″ nord, 61° 46′ 12″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 1 088 m
Superficie 43,46 km2
Type Commune rurale et littorale
Unité urbaine Bouillante
(ville isolée)
Aire d'attraction Bouillante
(commune-centre)
Élections
Départementales Sainte-Rose-1
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe
Voir sur la carte topographique de Guadeloupe
Bouillante
Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe
Voir sur la carte administrative de Guadeloupe
Bouillante

Bouillante (en créole guadeloupéen : Bouyant) est une commune française, située dans le DOM-ROM archipel de Guadeloupe. La commune est notable en raison de la réserve Cousteau à Malendure et de la centrale géothermique de Bouillante qui est l'une des deux centrales géothermiques de France.

Ses habitants sont appelés les Bouillantais et les Bouillantaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de la commune de Bouillante.

De 43,5 km2 de superficie totale[1], la commune de Bouillante se situe dans l'ouest de l'île de la Basse-Terre sur côte-sous-le-vent. Elle s'étend sur le versant occidental du massif volcanique de Basse-Terre qui se jette dans la mer des Caraïbes. La commune est traversée notamment par la rivière de Bouillante (au cœur de son bourg), la rivière Lostau (à Galets), la rivière Bourceau (à Pigeon), la rivière Colas (qui marque la limite du territoire communal avec celui de Pointe-Noire au nord) ainsi que, sur quelques centaines de mètres, par la rivière Grande Plaine qui y prend sa source au Morne à Louis.

Bouillante est limité au sud avec Vieux-Habitants (au niveau de la ravine Renoir et l'Anse à la Barque), à l'est avec Petit-Bourg (par les crêtes et en particulier celle des Pitons de Bouillante, ou Sauts de Bouillante, à environ 1 096 m d'altitude, et les Mamelles à 716 et 718 m), et au nord avec Pointe-Noire (par la rivière Colas et les Mamelles).

Communes limitrophes de Bouillante
Pointe-Noire
Mer des Caraïbes Bouillante Petit-Bourg
Vieux-Habitants

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bouillante est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bouillante, une agglomération intra-départementale regroupant 1 commune[5] et 6 634 habitants en 2021, dont elle une ville isolée[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bouillante, dont elle est une commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 1 commune, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

La commune, bordée par la Mer des Caraïbes à l'ouest, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[10]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[11],[12].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de hameaux correspondant chacun à un chemin partant de la route nationale 2 qui traverse la commune du nord au sud en longeant la côte, et se terminant la plupart du temps en cul-de-sac dans la montagne au niveau d'une ancienne «habitation ». Les principaux lieux-dits sont : Bois-Malher, Caféière, Coreil, Courbaril, Desmarais, Galets, la Lise, Malendure, Monchy, Muscade, Pigeon, Plateau, Thomas, Vanier et Village[13].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est la réunion de deux quartiers Islets à Goyaves, devenu par la suite Islet Pigeon – du nom d'un propriétaire terrien important de l'époque –, avec Fontaines Bouillantes. L'ensemble est devenu Bouillante. Le nom de Fontaines Bouillantes puis Bouillante viennent des multiples sources thermale d'eau chaude situées sur le territoire communal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bouillante est l'une des premières communes à avoir été peuplée par les Français en Guadeloupe, en 1638, soit trois ans après le débarquement des premiers colons à la pointe Allègre, en 1635 et deux ans après la fondation de la commune voisine de Vieux-Habitants, en 1636. La population se compose alors de quelques familles.

En novembre 1865, l'épidémie de choléra qui sévit sur l'île depuis quelques mois arrive à Bouillante et fait en six mois plus de deux cents morts (soit environ 10% de la population municipale de l'époque)[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune appartient à l'arrondissement de Basse-Terre et au canton de Sainte-Rose-1 depuis le redécoupage cantonal de 2014. Avant cette date, elle était le chef-lieu du canton de Bouillante

Pour l'élection des députés, Bouillante fait partie depuis 1988 de la quatrième circonscription de la Guadeloupe.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bouillante fait partie de la communauté d'agglomération Grand Sud Caraïbe avec dix autres communes.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Vincent Honoré    
Émile Chaulet    
Jean Marsolle   Industriel, maire nommé
Vincent Honoré   Maire nommé
Abel Racon SFIO  
Raymond Guilliod PCF puis RPF
puis UNR puis
UDR puis RPR
Directeur de CEG
Député de la 3e circonscription de la Guadeloupe (1973 → 1981)
Conseiller général du canton de Bouillante (1951 → 1982)
Isidore Canope PS  
[15]
(démission)
Philippe Chaulet RPR puis UMP Gérant de société
Député de la 4e circonscription de la Guadeloupe (1993 → 2002)
Conseiller général du canton de Bouillante (1982 → 1994 puis 2001 → 2008)
Robert Racon DVD Retraité de l'Éducation nationale
Jean-Claude Malo DVG Journaliste
Ancien conseiller général du canton de Bouillante (1994 → 2001)
Conseiller régional de Guadeloupe (2004 → 2010)
Vice-président du conseil régional de Guadeloupe (2004 → 2010)
[16] en cours
réélection en mars 2020
Thierry Abelli RFB-DVD[17] Ancien directeur général adjoint des services de la région Guadeloupe
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961, premier recensement postérieur à la départementalisation de 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20].

En 2021, la commune comptait 6 634 habitants[Note 3], en diminution de 8,9 % par rapport à 2015 (Guadeloupe : −3,44 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2007 2012
6 4426 8906 3646 6496 9737 3367 5117 5367 481
2017 2021 - - - - - - -
7 0246 634-------
De 1961 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Insee de 1968 à 2006[21] puis à partir de 2006[22])
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Comme toutes les communes de l'archipel de la Guadeloupe, Bouillante est rattachée à l'Académie de la Guadeloupe. La ville possède sur son territoire trois écoles maternelles (Bourg, Malendure et Pigeon) et cinq écoles primaires (Bourg, Malendure, Pigeon, Village et Les Ateliers de Matouba (spécialisée et privée)).

Pour l'enseignement secondaire, la ville accueille sur son territoire le collège Fontaines-Bouillantes, une section d'enseignement professionnel rattachée au lycée polyvalent de Pointe-Noire.

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier Maurice-Selbonne (CHMS) est un établissement public centre de ré-éducation qui accueille aussi des traitements de maladies chroniques avec une capacité totale de 82 lits[23]. Il est équipé depuis juillet 2021 d'un scanner[24]. Les laboratoires du centre sont ouverts à tout public à raison d'une ordonnance et d'un rendez-vous. La commune abrite quatre cabinets de médecins, des cabinets de kinésithérapeutes, des cabinets d'infirmières. Les urgences sont traitées au centre hospitalier de Basse-Terre ou au CHU de Pointe-à-Pitre.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune de Bouillante possède deux installations sportives avec le stade Raymond-Guillod et la salle multi-sports Gilles-Échevin. Ils accueillent les clubs sportifs bouillantais suivant :

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

La commune est initialement une commune agricole réputée pour son café, son cacao et plus généralement les jardins créoles. La pêche et la production de café représente toujours une certaine partie de l'activité de la commune. Bouillante est néanmoins l'une des communes les plus pauvres de Guadeloupe avec un taux de chômage proche des 33.9 % en 2018[25].

Depuis 1999, l'entreprise bouillantaise SAS Océan a développé la pisciculture marine avec l'exploitation d'un parc aquacole, situé à Pointe-Noire au large de Malendure, produisant environ de 20 à 40 tonnes de poissons par an, principalement de Loups des Caraïbes ou Ombrines ocellées (Sciaenops ocellatus)[26],[27],[28]. Elle s'est aussi diversifiée dans l'aquaculture en eau douce et les écloseries (alevins et juvéniles) ainsi que l'écotourisme[28].

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

La centrale géothermique de Bouillante.

La centrale géothermique de Bouillante — qui n'est pas tributaire des conditions climatiques, et peut donc produire de l'électricité en continu avec une puissance installée de 15 MW —, produit de l'ordre de 5 % de l'électricité consommée en 2016 en Guadeloupe[29] grâce à ses deux générateurs. Depuis janvier 2020, la commune perçoit des taxes (à hauteur de 180 000 euros/an) alors que l'entreprise, devenue privée en 2016 après son acquisition par Ormat Technologies (en), en était exemptée depuis sa création en 1986[30].

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

La principale ressource de la commune aujourd'hui est le tourisme. Ainsi Bouillante est la capitale guadeloupéenne de la plongée sous-marine. Chaque année, la réserve Cousteau – nommée ainsi en raison des nombreux séjours faits par Jacques-Yves Cousteau à Malendure à partir de 1959 pour la mise au point de ses techniques de prise de vues sous-marines[14] – à proximité des îlets Pigeon attire des milliers de plongeurs chaque année.

Depuis 2006, la ville accueille le salon d'artisanat « Guadeloupe prestige » qui se déroule chaque année durant un week-end de février ou de mars dans le hall des sports Gilles-Échevin avec en moyenne une centaine d'exposants (artisans d'art et agro-transformateurs principalement) et près de 10 000 visiteurs[31].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Baie de Bouillante : de la pointe Lézard à la pointe de l'Ermitage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raymond Guillod, maire de Bouillante de 1953 à 1983 et député de la Guadeloupe.
  • Philippe Chaulet, gérant de société, maire de Bouillante de 1984 à 2005 et député de 1993 à 2002

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chiffres clés de la commune de Bouillante (97106), INSEE, 21 avril 2021.
  2. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Bouillante », sur insee.fr (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Bouillante », sur insee.fr (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  11. « La loi littoral »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Vivre à Bouillante », sur site officiel de la ville de Bouillante (consulté le ).
  14. a et b « Bouillante : tout est dit », Maeva Raspail, Guadeloupe La Première, 5 août 2019.
  15. Gérard Lafleur, Bouillante : coeur de la côte sous le vent (Guadeloupe), Paris, Éditions Karthala, , 308 p. (ISBN 2-84586-498-1, lire en ligne).
  16. « Thierry Abelli, nouveau maire de Bouillante », France-Antilles Guadeloupe,‎ (lire en ligne)
  17. Rassemblement des Forces Bouillantaises.
  18. .« Des alsaciens de Marlenheim en Guadeloupe », sur France-Antilles.
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
  22. pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021
  23. Site officiel du centre hospitalier Maurice-Selbonne.
  24. « La Guadeloupe dispose de nouveaux équipements radiologiques », Guadeloupe La 1re, 4 juillet 2021.
  25. « Bouillante, Guadeloupe (code postal 971... », sur journaldunet.com (consulté le ).
  26. « Le triomphe du poisson d’élevage de Pointe-Noire sur le Coronavirus », Guadeloupe La 1re, 7 juin 2020.
  27. Éric Stimpfling, « L'Etat manifeste son soutien à l'aquaculture », Guadeloupe La 1re, 27 janvier 2021.
  28. a et b « Plan de relance : le préfet en visite de terrain à Bouillante », France-Antilles, 25 janvier 2021.
  29. « L'autonomie énergétique : objectif ou utopie ? », France-Antilles, 8 août 2017.
  30. E. Stimpfling, « La géothermie va rapporter à la commune de Bouillante », Guadeloupe 1re, 1er janvier 2020.
  31. Laurence Baptiste-Salomon, « Un salon dédié aux artisans », France-Antilles, 10 mars 2018.
  32. Michèle Robin-Clerc, Note descriptive de l’œuvre d’Ali Tur, Basse-Terre, Conseil régional de Guadeloupe, (lire en ligne), p. 7-8.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]