Bouillante

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Bouillante
Mairie de la ville de Bouillante.
Mairie de la ville de Bouillante.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Arrondissement Basse-Terre
Canton Bouillante
Intercommunalité Communauté d'agglomération du sud Basse-Terre
Maire
Mandat
Thierry Abelli
2014-2020
Code postal 97125
Code commune 97106
Démographie
Gentilé Bouillantais(es)
Population
municipale
7 412 hab. (2014)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 16° 07′ 55″ nord, 61° 46′ 12″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 1 088 m
Superficie 43,46 km2
Localisation

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Bouillante

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Bouillante

Bouillante (en créole Bouyant) est une commune française, située dans le DOM-ROM archipel de Guadeloupe. La commune est notable en raison de la réserve Cousteau à Malendure et de la centrale géothermique de Bouillante qui est l'une des deux centrales géothermiques de France.

Ses habitants sont appelés les Bouillantais et les Bouillantaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est la réunion de deux quartiers Islets à Goyaves, devenu par la suite Islet Pigeon – du nom d'un propriétaire terrien important de l'époque –, avec Fontaines Bouillantes. L'ensemble est devenu Bouillante. Le nom de Fontaines Bouillantes puis Bouillante viennent des multiples sources thermale d'eau chaude situées sur le territoire communal.

Situation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de la commune de Bouillante.

Bouillante se situe dans l'ouest de l'île de la Basse-Terre sur côte-sous-le-vent. Elle s'étend sur le versant occidental du massif volcanique de Basse-Terre qui se jette dans la mer des Caraïbes. La commune est traversée notamment par la rivière de Bouillante (au cœur de son bourg), la rivière Lostau (à Galets), la rivière Bourceau (à Pigeon), la rivière Colas (qui marque la limite du territoire communal avec celui de Pointe-Noire au nord) ainsi que, sur quelques centaines de mètres, par la rivière Grande Plaine qui y prend sa source au Morne à Louis.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de hameaux correspondant chacun à un chemin partant de la route nationale 2 qui traverse la commune du nord au sud en longeant la côte, et se terminant la plupart du temps en cul-de-sac dans la montagne au niveau d'une ancienne « habitation ». Les principaux lieux-dits sont : Bois-Malher, Caféière, Coreil, Courbaril, Desmarais, Galets, la Lise, Malendure, Monchy, Muscade, Pigeon, Plateau, Thomas, Vannier et Village.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Bouillante est limité au sud avec Vieux-Habitants (au niveau de la ravine Renoir et l'Anse à la Barque), à l'est avec Petit-Bourg (par les crêtes et en particulier celle des Pitons de Bouillante, ou Sauts de Bouillante, à environ 1 096 m d'altitude, et les Mamelles à 716 et 718 m), et au nord avec Pointe-Noire (par la rivière Colas et les Mamelles).

Rose des vents Pointe-Noire Rose des vents
N Petit-Bourg
O    Bouillante    E
S
Vieux-Habitants

Histoire[modifier | modifier le code]

Bouillante est l'une des premières communes à avoir été peuplée par les Français en Guadeloupe, en 1638, soit trois ans après le débarquement des premiers colons à la pointe Allègre, en 1635 et deux ans après la fondation de la commune voisine de Vieux-Habitants, en 1636. La population se compose alors de quelques familles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Abel Racon SFIO ...
1953 1983 Raymond Guillod PCF puis RPF puis UNR puis UDR puis RPR Conseiller général (1951-1982)
1983 1984 Isidore Canope PS ...
1985 2005 Philippe Chaulet RPR puis UMP Député (1997-2002)
2008 Robert Racon DVD  
2008 2014 Jean Claude Malo DVG  
2014 2020 Thierry Abelli RFB  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 412 habitants, en diminution de -2,16 % par rapport à 2009 (Guadeloupe : -0,34 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2007 2012 2014
6 442 6 890 6 364 6 649 6 973 7 336 7 536 7 481 7 412
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est initialement une commune agricole réputée pour son café, son cacao et plus généralement les jardins créoles. La pêche et la production de café représente toujours une certaine partie de l'activité de la commune. Bouillante est néanmoins l'une des communes les plus pauvres de Guadeloupe avec un taux de chômage proche des 50 % en 2006[réf. nécessaire].

La principale ressource de la commune aujourd'hui est le tourisme. Ainsi Bouillante est la capitale guadeloupéenne de la plongée sous-marine. Chaque année, la réserve Cousteau à proximité des îlets Pigeon attire des milliers de plongeurs.

La centrale géothermique de Bouillante — qui n'est pas tributaire des conditions climatiques, et peut donc produire de l'électricité en continu —, produit de l'ordre de 5 % de l'électricité consommée en 2016 en Guadeloupe[5] grâce à ses deux générateurs.

Société et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire le collège Fontaine-Bouillante, une section d'enseignement professionnel rattachée au lycée polyvalent de Pointe-Noire ainsi que quatre écoles primaires.

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier Maurice-Selbonne (CHMS) est un établissement public centre de ré-éducation accueil aussi des traitements des maladies chroniques avec une capacité totale de 82 lits[6]. Les laboratoires du centre sont ouverts à tout public à raison d'une ordonnance et d'un rendez-vous. La commune abrite quatre cabinets de médecins, des cabinets de kinésithérapeutes, des cabinets d'infirmières. Les urgences sont traitées en permanence au centre hospitalier de Basse-Terre ou celui de Pointe-à-Pitre.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune de Bouillante possède deux importantes installations sportives avec le stade Raymond-Guillod et la salle multi-sports Gilles-Échevin. Ils accueillent les clubs sportifs bouillantais suivant :

  • Club sportif bouillantais (CSB), football
  • La Résistance de Bouillante, football
  • Club cycliste du sud Basse-Terre (CCSBT), cyclisme
  • Athlétique club de Bouillante (ACB), athlétisme et hand-ball, qui a notamment eu comme licencié(e)s notoires les athlètes Léone Bertimon, Pierre-Marie Hilaire, Évelyne Élien et Jérôme Romain.

Patrimoine et monuments[modifier | modifier le code]

Baie de Bouillante : de la pointe Lézard à la pointe de l'Ermitage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raymond Guillod, maire de Bouillante de 1953 à 1983 et député de la Guadeloupe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. « L'autonomie énergétique : objectif ou utopie ? », France Antilles, 8 août 2017.
  6. Site officiel du centre hospitalier Maurice-Selbonne.
  7. Michèle Robin-Clerc, Note descriptive de l’œuvre d’Ali Tur, Basse-Terre, Conseil régional de Guadeloupe, (lire en ligne), p. 7-8.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]