Parc national de la Guadeloupe

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Parc national de la Guadeloupe
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Type
Catégorie UICN
Identifiant
Adresse
Coordonnées
Superficie
380 km2 (zone centrale)
940,65 km2 (aire optimale d'adhésion)
Création
Administration
Site web
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Localisation sur la carte des Petites Antilles
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Archipel de la Guadeloupe *
Réserve de biosphère
Image illustrative de l'article Parc national de la Guadeloupe
Carte de la surface totale (en vert) de la réserve de biosphère
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Coordonnées 16° 08′ 24″ nord, 61° 22′ 48″ ouest
Création 1992
Superficie Cœur : 22 144 ha
Zone tampon : 30 506 ha
Zone de transition : 247 968 ha
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Le parc national de la Guadeloupe est un parc national français situé dans le département de la Guadeloupe (971).

Histoire[modifier | modifier le code]

La forêt tropicale et le massif montagneux de la Basse-Terre constituent une zone de biodiversité exceptionnelle en France, et dans les années1970 le Conseil général de la Guadeloupe a décidé de mettre ce patrimoine naturel en valeur sous le nom de « Parc naturel de Guadeloupe », géré par l'Office national des forêts (ONF), en y aménageant des sentiers de randonnée et en y créant des équipements d'accueil. En 1977 a été émise l'idée de mettre ce territoire à l'abri de risques de dégradations en le classant parc national et c'est le que fut officiellement créé le Parc national de la Guadeloupe. En 1990, la gestion de la Réserve naturelle du Grand Cul-de-sac marin, créée en 1987, a été confiée au parc national. En 1992, l'existence du parc national et de la réserve naturelle du Grand-Cul-de-Sac marin ont permis à la Guadeloupe d'être désignée Réserve de biosphère par l'UNESCO sous le nom d'« Archipel de la Guadeloupe », lui concédant une reconnaissance internationale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Périmètre du parc national.
Chemin des bains jaunes, Massif de la Soufrière.

La détermination de nombreux acteurs locaux avait abouti à la création en 1989 du premier parc national français d'outre-mer. Durant vingt ans, le parc s'est ainsi attaché à protéger une grande partie de la forêt tropicale (17 300 hectares) ainsi que 3 700 hectares de milieux humides littoraux et marins (la Réserve naturelle du Grand Cul-de-sac marin). En périphérie de la zone protégée, le parc a mené durant ces vingt années, des actions de développement durable sur les communes de Pointe-Noire, Bouillante, et Vieux-Habitants.

Depuis le décret du 3 juin 2009, l'espace parc national se compose désormais de « zones cœurs » autour desquelles les communes concernées forment une vaste zone d'adhésion. Le nouveau périmètre intègre aussi dans les cœurs du parc les zones anciennement classées « réserve naturelle » dans le Grand Cul-de-sac marin, les îlets Kahouanne et Tête à l'Anglais, ainsi que les fonds marins autour des îlets Pigeon. Il définit une vaste zone de solidarité écologique terrestre et maritime. Coïncidant avec ces nouvelles limites, la Réserve de biosphère de l'archipel de la Guadeloupe se trouve ainsi renforcée.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'établissement public Parc national de la Guadeloupe qui gère le territoire du même nom a pour mission de connaître et de protéger les espaces qui lui sont confiés. Il doit mettre ce patrimoine à la disposition du public et conduit une politique d'éducation à l'environnement. Enfin, il agit en faveur de l'amélioration du cadre de vie et du développement durable[1].

Comme le prévoit la loi de 2006 sur les Parc nationaux de France, le Parc national de la Guadeloupe élabore avec ses partenaires sa première charte[2]. Ce document constitue un engagement contractuel destiné à faciliter la mise en œuvre de projets de développement durable avec l'ensemble des acteurs locaux : collectivités territoriales, associations, socioprofessionnels… Cette démarche environnementale forte devra dépasser les limites de chaque commune pour dessiner un projet commun, solidaire et ambitieux avec l'appui des équipes du Parc national de la Guadeloupe. C'est dans ce cadre qu'un partenariat EDF Archipel Guadeloupe avec le Parc national de la Guadeloupe a vu le jour en 2012 avec comme objectif la protection de l'environnement sur des opérations de restauration écologique de sites remarquables,choisis pour leur intérêt écologique, économique et culturel au sein d’un périmètre géographique. Rattaché au ministère chargé de l'environnement, le Parc national est administré par un Conseil d'administration composé d'environ 60 personnes (élus, administratifs, et personnalités qualifiées), un Conseil scientifique composé d'une vingtaine de chercheurs, et 50 personnalités qui composent un Conseil économique, social, et culturel[3].

L'équipe chargée de gérer le fonctionnement technique de l'établissement compte environ trente agents de terrain, auxquels s'ajoutent une quarantaine de personnels administratifs[4].

Ancienne zone centrale : 17 300 hectares[5]
Cœur du parc : 21 850 hectares
Ancienne zone périphérique : 16 200 hectares (3 communes)
Aire optimale d'adhésion : 94 065 hectares (21 communes)
Aire maritime adjacente : 130 800 hectares
Habitants permanents : 272 000 dans le périmètre optimal

En 2014, le Parc est labellisé dans une « liste verte » des aires protégées, lors du Congrès mondial des parcs nationaux de Sydney[6].

Attraits touristiques[modifier | modifier le code]

Les sites les plus intéressants à visiter du Parc national de la Guadeloupe sont :

Faune[modifier | modifier le code]

Du fait de la pratique intensive de la chasse au début de la colonisation et de l'occupation humaine précoce d'une grande partie de l'île, la faune de la Guadeloupe peut sembler relativement pauvre. Elle présente néanmoins de nombreuses richesses, et offre surtout, en raison de l'insularité, un endémisme très fort. Le Parc national, avec d'autres structures, contribue à préserver cette faune sauvage particulièrement fragile, notamment au sein du Zoo de Guadeloupe au Parc des Mamelles.

Mammifères[modifier | modifier le code]

Les plus caractéristiques de la faune du parc sont le racoon, petit raton-laveur importé des États-Unis au XIXe siècle, les chauve-souris (treize espèces dont au moins deux uniques au monde), la mangouste (importée d'Inde) et l'agouti (espèce protégée en voie de disparition). Plus vu en Guadeloupe depuis le début du XXe siècle, le Lamantin est réintroduit en 2016[7] dans la réserve naturelle du Grand Cul-de-sac Marin[8],[9]. Deux mâles (Kal et Junior) provenant de Singapour sont installés dans un bassin à Blachon, dans la commune de Lamentin. Junior meurt peu de temps après. À terme, dix femelles et cinq mâles permettront d'assurer la reproduction, avant qu'une centaine d'animaux puissent être relâchés[10].

Oiseaux[modifier | modifier le code]

Ils sont nombreux. Sur terre : le Pic de Guadeloupe, aussi appelé tapeur, seul pic sédentaire des Petites Antilles, oiseaux-mouches, plusieurs espèces de grives, des perdrix, des ramiers, le moucherolles, la paruline, . En mer et sur le littoral : la frégate, le pélican brun, plusieurs espèces de sternes

Reptiles[modifier | modifier le code]

Iguanes, anolis, et en mer, cinq espèces de tortues marines

Crustacés[modifier | modifier le code]

Les animaux de mer, et dans les cours d'eau et étangs : les crevettes d'eau douce (ouassous), les crabes,

Insectes[modifier | modifier le code]

Ce sont les animaux les plus représentés bien sûr, d'une diversité et d'une originalité exceptionnelles. Certains peuvent atteindre des tailles très élevées comme le scieur de long, un des plus gros coléoptères du monde, le papillon deuil, les phasmes (cheval à diable).

Flore[modifier | modifier le code]

Le parc national regroupe trois types de milieux naturels.

Forêt tropicale humide[modifier | modifier le code]

La forêt tropicale humide présente plusieurs niveaux de végétation :

  • La forêt dense humide recouvre 80 % de la zone cœur du parc, entre 300 et 1 000 m d'altitude. C'est une forêt dense et luxuriante de montagne, possédant de très grands arbres (30 à 35 m) : gommier blanc, acomat-boucan, châtaignier ; des arbres moyens (6 à 10 m) : marbri, laurier rose ; des arbustes et herbacées (0 à 10 m): palmiste montagne, balisier, fougère ; de nombreuses plantes suspendues: broméliacées, philodendrons, aile-à-mouche, orchidée; des lianes.
  • Au-dessus de 1 000 m, se développe une forêt d'altitude, beaucoup plus basse et rabougrie en raison de la forte humidité et de la présence quasi constante de nuages. Il s'agit d'une végétation faite de savanes humides royaumes des mousses, des lichens, des sphaignes, de plantes plus vigoureuses : mangles-montagnes, ananas-montagne… au milieu desquelles se développent aussi certaines plantes à fleurs : violettes des hauts, fuchsias-montagne, thym-montagne[11]

Zone littorale[modifier | modifier le code]

La végétation s'y développe beaucoup plus difficilement à cause de la salinité de l'air et du sol, l'ensoleillement et la sécheresse, ainsi que la force du vent. Les espèces les plus courantes sont le raisinier bord de mer et le poirier.

Mangrove[modifier | modifier le code]

La mangrove est une forêt littorale inondée en permanence ou ponctuellement par de l'eau douce ou salée. très développée en Guadeloupe en raison de l'importance des récifs coralliens qui protègent une grande partie du littoral de la houle du grand large. Quelque 3 700 ha sur les 8 000 ha de mangrove de la Guadeloupe ont été intégrés aux cœurs du parc national en juin 2009.

Les plantes de cette végétation sont essentiellement des palétuviers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Qu'est-ce qu'un parc national, sur le site du Parc national de la Guadeloupe.
  2. Textes fondamentaux sur le site du Parc national de la Guadeloupe
  3. Instances délibératives, sur le site du Parc national de la Guadeloupe.
  4. Une équipe sur le site du Parc national de la Guadeloupe.
  5. Site officiel de l'établissement Parcs nationaux de France
  6. « Le Parc National de la Guadeloupe parmi les sites "remarquables" au plan mondial », RCI, (consulté le 16 novembre 2014).
  7. « Parc national : un budget contraint et toujours pas de lamantin », France-Antilles, 24 novembre 2014.
  8. « La réintroduction du lamantin est prévue pour 2014 », France-Antilles, 1er janvier 2014.
  9. « Le centre d'élevage des lamantins est opérationnel », France-Antilles du 10 février 2015.
  10. Olivier Feyt, Kai et Junior, deux lamantins à l'avant-garde du repeuplement, France-Antilles, 10 août 2016, no 13948.
  11. Photographies de fleurs de la Soufrière à la Guadeloupe

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]