Tourisme en France

Le tourisme en France est un secteur économique important, aussi bien pour les Français qui choisissent d'y passer leurs vacances, que pour les étrangers qui viennent y faire un séjour.
Selon l’Organisation mondiale du tourisme, la France est le pays le plus visité au monde avec 102 millions d’arrivées internationaux en 2024[1] mais seulement 54,6 restent[2], parce que c'est un pays de passage vers l'Espagne ou l'Italie, et donc se classe sixième quant aux séjours hôteliers, avec 151 millions de nuits, derrière les États-Unis, l'Espagne, l'Italie, la Chine et la Turquie, et quatrième (derrière les États-Unis, l'Espagne et le Royaume Uni) quant aux recettes du tourisme international[3].
En 2024, une large majorité de touristes étrangers provenaient de pays européens voisins, notamment du Royaume-Uni (14,6 %), d'Allemagne (13,7 %), de Belgique et du Luxembourg (13 %), ainsi que d’Italie, de Suisse et d’Espagne (environ 7,5 % chacun). Au total, 78,3 % des visiteurs venaient d’Europe, loin devant les Amériques (8,5 %), l’Asie-Océanie (7,1 %), l’Afrique (4,5 %) et le Moyen-Orient (1,6 %). Cette répartition géographique souligne le poids prépondérant du tourisme de proximité dans la fréquentation internationale de la France[4],[5].
Le tourisme a des retombées économiques positives, mais a des impacts environnementaux importants, dans l'espace (flux de transports, d'énergie, de déchets) et dans le temps (impacts immédiats et différés). Le tourisme représente 7,4 % du PIB de la France et 2 millions d'emplois directs et indirects en 2018. Les visiteurs étrangers y ont contribué à hauteur de 66 milliards d’euros, soit environ 2,8 % du PIB national[6]. Le secteur est par ailleurs responsable d'environ 11 % des émissions de gaz à effet de serre du pays[7].
Histoire du tourisme en France
[modifier | modifier le code]Aux origines : du pèlerinage au Grand Tour (XVIe et XVIIIe siècles)
[modifier | modifier le code]Avant l’apparition du tourisme moderne, les déplacements en France étaient principalement motivés par des raisons religieuses, éducatives ou diplomatiques. Dès le XVIe siècle, les jeunes aristocrates européens, notamment britanniques, effectuent le Grand Tour, un voyage de formation culturelle qui inclut des étapes en France, comme Paris, Lyon ou les châteaux de la Loire. Ce phénomène élitiste pose les bases intellectuelles du tourisme moderne[8].
Hyères et la naissance du tourisme climatique (XVIIIe siècle)
[modifier | modifier le code]L’une des premières formes de tourisme climatique en France se développe dans la commune de Hyères à partir des années 1760. Grâce à son climat méditerranéen, la ville attire les premiers hivernants britanniques. Les généraux anglais George Keppel et Augustine Prevost y séjournent dès l’hiver 1767-1768. En 1788 et 1789, le prince de Galles, futur George IV du Royaume-Uni, y séjourne également, consacrant Hyères comme station hivernale de renom[9].
Cette fréquentation précoce s’inscrit dans un mouvement plus large où le climat, la santé et la mondanité deviennent des facteurs d’attractivité. Hyères est ainsi considérée comme l'une des toutes premières stations touristiques climatiques françaises[10].
Le XIXe siècle : naissance du tourisme moderne
[modifier | modifier le code]Le développement du chemin de fer à partir des années 1840 transforme profondément les pratiques de déplacement. Le tourisme devient plus accessible, rapide et sécurisé. De nombreuses stations balnéaires (Deauville, Biarritz), thermales (Vichy, Aix-les-Bains) ou de montagne (Chamonix) se développent à l’initiative des élites et des compagnies ferroviaires[11].
Les premières agences de voyages, notamment celle de Thomas Cook, proposent des séjours organisés et encadrés dès le milieu du XIXe siècle. En France, le modèle se diffuse rapidement auprès de la bourgeoisie urbaine[11].
XXe siècle : démocratisation et tourisme de masse
[modifier | modifier le code]L’instauration des congés payés en 1936 marque un tournant décisif, avec une massification de la pratique touristique qui préfigure le développement de l'après-guerre. Elle permet aux classes populaires d’accéder aux vacances, ce qui entraîne une explosion de la fréquentation des stations balnéaires, des montagnes et des campagnes. L’automobile individuelle et l’amélioration du réseau routier contribuent à cette diffusion du tourisme[12].
Le développement du tourisme est aussi utilisé comme un outil d'aménagement du territoire à partir des années 1960. Pour favoriser le développement économique de certaines régions, de grands programmes sont mis en œuvre. Dans le cadre de la mission Racine, plusieurs sections du littoral du Languedoc-Roussillon (notamment La Grande-Motte et le Cap d’Agde) sont créées pour accueillir un grand nombre de touristes à partir de 1963[11]. Dans plusieurs massifs montagneux, des plans neige sont mis en œuvre entre 1964 et 1977 pour créer de grands stations de ski (La Plagne, Les Arcs, Isola 2000, ou Tignes)[13]. L'essor de ces grands complexes touristiques hors-sol rencontre plusieurs critiques, alors qu'un début de conscience écologiste commence à percer à l'époque. La Loi littoral de 1986 est adoptée pour encadrer l'artificialisation dans les communes située sur les côtes[14].
Époque contemporaine : diversification et durabilité
[modifier | modifier le code]Depuis les années 1980, le tourisme français se diversifie. Le tourisme culturel, écologique, rural, œnologique ou encore tourisme de mémoire prend de l’ampleur. Les visiteurs recherchent davantage des expériences personnalisées, hors des grands circuits classiques[12]'.

Le phénomène de surtourisme dans certains lieux emblématiques (Paris, Mont-Saint-Michel, gorges du Verdon) soulève des préoccupations environnementales. Les collectivités territoriales mettent en place des politiques de gestion des flux et de tourisme durable[15].
Aspects économiques
[modifier | modifier le code]Le secteur clé du tourisme est une des branches importante du commerce extérieur de la France dans la mesure où il contribue au solde des échanges extérieurs, à un niveau qui est devenu comparable à celui du secteur agro-alimentaire (8,5 milliards en 2006[16]) et même supérieur à celui de l'automobile en 2006. La balance entre les dépenses des touristes étrangers en France et celles des touristes français à l'étranger, dégage un solde positif de 11,4 milliards d'euros. Ce solde est en recul, notamment à cause du cours élevé de l'euro qui renchérit fortement les prix pour les étrangers hors zone euro.
La destination France conserve le premier rang mondial en 2011, avec plus de 81 millions d’arrivées de touristes internationaux, et le 3e rang quant aux recettes (39,2 milliards d’euros)[17]. En 2005 le tourisme international a généré 42,3 milliards de dollars de recettes en France (3e rang mondial derrière les États-Unis, l'Espagne et devant l'Italie), en hausse de 3,4 % par rapport à 2004[18]. Cependant, un touriste sur cinq n'est qu'en transit dans le pays, les excursionnistes étant majoritaires (114 millions de touristes sur 196 millions, chiffres 2007)[19].
Les activités caractéristiques du tourisme (hôtellerie avec une nouvelle classification en 2012, cafés-restaurants, camping, agences de voyages, remontées mécaniques, activités thermales…) emploient 700 000 salariés.
Tendance et prospective
[modifier | modifier le code]
2008
[modifier | modifier le code]En 2008, la France est au troisième rang mondial en matière de dépenses faites par les touristes derrière l'Espagne et les États-Unis (causes principales : moins de nuitées car la France est un pays de passage, recours relativement plus élevé au camping, achats relativement plus importants dans les marchés et supermarchés), mais c'est le pays qui en accueille le plus ; avec en 2007 un record historique battu : 81,9 millions de touristes étrangers ont visité la France (à comparer aux 60 millions de 1996 et 67 millions de 1997)[20].
Le projet « Destination France 2020 », présenté en voulait encore accroître ce nombre (et les recettes touristiques). Selon Luc Chatel, secrétaire d'État au tourisme du gouvernement Fillon II[21] l'OMT s'attend à une hausse de 80 % des flux de touristes de 2008 à 2020 dans le monde. Inversement, dans le pays, il y a une relative stabilité (depuis 25 ans) de la proportion de Français qui se déplacent pour partir en vacances. Luc Chatel vise 100 millions de touristes étrangers à l'horizon 2015 ; en passant du « 1-3-9 au 1-2-3 » (ce qui signifie conserver le 1er rang mondial comme destination, gagner le 2e rang, occupé par l'Espagne, en matière de dépenses faites par les touristes, derrière les E-U, et passer du neuvième au 3e rang mondial pour la somme moyenne dépensée par touriste).
2012
[modifier | modifier le code]En 2012, la France a accueilli 83 millions de touristes, leurs dépenses se sont élevées à 35,8 milliards d'euros, ce qui donne un solde de la balance touristique à près de 13 milliards d'euros. Plus de 80 % des touristes restent européens, en premier les Allemands (12,2 millions de touristes en 2012), qui ont ravi la première place aux Britanniques (12,1 millions). L'Île-de-France détient le record de nuitées (68,3 millions de nuitées pour 29 millions de visiteurs) devant la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (21,7 millions de nuits)[22].
2013
[modifier | modifier le code]En 2013, le nombre de touristes étrangers est de 84,7 millions, dont 13 millions d'Allemands et 1,7 million de Chinois (dont le nombre a doublé depuis 2009). La durée moyenne du séjour augmente à 7,1 nuits (6,9 en 2012). La part des hébergements payants se situe à 67 %, en légère baisse, attribuée à l'influence de la crise économique qui pousse les touristes à chercher des hébergements gratuits chez des connaissances ou l'échange d'appartement[23].
2014
[modifier | modifier le code]En 2014, la France a accueilli 84,7 millions de touristes étrangers, soit autant qu'en 2013.
2015
[modifier | modifier le code]En 2015, la France a connu un « record de fréquentation » des touristes internationaux de 85 millions[24].
2016
[modifier | modifier le code]En 2016, la France reste la première destination touristique au monde malgré une baisse de la fréquentation estimée de 2,3 à 2,9 % et liée selon le Premier ministre Jean-Marc Ayrault aux attentats en 2015 et 2016, aux intempéries et aux mouvements sociaux[24]. Le nombre de nuitées de touristes étrangers en France est en baisse de 10 % au premier semestre après les différents attentats islamistes sur le territoire. Cette baisse concerne en particulier les touristes à haut pouvoir d'achat venus des États-Unis, d’Asie ou des pays du Golfe et affecte en premier lieu les hôtels haut de gamme et la région parisienne[25]. À cette crainte des attentats s'ajoute la délinquance qui prend pour cible les touristes étrangers contribuant à détériorer l'image de la France à l'étranger[26]. Cette baisse du nombre de touristes étrangers du fait de la délinquance serait de 25 % à Paris en 2016 chez les touristes chinois et atteindrait 46 % chez les touristes japonais[27].
Ces résultats sont confirmés après la saison avec une baisse de fréquentation particulièrement forte en Île-de-France (-12,4 %) qui voit un net recul de la clientèle étrangère (-16,1 %), la seconde région la plus touchée étant Provence-Alpes-Côte d'Azur (-6 % de nuitées) notamment après l'attentat du 14 juillet à Nice[28]. Le manque à gagner en 2016 pour l'hôtellerie est estimé à 900 millions d'euros, l'Île-de-France, étant la région la plus touchée, avec une perte de 870 millions[29].
2017
[modifier | modifier le code]En , le gouvernement Philippe présente sa feuille de route pour la relance du tourisme en France. Son objectif est d'atteindre 100 millions de touristes en 2020. Il prévoit notamment l'accélération des procédures d'obtention de visa et la diminution des files d'attente dans les aéroports[30].
2018
[modifier | modifier le code]Au premier semestre 2018, la fréquentation touristique connaît un niveau record en Île-de-France avec 17,1 millions d’arrivées hôtelières, soit une augmentation de 4,1 % sur un an, due à un bond de 9,2 % des touristes étrangers[31].
Un rapport parlementaire réalisé en 2018 par les députés Jean-François Portarrieu et Maurice Leroy confirme que la France reste la première destination mondiale pour les touristes étrangers (90 millions de visiteurs accueillis en 2018) mais alerte sur la baisse des recettes pour une économie touristique qui représente 7,3 % du PIB et emploie 1,27 million de salariés (10 % de l’emploi marchand). Les rapporteurs estiment que l’offre touristique française n’est plus complètement adaptée à la croissance mondiale qui est tirée par les clientèles asiatiques. Si la promotion touristique fonctionne bien, la qualité de l'accueil, de l’offre d’hébergement ou de transport, n'est pas toujours au rendez-vous et les rapporteurs soulignent que d'autres destinations, notamment l'Espagne, sont plus offensives et imaginatives pour capter ces nouveaux marchés[32].
2019
[modifier | modifier le code]La France est classée deuxième du classement sur la compétitivité touristique du Forum économique mondial qui prend en compte les ressources culturelles, les infrastructures terrestres et portuaires, le capital naturel (parcs et richesse de la faune), les activités de tourisme de plein air ainsi que le système de santé. En revanche, elle est classée 51 sur 140 pays pour l'index sur la « sûreté et la sécurité », du fait notamment de sa très mauvaise note (4,3/7) concernant l'indice d'incidence terroriste - qui est la moyenne du nombre de victimes du terrorisme et du nombre d'attaques terroristes - où elle obtient la 120e place sur 140[33].
2022
[modifier | modifier le code]En 2022, selon Atout France, les touristes étrangers ont rapporté 58 milliards d'euros au pays, ce qui place la France à la deuxième place quant aux revenus, derrière l'Espagne. Le trafic aérien est quant à lui resté en recul depuis la période précédant la pandémie de Covid-19[34].
2023
[modifier | modifier le code]En 2023, l'effet de la pandémie de Covid-19 semble terminée : au 1er semestre 2023, le nombre total de nuitées touristiques français a atteint 184 millions, dépassant le record de 2019 et établissant même un nouveau record pour le pays[35].
2024
[modifier | modifier le code]En 2024, la France a accueilli 100 millions de visiteurs internationaux, en hausse de 2 % par rapport à 2023, générant 71 milliards d’euros de recettes. Ce record est en partie dû à l'organisation des Jeux olympiques de Paris[36],[37].
Arrivées de touristes internationaux par pays de résidence
[modifier | modifier le code]Le tableau suivant présente une estimation des arrivées de touristes non résidents dans les établissements d'hébergement touristique en France en 2024. Les données sont fondées sur le nombre d'arrivées enregistré par Eurostat et sur la répartition des nuitées internationales publiée par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), ajustée en fonction de la durée moyenne de séjour des principaux marchés émetteurs[38],[39].
| Rang | Pays de résidence | Touristes | % |
|---|---|---|---|
| 1 | 7 000 000 | 12,8 | |
| 2 | 6 500 000 | 11,9 | |
| 3 | 4 800 000 | 8,8 | |
| 4 | 4 500 000 | 8,2 | |
| 5 | 3 700 000 | 6,8 | |
| 6 | 3 000 000 | 5,5 | |
| 7 | 2 800 000 | 5,1 | |
| 8 | 2 400 000 | 4,4 | |
| 9 | 900 000 | 1,6 | |
| 10 | 700 000 | 1,3 | |
| 11 | 650 000 | 1,2 | |
| 12 | 600 000 | 1,1 | |
| 13 | 550 000 | 1,0 | |
| 14 | 450 000 | 0,8 | |
| 15 | 450 000 | 0,8 | |
| 16 | Autres pays | 15 591 535 | 28,6 |
| Total | 54 591 535 | 100,0 | |
Nombre de nuitées par nationalité en 2024
[modifier | modifier le code]Le tableau suivant présente une estimation des nuitées effectuées par les touristes non résidents dans les établissements d'hébergement touristique français en 2024. La répartition par pays de résidence repose sur la structure observée par l'Insee en 2023 et a été ajustée au volume total estimé de 151 millions de nuitées internationales en 2024[39].
| Rang | Pays de résidence | Nuitées | % |
|---|---|---|---|
| 1 | 22 952 000 | 15,2 | |
| 2 | 21 895 000 | 14,5 | |
| 3 | 20 385 000 | 13,5 | |
| 4 | 13 892 000 | 9,2 | |
| 5 | 10 419 000 | 6,9 | |
| 6 | 9 060 000 | 6,0 | |
| 7 | 7 701 000 | 5,1 | |
| 8 | 2 114 000 | 1,4 | |
| 9 | 1 812 000 | 1,2 | |
| 10 | 1 812 000 | 1,2 | |
| 11 | 1 661 000 | 1,1 | |
| 12 | 1 510 000 | 1,0 | |
| 13 | 1 510 000 | 1,0 | |
| 14 | 1 510 000 | 1,0 | |
| 15 | 1 359 000 | 0,9 | |
| 16 | 1 057 000 | 0,7 | |
| 17 | 1 057 000 | 0,7 | |
| 18 | 906 000 | 0,6 | |
| 19 | 906 000 | 0,6 | |
| 20 | 755 000 | 0,5 | |
| 21 | 755 000 | 0,5 | |
| 22 | 755 000 | 0,5 | |
| 23 | 755 000 | 0,5 | |
| 24 | 604 000 | 0,4 | |
| 25 | 453 000 | 0,3 | |
| 26 | 453 000 | 0,3 | |
| 27 | 302 000 | 0,2 | |
| 28 | 302 000 | 0,2 | |
| 29 | 302 000 | 0,2 | |
| 30 | 302 000 | 0,2 | |
| 31 | 151 000 | 0,1 | |
| 32 | 151 000 | 0,1 | |
| 33 | 151 000 | 0,1 | |
| 34 | 151 000 | 0,1 | |
| 35 | 151 000 | 0,1 | |
| 36 | 151 000 | 0,1 | |
| 37 | 151 000 | 0,1 | |
| 38 | 151 000 | 0,1 | |
| 39 | 76 000 | 0,1 | |
| 40 | Autres pays européens | 2 567 000 | 1,7 |
| 41 | Autres pays asiatiques | 6 342 000 | 4,2 |
| 42 | Autres pays americains | 2 114 000 | 1,4 |
| 43 | Autres pays africains | 1 812 000 | 1,2 |
| Total des non-résidents | 151 000 000 | 100,0 | |
Villes les plus visitées par arrivées touristiques et nuitées
[modifier | modifier le code]Données pour 2022–2023[40],[41].
Nombre de séjours par région les plus visitées
[modifier | modifier le code]Ci-dessous le tableau des régions les plus visitées par nombre de séjours (données en 2023)[42]
| Région | Non-résidents | Résidents | Total des séjours |
|---|---|---|---|
| Île-de-France | 48 103 742 | 34 912 658 | 83 016 400 |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 22 458 611 | 34 786 219 | 57 244 830 |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 15 231 904 | 36 504 992 | 51 736 896 |
| Occitanie | 12 946 387 | 39 828 447 | 52 774 834 |
| Nouvelle Aquitaine | 10 854 903 | 38 605 194 | 49 460 097 |
| Grand Est | 10 207 115 | 18 427 660 | 28 634 775 |
| Bretagne | 4 842 663 | 20 516 288 | 25 358 951 |
| Normandie | 4 201 976 | 16 342 198 | 20 544 174 |
| Pays de la Loire | 4 118 552 | 19 273 841 | 23 392 393 |
| Corse | 3 982 447 | 8 593 114 | 12 575 561 |
| Hauts-de-France | 3 611 248 | 16 119 055 | 19 730 303 |
| Centre-Val de Loire | 3 544 809 | 10 872 911 | 14 417 720 |
| Bourgogne-Franche-Comté | 2 713 590 | 11 258 469 | 13 972 059 |
| Sejours | 146 817 947 | 315 346 796 | 460 271 796 |
Statistiques de fréquentation des sites touristiques en France
[modifier | modifier le code]Le palmarès suivant rassemble les 100 sites culturels les plus visitées en France en 2023[43]. La cathédrale Notre-Dame de Paris n'y est pas comptabilisée.
Organisation
[modifier | modifier le code]Elle se fait depuis plusieurs décennies avec de nombreux organismes, dont l'état (Code du tourisme) consulaires, les collectivités territoriales, sous l'égide d'un secrétaire d'État. De nombreux salons et assises nationales[44] permettent aux acteurs de se rencontrer. Des observatoires fournissent des statistiques aux échelles communales à nationales, utilisés par des sociologues et scientifiques pour partie réunis au sein d'une Fédération Française des Techniciens et Scientifiques du Tourisme[45]. Des efforts de qualification et certification sont faits notamment avec la marque Qualité Tourisme pour le tourisme rural, balnéaire, culturel, scientifique, etc. et pour un tourisme plus durable.
La promotion du tourisme et la création d'offices de tourisme sont depuis 2017 avec la loi NOTRe, des compétences des intercommunalités (communautés de communes, d’agglomération, urbaines, métropoles)[46]. Les offices de tourisme dans les communes « stations classées de tourisme » et les sites disposant d’une « marque territoriale protégée » peuvent toutefois conserver des offices de tourisme communaux.
Organismes étatiques, privés et associatifs chargés du tourisme en France
[modifier | modifier le code]
- Conseil national du tourisme, organe consultatif placé auprès du ministre du Tourisme ;
- Pôle Implantation Tourisme est un service financé par des organismes publics et parapublics, les agences de développement économique et touristique et les services du tourisme des collectivités locales répartis sur l’ensemble de la France afin d’aider les entreprises et les créateurs ou repreneurs d’activités touristiques dans leurs démarches et les accueillir localement.
- Atout France, organisme privé ayant le statut de groupement d'intérêt économique chargé de la promotion de la destination France sur le territoire national et à l'étranger, gère la publication www.france.fr, lancé en ;
- Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV), établissement public à caractère industriel et commercial chargé de la gestion des chèques-vacances ;
- La fédération nationale des offices de tourisme et syndicats d'initiative ;
- Concours des villes et villages fleuris, qui encourage les communes au fleurissement, notamment via le label « villes et villages fleuris »[47].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Une année 2024 record pour le tourisme en France », sur economie.gouv.fr, Ministère de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, (consulté le )
- ↑ https://tradingeconomics.com/france/arrivals-of-residents-non-residents-at-tourist-accommodation-establishments-foreign-country-eurostat-data.html
- ↑ « Tourisme », sur Insee (consulté le ).
- ↑ « Plus de 89 millions de touristes étrangers en France en 2018 » [PDF], sur entreprises.gouv.fr, Direction générale des entreprises, (consulté le )
- ↑ Maxime Ferrer, Agathe Dahyot et Audrey Freynet, « En vacances, où partent les Français ? Et où vont les touristes étrangers ? », sur lemonde.fr,
- ↑ Direction Générale des Entreprises, La croissance de la consommation touristique en France se confirme en 2018, Ministère de l’Économie et des Finances, janvier 2019, en ligne
- ↑ « LE TOURISME DURABLE EN FRANCE : UN LEVIER DE RELANCE ÉCOLOGIQUE », Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Andrew, Caroline. "The Grand Tour and Its Influence on Cultural Tourism." Journal of Cultural Geography, vol. 24, no. 1, 2007, pp. 1–18. consulté en mai 2025
- ↑ Quand Hyères et le Var étaient à l'heure anglaise, Var-Matin, 3 juillet 2019. consulté en mai 2025
- ↑ Marchal, Alain. Présence et influence anglaise à Hyères, station d'hivernants, des années 1760 à l'entre-deux-guerres mondiales. Recherches régionales, Nice, 2012. consulté en mai 2025
- 1 2 3 Une brève histoire du tourisme, Nouveau Tourisme Culturel, 5 mars 2015. consulté en mai 2025
- 1 2 Une petite histoire du tourisme, Intermèdes, 2020. consulté en mai 2025
- ↑ Thomas Snégaroff, « Le plan Neige, ou quand la haute montagne se pare de béton (1964-1977) », France Info, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Bernard Kalaora et Anne Konitz, « Le Conservatoire du littoral : entre patrimonialisation et médiation », Annales de géographie, no 635, , p. 87-99 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Surtourisme : quand voyage rime avec dommage, Le Monde, 10 juillet 2024. consulté en mai 2025
- ↑ Tableau de bord du commerce extérieur français - Résultats annuels 2005-2007 - Ministère du Budget
- ↑ Mémento du tourisme 2012 - Dgcis, 2012 (voir archive)
- ↑ (en) UNWTO - World Tourism Barometer - UNWTO juin 2006 [PDF] (voir archive)
- ↑ Maxime Vaudano, « La France est-elle vraiment la première destination touristique mondiale ? », sur Les D2codeurs - le Monde.fr, (consulté le )
- ↑ Le Tourisme en France, Philippe Kerourio, professeur de géographie du tourisme
- ↑ Source : Luc Chatel, secrétaire d'État à la Consommation et au Tourisme, lors du salon Le monde à Paris (MAP 2008)
- ↑ « La France reste la première destination touristique au monde », sur La Dépêche du Midi,
- ↑ La France, pays le plus visité en 2013, lemonde.fr, 11 aout 2014
- 1 2 « La France reste la première destination touristique mondiale », LExpansion.com, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ France: le gouvernement confirme une baisse de la fréquentation touristique, rfi.fr, 7-08-2016
- ↑ Un car de touristes chinois détroussé près de Roissy, lefigaro.fr, 2/08/2016
- ↑ Les touristes chinois fuient Paris: "Pour eux, la petite délinquance est devenue un vrai fléau", rmc.bfmtv.com, 16 janvier 2017
- ↑ La fréquentation touristique en France a baissé de 2,5 % cet été, lefigaro.fr, 23 novembre 2016
- ↑ Manque à gagner de 900 millions d'euros pour l'hôtellerie française en 2016, lefigaro.fr, 9 janvier 2017
- ↑ « Tourisme: délivrance de visas accélérée et attente réduite aux aéroports », Le Point, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Toujours plus de touristes à Paris, l’essor des visiteurs asiatiques « se tasse » », sur lemonde.fr, (consulté le )
- ↑ « N° 1271 - Rapport d'information de MM. Jean-François Portarrieu et Maurice Leroy déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission des affaires étrangères, en conclusion des travaux d'une mission d'information sur la promotion de la destination touristique France », sur assemblee-nationale.fr (consulté le )
- ↑ Brice Lahaye, Voyager en sécurité: la France absente du top 50 des pays, lefigaro.fr, 28 octobre 2019
- ↑ « La France a engrangé 58 milliards d’euros en 2022 grâce au tourisme international, un record », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Shandong Liu, « Infographie: Reprise de l'hôtellerie française : les nuitées retrouvent leur niveau d'avant-Covid », sur Statista Daily Data, (consulté le ).
- ↑ « Tourisme : la France attire 100 millions de visiteurs en 2024 », (consulté le )
- ↑ « 4 ans après le Covid-19, les touristes renouent enfin avec le voyage », sur 20 Minutes, (consulté le )
- ↑ « Eurostat - Statistiques du tourisme »
- 1 2 « Fréquentation des hôtels et campings selon la provenance de la clientèle »
- ↑ Chiffres arrondis.
- ↑ « Observatoire du tourisme »
- ↑ https://necstour.eu/sites/default/files/inline-images/Most%20EU%20Turistic%20Regions%202020% 20-%20habitants%20et%20touristes%20-%20website.png
- ↑ Direction générale des entreprises, « Memento du tourisme 2017 »,
- ↑ Assises nationales du Tourisme (: 2006, 2003,2004 et 2005
- ↑ Fédération Française des Techniciens et Scientifiques du Tourisme
- ↑ « Quelles sont les compétences reconnues aux intercommunalités par la loi NOTRe ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ Conseil national des villes et villages fleuris
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Casa de Velázquez, Aménagement et développement du tourisme en France et en Espagne, , 416 p. (lire en ligne)
- Jean Sagnes, Deux siècles de tourisme en France, XIXe – XXe siècle : actes du colloque tenu au Centre Duguesclin, Université Paul Valéry-Montpellier III, le 30 septembre 2000, Presses universitaires de Perpignan, , 183 p. (lire en ligne)
- Hugues Seraphin, L'Enseignement du tourisme en France et au Royaume-Uni : Histoire, comparaisons, analyses et perspectives, Éditions Publibook, , 522 p. (lire en ligne)
- Philippe Violier, Philippe Duhamel, Jean-Christophe Gay et Véronique Mondou, Le tourisme en France. 1, Approche globale, Londres, ISTE Editions, , XI-273 p. (ISBN 978-1-78405-781-7)
- Philippe Violier, Philippe Duhamel, Jean-Christophe Gay et Véronique Mondou, Le tourisme en France. 2, Approche régionale, Londres, ISTE Editions, , IX-220 p. (ISBN 978-1-78405-782-4)
- Laurence Jégouzo, « L'évolution de la politique publique du tourisme en France », Mondes du tourisme, vol. 15, (lire en ligne, consulté le ).