Tourisme en Lorraine

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Le tourisme en Lorraine s'est développé au XIXe siècle en lien avec l'extension du réseau ferroviaire, notamment à Gérardmer, surnommée la « Perle des Vosges »[1]. Il représente aujourd'hui 2% de l'ensemble de la richesse dégagée régionale (2011)[2]. Le tourisme des lieux historiques (Antiquité, Jeanne d'Arc, Grande Guerre...), le tourisme technique, le tourisme thermal et le tourisme vert constituent les principales facettes de ce secteur d'activité.

Principaux sites touristiques[modifier | modifier le code]

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Par rapport à l'Angleterre, la Ruhr ou même le Nord-Pas-de-Calais, l'industrialisation a été relativement tardive et concentrée, ce qui a permis de préserver une grande partie des paysages. Trois parcs naturels régionaux coexistent sur le territoire: le parc naturel régional de Lorraine, le parc naturel régional des Vosges du Nord et le parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Les divers plans d'eau de la région et les Vosges sont une destination touristique pour les habitants d'Europe du Nord, principalement les Hollandais, les Allemands. Il existe de nombreuses résidences secondaires allemandes dans l'est du département de la Moselle (pays des étangs, pays de Bitche). Au niveau Français, la région attire principalement les touristes en quête de nature, de patrimoine, à noter que les principaux musées lorrains ont enregistré 1,7 million d'entrées en 2004.

Vosges[modifier | modifier le code]

Les Vosges sont une destination touristique historique, principalement pour les sports d'hiver et le thermalisme. Les loisirs d'été sont également fortement développés du fait des reliefs, lacs de montagne et des versants boisés, au détriment de la partie ouest du département (la plaine), aux reliefs peu marqués. Néanmoins, la région de la forêt de Darney et de la Vallée de l'Ourche connaissent un essor récent du tourisme vert basé sur leur patrimoine naturel remarquable.

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Moselle[modifier | modifier le code]

Le potentiel touristique est fortement exploité par la Moselle depuis la fin de l'industrie lourde. La ville de Metz attire de plus en plus de touristes principalement grâce à l'ouverture du Centre Pompidou Metz mais grâce également à la richesse architecturale de la ville. La Moselle développe également le tourisme vert sur les bras de la Moselle ou dans les forêts autour du rocher de Dabo. Le tourisme historique et militaire est mis en avant avec les fortifications Maginot, la citadelle de Bitche ou encore le cimetière américain de Saint-Avold. La mise en valeur de son patrimoine minier permet également le développement d'un tourisme du patrimoine industriel avec l'écomusée des mines de fer de Lorraine de Neufchef et Aumetz et le Parc du haut fourneau U4 à Uckange. Néanmoins la Moselle possède aussi des sites touristiques artisanaux comme le musée de la céramique à Sarreguemines, mais aussi les cristalleries de Montbronn. Actuellement Pays des étangs est la zone de la Moselle qui se développe le plus au niveau touristique autour de Sarrebourg.

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Meurthe-et-Moselle[modifier | modifier le code]

La Meurthe-et-Moselle dont les infrastructures sont principalement localisées autour de Nancy joue la carte artistique et culturelle (Émile Gallé et l'École de Nancy, Jacques Callot, Grandville...). Malgré des extensions vers Lunéville et son célèbre Château, Pont-à-Mousson et son Abbaye des Prémontrés et l'ancien évêché de Toul ; le Pays-Haut, au nord du département (Briey avec sa cité radieuse de Le Corbusier et Longwy avec sa citadelle Vauban, au encore le Château de Cons-la-Grandville) semble être mis de côté. Les métiers artisanaux ne sont pas en reste avec notamment Daum, Baccarat et ses cristalleries. Actuellement le secteur du Toulois est en plein essor touristique aussi bien axé sur le tourisme vert que le patrimoine ou encore la viticulture.

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Aux confins des départements de Meurthe-et-Moselle, des Vosges et du Bas-Rhin, la vallée de la rivière la Plaine offre une multitude d'attraits avec lac aménagé, chemins forestiers pour randonnées pédestres, Voie verte de 36 kilomètres réservée aux randonnées cyclistes, restauration de scierie avec visites et démonstrations, musée sur la Première Guerre mondiale, fermes avec produits du terroir, ... Une infrastructure d'accueil (gites ruraux et chambres d'hôtes) permet aux touristes d'y séjourner dans les meilleurs conditions : voir en particulier Bionville, Celles-sur-Plaine, Pierre-Percée et Lac de la Plaine.

Meuse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Meuse.

La Meuse est essentiellement concernée par le tourisme de mémoire sur les vestiges de la Première Guerre mondiale, essentiellement situés aux alentours de Verdun, le département tente de développer le tourisme vert.

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Le tourisme lorrain en quelques chiffres[modifier | modifier le code]

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Les sites lorrains les plus attractifs sont la célèbre Place Stanislas de Nancy, la cathédrale de Metz qui possède la plus grande surface de vitraux en France, ainsi que le complexe de loisirs d'Amnéville-les-Thermes... dont les entrées ne sont pas comptabilisées.

Les lieux de visite payants les plus courus ont été le zoo d'Amnéville avec 591 000 entrées, l'ossuaire de Douaumont, le parc animalier de Sainte-Croix, le musée de l'imagerie d'Épinal et le plan incliné de Saint-Louis-Arzviller. Les principaux musées de Lorraine sont également bien classés (Musée des beaux-arts de Nancy > 100 000 entrées/an ; Muséum-aquarium de Nancy > 80000 personnes en 2006 ).

La cathédrale de Metz a elle enregistré 548 000 entrées[3], [4].

Le thermalisme a enregistré 28 000 curistes, dont plus de la moitié à Amnéville-les-Thermes; à noter aussi : Plombières-les-Bains, Bains-les-Bains, Contrexéville, Vittel...

Le centre national d'art et de culture Georges-Pompidou a été une franche réussite pour la commune de Metz qui a annoncé son 800000e visiteur[5].

Un site de la guerre 1914-1918, la nécropole du Mouton Noir, à côté de Lunéville, vient d'être restauré et d'ouvrir. Il comprend un espace pédagogique et multimédia, des expositions et des projections de films.

Infrastructures d'accueil et d'information[modifier | modifier le code]

Office de tourisme de Plombières-les-Bains

En 2013 la Lorraine compte 102 offices de tourisme et syndicats d'initiative, dont 36 en Moselle[6], 32 dans les Vosges[7], 15 en Meuse[8] et 9 en Meurthe-et-Moselle[9].

Emplois liés au tourisme[modifier | modifier le code]

24 160 emplois salariés à vocation touristique ont été recensés en Lorraine en 2012[2], principalement dans l'hôtellerie et la restauration. S'y ajoutent 6 840 emplois touristiques non salariés. Ce secteur représente 4% de l'emploi salarié régional total[10].

Cependant les emplois à temps partiel sont nombreux dans le secteur touristique. C'est ainsi qu'en 2011, en Lorraine, 21 000 emplois correspondaient en réalité à 15 800 équivalents temps plein (ETP)[2].

Un quart des emplois touristiques de la région sont concentrés autour de Metz-Amnéville, 19% à Nancy et sa couronne[2].

Profil des clientèles[modifier | modifier le code]

La clientèle française est en grande partie originaire de l'Est de la France et de la région parisienne[11]. La clientèle étrangère est principalement composée de Belges, d'Allemands et de Néerlandais. On observe une sur-représentation des cadres et des professions libérales. Les visiteurs se déclarent motivés par la nature, la culture et les villes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Isabelle Bardiès (et al.), Lorraine, C. Bonneton, Paris, 2002, p. 303-304 (ISBN 2-86253-289-4)
  2. a, b, c et d Antoine Deltour, « 21 000 emplois touristiques en Lorraine », INSEE Lorraine, no 333, février 2014 [1]
  3. Radiographie & chiffres clefs 2008
  4. Le rôle du Conseil de développement durable de Metz Métropole (CODEV)
  5. Centre Pompidou Metz : un premier anniversaire très contemporain
  6. Le réseau lorrain des OTSI. Moselle [2]
  7. Le réseau lorrain des OTSI. Vosges [3]
  8. Le réseau lorrain des OTSI. Meuse [4]
  9. Le réseau lorrain des OTSI. Meurthe-et-Moselle [5]
  10. « Les importantes retombées du tourisme en Lorraine », sur Le Républicain Lorrain, (consulté le 30 juillet 2015)
  11. Les chiffres clés économiques du tourisme en Lorraine, Observatoire lorrain du tourisme, 2013, p. 2 [6]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alsace-Lorraine, Champagne-Ardenne : guide du tourisme industriel et technique, Solar, Paris, 2000, 222 p. (ISBN 2-263-01883-2)
  • Édith Fagnoni, Tourisme – Loisirs et reconversion : l'exemple de la Lorraine, Université Paris 1, 1996, 3 vol., 834 p. (thèse de Géographie)
  • Dany Gander-Gosse, Parcs et jardins de Lorraine, C. Bonneton, Paris, 2009, 196 p. (ISBN 978-2-86253-447-3)
  • Les GR® de Lorraine, Fédération française de la randonnée pédestre, Paris, 288 p. (ISBN 978-2-7514-0330-9)
  • Alain Hohnadel et Jean-Yves Mary, Guide du tourisme militaire en Lorraine, Citédis, Charenton-le-Pont, 2000, 173 p. (ISBN 2-911920-32-5)
  • La Lorraine : tourisme-lorraine.fr, Comité régional du tourisme de Lorraine, 2010, 100 p.
  • Philippe Martin, Le thermalisme en Lorraine : des eaux de soins au tourisme, Le Républicain lorrain, Woippy, 2010, 50 p. (ISBN 978-2-87692-864-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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