Îles de la Petite-Terre

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Îles de la Petite-Terre
Plan parcellaire de 1770
Plan parcellaire de 1770
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Petites Antilles
Localisation Mer des Caraïbes
Coordonnées 16° 10′ 28″ N, 61° 07′ 02″ O
Superficie 1,48 km2
Nombre d'îles 2
Île(s) principale(s) Terre-de-Bas, Terre-de-Haut
Point culminant non nommé (8 m sur Terre-de-Bas)
Géologie Atoll surélevé
Administration
Statut Réserve naturelle

Département et région d'outre-mer Guadeloupe
Commune La Désirade
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC−04:00

Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe

(Voir situation sur carte : Guadeloupe)
Îles de la Petite-Terre
Îles de la Petite-Terre

Géolocalisation sur la carte : Petites Antilles

(Voir situation sur carte : Petites Antilles)
Îles de la Petite-Terre
Îles de la Petite-Terre
Archipels en France

Les îles de la Petite-Terre forment un groupe de deux îles de l'archipel de la Guadeloupe située dans l'océan Atlantique dans l'arc des Petites Antilles. Composé de Terre-de-Haut et de Terre-de-Bas, entourées par un récif corallien et rattachées à l'île de la Désirade, il s'agit d'une dépendance de la Guadeloupe. Il se trouve à une dizaine de kilomètres au sud de la pointe des Châteaux, l'extrémité orientale de Grande-Terre de la Guadeloupe.

La réserve naturelle nationale des îles de la Petite-Terre a été créée en 1998[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

L'archipel est composé de deux îles inhabitées : Terre-de-Bas, la plus grande avec 1,17 km2, et Terre-de-Haut de 0,31 km2 de surface[1] ; s'y ajoute un petit écueil au sud, dit de la « Baleine du Sud » de 0,000 32 km2. Le tout forme un atoll surélevé[2].

Le phare de Petite-Terre, le plus ancien de Guadeloupe culmine à 35 mètres d'altitude sur Terre-de-Bas.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

L'iguanes antillais protégé sur les deux îles.

La faune des deux îles est essentiellement composée d'iguanes antillais avec 9 500 individus, d'oiseaux migrateurs et de tortues marines auparavant chassées pour leurs œufs, leur graisse et leur carapace. Les croyances prêtaient même aux pénis des tortues des vertus aphrodisiaques. La richesse de la faune est complétée par une grande variété d'espèces de poissons et de larves protégés de la houle par le lagon et le récif corallien.

Parallèlement, la flore y est très abondante et à titre d'exemple, le gaïac – espèce protégée qui a pratiquement disparue des Petites Antilles[1] –, autrefois utilisé pour la fabrication de boules de billard et de poulies, ou encore l'agave ne fleurissant qu'une fois dans sa vie y sont des espèces protégées. Ainsi, pour des raisons écologiques, pour réguler l'affluence touristique et pour une meilleure conservation de cette faune et de cette flore, les îles de la Petite-Terre sont classées réserve naturelle depuis avec une extension sur le domaine marin de 842 hectares entourant les deux îlets[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Arawaks et les Caraïbes occupent l'archipel entre 500 et 1500. L'économie s'articule alors autour de l'élevage, de la pêche, du commerce et de la culture du coton rendue possible grâce à la récupération de l'eau de pluie dans des citernes.

Redécouvertes par Christophe Colomb, les îles ne sont occupées qu'à partir du XVIIIe siècle en raison d'une absence d'eau potable. L'occupation humaine cesse définitivement en 1972. Désormais, seuls les gardiens de la réserve naturelle de la Petite-Terre, créée en 1998, résident sur place.

Administration[modifier | modifier le code]

Les îles de la Petite-Terre sont rattachées à la commune de La Désirade.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les îles de la Petite-Terre sont visitées par de nombreux touristes attirés par la préservation de leur aspect sauvage ainsi que leurs populations d'iguanes antillais et de bernard-l'ermite.

Le site étant protégé, les navettes (bateau à moteur ou catamaran au départ de Saint-François) sont cependant limitées à deux par jour. Le phare de Terre-de-Bas, localement appelé « phare du bout du monde », est reconverti en musée de la faune et de la flore. Terre-de-Haut est rigoureusement interdite au public. C'est une zone préservée du contact humain et seuls des scientifiques et les gardiens de la réserve sont autorisés à s'y rendre. Les accompagnateurs des navettes le précisent bien aux touristes, car il peut y avoir des risques d'amende et de blâme pour non-respect de la réglementation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Îles de la Petite-Terre, site de Réserves naturelles de France, consulté le 29 janvier 2019.
  2. « Islands of Guadeloupe (France) » (consulté le 21 juin 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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