Tourisme dans les Hautes-Pyrénées

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Le tourisme dans les Hautes-Pyrénées constitue la première activité économique du département. Il résulte notamment de la pratique du pèlerinage à Lourdes, de l'attrait du pyrénéisme et de certains sites culturels.

Cirque de Gavarnie

Lourdes, centre de pèlerinage[modifier | modifier le code]

Sanctuaires Notre-Dame de Lourdes

Lourdes accueille chaque année 6 millions de pèlerins et visiteurs venus du monde entier[1],[2],[3], dont environ 60 000 malades et invalides. C'est, en Europe, le deuxième lieu de pèlerinage catholique en termes de fréquentation.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Pyrénéisme[modifier | modifier le code]

Pont de la Gaubie
Pont de Pountou

La chaîne des Pyrénées constitue un atout touristique naturel. Elle suscite l'émotion esthétique, favorise la pratique physique et constitue une expérience culturelle. La protection et conservation de ces espaces, de leur faune et leur flore, est assurée dans le cadre du Parc nation.al des Pyrénées Outre les trois parcs nationaux, le massif des Pyrénées comporte deux parcs naturels régionaux, côté français, 8 côté espagnol et 1 en Andorre. On y trouve vingt réserves naturelles (dont la remarquable Réserve naturelle régionale du massif du Pibeste-Aoulhet[4]). De nombreux lieux y sont fameux tels le cirque glaciaire de Gavarnie, classé au patrimoine mondial de l'humanité, les grottes de Bétharram, le pont d'Espagne ou l'observatoire du Pic du Midi de Bigorre, ces deux derniers grands sites de la région Occitanie. On y pratique la randonnée, la spéléologie, l'escalade, la pratique d'ascension en haute montagne (autrement désigné par l'alpinisme), les sports d'hiver, le cyclisme et le thermalisme...

Activités de nature[modifier | modifier le code]

La Via ferrata des Allias à Cauterets, laVia ferrata de Coumély à Gavarnie-Gèdre et le Pont Napoléon à Luz-Saint-Sauveur

Grand Raid des Pyrénées

Randonnée pédestre[modifier | modifier le code]

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Parc national des Pyrénées[modifier | modifier le code]

Cirque de Gavarnie
Article détaillé : Parc national des Pyrénées.

Le parc national des Pyrénées comprend différents sites naturels très visités.

Les principales régions bénéficiant de sa renommée sont la vallée de Luz, la vallée de Cauterets, la Vallée des gaves, le val d'Azun, le vallée d'Aure et le massif de Néouvielle.

Il comprend des cirques glaciaires réputés dont le cirque de Gavarnie, le cirque de Troumouse ou le cirque d'Estaubé.

Les lacs sont le théâtre de nombreuses randonnées. On peut citer le lac de Lourdes, le lac de Gaube, le lac d'Estaing, le lac de Suyen, le lac d'Orédon, le lac de Cap-de-Long ou encore le lac de l'Oule.

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Aire protégée dans les Hautes-Pyrénées[modifier | modifier le code]

Stations de sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Le département compte de nombreuses stations de sports d'hiver. On pratique indifféremment le ski alpin et le ski de fond à Cauterets, Gavarnie-Gèdre, Luz-Ardiden, Hautacam, Peyragudes, La Mongie et Val-Louron. Mais d'autres stations sont plus spécialisées...

Stations de ski alpin[modifier | modifier le code]

Le domaine du Tourmalet, Saint-Lary-Soulan et Piau-Engaly doivent leur réputation au ski alpin.

Stations de ski de fond[modifier | modifier le code]

Nistos, Payolle et Val d'Azun sont, elles, des stations vouées à la pratique du ski de fond.

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Thermalisme et thermoludisme[modifier | modifier le code]

Le thermalisme et le thermoludisme renforcent l'attrait d'Argelès-Gazost, Bagnères-de-Bigorre, Barèges, Capvern, Cauterets, Loudenvielle, Luz-Saint-Sauveur ou Saint-Lary-Soulan. Leur fréquentation est souvent concomitante à la pratique du ski ou de la randonnée. Certaines de ces communes offrent également l'accès à un casino. Un tableau récapitule ci-dessous leurs spécificités.

Sites géologiques[modifier | modifier le code]

Le gouffre d'Esparros, les différentes grottes de Bétharram, de Labastide, de Lourdes, de Troubat, de Gargas, de Médous et du Noisetier sont des sites géologiques ouverts au public très fréquentés. On pratique la spéléologie dans de nombreux autres sites, accompagnés de spéléologues professionnels, comme dans le massif karstique de Saint-Pé-de-Bigorre où sont recensées 1600 cavités et où on en découvre une centaine chaque année[5].

Parcs animaliers[modifier | modifier le code]

Initialement connu pour sa colline aux marmottes, le parc animalier des Pyrénées, abrite, à Argelès-Gazost, de nombreuses espèces animales d'inspiration locale dont des ours, des loups, des isards...

Le château de Beaucens rassemble une importante collection de rapaces et les met en scène dans le donjon des aigles.

Véritable ovni dans les Pyrénées centrales, l'aquarium de Pierrefitte-Nestalas présente de nombreuses espèces tropicales dont des requins et piranhas.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Si le patrimoine d'origine naturelle est un atout essentiel, d'autres sites touristiques relèvent d'un patrimoine d'essence culturelle.

Sites préhistoriques[modifier | modifier le code]

La grotte de Gargas est l'une des plus célèbres grottes ornées du Paléolithique supérieur en Europe.

L'espace préhistorique de Labastide témoigne du passé magdalénien de cette localité où l'on a retrouvé divers vestiges.

Patrimoine gallo-romain[modifier | modifier le code]

Le département possède des vestiges d'une activité importante à l'époque gallo-romaine. Ainsi, on peut emprunter à Saint-Lézer un sentier archéologique qui permet de découvrir les ruines d'une ancienne motte castrale, le Castrum Bigorra, élevée sur ce qui fut la capitale des Biguerres avant d'être supplantée par Tarbes au début du Moyen Âge.

Quelques kilomètres plus au nord, à Maubourguet, l'espace muséographique présente la Mosaïque au dieu Océan du domaine de Saint-Girons, découverte en 1979.

À Tarbes, les ruines d'une villa antique, mises au jour au milieu des années 1980, sont accessibles au public en pleine ville, au quartier de l'Ormeau.

Patrimoine médiéval[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Saint-Sever-de-Rustan, l'abbaye de l'Escaladieu, l'abbaye de Saint-Savin-en-Lavedan, l'église fortifiée des Templiers à Luz-Saint-Sauveur, le château de Lourdes, le château de Mauvezin, le château de Beaucens, Arreau, ancienne capitale des Quatre-Vallées, ou les bastides comme Trie-sur-Baïse ou Tournay constituent des lieux touristiques appréciés pour leur architecture médiévale et leur offre muséographique.

Le territoire est également parsemé de nombreuses tours de guet (Agos-Vidalos, Avezac-Prat-Lahitte, Héchettes...) des XIIe siècle et XIIIe siècle.

On trouve dans la vallée du Louron sept églises romanes dont les fresques intérieures peintes ont été conservées grâce à l'isolement de la vallée durant les guerres de religion et la Révolution.

Enfin, le département conserve la trace des mystérieux Cagots (portes basses au flanc des églises, constructions, noms de lieux et de rues).

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Baroque pyrénéen[modifier | modifier le code]

Le mobilier des édifices religieux des Hautes-Pyrénées est souvent l'expression d'un art baroque très ostentatoire. Une famille de sculpteurs, les Ferrère, a œuvré dans la cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède de Tarbes, la collégiale Saint-Laurent d'Ibos et de nombreuses autres églises du département. Un musée retrace leur histoire à Asté.

Demeures remarquables[modifier | modifier le code]

Le département compte de nombreuses fermes ou demeures dont les spécificités architecturales puisent leurs origines dans la Bigorre des XVIIIe et XIXe siècles. Elles sont reconnaissables aux parements en pierre de leurs façades, à leurs portails monumentaux ou encore à leurs balcons longitudinaux...

Article détaillé : Maison bigourdane.

Des villas de styles anglais, impérial, néo-renaissant ou néo-mauresque ornent les jardins de l'agglomération tarbaise ou constituent des bâtiments municipaux à Lourdes. Ce sont des indices du grand éclectisme architectural des XIXe et XXe siècles. Elles témoignent parfois d'un riche passé industriel telle la villa Oustau à Aureilhan avec ses écuries et son usine.

Jardins et espaces publics[modifier | modifier le code]

Jardin et musée Massey

Le jardin Massey à Tarbes et le jardin de la poterie Hillen à Thermes-Magnoac bénéficient du label « Jardin remarquable » décerné par le Ministère de la Culture. Bagnères-de-Bigorre compte aussi de nombreux parcs dont le site classé du Vallon de Salut et son conservatoire botanique.

Les espaces publics sont marqués par l'existence de nombreuses fontaines et monument commémoratifs des guerres.

Lavoirs[modifier | modifier le code]

En milieu rural, des lavoirs et croix monumentales ont également été conservés.

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Halles et marchés[modifier | modifier le code]

Les Hautes-Pyrénées comptent de nombreuses halles datant des XIXe et XXe siècles. Celles de Tarbes, Lourdes, Bagnères-de-Bigorre ou Castelnau-Magnoac sont entièrement abritées. D'autres le sont partiellement telles celles de Maubourguet, Rabastens-de-Bigorre ou Vic-en-Bigorre. Au moins un jour par semaine, à Tarbes, Lannemezan ou Bagnères-de-Bigorre, certaines places et rues se transforment en immenses marchés à ciel ouvert.

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Tarbes abrite divers sites relevant d'un patrimoine militaire dont plusieurs casernes en activité:

On peut y visiter un haras créé par Napoléon en 1806, un musée consacré aux hussards et la maison natale du Maréchal Foch... Les bâtiments d'un atelier de construction d'artillerie communément dénommé « Arsenal » ont été transformés en lieux consacrés aux loisirs (cinéma, centre artistique, restaurants...), aux entreprises (pépinière d'entreprises) et aux archives municipales.

Le mémorial du Corps franc Pommiès et du 49e régiment d'infanterie a été édifié sur une éminence de Castelnau-Magnoac. Un musée retrace l'histoire de ces résistants.

Principaux musées[modifier | modifier le code]

Abbaye de l'Escaladieu

L'abbaye de l'Escaladieu à Bonnemazon accueille des expositions évènementielles.

Le musée Massey à Tarbes, un musée comportant une collection sur le thème des hussards et une seconde collection concernant les beaux-arts.

Le musée pyrénéen à Lourdes retrace la vie dans les Pyrénées au siècle des apparitions.

Le musée Salies à Bagnères-de-Bigorre est un musée des beaux-arts.

Le musée de la vallée d'Aure à Ancizan.

Villages[modifier | modifier le code]

Villages des Hautes-Pyrénées faisant parties des communes touristiques en France.

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Tourisme de loisirs[modifier | modifier le code]

Casinos[modifier | modifier le code]

Industrie très réglementée, les casinos, notamment réservés aux stations balnéaires, thermales et climatiques sont apparus au cours du XIXe siècle, avec l'arrivée de plus en plus importantes de clientèle étrangère (anglaise).

Le département compte 3 casinos:

Golf[modifier | modifier le code]

Le département compte 3 golfs:

Accès[modifier | modifier le code]

Par voie aérienne[modifier | modifier le code]

L'aéroport Tarbes-Lourdes-Pyrénées est le second de l'ancienne région administrative Midi-Pyrénées.

Par voie ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les principales gares sont celles de Lourdes et Tarbes mais Ossun, Saint-Pé-de-Bigorre et Tournay sont également desservies.

Par voie routière[modifier | modifier le code]

L'A64 dessert Lourdes, Tarbes, Tournay, Capvern et Lannemezan. Des voies rapides relient Tarbes et Lourdes puis Lourdes et Argelès-Gazost.

Hébergement[modifier | modifier le code]

Pic du Midi de Bigorre

Offre hôtelière[modifier | modifier le code]

Lourdes, est la deuxième ville hôtelière de France. Aussi, les Hautes-Pyrénées disposent d'une offre d'hébergement très diversifiée. Si un hôtel design très urbain marque l'architecture du centre-ville tarbais, en dehors des villes, de plus modestes établissements, des gîtes ruraux et de nombreux campings sont aussi l'expression d'un tourisme vert. Des refuges, habités ou en accès libre, accueillent les randonneurs en montagne. Il est possible de dormir, en haute altitude, au Pic du Midi de Bigorre ou même au milieu des loups ou des ours au Parc Animalier des Pyrénées à Argelès-Gazost.

Résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 22,3 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Le tableau suivant recense les principales communes des Hautes-Pyrénées dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Le haricot tarbais[8]. La Bigorre élève jalousement ce produit gastronomique, originaire d'Amérique Latine et introduit au XVIIIe siècle en vallée de l'Adour. Il lui faut un sol aux critères bien définis et une semence à une date précise. La cueillette se fait exclusivement à la main, gousse par gousse. Ce haricot réputé a obtenu le Label rouge en 1997 est une Indication Géographique Protégée en 2000.
  • La garbure[9], plat typique de Bigorre, est une revigorante soupe aux légumes et haricots tarbais dans laquelle on cuit le confit et le camailhou (os du jambon du pays)[10].
  • Le vin de Madiran[11] appartient à la mosaïque des vignobles du Sud-Ouest. Il existe depuis l'époque gallo-romaine, cependant sa véritable création date du XIe siècle, lorsque fut fondée l'abbaye de Madiran par les moines bénédictins. Sa renommée fut établie grâce aux pèlerins de St Jacques de Compostelle qui le découvraient en traversant la région. À cheval sur trois départements, le Madiran est un vignoble de coteaux, d'une superficie d'environ 1 600 hectares. Très riche en tanins, c'est un vin rouge corsé et charpenté, rude dans sa jeunesse. Après un vieillissement, ses tanins s'assouplissent et il développe des arômes plus fins, où se mêlent les odeurs de pain grillé et d'épices.
  • Le porc noir de Bigorre[12]. Très ancienne race sauvée de la disparition en 1981, ce produit d'exception nécessite des conditions d'élevage en plein air qui respectent les exigences de cette race pure et s'appuie sur un savoir-faire traditionnel. Au bout de 14 mois de soins attentifs et un affinage naturel minimum de 18 mois, le Porc Noir de Bigorre donne un jambon de premier choix.
  • Le gâteau à la broche, gâteau bigourdan par excellence, au bon goût de feu de bois. C'est une recette réservée à ceux qui possèdent une cheminée car la cuisson se fait « à la broche » devant une flambée. Un cône est arrosé lentement de pâte afin d'obtenir des couches successives, qui au bout de plusieurs heures de cuisson, donnent un gâteau de forme conique[14]. Il peut se conserver plus d'un mois et ne doit être consommé qu'au bout du 3e jour avec ou sans crème anglaise.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Sanctuaire de Lourdes » (consulté le 26 février 2016)
  2. « Le Parisien » (consulté le 26 février 2016)
  3. « La Dépêche » (consulté le 26 février 2016)
  4. « Site internet de la Réserve Naturelle Régionale du Pibeste-Aoulhet » (consulté le 26 février 2016)
  5. « Site internet du Groupement Spéléologique des Hautes-Pyrénées à Tarbes » (consulté le 26 février 2016)
  6. « Site du 35ème RAP ».
  7. « 1er RHP ».
  8. Tarbais (coopérative du haricot), « Coopérative du Haricot Tarbais », sur www.haricot-tarbais.com (consulté le 22 juillet 2017).
  9. « La Garbure Bigourdane ».
  10. « Garbure Bigourdane (Video) ».
  11. « Vins de Madiran ».
  12. Agence Multimedia Otidea, « Le Noir de Bigorre », sur www.porcnoir.fr (consulté le 22 juillet 2017).
  13. « Consortium du Jambon de Bayonne – Consortium du Jambon de Bayonne », sur www.jambon-de-bayonne.com (consulté le 22 juillet 2017).
  14. « Gâteau à la broche bigourdan ».