Trois-Rivières (Guadeloupe)

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Trois-Rivières
Port de Trois-Rivières
Port de Trois-Rivières
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Arrondissement Basse-Terre
Canton Trois-Rivières
Intercommunalité Communauté d'agglomération du sud Basse-Terre
Maire
Mandat
Jean-Louis Francisque
2017-2020
Code postal 97114
Code commune 97132
Démographie
Gentilé Trois-Riviériens
Population
municipale
8 437 hab. (2014)
Densité 270 hab./km2
Géographie
Coordonnées 15° 59′ 00″ nord, 61° 39′ 00″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 1 150 m
Superficie 31,22 km2
Localisation

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Trois-Rivières

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Trois-Rivières
Liens
Site web ville-troisrivieres.fr

Trois-Rivières (en créole : Twarivyè) est une commune française située dans le département-région de la Guadeloupe. C'est l'une des villes-centres d'une agglomération de plus de 51 000 habitants, l'unité urbaine de Basse-Terre. Elle est encore essentiellement agricole, est constituée en grande partie par les versants du massif de la Madeleine (petit massif volcanique, bien découpé qui atteint 971 m au piton L'Herminier).

Les habitants de Trois-Rivières sont appelés les Trois-Riviérien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom à la présence des trois cours d'eau sur son territoire : la rivière du Trou au Chien, de la rivière du Petit Carbet et de la rivière Grande Anse.

Situation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Trois-Rivières.

Trois-Rivières est située au sud de l'île de Basse-Terre, entourée à l'est de Capesterre-Belle-Eau, de Vieux-Fort au sud-ouest et de Gourbeyre au nord-ouest. La commune s'étend du littoral atlantique depuis l'embouchure orientale du canal des Saintes jusqu'au sommet de la Citerne1 155 m). Adossée aux premiers contreforts de la Soufrière, elle son littoral est bordé par la mer des Caraïbes et fait face aux îles des Saintes.

La commune est traversée par quatre cours d'eau – qui prennent leurs sources dans le massif de la Soufrière dominant le sud de l'île – que sont :

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits de Trois-Rivières sont Delgrès, l'Ermitage, le Faubourg, Habitation-Châtaigner, Habitation Grand-Maison, la Plaine, Réduit, la Regrettée, Savane, Montchappé, Chemin Neuf, Grand Anse, Carbet, Schœlcher, Galbat, Tête Canal, Soldat et Bord-de-Mer.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Capesterre-Belle-Eau Rose des vents
Gourbeyre N
O    Trois-Rivières    E
S
Vieux-Fort

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type tropical. Sa situation sur la côte au vent lui fait bénéficier d'un climat agréable et de pluies abondantes qui alimentent les trois cours d'eau. Les précipitations moyennes annuelles varient de 2 500 mm dans la partie basse de la commune pour atteindre 12 000 mm au sommet de la Soufrière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières est communément appelée le « berceau de la civilisation précolombienne », de par son histoire. En effet, elle abrite le parc des Roches Gravées, le plus important des ensembles de roches gravées des Petites Antilles. Ce site religieux réunit des pétroglyphes et des dessins datant du IVe siècle apr. J.-C.

Après l'installation des premiers colons en 1640, la paroisse de Trois-Rivières, riche et prospère devint l'un des quartiers préférés de l'aristocratie créole, de par son implantation idéale (sol fertile, eaux abondantes, relief facilitant la défense contre l'ennemi), d'où la culture de manioc, d'igname, de coton, de café, de tabac, de l'indigo et de cacaoyer. La canne à sucre, très vite, devint la culture principale comme partout ailleurs en Guadeloupe. Pour broyer ces cannes, la commune est pourvue de dix moulins à eau et de deux moulins à traction animale. Jusqu'en 1865, cette culture fait la fortune de quelques familles, mais, peu à peu laisse la place à la culture de la banane qui domine à partir de l'après-guerre.

De la période coloniale subsistent les ruines de batteries, de sucreries, de distilleries et de cachots d'esclaves sur les anciennes habitations. Trois-Rivières fut surtout une commune agricole dont l’économie jadis axée sur la culture de la vanille, du cacao et du café, s’est ensuite tournée vers la canne. Aujourd’hui c’est la banane qui constitue l’essentiel de la production de la commune, même si l’artisanat et le tourisme occupent une part importante de son économie.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 8 437 habitants, en diminution de -4,1 % par rapport à 2009 (Guadeloupe : -0,34 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2010 2014
9 099 9 268 8 869 8 094 8 556 8 738 8 755 8 437
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1943 1977 Hugues Siméon Soc.indSFIODVD Médecin. Conseiller général (1955-1973)
1977 1995 Germain Eugénio Jean-Louis RPR Conseiller général (1973-1985 et 1998-2004)
1995 2008 Albert Dorville DVG puis UMP Médecin. Conseiller général (1985-1998)
2008 en cours Hélène Vainqueur-Christophe FGPS Députée depuis 2012
2017 2020 Jean-Louis Francisque FGPS Maire

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la France La Ferté-Saint-Aubin (France) située aux portes de la Sologne, à 22 km au sud d'Orléans. En mai 1991, sous l'impulsion d'écoliers des cours moyens de l'école Sainte-Thérèse, les échanges s'accélèrent et en août 1992, une délégation de la Ferté-Saint-Aubin se rend à Trois-Rivières pour signer la charte du jumelage entre les deux villes. En octobre de la même année, c'est Trois-Rivières qui va à La Ferté pour sceller et officialiser définitivement cette union d'échanges, principalement culturels.
  • Drapeau du Canada Saint-Augustin-de-Desmaures (Canada). Saint-Augustin, deuxième plus grande municipalité de la communauté urbaine de Québec, signe le 11 juillet 2008 son jumelage avec Trois-Rivières.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité principale de la commune est le tourisme. L'Embarcadère du bord de mer a été aménagé comme port de desserte pour les îles des Saintes (archipel d'îles rattachées à la Guadeloupe).

Société et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire le collège les Roches-Gravées.

Santé[modifier | modifier le code]

Trois-Rivières profite des infrastructures médicales de l'aire urbaine de Basse-Terre auxquelles s'ajoute la clinique trois-riviérienne « La Violette ».

Sports[modifier | modifier le code]

Les installations sportives de la commune comportent le stade et une piscine municipals, des salles multi-sports et un centre équestre tourné vers le tourisme.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments et bâtiments[modifier | modifier le code]

  • Le parc archéologique des Roches Gravées, situé au bord de mer date de 1970. Après des efforts de rénovation, le parc a rouvert ses portes en septembre 2008. D'une superficie d'un hectare, le parc s'étend au milieu d'un chaos de roches volcaniques (parfois très volumineuses provenant de l'explosion de La Madeleine à 4 km au nord) et d'une végétation luxuriante, les plus étranges témoignages laissés sur les pierres par les Indiens Arawaks, il y a 1 600 ou 1 700 ans, occupants de l'île avant les Caraïbes. Le parc est aussi un jardin qui présente les différentes espèces de plantes courantes dans les Caraïbes. Certaines d'entre elles assuraient la base de l'économie des Amérindiens, comme le calebassier, le ricin, le roucou, le manioc, et le vétiver. Il existe un Centre de ressources archéologique situé au collège des Roches Gravées à l'ouest du bourg direction plage de Grande-Anse.
  • L'Embarcadère du bord de mer à quelque 200 m du parc archéologique des Roches Gravées, l’Embarcadère du Bord de Mer connut au XVIIIe siècle une période faste de trafics illégaux. Au début XXe siècle son marché était très fréquenté par les Saintois pour la vente de poissons et l’achat de denrées maraîchères. Lors de la Seconde Guerre mondiale l’embarcadère fut la tête de pont de la dissidence, point de départ des volontaires pour la Dominique, tentant de rejoindre les forces françaises libres. Depuis l'essor du tourisme guadeloupéen, ce petit port a été aménagé comme port de desserte pour les îles des Saintes (archipel d'îles rattachées à la Guadeloupe).
  • La Villa Pastorale, construite à la fin du XVIIe siècle par le commandant de quartier (titre qui préfigurait à celui de maire), Gabriel Marre qui a joué un rôle politique et économique important à Trois-Rivières. Il fut tué en 1793 pendant le massacre de Trois-Rivières lors de la révolte d’esclaves. La municipalité de Trois-Rivières en acquiert les 6 000 m2 en 1998. Le domaine Lauriole avec la distillerie était une propriété qui partait de Grand’Anse témoin du passé colonial de Trois-Rivières. Les grands planteurs bananiers, propriétaires fonciers jouaient un rôle important sur la vie politique et économique de Trois-Rivières. C’est Dardet qui a baptisé la Villa du nom de « Pastorale » sans raisons particulières.
  • Le Marché, construit en 1956 par Yvon Chérubin, est inspiré d’un marché du Midi de la France. Autrefois son marché était très fréquenté, les Saintois y vendaient leurs poissons et y achetaient des denrées maraîchères dont ils manquaient sur leur île.
  • Le littoral de la Grande Pointe, situé à l'est de la commune (section de Chemin Neuf), est un chemin de randonnée donnant sur le canal des Saintes avec vue sur Les Saintes voire La Dominique par beau temps.
  • Les Écuries de la Coulisse , est un centre équestre situé sur le domaine de la Coulisse
  • Différents éléments du patrimoine civil et religieux de la commune ont été construits par l'architecte Ali Tur entre 1930 et 1932 dont : l'église de la ville et ses vitraux, le dispensaire municipal, le bureau de poste et deux classes de l'école de Hameaux[5]
  • L'habitation l'Ermitage.
  • Les Fleurs du Jacmel, une exploitation florale de trois hectares où milles fleurs tropicales, aux parfums enivrants, rivalisent de couleurs et de féeries.
  • La Maison de la Banane
  • Le Musée de la Graine, situé sur le site d’une ancienne habitation, il propose une exposition qui recense plus de 500 variétés de graines du monde et de Guadeloupe, quelques réalisations artisanales de son créateur ainsi qu'un jardin botanique de conservation et une petite pépinière.
  • Le parc Alloua Tona, parc paysager et sportif inauguré en 2015.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

  • La Grande Pointe ou Pointe « à la Taste », avec les vestiges de :
    • la batterie en forme de « Fer à Cheval » où existent encore deux canons récemment posés sur des socles en bois qui les revalorisent.
    • la poudrière, une petite construction en pierre, avec ses murs épais qui servait à entreposer des munitions ;
    • un rempart de fortification qui servait à la défense de la côte contre les envahisseurs.
  • L'Anse à sable, où eut lieu l'échouage du voilier du navigateur Claude Bistoquet lors de sa première traversée de l'Atlantique en solitaire. Il existait autrefois un souffleur (petit trou dans la roche où passait l'eau de mer par jets en émettant un sifflement) et obstrué à l'heure actuelle.
  • L'Anse Duquéry et le sentier de l'Acomat, au parc des Roches Gravées.
  • L'Anse Ravabotte connue pour le débarquement des clandestins[réf. nécessaire], où se trouvent les ruines d'un ancien moulin à vent, le seul de la région, presque intact, et les ruines d'une ancienne distillerie.
  • Grande-Anse, située à l'endroit où la rivière se jette à la mer. Avec ses vagues déferlantes, et son beau sable fin de couleur noire luisant, la plage est dans une anse qui est la plus vaste de la Guadeloupe. C'est une station balnéaire très fréquentée des surfeurs et des adeptes de bodyboard. la plage proprement dite s’étend sur 840 mètres. C’est également un lieu de ponte des tortues marines. Elle est protégée par un arrêté Biotope du 30 juin 1997 destiné à assurer la conservation des biotopes nécessaires à la reproduction, l’alimentation, le repos et lors de la nidification, la survie des tortues marines présentes sur la plage.
  • Anse Galets. Tout juste avant, à quelques mètres du rivage, curieusement s'échappent des racines d'un arbre de l'eau... une source prend naissance et sur les roches tout autour, dont une moitié noyée, des gravures rappellent la présence des premiers habitants de l'île.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Valentine Rose-Marie Peronne Salin née à Trois-Rivières le 14 février 1906, fondatrice de l'institut Jeanne-d'Arc, première école élémentaire privée à Trois-Rivières. "Je crois en la destinée", telle était la devise de Peronne Salin. Elle fréquenta, ainsi que sa sœur Gilberte, l'école religieuse de Versailles. Toutes deux devenues enseignantes, elles eurent l'idée de créer une école privée. Elles fondèrent leur école au début des années 40, à Schœlcher, puis au bourg à l'angle des rues Gerville-Réache et Georges-Siarras. Établissement réservé à l'initiation des enfants à la lecture et à l'écriture, il proposa ensuite la formation des jeunes de la maternelle au secondaire. Pour bon nombre d'élèves en difficulté à l'école publique, l'institut Jeanne-d'Arc fut une planche de salut. Personnage charismatique, Peronne Salin, durant 30 ans, exerça la double fonction d'institutrice et de directrice de l'Institution Jeanne-d'Arc. Célibataire et sans enfant, elle œuvra à la réussite professionnelle de nombreux Trois-Rivièriens. Elle décède le 23 décembre 1998, dans sa commune natale.
  • Hugues Siméon, médecin et maire de la commune de 1945 à 1977. Il doit sa réputation à ses talents de médecin chevronné. Il guérit des maladies comme l'asthme par un suivi alimentaire rigoureux et des conseils d'hygiène de vie. Mais une cécité progressive l'empêchera peu à peu d'exercer. Son élection marque la disparition des Békés des conseils municipaux et de la scène politique trois-rivièrienne. C'est sous son mandat que sont construits la plupart des grands édifices et équipements sociaux communaux.
  • Jacques François Dugommier, né en 1738 à Trois-Rivières, sur l'habitation familiale. Il apparaît sur la scène politique à l'âge de 55 ans, avec un passé d'officier s'étant distingué lors du siège de la Guadeloupe par les Britanniques, en 1759, puis au cours de celui de la Martinique en 1761. Patriote, il est élu à la première assemblée générale de la Guadeloupeen 1789, à Petit-Bourg. Avec ses trois cents volontaires, il défend les patriotes à la Martinique, puis il quitte la Guadeloupe. Bénéficiant de la protection de Marat, il est nommé général en chef des armées d'Italie et reprend Toulon aux Britanniques. Il a sous ses ordres Napoléon Bonaparte, qu'il recommande en ces termes au Comités du salut public : « Récompensez et avancez ce jeune homme car si on était ingrat envers lui, il s'avancerait tout seul. » En 1794, il est général en chef des Pyrénées-Orientales, et meurt le 18 novembre à la bataille de Sierra-Negra, en Catalogne, contre les Espagnols. Dans son testament de Sainte-Hélène, Napoléon fait un legs à ses descendants, en rappelant la bravoure du général guadeloupéen. Son nom est gravé sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile (33e colonne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. Michèle Robin-Clerc, Note descriptive de l’œuvre d’Ali Tur, Basse-Terre, Conseil régional de Guadeloupe, (lire en ligne), p. 7-8.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]