Famille de Montboissier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Famille de Montboissier
Image illustrative de l'article Famille de Montboissier
Armes
Blasonnement D'or semé de croisettes de sable, au lion du même brochant
Période Xe siècle au XVIIIe siècle
Pays ou province d’origine Auvergne
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Fiefs tenus Montboissier, ...
Demeures Château de Montboissier
Fonction(s) ecclésiastique(s) Abbé

La famille de Montboissier est l'une des plus puissantes et des plus illustres familles nobles d'Auvergne.

La seigneurie de Montboissier attestée avant l'an mil ("Mons Buxerius") au XIIe siècle, canton de Cunlhat lui a donné son nom.

À partir du mariage en 1459 de Jean de Montboissier avec Isabeau de Beaufort, fille et unique héritière de Louis de Roger, marquis de Beaufort et de Canillac, cette famille a porté plusieurs générations le nom de Montboissier-Beaufort-Canillac ou de Beaufort-Canillac.

Cette famille est éteinte de nos jours.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle remonte sa filiation à la fin du XIe siècle et ses preuves au XIVe siècle pour les honneurs de la cour[1] auxquels elle a été admise onze fois, en 1750, 1754, 1756, 1763, 1770, 1772, 1775-76, 1783-84, et 1790.

Principaux membres[modifier | modifier le code]

  • Hugues Ier le Décousu né vers 910, s'étant rendu à Rome pour demander pardon au Pape Sylvestre II à la fin de sa vie, à titre de pénitence, lui donna le choix entre un exil de sept ans et la lourde tâche de construire une abbaye. Il décéda vers 986-87 après avoir fondé l'abbaye bénédictine située dans le Piémont Saint-Michel-de-la-Cluse. L'indépendance territoriale de cette abbaye jusqu'en 1379 et son rayonnement culturel assure a cette famille auvergnate une grande ouverture. Cette abbaye est dans l'exacte dynamique de la réforme clunisienne du Xe siècle qui avait commencé en 910. A l'image de sa grande sœur, a son sommet a par exemple d'une bulle du pape Innocent III de 1226 la confirmation de la possession de droits dans les diocèses alpins de Genève jusqu'à Die, entre Poitiers et le Puy dans le Massif central, ainsi que dans les diocèses de Gascogne, des Pyrénées, d'Avignon, de Gérone jusqu'à de Comminges[2]. L'abbaye de Saint-Michel-de-la-Cluse possédait par exemple, au XIe siècle, un prieuré à Albignac en Corrèze ou à Chamonix dans le comté de Genève[3]. Il faut donc comprendre qu'associé a ces fidèles il y avait une très grande dynamique culturel.

Hugues Ier le Décousu par son mariage avec Isengarde, a six enfants:

    • Géraut de Montboissier,
    • Arbert de Montboissier,
    • Hugues II de Montboissier, né vers 935, mort vers 975, auteur d'une branche aînée qui s'éteint au bout de cinq générations.
    • Pierre
    • Abba de Montboissier, père de Pierre et d'Isengarde, qui teste en 994.
    • Maurice de Montboissier, exécuteur testamentaire de son père pour la fondation de l'abbaye de la Cluse, marié à une autre Isengarde, dont :
      • Jeanne, mariée à Heracle de Polignac,
      • Maurice II (vers 990-1070), vir nobilis, princeps, marié à Alixe de Polignac, dont :
        • Hugues-Maurice III (vers 1060-1115), proceris, princeps, dominus Montebuxerio, marié à Raingarde de Semur (décédée au monastère de Marcigny en 1135), dont :
          • Hugues IV de Montboissier le Décousu, princeps et miles (décédé vers 1150). Il n'eut que deux filles, Poncie et Marguerite, religieuses au monastère de Marcigny.
          • Pierre le Vénérable (#1092-1156), célèbre abbé de Cluny (1122-1156).
          • Jourdan, abbé de la Chaise-Dieu (1146-1157),
          • Ponce de Montboissier, frère de Pierre le Vénérable devient abbé de Vézelay (1138-1161),
          • Armand, abbé de Manglieu,
          • Eustache Ier, sire de Montboissier après la mort de son frère. Il était marié à Héraclée, dame de Roche-Savine, fille et héritière d'Étienne de Polignac, seigneur de Roche-Savine. Il eut pour enfants :
            • Héracle Ier, seigneur de Montboissier, marié à Marguerite d'Oliergues dont il eut :
              • Eustache II (mort avant juillet 1249), seigneur de Montboissier, marié à Marguerite de Maymont, dont il eut :
                • Eustache III, seigneur de Montboissier, d'Aubusson, de Boissonnelle et du Monteil. En 1266 il reconnut tenir son château de Montboissier de l'évêque de Clermont. Alphonse de Poitiers lui donne le fief de Montrevel en 1268. En 1289, le roi Philippe le Hardi confirme les droits et franchises de la terre de Montboissier. Il fait son testament en septembre 1302. Il se maria d'abord à Alix Dauphin, fille de Robert, comte de Clermont, dauphin d'Auvergne, dont il eut Dauphine de Montboissier. Il se remaria avec Tiburge Adhémar, fille de Lambert Adhémar, seigneur de La Garde, dont il eut :
                  • Eustache IV (mort en 1322), seigneur de Montboissier,
                  • Héracle II, seigneur d'Aubusson et du Monteil,
                  • Alix, mariée à Pons, seigneur de Vissac et d'Arlenc
                • Marguerite de Montboissier, mariée avant 1260 à Agnon II de Maymont, seigneur d'Oliergues, dont elle est veuve en 1276
              • Armand-Maurice, seigneur de Roche-Savine, de Saint-Bonnet, Novacelle et La Roue
            • Hugues de Roche-Savine, seigneur de Saint-Bonnet et Novacelle,
          • Héracle, prieur de Brioude, archevêque de Lyon (1153-1163)
  • Jacques-Timoléon de Montboissier-Beaufort-Canillac (1594-), marquis de Canillac, seigneur de Saint-Urcize et de Saint-Cirgues, marié en 1624 à Catherine Mathel de Trefort, dont il a eu trois enfants: Charles, Guillaume et Marie, mariée en 1659 à Claude de Brezons, puis en 1669 à Jacques d'Aubusson, seigneur de Savignac. Il fut condamné deux fois à mort : une fois par le Parlement de Toulouse, et brûlé en effigie, une seconde fois par la cour des Grands jours d'Auvergne qui fit raser son donjon à Saint-Urcize.

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • de Montboissier : D’or, semé de croisettes de sable, au lion "de même brochant", "de gueules brochant" ou encore "rampant du même"

Possessions[modifier | modifier le code]

  • Château de Montboissier
  • Plusieurs autres patrimoines dont nous pouvons retenir le donjon à St-Urcizes qui fut rasé

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "La maison de Montboissier, en Auvergne, jouissait il y a plus de 600 ans d'une telle considération qu'un auteur, qui écrivait vers 1156, lui donnait une origine royale" (Chérin).
  2. Mariotte 1978, p. 246.
  3. Mariotte 1978, p. 241.

Bibliographie[modifier | modifier le code]