Usson-en-Forez

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Usson-en-Forez
vue générale du village.
vue générale du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Canton Saint-Bonnet-le-Château
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Bonnet-le-Château
Maire
Mandat
Hervé Beal
2014-2020
Code postal 42550
Code commune 42318
Démographie
Population
municipale
1 484 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 27″ N 3° 56′ 32″ E / 45.3908333333, 3.9422222222245° 23′ 27″ Nord 3° 56′ 32″ Est / 45.3908333333, 3.94222222222  
Altitude Min. 767 m – Max. 1 137 m
Superficie 47,24 km2
Localisation

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Usson-en-Forez

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Usson-en-Forez

Usson-en-Forez est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carrefour des trois provinces.

Comme son nom l'indique, Usson fait partie du Forez. La commune est située aux limites du Velay, du Forez et de l’Auvergne. Située sur un plateau montagneux, la commune bénéficie d'un micro-climat ensoleillé[réf. nécessaire]. Usson-en-Forez compte 55 hameaux.

La commune est limitrophe des communes suivantes :

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Chandieu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Usson succède à un ancien site romain Iciomago (en latin : le marché de l'étain). Des routes d'époque romaine sont d'ailleurs encore présentes sur la commune. La ville est citée sur la table de Peutinger sur une voie reliant Aquis segete (Moingt) et Reuessione (Saint-Paulien). Une borne milliaire portant le nom de l'empereur Maximin (235-238)[1] a été trouvée à proximité, au hameau de Grangeneuve au nord d'Usson ainsi que des monnaies de Trajan, Néron, Domitien[2] ...

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Chambriac, chapelle du XIIe siècle, classée monument historique

Au moyen âge, un seigneur local avait construit un château dont il reste aujourd'hui des portions de fortification. Le château est cité dans le Cartulaire de Chamalières, entre 954 et 981 et devait appartenir à la famille des Baffie. Plusieurs tours sont encore dressées. L'une d'entre elles est comprise dans l'enceinte de l'écomusée du Forez[3].

Un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par Usson, en descendant de Montarcher. A l'âge d'or du monastère de la Chaise Dieu, des moines Casadéens étaient fixés à Usson sur le site de l'église de Chambriac.

Au XIIIe siècle, le seigneur d'Usson appartenait à la famille de Rochebaron, puis à la famille de La Roue. Elle est pillée en 1361 par un seigneur de Polignac, probablement Armand IX. De nouveau attaquée vers 1380, le château et l'église Saint-Barthélemy sont saccagés. La paroisse dépendait au spirituel du diocèse du Puy-en-Velay et la ville possédait deux églises : Saint-Barthélemy, dite église majeure en 1347, et Saint-Symphorien.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Usson-en-Forez (Loire).svg

Les armoiries de Usson-en-Forez se blasonnent ainsi :

Écartelé : au 1er de gueules au dauphin d’or et au chef de gueules chargé d'une divise ondée cousue d’azur, aux 2e et 3e de sinople à la tour droite d’argent ouverte de sable, au 4e d’or au gonfanon de gueules frangé de sinople et au chef d'or chargé d’une divise ondée d’azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1971 Daniel Col   Commerçant
1971 1977 Maurice Aubert   Hôtelier
1977 1989 Jean Picard   Pâtissier
1989 1997 Guy Rival   Restaurateur
1997 2001 Jean Picard   Pâtissier
mars 2001 2008 Jeanine Crozet   Fonctionnaire PTT
mars 2008   Hervé Béal   Expert Comptable
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 484 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 000 3 578 3 506 2 873 3 800 3 769 3 788 3 780 3 736
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 561 3 470 3 459 3 272 3 341 3 188 3 226 3 149 3 166
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 929 2 796 2 878 2 507 2 406 2 201 2 239 2 103 1 922
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 820 1 698 1 456 1 342 1 265 1 232 1 391 1 410 1 466
2011 - - - - - - - -
1 484 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Hommage à l'élevage bovin.

L'histoire économique du village a été marquée comme ailleurs dans la région, par l'agriculture, l'élevage et la sylviculture, mais aussi par la production de poix. Des fours à poix jalonnent la commune, en particulier en bordure de forêts. Cette poix était utilisée pour l'étanchéification des barques en bois qui descendaient la Loire.

À partir de 1873, l'économie d'Usson a connu un essor important après la construction du chemin de fer qui reliait directement la commune à Saint-Étienne. Cette voie est aujourd'hui interrompue. Seul subsiste un train touristique entre Estivareilles et Sembadel.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Un Lavoir en pierres situé au hameau de Daniecq
  • Aurelle
  • La Borie
  • Le Besset-Bas
  • Le Besset-Haut
  • La Breure
  • La Breurette
  • Chalanconnet
  • Daniecq
  • Danizet
  • Le Faveyrial
  • Fraisse la Côte
  • Fraisse Rival
  • Fromentier
  • La Garde-Montsagny
  • La Garde-Paradis
  • Grangevieille
  • Grangeneuve
  • Jouanzecq
  • Lair
  • Lissac
  • Mons
  • Le Moulin-Rival
  • Le Pin
  • Pontempeyrat
  • Périgaud
  • Roche
  • Salayes
  • Les Sucs
  • Les Terrasses
  • Le Trémolet
  • Le Vernet
  • Teyssonnières
  • l'hermet

Lieux intéressants de la commune[modifier | modifier le code]

La borne des trois provinces.

Les lieux intéressants d'Usson-en-Forez sont :

  • l'écomusée du Forez, situé sur le site d'un ancien couvent, intégré dans les ruines du château ;
  • la Chapelle Notre Dame de Chambriac[6] qui date du XIIe siècle ;
  • la borne qui marque la frontière entre Forez, Auvergne et Velay ;
  • la chapelle Sainte-Reine au hameau de Lissac[7], qui contient une miniature originale sur les instruments de la Passion fabriquée en ivoire ;
  • les fours à poix.
Portail de l'église paroissiale.
Élément roman réutilisé au Xe siècle.
  • l'église paroissiale Saint-Symphorien, reconstruite au XVe siècle à la place de l'église Saint-Barthélemy. Des éléments de l'église du XIe siècle ont été réutilisés dans la 1re et 2e travées[8].
    La reconstruction a été entreprise par les moines de l'abbaye de la Chaise-Dieu. Au moment de sa construction, l'église ne comprenait qu'une seule nef orientée est-ouest sur laquelle s'ouvraient dix chapelles latérales. Ces chapelles étaient desservies par des confréries ou des congrégations ou appartenaient à des familles de notables dans lesquelles elles avaient leurs bancs et leurs sépultures. Le cimetière entourait l'église sur trois côtés.
    Le clocher a été construit en 1601.
    En 1731, les deux chapelles proches du chœur et situées de part et d'autre - chapelle de la Vierge et chapelle Saint-Symphorien - sont agrandies pour former un transept. Quelques années plus tard, on ajouta à l'est à chacune de ses chapelles une sacristie.
    L'augmentation de la population de la commune nécessita d'agrandir l'église en 1883. Le curé Dumas fit reporter vers l'extérieur les murs des chapelles pour créer de part et d'autre de la nef centrale des collatéraux plus large que le vaisseau central.
    Le clocher est modifié en 1871 pour lui donner sa forme actuelle[9]
  • des croix et des oratoires, dont les hameaux de la commune sont parsemés, à la croisée des chemins. Ces croix, en pierre ou en métal, sont très anciennes et caractéristiques de la région du Forez ;
Le Chandieu et son plan d'eau.
  • un plan d'eau, à l'entrée du village, alimenté par les eaux du Chandieu. Cette retenue n'étant pas surveillée, la baignade est interdite mais un étang qui se situe quelques mètres en amont constitue un plan d'eau idéal pour baignade, pique-nique, partie de pétanque ;
  • la ligne de chemin de fer touristique du Haut-Forez, qui franchit la rivière Ance par le viaduc de Pontempeyrat, reliant les communes d'Usson-en-Forez et de Craponne-sur-Arzon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Courveille, fondateur des Maristes
  • Jean-Claude Courveille (1787-1866), un des trois fondateurs des Maristes. Fils de Marguerite Beynieux et de Claude Courveille, marchand demeurant à Usson, il naquit dans cette commune le 15 mai 1787. Durant la Révolution, ses parents, fervents catholiques, cachèrent dans leur maison une statue de la Vierge vénérée dans le village sous le vocable de Notre-Dame de Chambriac et qui était dite miraculeuse[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gabrielle Trénard, Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, Tome VI, Jean-Claude Courveille, pp. 134-135, sous la direction de Xavier de Montclos, Éd. Beauchesnes, Paris, 1994, (ISBN 2701013054).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no IA42000414 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Milliaire
  2. J-E Dufour, Dictionnaire topographique de la Loire, 1007-1008, Publications de l'université de Saint-Étienne, Saint-Étienne, 2006 (ISBN 978-2862724126)
  3. l'écomusée du Forez
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. « Notice no IA42000401 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Chapelle ; couvent de filles, Notre-Dame de Chambriac
  7. « Notice no IA42000454 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Chapelle Sainte-Reine
  8. « Notice no IA42000263 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Église Saint-Symphorien
  9. Documentation : panneau d'information à l'intérieur de l'église
  10. Gabrielle Trénard, op. cit., p. 134.