Jean Loret

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Jean Loret

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Portrait par Robert Nanteuil

Activités Écrivain
Naissance XVIIe siècle
Carentan
Décès 1665
Paris
Langue d'écriture Français

Jean Loret, né vers 1600 à Carentan et mort en 1665 à Paris, est un poète français.

N’ayant reçu presque aucune instruction, Loret s’adonna au genre burlesque, comme beaucoup de rimeurs de second ordre de son temps, et débuta par des Poésies burlesques contenant plusieurs épîtres à diverses personnes de la cour (Paris, 1646, in-4°).

Loret eut ensuite l’idée d’adresser chaque semaine à duchesse de Longueville une gazette en vers, comprenant la politique, le théâtre, la littérature, les divertissements de la cour, les commérages des rues, et il la fit imprimer sous le titre de la Muse historique (Paris, 1650-65, 3 vol. in-fol.; nouv. édit., Paris, 1857, 4. vol. in-8°). Cet ouvrage, connu aussi sous le nom de Gazette burlesque, est plus trivial que comique et d’une forme on ne peut plus négligée, mais il est naïf, et, par l’impartialité, est resté une bonne source de renseignements.

Quand son protecteur, Nicolas Fouquet, fut tombé et emprisonné à la Bastille, Loret eut le même courage que La Fontaine et Pellisson et osa défendre le surintendant et lui « adresser publiquement d’honnêtes et tendres adieux[1] ».

Il a ainsi décrit le pays normand dans ses vers :

Non seulement fertile en pommes,
En beaux esprits, en braves hommes,
En noblesse, châteaux, cités,
Mais de plus en rares beautés,
Dont il est la source féconde
Autant qu’autres climats du monde.

Loret a eu des continuateurs : La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent, etc.

Notes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]