Sévérac-le-Château

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sévérac.
Sévérac-le-Château
Château
Château
Blason de Sévérac-le-Château
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Sévérac-le-Château
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Sévérac-le-Château
Maire
Mandat
Camille Galibert
2014-2020
Code postal 12150
Code commune 12270
Démographie
Gentilé Sévéragais Sévéragaise
Population
municipale
2 412 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Population
aire urbaine
3 177 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 44° 19′ 19″ N 3° 04′ 17″ E / 44.3219444444, 3.0713888888944° 19′ 19″ Nord 3° 04′ 17″ Est / 44.3219444444, 3.07138888889  
Altitude Min. 454 m – Max. 1 091 m
Superficie 108,42 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte administrative d'Aveyron
City locator 14.svg
Sévérac-le-Château

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte topographique d'Aveyron
City locator 14.svg
Sévérac-le-Château

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sévérac-le-Château

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sévérac-le-Château
Liens
Site web Site officiel

Sévérac-le-Château ou Severac del Castèl en occitan est une commune française du département de l'Aveyron et de la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lapanouse Campagnac La Tieule Rose des vents
Lavernhe N Le Recoux
O    Sévérac-le-Château    E
S
Saint-Léons Verrières Le Massegros

Territoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Sévérac-le-Château constitue une fraction sud du Massif central. Il est situé sur le plateau caussenard du même nom. Sa ville chef-lieu, est une place forte depuis l'Antiquité. Le territoire de cette commune constitue une partie du parc naturel régional des Grands Causses.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Sur la commune de Sévérac-le-Château se trouve de nombreuses sources donc les plus importantes sont celles du Merdans, du Verlenque et de l'Aveyron.

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique de Sévérac le Château
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de froid (°C)
date du record
−23
1985
−19
1999
−15
2005
−11
1986
−6
1991
−5
1989
0
1996
1
1986
−2
1994
−8
2003
−12
1985
−17
2001
−23
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
16
2007
14
2004
16
1990
19
2005
22
2001
26
2003
33
2005
29
2003
32
1985
19
1999
16
1992
16
1983
33
2005
Record de vent (km/h)
date du record
101
1981
130
1984
115
1982
101
1986
86
1985
86
1994
101
1986
86
1985
133
1992
119
1987
126
1982
104
1984
133
1992
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
156,84
1979
130,9
1967
124,69
1971
111,36
1980
100,85
1968
150,2
1968
98
1982
87,8
1964
198,2
1968
156,1
1979
143,4
1963
100,7
1962
198,2
1968
Source : http://www.vigilance-meteo.fr/


Transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare.
Article détaillé : Gare de Sévérac-le-Château.

À la fin du XIXe siècle, la bifurcation de la voie ferrée venant de Béziers vers le Nord (Neussargues) et vers l'Ouest (Rodez) installa un dépôt de locomotives, des ateliers de réparation et un quartier neuf peuplé de cheminots. Ce fut Sévérac-Gare. Non loin de la gare se trouvaient des dépôts qui contenaient des locomotives à vapeur jusqu'en 1953. Vers le début des années 1990, les bâtiments furent rasés ; seul un bâtiment subsiste encore. Cette ville moderne s'est étendue jusqu'à « rejoindre » la ville haute nommée Sévérac-le-Château. La ligne de Beziers à Neussargues fut électrifiée en 2 étapes, par la compagnie du Midi, en 1500 volts continu :

  • 1931 : Beziers-Severac le Château.
  • 1932 : Severac le Château-Neussargues.

Les dépôts de locomotives ont abrité, jusqu'en 1986, des locomotives BB "MIDI", 1500 volts continu, construites entre 1925, et 1936[1].

Axes routiers[modifier | modifier le code]

La construction de l'A75 Clermont-Ferrand-Béziers en 1998, renforcée par la mise en service du viaduc de Millau en 2004, et la mise à 2×2 voies de la N88 Toulouse-Lyon confirment la situation géographique importante de ce carrefour. Sévérac-le-Château est situé à 84,76 km d'Albi, 153,25 km de Toulouse, 103,17 km de Montpellier, 163,24 km de Clermont-Ferrand, 212,41 km de Lyon, 509,5 km de Paris, 293,72 km de Bordeaux et 218,91 km de Marseille.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Sévérac-le Château est entouré de nombreux hameaux (Novis, Blayac, Les Fonds, Altès, Saint Dalmazy, Villeplaine) aux maisons couvertes de lauses (en pierre de causse). Le plateau sur lequel se trouve le bourg porte le nom de Causse de Sévérac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La butte de Sévérac, qui culmine à 817 m d'altitude, a été occupée dès la préhistoire. En témoignent les dolmens que l'on trouve sur la route des dolmens en direction du village de Buzeins[2].

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'origine du nom viendrait de Severus, probablement un grand propriétaire gallo-romain du VIe siècle. L'occupation des lieux est attestée depuis le XIe siècle.

Wisigoths et Francs occupèrent le site qui, en 732, tomba aux mains des Sarrasins. Plus tard, Charlemagne fit de Sévérac le siège d'une viguerie.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sévérac fut pris d'assaut par Simon de Montfort et plus tard par Louis XI encore dauphin.

Blasonnemet des familles[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Sévérac portaient d'argent aux quatre pals de gueules. Les armes actuelles de la ville sont dérivées de celles des ducs d'Arpajon et marquis de Sévérac : écartelé au 1° de gueules à la croix clêchée, vidée et pommetée de douze pièces d’or, au 2° d'argent aux quatre pals de gueules, au 3° de gueules à la harpe d'or, au 4° d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au bâton de gueules, sur le tout de gueules à la croix d'argent[3].


Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Elle devient chef-lieu du district de Severac de 1790 à 1800. Entre 1795-1800, elle absorbe Altès, puis entre 1820-1832, Novis et Saint-Dalmazy.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1940 M. Lacombe   Destitué par le prefet Marion.
    Docteur Molinié    
    M. de Montetty   Maire nommé d'office par le gouvernement de Vichy.
1947 1959 Dr Yves Testor Parti socialiste Conseiller général
1965 1985 Dr Yves Testor Parti socialiste Conseiller général
1985 1994 Raymond Viala SE  
1994 2008 Bernard Seillier MPF-DVD Sénateur RDSE
Conseiller général MPF de l'Aveyron
Président de la communauté de communes de Sévérac-le-Château.
2008 en cours Camille Galibert DVD puis UDI Conseiller communautaire.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 412 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 326 2 113 2 575 2 725 2 979 3 012 2 982 2 073 3 035
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 906 2 772 2 786 2 797 2 965 3 425 3 347 3 168 3 253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 134 3 250 3 498 3 311 3 539 3 693 3 607 3 539 3 092
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 093 3 031 2 931 2 774 2 486 2 458 2 409 2 402 2 412
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de Sévérac le Château en 2009 en pourcentage
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90  ans ou +
2,6 
10,9 
75 à 89 ans
16,2 
16,6 
60 à 74 ans
16,1 
20,5 
45 à 59 ans
20,7 
18,1 
30 à 44 ans
17,7 
16,6 
15 à 29 ans
13,5 
16,4 
0 à 14 ans
13,2 
Pyramide des âges du département de l'Aveyron en 2009 en pourcentage.[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
10,2 
75 à 89 ans
14,2 
16,9 
60 à 74 ans
17,5 
21,6 
45 à 59 ans
20,3 
18,9 
30 à 44 ans
17,8 
15,1 
15 à 29 ans
13,4 
16,7 
0 à 14 ans
15,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville dispose de deux écoles maternelles, de deux écoles primaires et de deux collèges.

  • L'école maternelle publique Jules Ferry : Placée dans la rue Serge Duhourquet, l'école Jules Ferry fut construite vers la fin du XIXe siècle. En 2008 par augmentation du nombre d'enfants et par manque de place, elle déménage dans de nouveaux locaux financés par la mairie. Un nouveau projet d'agrandissement est prévu d'ici 2014.
  • L'école primaire publique Jean Moulin : Historiquement construite vers le milieu du XIXe siècle pour accueillir la mairie, l'école occupa les lieux en 1904 et la mairie déménagea dans un bâtiment annexe. Situé dans la rue des Douves, l'architecture du bâtiment est une prouesse artistique de l'époque avec ses poutres en arcs paraboliques qui soutiennent la structure. En 1918 tout comme en 1945, un monument aux morts fut construit et les noms des mort pour la france y furent gravés. Ce monument se trouve en face de l'école.
  • Le collège public Jean d'Alembert : Construit en 1972 par le Conseil général de l'Aveyron, le collège fut construit à proximité d'infrastructures sportives environnantes. Il est situé avenue du Général de Gaule. En 1990 un bâtiment fut construit à proximité pour accueillir un atelier de machines technologiques destinées aux élèves. En 2004, il est le troisième collège le plus équipé de l'Aveyron. En 2011 le collège fit des travaux financés par le Conseil Général pour se mettre aux normes (création d'un ascenseur, isolation des murs) et l'atelier de technologie fut transformé en salle de sport.

Sports[modifier | modifier le code]

Centre Culturel et Sportif[modifier | modifier le code]

  • Course à pied
  • Expression Corporelle et Cirque
  • Gymnastique
  • Nihon tai jistu (Self défense)
  • Tennis de table
  • Tir à l'arc
  • Yoga

Autres activités[modifier | modifier le code]

  • Athétic Forme (musculation)
  • Club de badminton du sévéragais
  • CSS - Cheminot Sport Sévéragais (football)
  • École de danse Virginie GUIN (classique, jazz et gym d'entretien)
  • Ecurie des grands causses (enseignement, pension, débourage)
  • Foulées Sévéragaises (courses à pied)
  • Judo Club de Séverac le Château
  • La Gaule Sévéragaise - Société de pêche AAPPMA (Association Agréée pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques)
  • La Pétanque Cheminote Sévéragaise
  • Le Dauphin sévéragais (natation)
  • Les chevaux du Ronc (à cheval ou en calèche, ballades et randonnées, gîtes pour séjours équestres)
  • Los Passejaires del severaguès (marche à pied, randonées)
  • Sévérac Arts Martiaux
  • Sévérac Moto Sport (motocross)
  • Sévérac Volley Club
  • Société de chasse
  • Société Hippique Rurale Sévéragaise - SHRS (Organise le raid des Grands Causses à l'Aubrac, épreuve nationale de 130 km et le raid d'endurance)
  • Union Sportive Sévéragaise - USS (Rugby)

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Au château, grand spectacle de fauconnerie en costume médiéval et en musique.
  • Expositions, spectacles, concerts.
  • Circuit des fontaines voûtées.
  • Le Son et Lumière « Mémoires de Séverac ou la Légende de Jean le Fol », qui retrace 2000 ans d'histoire de la cité, chaque première semaine d'août.
  • Spectacle de fauconnerie durant tout l'été dans la cour d'honneur du château
  • Rallye des Cardabelles, chaque première semaine d'octobre.

Associations culturelles[modifier | modifier le code]

  • Association culturelle (plusieurs activités culturelles variées)
  • Association des Parents d'élèves de l'École de Musique
  • Atelier Cuisines du Monde (cuisines du monde entier : orientales, asiatiques …)
  • Atelier Loisirs Créatifs (ateliers d'exposition d'arts)
  • Cinéma itinérant, théâtre, expo
  • Club de couture
  • Club Photo UAICF
  • Compagnons de St Chély
  • École de Musique VIRTUOSE
  • École Nationale de Musique du Département de l'Aveyron (ENMDA)
  • Ensemble Vocal des Causses (chorale)
  • Françoise Bois-Poteur (école de musique : vielle)
  • Généalogie
  • Mémoires de Sévérac (organisation du spectacle "Mémoires de Séverac ou la Légende de Jean le Fol")
  • Pyramide
  • Sévérac-Video-Son (sonorisation de manifestations et cérémonies, archives vidéo de la vie sévéragaise)

Associations d'animation[modifier | modifier le code]

  • Association "Entre Causse et Vallée" (Regroupe les hébergeurs (gîtes et chambres d'hôtes), des producteurs fermiers, des organisateurs de randonnées à cheval ou dromadaire)
  • Borréia del Castel (Développe la culture occitane à travers les danses et chants traditionnels du Rouergue)
  • Canail' Circus (Cirque)
  • Club hôtelier du canton de Sévérac Le Château
  • Comité des fêtes de Sévérac (Organisation des fêtes de Pentecôte, quartier de la gare, et de la fête de la Cité Médiévale)
  • Les Amis de Blayac
  • Les Villaretois
  • CAP'SEVERAC (Commerçants, Artisans, Professionnels)

Associations pour la sauvegarde du Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Association du Moulin de la Calsade
  • Association Rouergate des Amis des Moulins
  • Les Amis d'Altès
  • Les Amis de l'église de Saint Dalmazy
  • Les Amis de Lorette
  • Les Amis du Château et du Patrimoine Sévéragais
  • Les compagnons de Saint Chély
  • Sauvegarde du petit patrimoine

Économie[modifier | modifier le code]

Un marché nocturne d'agriculteurs producteurs, associés de « Fermiers de l'Aveyron », se tient fin juillet place de la gare ferroviaire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Sévérac.

Logo monument historique Classé MH (1922)[7]

Le château a appartenu à plusieurs familles : les Sévérac (dont le dernier descendant direct était Amaury de Sévérac, Maréchal de France et condottiere en Italie, étranglé à Gages sur l'ordre des Armagnac), les Armagnac, puis les Arpajon (dont le dernier descendant est Louis d'Arpajon, marquis de Sévérac et duc d'Arpajon). Ce sont ces derniers qui firent transformer le château de forteresse en palais de style Renaissance - par un architecte italien qui réalisa aussi la mise au style Renaissance du palais royal de Prague — dont on peut encore voir la façade sud. La visite permet de découvrir remparts, courtines, tours de guet, chapelle et cuisine. Visible de tous les points de l'horizon, le château des XIIIe siècle et XVIIe siècle siècles domine la plaine où l'Aveyron prend sa source. Au pied du château, la cité médiévale offre un panorama de la région. Les ruelles autour du château sont bordées d'anciennes échoppes des XVe siècle et XVIe siècle, de maisons en encorbellement, de porches et d'escaliers.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

La cité médiévale[modifier | modifier le code]

La cité médiévale, bâtie sur le versant sud-est de la butte (pour avoir un meilleur éclairage du soleil), était jadis protégée par un rempart et quatre portes fortifiées dont deux subsistent encore, celle du Peyrou et celle du Latazou.

Bâties sur un plan en arc-de-cercle, les trois rues principales (Amaury de Sévérac, Duc d'Arpajon, Belvezet) rayonnent autour de la place de la Fontaine. Sur elles débouchent d'autres rues et des carayrolles, ruelles aménagées parfois en escaliers en raison du terrain, sous des maisons, en passages couverts, voûtés ou non.

Répartis en 6 quartiers, artisans et commerçants prospéraient dans ces murs et, en particulier, les tisserands qui fabriquaient des cadis, tissus de laine assez épais et non peignés pour la confection, entre autres, de vêtements militaires. Draps et toiles étaient également fabriqués dans la cité et vendus, par convois d'animaux de bâts, dans le Midi de la France et jusqu'à Gênes en Italie.

Elle abrite de belles demeures avec tour-escalier, colombages et encorbellements. Parmi les bâtiments remarquables : la maison des Consuls, la maison de Jeanne, le Sestayral qui est un marché aux grains, la fontaine romane et l'église Saint-Sauveur.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Maison des consuls[modifier | modifier le code]
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Maison de Jeanne[modifier | modifier le code]

Cette maison date du XIVe siècle.

Château d'Auberoques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château d'Auberoques.

 Inscrit MH (1991)[8]

Château d'Engayresque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château d'Engayresque.

 Inscrit MH (1991)[9]

Moulin de La Calsalde[modifier | modifier le code]

Situé dans le quartier des Calquières, l’édifice fut construit entre le XIe et le XIIe siècle par les moines du Puech Agudet (où se trouve actuellement Notre-Dame de Lorette). Entre 1790 et 1792, le moulin est modernisé : creusement des bassins - réservoirs, édification de la digue de l’étang, aménagement d’un canal pour amener les eaux de l'Aveyron et d’une cascade pour le trop plein. C’est le plus ancien moulin industriel de l’Aveyron.

Château de Loupiac[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Loupiac.

La famille des Lapanouse fit construire ce château vers le XIIIe siècle mais les seigneurs de Sévérac contestèrent en permanence cette propriété. Vaste demeure, flanqué de quatre tours rondes avec des murs très épais, il eut un rôle très important au cours des guerres de religion où il fut pris et repris par les 2 camps. Il fut pris et incendié durant la Révolution. Il est désormais propriété de la famille Gransaigne d'Hauterive depuis 1693.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Dalmazy[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1930)[10]

La première église de Saint Dalmazy fut construite au IXe siècle par les moines du monastère fortifié de La Canourgue dépendant de l’abbaye de saint Victor de Marseille. Au début du XIIe siècle, la communauté de bénédictins de Saint Théofred reçut le monastère de Saint Sauveur (dans Sévérac), les prieurés de Sévérac et les églises de Saint Dalamazy et de Gaillac d’Aveyron. Le corps principal du bâtiment est construit sur un plan basilical dont le principal élément est une salle rectangulaire divisée en trois parties (les deux bas côtés et la nef). Au XVIIe siècle, l’église abbatiale, agrandie, devient également paroissiale.

Chapelle Notre-Dame de Lorette[modifier | modifier le code]

En 1651, le duc Louis d’Arpajon, seigneur du château de Sévérac aurait fait construire, en face de la butte de Sévérac, cette chapelle en expiation de la mort de son épouse Gloriande de Thémines (qu’il aurait fait assassiner en lui coupant les veines) et pour racheter les crimes de sa mère, Jacquette de Clermont. Il accomplit auparavant un pèlerinage à Rome et à la Santa Casa de Lorette en Italie. Il s’agit de la maison natale de Marie à Nazareth. Cette bâtisse aurait été transportée par bateau par plusieurs croisés de Palestine en Italie.

La chapelle Notre-Dame de Lorette de Sévérac est la réplique exacte de la Santa Casa de Lorette en Italie. Devant l’afflux des pèlerins, le duc d’Arpajon fit bâtir, dès 1658 la chapelle Saint-Joseph attenant à Notre-Dame de Lorette, puis la chapelle Saint-Louis au-dessous de laquelle une autre chapelle fut dédiée au Saint Sépulcre. Enfin, les logements pour 12 ecclésiastiques furent terminés en 1666. La communauté y vécut 130 ans. La chapelle Notre-Dame de Lorette contient le cœur du duc, celui de sa mère et celui de sa seconde épouse, Marie de Simiane.

Sous la Révolution, les bâtiments furent pillés, profanés puis vendus comme biens nationaux. Au cours de ces pillages, une statue de la Vierge Marie fut profanée. Une petite bergère, Marie Verlac, du hameau de Cayrac, dissimulée dans les taillis n’avait rien perdu de la scène et s’empressa de déplacer la statue dans une haie, pour venir la chercher la nuit et la cacher dans une grange du hameau de la Calsade en contrebas. C’est ainsi que chaque soir, au moment de la prière familiale, la bergère ne manquait pas d’ajouter « un Pater per ocquelo qu’es ol palio » (un Notre Père pour celle qui est cachée dans la grange en occitan), sans que quiconque ne comprit le sens de ses propos. Lorsque le culte fut rétabli, Marie dévoila la présence de la statue qui fut portée dans l’église paroissiale Saint-Sauveur, où elle se trouve encore aujourd’hui. Le sanctuaire de la colline ne fut restauré qu’en 1854 lorsque les pèlerinages se développèrent à nouveau.

Paroisse de Saint-Chély[modifier | modifier le code]

Située à 2 km au sud de Sévérac, l’église de Saint-Chély fut très longtemps l’unique paroisse du Sévéragais. Ce n’est qu’en 1150 que les habitants du bourg de Sévérac récupèrent l’église du monastère de bénédictines situé dans la cité médiévale. Les habitants ont dès lors leur église, paroissiale et monastique, au cœur de leur cité. De nouveau sans paroisse entre 1407 et 1787, les habitants du bourg dépendent de la paroisse de Saint Chély. Après le Concordat (1801), la moitié des fidèles seront orientés vers d’autres églises plus proches de leur lieu d’habitation. En 1965, Saint Chély est rattachée à la paroisse Saint Sauveur de Sévérac.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Lac de la Cisba[modifier | modifier le code]

C'est en 1943 que le groupe industriel connu aujourd'hui sous le nom de Pechiney créait la Compagnie Industrielle des Schistes Bitumineux Aveyronnais dont le principal site se trouvait sur la commune de Lapanouse.

Les schistes étaient exploités en carrière à ciel ouvert sur un front de plus de 10 m de hauteur. Ils étaient ensuite broyés et conduits dans des fours. Des gaz très chauds traversaient la matière première, la vapeur recueillie à la sortie était condensée et au bout coulait une huile lourde très proche du fuel. Le rendement était de 42 kg d'huile par tonne de schistes et il s'en traitait 1 000 tonnes par jour. L'usine employa jusqu'à 500 personnes. En 1946, il s'étudie la possibilité de transformer les résidus en ciment. En 1950, la production de l'usine était de 6 277 tonnes, soit 300 camions citernes. L'exploitation de l'usine cessera le 31 janvier 1951, l'État mettant fin au contrat qui le liait à la Société. La liquidation totale intervient en 1964. Les grands bâtiments de stockage en béton seront détruits en août 1978 par une compagnie militaire du Génie.

De cette époque, il reste le lac artificiel, actuellement propriété de la Communauté de Communes de Sévérac, et les 2 terrils, seuls témoins de l'activité industrielle. En 1996, le cabinet ANTEA chargé de l'étude hydrobiologique du lac a présenté son rapport : l'examen bactériologique de l'eau est très satisfaisant (pas de coliformes, pas de streptocoques). La baignade est possible. Le lac est alimenté par des sources provenant des infiltrations d'eau dans les couches schisteuses puis s'écoulant le long des strates de calcaire. La plus grande profondeur du lac est de 5,80 m. Depuis 1998, sous l'impulsion de la communauté de communes et de l'office de tourisme cantonal, ce site a été valorisé par des aménagements extérieurs : création d'un local sanitaire, d'un parking et des abords, éclairage public et raccordement aux réseaux.

Les sources de l'Aveyron[modifier | modifier le code]

Article connexe : Aveyron (affluent du Tarn).

Ces sources se trouvent à quelques kilomètres de Cayrac (N-D de Lorette, Cambuzelle) et sont composées de trois sources (deux petites et une plus grande). On appelait ces sources « Les Douzes » jusqu'au milieu du XXe siècle. L'Aveyron traverse les villes de Laissac, Rodez, Villefranche-de-Rouergue, Najac, Montricoux… Il dispose de 22 affluents et se jette dans le Tarn.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Musée archéologique abritant une collection d'objets préhistoriques.
  • Cabinet de curiosités de la Renaissance.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Bernard Seillier), Severac : Busens, La Panosa, Recolas-Previnquièras, La Vèrnha / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Severac, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1996, ill., couv. ill. ; 28 cm, 239 p. (ISBN 2-907279-29-7, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36693000)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]